S’expatrier en Estonie: avantages fiscaux, administration numérique et fun avec Jonathan Rigottier

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A 18 ans, j’ai décidé de quitter l’école pour créer ma première entreprise. Je n’avais qu’une envie : être libre. Après avoir surmonté de nombreux obstacles, j’ai réussi à mettre mon entreprise au service de ma vie, plutôt que d’avoir une vie au service de l’entreprise… Aujourd’hui, je voyage 6 mois par an et j’inspire des milliers d’entrepreneurs et de créateurs à être plus libres et plus heureux.

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Transcription texte (littérale) de la vidéo “S’expatrier en Estonie: avantages fiscaux, administration numérique et fun avec Jonathan Rigottier” :

Olivier Roland

Salut les rebelles intelligents, je suis actuellement à Tallinn en Estonie avec Jonathan Rigottier.

Ça va Jonathan ?

Jonathan Rigottier

Super. Bienvenue en Estonie et Olivier est en train de découvrir ce nouveau pays avec plein de choses intéressantes pour les entrepreneurs qui veulent gagner du temps et ne plus se prendre la tête avec la bureaucratie… On va en parler dans cette interview.

Olivier Roland

En fait, je suis en Estonie et j’en ai profité pour aller voir Jonathan. On s’était déjà rencontré quelques années au Web2Connect.

Jonathan Rigottier

Web2Connect en 2013. Et puis, j’entends souvent parler d’Olivier à travers mon frère Maxence qui est un des tout premiers élèves de Blogueur Pro en 2010. Je crois qu’il fait partie de tes tout premiers élèves.

Olivier Roland

Maxence Rigottier dont vous avez peut-être entendu parler sans doute qui a aussi une chaîne YouTube sur l’entrepreneuriat et tout ça.

Jonathan Rigottier

Sur le web marketing, par les sportifs… la course à pied également.

Olivier Roland

Effectivement, un des élèves pionniers de Blogueur Pro. Comme tu dis, il s’est inscrit le tout premier webinar où j’ai ouvert les inscriptions en fin 2010, ça commence à dater.

Et donc, je voulais qu’on fasse cette interview pour discuter un peu de ton parcours qui est très intéressant. Pourquoi tu t’es installé en Estonie ? Qu’est-ce qui est d’intéressant pour les entrepreneurs ici ?

C’est vrai qu’on entend beaucoup parler du programme de e-résident de l’Estonie, ce n’est pas ce que toi, tu as fait parce que tu es un vrai résident, tu n’es pas juste un e-résident.

On va parler de ça et puis aussi, est-ce que c’est intéressant fiscalement l’Estonie ? Beaucoup de gens se posent la question non seulement à travers le programme e-résident mais aussi pour y vivre.

Et donc, on va parler un peu de ton quotidien d’entrepreneur ici, mais d’abord, il y a quand même quelque chose d’intéressant qui est à la fois intéressant pour toi et pour Maxence : c’est que vous venez tous les deux d’un endroit un peu particulier quand même.

Jonathan Rigottier

On vient d’un petit village de 60, 70 habitants, on avait regardé hier la démographie pour s’amuser, c’est vraiment un endroit perdu au milieu de nulle part. Il n’y a même pas Internet aujourd’hui en 2018, ça ne fonctionne pas.

Olivier Roland

Il n’y a pas Internet ?

Jonathan Rigottier

Il faut passer par une connexion satellite. Mais s’il y a du vent ou il pleut, là, vous pouvez oublier Internet.

Olivier Roland

Il n’y a pas de 3G ?

Jonathan Rigottier

Il y a 3G qui passe à certains endroits du village en se déplaçant. On marchait…

Olivier Roland

En levant la main comme ça ?

Jonathan Rigottier

Exactement, mais partout, ça ne fonctionne pas.

Ça a été notre point de départ, mais ce qui est bien, c’est que c’est un catalyseur pour découvrir autre chose et se dire : il y a des choses bien plus intéressantes. Ça m’a amené à pas mal voyager, et mon frère également, à découvrir de nouveaux pays notamment le Japon où j’ai passé 4 ans, c’est le pays où j’habitais avant de venir en Estonie.

Olivier Roland

Justement avant de passer au Japon, tu étais dans un village de 100 habitants grand max, on va dire 300 avec les vaches.

Jonathan Rigottier

Exactement. Plus de vaches que d’habitants.

Olivier Roland

Si vous avez vu le clip de Kamini à l’époque il y a plus de 10 ans sur Marly-Gomont, là, c’est la même chose.

Jonathan Rigottier

C’était pareil pour Châtel-Moron.

Olivier Roland

Tu aurais pu faire le Châtel-Moron.

Jonathan Rigottier

Exactement, on aurait pu être des super rappeurs.

Olivier Roland

Et ça t’a vraiment motivé. Tu nous racontais que tu regardais un atlas et ça te faisait rêver en disant…

Jonathan Rigottier

J’imaginais les endroits où je pourrais voyager sans le futur, où je pourrais aller. J’imaginais l’Amérique du Sud, l’Asie… Tous ces endroits que je pourrais découvrir plus tard parce que dans le village, bien sûr, c’est assez limité dans l’interaction de personnes que vous pouvez rencontrer.

Et c’est ça qui m’a emmené tout de suite dès que j’ai eu 18 ans à déjà partir à Lyon pour faire mes études.

Ça peut paraitre un peu ridicule de se dire d’aller à Lyon. Mais quand on vient d’un petit village, c’était déjà un peu une sorte d’exploration sur une beaucoup plus grosse ville, beaucoup plus de monde, beaucoup plus de choses.

Après, une fois que j’étais à Lyon, j’ai décidé de voyager, de découvrir d’autres pays.

Je suis allé au Pérou. Ensuite, j’ai fait une année d’étude à l’étranger à Barcelone pour apprendre l’Espagnol.

Olivier Roland

Tu t’es vraiment lâché là.

Jonathan Rigottier

Exactement.

Olivier Roland

Tu es en mode : il faut vraiment que je quitte mon petit trou de campagne.

Jonathan Rigottier

La première fois qu’on va en Espagne, ça paraissait un truc énorme… Maintenant, ça me parait moins être un truc de fou, mais c’était assez intéressant.

Après, petit à petit, je suis allé à Dublin pour apprendre l’anglais. Ça, c’était en 2009, parce que quand vous voyagez, l’anglais, c’est indispensable.

S’il y a bien une langue à apprendre sur la planète, c’est l’anglais puisque vous allez n’importe où, Japon, Chine, en Amérique du Sud.

Olivier Roland

Tout le monde ne parle pas anglais, loin de là, mais tu trouves toujours quelqu’un qui parle anglais.

Jonathan Rigottier

C’est la langue qui passe le mieux quand on voyage pas mal.

Et du coup, je suis allé à Dublin, j’ai rencontré pas mal de japonais là-bas dans mon école et c’est ça qui m’a donné envie de découvrir ce pays. Et j’y suis allé une fois pour voir, ça m’a beaucoup plu. J’y suis retourné plusieurs fois. J’y ai passé 4 ans en tout entre Kyoto, Osaka, Tokyo étalé sur plusieurs années. Et à la suite de ça, c’est ce qui m’a emmené à l’Estonie.

Olivier Roland

Du Japon à l’Estonie, qu’est-ce qui s’est passé ?

Jonathan Rigottier

On habitait à Tokyo, donc, avec Yoko, ma femme.

Olivier Roland

Qui est japonaise.

Jonathan Rigottier

Exactement, qui est japonaise. Le Japon, ça me convenait très bien. Si vous êtes déjà allé, vous allez voir la qualité des services, les gens sont accueillants, ils vont vous aider…

Mais Yoko, elle travaillait dans une organisation japonaise. Les conditions de travail, ce n’était pas formidable. Ils avaient des réunions le week-end. Le soir, vous ne savez pas quand vous allez rentrer chez vous parce qu’il faut attendre que le manager vous donne la permission pour rentrer même si vous avez terminé. C’est juste il faut être présent, c’est comme ça. Les vacances, il faut oublier ou il faut vraiment serrer les coudes pour avoir une semaine…

Ce n’étaient pas des conditions qui la faisaient rêver surtout qu’elle habitait en Nouvelle-Zélande, en Australie.

Pour les gens qui n’ont habité qu’au Japon, ça leur parait la norme. Ils ne sont pas choqués parce qu’ils n’ont connu que ça. Mais pour les gens qui ont vécu à l’étranger, ils se disent : ce n’est pas terrible quand même, on peut faire mieux.

C’est pour ça qu’elle voulait quitter son travail. On s’est dit : où est-ce qu’on pourrait aller pour changer aussi d’ambiance ? Tokyo, c’est une grosse ville.

Donc, c’est intéressant, on peut faire plein de choses… mais, c’est aussi un petit peu étouffant à la longue et le coût de la vie aussi est très élevé.

Quand on bosse sur Internet comme moi et comme Yoko ensuite, ça n’a pas vraiment d’intérêt d’habiter dans un endroit où le coût de la vie est hyper élevé à moins d’être vraiment amoureux de la ville. Sinon, ça n’a pas vraiment d’intérêt, il vaut mieux aller dans un endroit où c’est plus accessible.

On a mis toute sorte de paramètres, déjà la langue. On voulait un endroit qui parle anglais pour ne pas avoir à passer par une langue locale. Comme Yoko ne parle pas français ou elle ne voulait pas s’amuser à apprendre le hongrois ou le bulgare ou… ça prend du temps, c’est long et peut-être qu’au bout de quelques années, on va changer de pays, donc il faut à nouveau redémarrer.

Autre critère, on voulait quelque chose un petit peu d’innovant, là où pas tout le monde va. Par exemple la Thaïlande, c’est un peu le truc à la mode pour les gens qui travaillent sur Internet, donc, on s’est dit qu’est-ce qu’on pourrait faire de différent.

Olivier Roland

Et comme tu es rebelle, tu disais : je ne peux pas aller là où tout le monde va. Je veux défricher un endroit.

Jonathan Rigottier

Exactement. Et un endroit friendly pour les entrepreneurs puisque la Thaïlande, si vous créez votre société là-bas, vous êtes parti pour une pile de papier comme ça. Donc, bon courage, mais pourquoi pas ?

Un endroit qui soit sympa pour les entrepreneurs, fiscalité, pourquoi pas ? Plutôt agréable pour les entrepreneurs qui parlent anglais, comme je le disais, coût de la vie modéré.

En mettant tous ces paramètres dans la balance, l’Estonie, ça nous apparait une bonne solution.

Au début, on est parti avec les valises en se disant : si ça ne nous plait pas, au pire, on peut toujours changer. On n’est pas bloqué, mais on va voir. Et finalement, ça nous a plu.

On est arrivé au mois de mai qui le meilleur moment de l’année puisqu’il fait beau, il y a du soleil et en même temps, il ne fait pas trop chaud. C’était une très bonne surprise en arrivant parce qu’on s’imaginait, je ne sais pas, ça allait être gris ou à ce que les gens imaginent.

Olivier Roland

Là, il fait magnifique, mais apparemment, tu m’as dit quand même que c’est…

Jonathan Rigottier

Cette année, il fait hyper chaud. Pour les standards estoniens, on avait des pointes à 30, 32°. Pour ici, ça fait beaucoup, mais sinon, en plus vers les 20, 25. Mais c’est agréable. Pour l’été, je trouve que c’est même plus agréable que l’Europe du Sud. Si je devais partir quelques mois de l’année, ce serait l’hiver plutôt que l’été.

Olivier Roland

L’été, l’Europe du Nord, c’est parfait. Tu évites les grandes chaleurs estivales.

Donc, l’Estonie ?

Jonathan Rigottier

Exactement, c’est ça qui nous a amenés en Estonie. Petit à petit, on a découvert un peu comment ça a marché pour les entrepreneurs. Et là, plein de bonnes surprises déjà.

Olivier Roland

Comment tu avais entendu parler de l’Estonie à la base ? C’est grâce à leur programme e-résident ?

Jonathan Rigottier

Même pas, je crois que c’est un collègue de Yoko qui lui en avait parlé rapidement qu’il y avait un petit pays en Europe de l’Est qui faisait tout en ligne… Donc, moi qui travaille sur Internet, ça nous a intéressés à tous les deux. On s’est dit : tiens, pourquoi ne pas tester ? En plus, personne n’a jamais testé. Donc, pourquoi pas, peut-être une bonne surprise.

En arrivant, on a fait nos démarches pour créer une société.

Olivier Roland

Donc, tu es arrivé et tu ne savais pas comment ça marchait. Tu es vraiment arrivé ici en aventurier.

Jonathan Rigottier

Exactement.

Olivier Roland

Et Yoko, elle n’avait pas besoin de visa au début ?

Jonathan Rigottier

Si, justement on ne savait pas trop comment ça allait se passer, mais on savait que plus ou moins, elle allait pouvoir avoir un visa dès qu’on était marié. En général, c’est possible, c’est juste qu’on ne savait pas les détails des démarches. Est-ce que ça va être long ? Qu’est-ce qui allait être nécessaire ? Mais finalement, ce n’est pas très compliqué.

Quand vous arrivez et que vous êtes citoyens de l’Union Européenne, de la Suisse, de la Norvège, il y a une liste de quelques pays, il y a quelques démarches à faire. Dès que vous avez votre appartement…

Olivier Roland

Plus les formalités. Et donc, à partir du moment où tu es marié…

Jonathan Rigottier

Moi, j’ai fait ma résidence, j’ai été marié. Il a fallu quelques documents pour prouver qu’on était bien marié… Ensuite, elle a eu sa résidence comme moi, 5 ans. Vous aurez 5 ans si vous allez en Estonie, c’est automatique pour les citoyens de l’Union Européenne. Et puis pour les autres, elle a eu 5 ans et comme moi j’ai eu 5 ans, c’est exactement pareil vu que c’est un visa de famille.

Olivier Roland

En quelques mots, quels sont les avantages de l’Estonie pour les entrepreneurs ?

Jonathan Rigottier

Pour les entrepreneurs, déjà vous pouvez créer votre société en 1 heure. Ça, c’est formidable. Vous pouvez vous lever le matin et vous dire : tiens, ce matin, je vais créer ma société.

Vous allez sur Internet, vous allez sur le site dédicacé à la création de société, vous mettez le nom de la société, le capital. Il y a quelques petites démarches, mais rien de très compliqué.

Et ensuite, vous attendez une heure que ça soit validé. Il faut payer les 190 euros de création de la société en ligne.

Olivier Roland

Tu as besoin d’une carte spéciale pour faire ça ?

Jonathan Rigottier

Il faut avoir votre carte de résident avant, absolument.

Olivier Roland

Il faut quand même préciser qu’ici en Estonie, toutes les démarches en ligne avec le gouvernement se fait grâce à cette carte. C’est ça ?

Jonathan Rigottier

Voilà

Olivier Roland

C’est une carte à puce.

Jonathan Rigottier

Exactement.

Olivier Roland

Dès que tu deviens un résident en Estonie, on t’en donne une. On de donne aussi un petit lecteur en USB que tu branches à ton ordinateur.

Jonathan Rigottier

Voilà, et vous avez 2 codes PIN. Le code PIN 1, c’est pour s’identifier, pour se loguer et le code PIN 2, c’est pour signer digitalement.

Olivier Roland

La carte e-résident, c’est la même chose ?

Jonathan Rigottier

Voilà, c’est la même chose.

Olivier Roland

C’est juste qu’on n’a pas accès au même service, mais quasiment.

Donc pour créer ta boîte, tu prends ta carte, tu prends ton lecteur USB que tu branches, tu te logues sur le site, tu t’authentifies grâce à cette carte ?

Jonathan Rigottier

C’est ça.

Olivier Roland

Et donc, c’est super sécurisé et à partir de là, tu peux créer ta boîte en quelques minutes.

Jonathan Rigottier

Ça prend 10 minutes.

Il y a une vidéo de France 2 justement où ils ont fait une démonstration, en 10 minutes, c’était fait. Après, il faut attendre que la personne au registre vous la valide, mais ça prend une heure à peu près.

Vous recevez un email avec votre numéro de Siret et vous pouvez dans foulée. Donc, si vous démarrez ça à 9h, à 10h30, vous dites : je vais aller à la banque du coin ouvrir mon compte pour la société et l’après-midi, vous pouvez recevoir votre premier virement, votre premier paiement sur votre société qui a été créée le matin à 9h.

Olivier Roland

Mais il faut aussi que tu ouvres un compte en banque, du coup.

Jonathan Rigottier

C’est ce que je dis. Dans la foulée, vous avez votre numéro de Siret, vous pouvez aller à la banque de votre choix 5 minutes après, vous montrez votre numéro de Siret et il vous trouve dans le registre.

Olivier Roland

Au niveau administratif, c’est vraiment facilité. Tu peux tout faire en ligne ?

Jonathan Rigottier

Exactement.

Olivier Roland

Est-ce qu’ils envoient encore du courrier papier ou tout se fait numériquement ?

Jonathan Rigottier

Il n’y a pas de courrier papier. Le courrier papier, c’est juste les trucs reliés avec d’autres pays, genre vous ouvrez un compte en bourse pour votre société, dans un autre pays, là il y a du papier, mais Estonie à 100%, il n’y a plus de papier.

Ça, c’est assez intéressant, assez pratique.

Quand on est en voyage… ou même si on ne voyage pas, c’est quand même plus pratique de ne pas avoir de papier à ranger, qu’on ne sait plus où les a mis… Pour les minimalistes, c’est parfait.

Et autre avantage aussi, c’est la fiscalité pour les entrepreneurs puisqu’il n’y a pas d’impôts pour les sociétés.

Ce n’est pas un paradis fiscal où vous payez zéro. Il y a de la fiscalité, mais ce qui est bien, c’est que c’est extrêmement simple à comprendre. C’est soit vous payez sous forme d’un salaire où vous décidez, ce mois, je me verse 500 euros de salaire par exemple.

Olivier Roland

Tu peux choisir chaque mois ?

Jonathan Rigottier

Absolument. Vous pouvez arrêter, augmenter, diminuer, il n’y a pas de règle. C’est vous qui décidez.

Et c’est extrêmement clair combien vous devez payer.

C’est un truc qui est assez surprenant, puisqu’en France ou dans d’autres pays, ce n’est pas très clair. En fait, il y a plein de lignes sur la fiche de salaire. C’est assez difficile de prévoir, je crois qu’il y a les conventions collectives, les congés payés, les ceci et les cela. C’est assez complexe à gérer, ça demande du temps.

Alors que là, c’est extrêmement simple. Il y a juste le salaire brut, les 20% de income taxe, d’impôts sur le revenu qui sont prélevés à la source.

Dans certains cas, il y a des exonérations.

Olivier Roland

Je suppose que ces 20%, ce n’est pas pour tout le monde, ce n’est pas flatte, ça dépend de votre niveau de revenu.

Jonathan Rigottier

Ça dépend du niveau de revenu, exactement.

Olivier Roland

Tu as un impôt sur le revenu qui est automatiquement déduit à la source et après, tu as les cotisations sociales.

Jonathan Rigottier

Vous ajoutez les cotisations sociales et c’est terminé.

Et ce qui est bien, c’est que le mois d’après, vous avez jusqu’au 10.

Par exemple, vous versez le salaire le 25 juin, vous avez jusqu’au 10 juillet pour payer et c’est terminé, on n’en parle plus.

Pour la TVA, vous avez jusqu’au 20 du mois suivant pour le gérer et c’est terminé. Et si vous versez un dividende…

Olivier Roland

Donc, tu gardes l’argent dans la boîte, il n’y a aucun impôt à payer ?

Jonathan Rigottier

Voilà, exactement.

Olivier Roland

Et ça, c’est quand même pratique parce que tu n’as pas cette pression que tu as en France ou dans beaucoup de pays où finalement à la fin de l’année, tu dis : j’ai fait beaucoup de profit, il va falloir calculer combien je sors de la compagnie, combien je reste dedans parce sinon je paye beaucoup d’IS. Donc, il y a tout un calcul à faire chaque année dans la plupart de pays que là, il n’y a pas. Et du coup, tu peux te dire : je garde l’argent pour pouvoir réinvestir dans la boîte. Ça t’enlève vraiment une pression.

Tu peux aussi payer sous forme de dividende ?

Jonathan Rigottier

Oui, exactement, on peut se payer également sous forme de dividende. Comme partout ailleurs, sur les bénéfices de l’année précédente, vous pouvez vous verser. Et c’est pareil, en dividende, vous payez le mois suivant les taxes que vous devez payer sur les dividendes et c’est terminé.

Donc, c’est extrêmement simple. On ne va pas vous envoyer une lettre pour vous dire : il faut payer un truc. Un an après ou 18 mois après, on ne comprend pas trop qu’est-ce que ça veut dire, est-ce que c’est normal… Là, c’est extrêmement carré.

Olivier Roland

C’est rapide, carré. S’il y a un souci, on te le dit tout de suite.

Jonathan Rigottier

Soit vous ne versez rien, vous ne payez rien. Soit vous payez un salaire, vous payez les taxes jusqu’au 10 du mois suivant, c’est terminé, on n’en parle plus. Dividende, pareil. TVA, c’est jusqu’au 20 et on n’en parle plus.

Il n’y a pas de truc qui arrive 1 an après, 6 mois après où c’est compliqué, où on reçoit un courrier… C’est vraiment extrêmement simple.

Et ils envoient des rappels. Je trouvais ça très sympathique parce qu’au début, on ne sait pas forcément comment ça marche et ils vous envoient un petit rappel pour vous prévenir quand il y a un truc qui doit être payé pour éviter de se retrouver en impayé… Ils ne vous font pas la mauvaise surprise comme au Japon de ne rien vous dire pour vous ajuster 10% en plus. Ce n’est pas très sympa, mais ils le font malheureusement.

Olivier Roland

Est-ce que par exemple tu paies deux fois moins d’impôts qu’en France ou 1/3 ou c’est 60% ?

Jonathan Rigottier

Après, ça dépend de vos niveaux de revenus.

Olivier Roland

Ça dépend de plein de choses, mais on va dire.

Jonathan Rigottier

Moi, j’ai fait une vidéo de simulation sur la chaîne de Maxence où j’avais pris des exemples d’un entrepreneur qui faisait 150 000 euros de bénéfice par an, où il se versait une partie salaire et une partie dividende. J’ai fait pareil pour l’Estonie et on passe en gros vers les 45 à vue de nez à 8%.

Olivier Roland

Donc, vous passez le 45% de prélèvement en France à 8%

Jonathan Rigottier

Ici, voilà. En ayant pris les mêmes niveaux de dividendes et les mêmes niveaux de salaires plus ou moins pour faire la comparaison.

Et autre effet important, c’est que le coût de la vie est moins élevé qu’en France. Ça ne compte pas dans les taxes, mais d’une façon, c’est aussi une sorte d’économie que vous faites.

Olivier Roland

Parce que là, on aurait la capitale qui est censée être l’endroit le plus cher du pays, effectivement, les prix sont très raisonnables.

Jonathan Rigottier

Exactement. L’appartement où on tourne cette vidéo, il fait 80 m², il est assez bien placé, il est assez joli.

Olivier Roland

Et la vitre là est très sympathique.

Jonathan Rigottier

Mon frère payait 950 euros. Il était même à 900 euros, mais il voulait l’avoir tout de suite parce qu’il n’avait pas beaucoup de temps. Donc, il a mis un peu plus.

Olivier Roland

Et il y a même un sauna.

Jonathan Rigottier

Il y a même un sauna.

Olivier Roland

Parce qu’ici, c’est comme en Finlande, le sauna fait partie de la vie. En Finlande, il y a un sauna pour 3 habitants. Là, ça va être pareil ici. Dans quasiment toutes les maisons, il y a un sauna.

Jonathan Rigottier

Exactement.

Olivier Roland

Donc, ça fait 900 euros. Effectivement, 950, c’est vraiment bien.

Je pense que les parisiens, les londoniens, tous ces gens-là, et les genevois et même les boots se disent : waouh.

Jonathan Rigottier

Ils aimeraient bien sûr.

C’est assez sympathique d’avoir tous ces avantages.

Et autre avantage aussi de l’Estonie, c’est que ça vous incite à grossir votre business, à vous développer, puisqu’en France, souvent le mindset, ce n’est pas que en France, c’est de se dire : si je grossis, je vais passer dans les tranches d’imposition supérieures, je vais payer plus d’impôts.

Donc, d’un côté, ça nous met une chape de plomb sur la tête alors qu’en Estonie, ça incite justement à grossir parce que plus vous grossissez, plus votre imposition baisse parce que vous payez en dividende et le reste, vous laissez sur la société.

Imaginons que vous grossissez votre business à 1 million par an par exemple, votre train de vie, vous le maintenez plus ou moins pareil, par exemple 3 000 euros par mois, vous êtes imposé sur une base de 3 000 euros par mois et pas sur une base de 1 million. Du coup, en pourcentage, ça ne fait pas grand-chose, ça doit faire vraiment 2 à 3 ou 4%.

Olivier Roland

Et du coup, il y a des gens qui doivent se dire : mais c’est quoi l’intérêt d’augmenter son business à 1 million si tu ne paies pas plus derrière.

Jonathan Rigottier

Parce que tu peux réinvestir avec ta société.

Il y a des choses qu’on fait en nom propre. Par exemple, on se dit : je vais investir dans l’immobilier, je vais investir dans la bourse. Ça, vous pouvez le faire avec la société au lieu de le faire à votre nom propre.

Mon nom propre, c’est que les dépenses : l’hôtel, les restos… et tout ce qu’on fait d’habitude en son nom propre, acheter de l’immo, investir en bourse, on peut tout faire avec sa société et il n’y a pas besoin de holding, il n’y a pas besoin d’une foncière.

J’ai un ami entrepreneur qui est venu ici, il était impressionné.

Olivier Roland

Oui. Du coup, comme il n’y a pas d’IS, tu n’as plus besoin de holding parce que juste pour résumer, en France et dans beaucoup d’autres pays, la holding, c’est un moyen de faire des investissements sans avoir à payer l’IS parce que si par exemple, vous faites 100 000 euros en France, là aujourd’hui, c’est 28% l’IS. Pour simplifier, il y a 28%. Donc, il y a 28 000 euros qui partent à l’État direct.

Ensuite, vous allez vous verser le reste sur vous, donc, vous allez payer de l’impôt sur le revenu. Autant pour moi la holding, c’est pour ne pas payer d’IR, pas d’IS. Vous aurez payé d’abord de l’IS, puis de l’IR, et seulement après, vous allez pouvoir investir.

Avec une holding, c’est une autre société que vous créez et à laquelle vous allez pouvoir transférer l’argent que vous avez gagné. Du coup, vous n’avez plus besoin de payer l’IR. Donc, vous allez investir via cette holding dans l’immobilier, dans les trackers et ça vous permet d’investir beaucoup plus d’argent puisque vous n’avez pas eu besoin de payer l’IR.

Par contre, ne vous inquiétez pas, l’État va finir par vous attraper à un moment ou à un autre parce que si à partir du moment où votre holding commence à gagner de l’argent grâce à vos investissements, que vous voulez l’utiliser personnellement, il faudra que vous versez l’argent et payez de l’IR à ce moment-là.

Mais ce qui est bien, c’est que si c’est de l’argent dont vous n’avez pas besoin, vous pouvez investir comme ça pendant 10, 20 ans et sur 10, 20 ans voire plus, ça fait une énorme différence puisque dans le capital que vous aurez accumulé parce que vous pouvez gagner facilement 25, 30, 40%, ça dépend de plein de pleins de paramètres, mais par an d’argent en plus que vous aurez mis.

Sur 10, 20, 30 ans, ça peut faire une différence énorme au capital à la fin et faire en sorte que vous ayez une retraite confortable. Bien sûr, si c’est une retraite, il va falloir vous serrer un peu la ceinture.

Mais ici, pas besoin de faire ce genre de montage compliqué, de toute façon, il n’y a pas d’IS.

Jonathan Rigottier

Pas besoin de payer le fiscaliste, de créer une holding puisque ça, c’est des frais et il n’y a pas de frais pour la société à l’année.

Olivier Roland

Il n’y a pas d’IS, il n’y a pas d’IR quand tu ne verses pas l’argent.

Jonathan Rigottier

Exactement, c’est pas mal d’avantages.

Autre avantage, vous pouvez tout faire en anglais. Aussi, il n’y a pas besoin puisque j’ai parlé avec des entrepreneurs étaient en Hongrie, Bulgarie, Lituanie où la fiscalité est également intéressante, mais à chaque fois, il faut passer par quelqu’un qui parle la langue.

Ok, ça se fait, ça se met en place, mais c’est du temps de cerveau à utiliser. C’est un peu pénible. On peut tout faire en anglais à 100%.

Olivier Roland

C’est devenu une langue officielle ici.

Jonathan Rigottier

Exactement.

Olivier Roland

En tout cas, je suis impressionné. Tout le monde parle extrêmement anglais et c’est vraiment impressionnant.

Jonathan Rigottier

Voilà, ça facilite vraiment la vie quand on est entrepreneur pour ne pas se prendre la tête. Je n’ai jamais eu de problème.

Olivier Roland

Ils ont un très bon accent.

Jonathan Rigottier

Exactement. Dans la vie, il n’y a que les gens parfois au-dessus de 50 ans qui auront peut-être un peu du mal avec l’anglais, mais tous les gens de notre âge jusqu’à 40, 45 ans, ils parlent anglais couramment. On peut faire ses courses, on peut voir les médecins.

Olivier Roland

C’est vraiment impressionnant.

Jonathan Rigottier

C’est super pratique. Et aussi, c’est une petite ville assez calme, assez sympathique, donc on peut se concentrer.

Olivier Roland

C’est mignon. Là, j’ai vu la vieille ville, c’est jolie avec les restes médiévaux.

Quels sont les inconvénients quand même de Tallinn, de l’Estonie ?

Jonathan Rigottier

Les inconvénients, la ville est assez petite on va dire. On en a parlé avec toi, il n’y a pas de hub également au niveau aérien.

Olivier Roland

Il y avait un vol la veille de mon départ et 2 vols le jour où je suis parti. Donc, ce n’est pas non plus…

Jonathan Rigottier

Exactement. Après, vous pouvez aller à Helsinki où il y a un plus gros aéroport.

Olivier Roland

Et après, on peut prendre le bateau, oui.

Jonathan Rigottier

Et prendre un bateau.

Ça prend un peu de temps, mais il y a Helsinki qui n’est pas très loin. A Riga également, c’est le hub de airBaltic. airBaltic, c’est le rail and air de l’Europe de l’Est où il y a pas mal de vols. C’est dommage qu’il n’y ait pas ça directement à Tallinn.

L’hiver qui est un peu froid, mais ça peut être vu comme un point positif dans le sens où on peut se concentrer sur son business parce qu’il n’y a pas grand-chose. Il n’y a pas de distraction.

Si vous allez dans un pays où il fait beau, où il y a la plage, on a envie de sortir, on a envie de s’amuser… mais au niveau business, ça n’avance pas trop. Ce qui est bien, c’est que s’il y a de la neige dehors, on n’a pas trop grand-chose à faire. Du coup, on travaille sur son business.

Olivier Roland

Ça, c’est un des inconvénients ou un des avantages ?

Jonathan Rigottier

Pour moi, c’est un avantage. Mais après, ça dépend de la perspective de chacun.

Olivier Roland

Comme tu me disais, tu ne vas pas forcément passer l’hiver ici.

Jonathan Rigottier

Voilà, si je veux, je peux très bien aller à 3, 4 mois aux Canaries ou à d’autres endroits.

Olivier Roland

On est en Europe, les vols, ce n’est pas cher.

Jonathan Rigottier

Il y a des vols directs parce que les estoniens, ils vont aux Canaries, c’est direct. C’est les vacances d’hiver pour les estoniens les Canaries. Ça doit faire 4, 5 heures. Ça fait 25°, c’est parfait.

Olivier Roland

J’étais à Ténérife et à Grande Canarie en décembre, il faisait 20, 25, ce qui est quand même très sympa.

Et puis Ténérife, l’hiver, c’est cool parce que tu es sur la plage et tu vois le volcan enneigé de la plage, c’est génial.

Jonathan Rigottier

Excellent, c’est peut-être là où on va passer notre hiver.

Ça peut être sympa pour faire ça, habiter au moins 6 mois dans l’année ici et le reste de l’année, vous pouvez voyager et avoir la résidence fiscale en Estonie puisque l’impôt comme on l’expliquait, il est assez limité. Donc, il y a pas mal d’avantages.

Si vous êtes e-résident, là, ce n’est pas du tout la même chose, ça va dépendre de là où vous habitez.

Au niveau de votre fiscalité, ça va être différent de la résidence fiscale estonienne.

Donc si vous habitez en Thaïlande, c’est la fiscalité de la Thaïlande qui va s’appliquer. Si vous habitez aux États-Unis…

Olivier Roland

J’avais fait une vidéo sur les e-résidents parce que j’ai vu le chef du projet du programme e-résident qui a fait une intervention à Lisbonne, il y a quelques mois. Du coup, je suis devenu e-résident pour le fun.

Franchement, vous pouvez aller vous inscrire. Ça prend littéralement 5 minutes, c’est vraiment fou.

On vous demande de prendre un selfie en mode passeport, c’est-à-dire sans sourire, ça prend quelques instants. Ça coûte 100 euros et puis un mois plus tard, grosso modo, ils vont vérifier que vous n’êtes pas un terroriste ou un criminel recherché par le FBI. Et si c’est bon, ils vous envoient la carte un mois après, il faut aller chercher à l’ambassade de l’Estonie la plus proche.

Je suis allé à l’Ambassade à Londres et à partir de là, on a pareil. C’est une carte à puce avec un lecteur USB qui permet de faire des démarches en ligne.

Apparemment, c’est plus utilisé par des nomades digitaux, des personnes qui voyagent tout le temps et qui veulent garder une boîte dans un seul endroit, notamment en Union Européenne, avec un numéro TVA…

Jonathan Rigottier

C’est ce qui est mis en avant par le programme du e-résident, c’est de se dire même si pars 1 an où vous êtes en Turquie, 1 an où vous êtes en Ukraine, 1 an où vous êtes en Russie et 1 an au Japon, vous pouvez garder votre société sans avoir à fermer, recréer une société… sans fin où c’est assez de problématique. Vous avez votre société et vous voyagez où vous avez envie.

Vous avez votre structure qui fonctionne avec, comme tu disais, un numéro de TVA, on est dans la zone SEPA, dans la zone Euro.

C’est super pratique à utiliser. Il y a même des japonais qui l’utilisent quand ils veulent s’implanter en Europe. C’est le hub super pratique.

Olivier Roland

Ils vendent aussi ça comme ça, comme un point d’entrée dans l’Europe pour les gens qui ne sont pas dedans et pour qui ça serait galère. Parce qu’être e-résident, ce n’est pas un visa, ce n’est pas un droit d’aller vivre ici, c’est juste le droit d’utiliser l’infrastructure numérique de l’Estonie. Ça inclut le fait de créer une entreprise et tout ça.

Effectivement, il ne faut pas confondre la possibilité de créer une boîte en Estonie avec le statut fiscal, c’est différent. Alors là, c’est extrêmement complexe.

Ça dépend de la situation dans laquelle vous êtes, il faut toujours voir un spécialiste dans ce cas-là.

Mais grosso modo, dites-vous que ce n’est pas parce que vous avez une entreprise en Estonie que vous allez payer vos impôts là. Vous allez sûrement payer vos impôts là où vous vivez.

Si vous vivez en France par exemple ou en Belgique ou à Tombouctou, si vous avez créé une boîte en Estonie, ça va être considéré fiscalement comme une entreprise du pays où vous vivez.

Jonathan Rigottier

Donc, les avantages là sont plus limités.

Olivier Roland

Donc là, c’est plus fiscal. Mais par contre, il y a l’intérêt d’avoir un pays dans l’Europe, que administrativement, c’est beaucoup plus cool.

Jonathan Rigottier

C’est bien plus léger puisque comme je vous disais, ça prend 1h.

Quand on est e-résident, pour avoir le compte bancaire ça va être un peu plus long que les résidents, mais ça reste un peu pas très compliqué. Il y a Holvi une banque finlandaise qui est spécialisée pour les e-résidents, il y a Lepine également.

Olivier Roland

Et puis, ça permet de créer ta boîte extrêmement facilement.

Jonathan Rigottier

Ils vous accompagnent pour créer votre société.

Olivier Roland

Et il y a Transferwise avec leur compte Borderless qui peuvent aussi…

Jonathan Rigottier

Voilà, vous pouvez utiliser ça au début si vous voulez démarrer rapidement avec le Borderless Account. Après, si vous voulez vous verser un dividende, il faudra passer par une banque estonienne. Ils essaient de changer la loi. Pour l’instant, ce n’est pas le cas.

Mais pour démarrer au début, c’est très bien le Borderless Account comme tu disais ou Holvi. Ils vous ouvrent un compte très rapidement. C’est assez pratique.

Le e-résident, c’est une autre fonction, c’est pour toutes les personnes qui vivent dans des pays où le système bancaire n’est pas tip-top.

J’ai eu le cas des gens qui sont venus ici, un ukrainien, une personne en Turquie, pendant que vous faites des services en informatique, vous voulez vous faire payer, c’est franchement la galère. Le fait de devenir e-résident, ça leur a changé la vie. Ils ont leur société en Estonie.

Olivier Roland

Pareil pour les gens en Afrique.

Jonathan Rigottier

Voilà, exactement.

Olivier Roland

Des marocains qui veulent se faire payer par virement, peut-être que c’est la galère.

Jonathan Rigottier

Exactement, c’est la même logique que le Stripe Atlas où ils veulent rendre le processeur de paiement utilisable à tout le monde, que vous soyez au Kenya, en Ethiopie où à la base, c’était compliqué pour vous faire payer si vous travaillez avec des européens et des américains, là, ils permettent à tout le monde d’avoir l’accès à l’infrastructure estonienne avec juste une connexion Internet.

Olivier Roland

Oui, mais Stripe Atlas, c’est pour créer une boîte aux États-Unis. Je crois que c’est Delaware.

Jonathan Rigottier

Mais là, l’idée du e-résident, c’est un peu la même philosophie même si ce n’est pas tout à fait pareil. Mais l’idée, c’est de permettre à des gens qui à la base n’auraient pas forcément une infrastructure bancaire bonne.

Vous êtes au fond fin du Cambodge par exemple, je ne sais pas s’il y a des banques, je ne sais pas comment ça se passe, mais j’imagine que ça ne va pas être simple.

Olivier Roland

J’imagine qu’il y a beaucoup de cambodgiens qui sont au courant du programme, mais effectivement pour des gens comme eux, ça peut vraiment être…

Jonathan Rigottier

En Ukraine, je sais qu’il y avait des difficultés pour les gens qui font de la programmation pour se faire payer parce que les banques leur bloquaient l’argent, c’était converti en monnaie locale. Après, il y avait de l’inflation où leurs argents étaient bloqués pendant 15 jours.

Vraiment de devenir e-résident, pour tous ces gens-là, ça va leur changer la vie. Ils pouvaient développer leurs entreprises au lieu d’être bloqués tout simplement. Ça peut permettre de créer beaucoup de valeurs.

Un très bon programme et on va voir comment ça va se développer dans le futur.

Olivier Roland

C’est intéressant.

J’étais un peu sceptique quand j’ai fait la première vidéo sur le sujet, mais finalement, je trouve que c’est intéressant. En tous cas, ils ont réussi un coût marketing énorme et c’est vrai qu’il y a une vraie valeur ajoutée dans l’infrastructure numérique.

D’ailleurs, il y a plein d’hommes politiques qui viennent ici. Je crois même qu’il y a le Premier ministre français qui est venu à un moment.

Jonathan Rigottier

Il y a le Premier ministre japonais, c’est sûr, il est e-résident. Edouard Philippe est venu, le Ministre de l’Économie. Pendant la coupe du monde, il était là, il était dans la salle avec les supporters de foot. Je sais qu’il était là.

Olivier Roland

Du coup, c’est vraiment un exemple de pays qui a décidé de faire un pas dans le futur.

Jonathan Rigottier

Oui, c’est bien que la France s’en inspire, de pouvoir en prendre des graines parce que ça fait des économies.

Olivier Roland

L’administration en France, c’est un gros point de friction, c’est évident. Les gens s’arrachent les cheveux avec ça.

Jonathan Rigottier

Parce qu’ils font des économies, ils font beaucoup d’économies. D’un point de vue général, l’Estonie n’ont pas de dette par rapport à la France parce qu’ils font des grosses économies. Ils évaluent ça à 2% du PIB de l’économie, le fait que tout soit numérisé, que toutes les bases de données soient connectées entre elles… ça gagne un temps fou. Donc, imaginez ce que ça pourrait changer en termes d’économie si ça pouvait être la même chose en France ou dans d’autres pays de pouvoir faire la même chose, que tout soit vraiment simplifié au maximum.

Ça me parait un peu difficile parce qu’il va y avoir de la friction, la résistance au changement. Je le vois quand j’en parle, on me demande souvent. Mais aussi au niveau de la vie privée, la sécurité de nos informations, est-ce que le gouvernement ne va pas nous espionner…

En fait, avant les estoniens, ça ne les inquiète pas parce que c’est extrêmement transparent. Si quelqu’un fait des recherches sur vos informations, vous le savez.

Par exemple, quelqu’un recherche votre appartement parce qu’il veut l’acheter, il veut savoir qui est le propriétaire de cet appartement parce qu’il a envie de l’acheter. Donc, il peut avoir accès à cette information, mais en même temps, vous, vous le savez alors qu’en France par exemple, on va voir le cadastre, … on ne sait pas, les gens peuvent faire des recherches sur vous, vous n’êtes pas au courant. Là, tout est tracé.

Le banquier, s’il fait des recherches ou vous faites un prêt à la banque et ils vont rechercher les infos sur vous, vous pouvez savoir qu’il a fait ces recherches-là. Du coup, ça n’inquiète pas vraiment les gens à ce niveau-là. Tout est transparent.

Olivier Roland

Je pense qu’il y a même le dossier médical accessible à ce truc, mais seulement à des personnes autorisées. Et tu peux voir si ton médecin a eu accès au dossier médical. Tu peux aller voir qui a accès à tout, en fait.

S’il y a des gens qui ont accès à ton dossier médical, tu verras qui c’est.

Jonathan Rigottier

Alors qu’on a rigolé avec Yoko au Japon, ils peuvent regarder dans les feuilles parce que tout est sur papier, vous n’êtes pas au courant si quelqu’un a regardé alors que là, vous êtes 100% au courant. Et les données bien sûr sont limitées. Le banquier, il a accès aux données bancaires, il n’a pas accès à votre dossier médical, et le médecin a accès… Tout est bien compartimenté.

Olivier Roland

Et s’il y a quelqu’un qui a un accès frauduleux, ça va se voit de toute façon.

Jonathan Rigottier

Exactement. Je pense qu’ils sont en pointe là-dessus, donc à mon avis, il n’y a pas vraiment de souci. En tout cas, c’est assez intéressant.

Et de voir qu’on est bien organisé, la différence que ça a, parce que la fiscalité est faible et en même temps, ça ne veut pas dire qu’on n’a pas de service public. C’est un truc qu’on entend souvent en France de dire : oui, il faut payer des impôts pour les écoles, pour les routes… alors qu’ici, la fiscalité est beaucoup plus légère. Pourtant il y a des routes, tu as pu le voir, tout fonctionne.

Olivier Roland

Effectivement, j’ai vu qu’il y avait des routes.

Jonathan Rigottier

Les transports sont gratuits…

Olivier Roland

Les transports sont gratuits ?

Jonathan Rigottier

Pour les résidents de Tallinn, les transports en commun sont gratuits. L’hôpital, j’ai eu l’occasion d’y aller parce que ma femme va bientôt avoir un bébé.

Olivier Roland

Félicitations !

Jonathan Rigottier

Merci.

Olivier Roland

Un bébé franco-japonais né en Estonie, c’est la mondialisation.

Jonathan Rigottier

Exactement. On est nomade, on est un peu partout.

J’ai eu l’occasion de voir comment ça marche et le système fonctionne excellemment bien. Il n’y a vraiment aucun souci, c’est moderne, il y a tout ce qu’il faut.

Olivier Roland

Et donc, grâce à ce que tu paies en cotisation sociale, tu n’avais rien à payer du tout.

Jonathan Rigottier

Non, on n’a quasiment rien à payer.

On se verse chacun un salaire de 500 euros, donc, ça doit faire 177 euros de charge fiscale.

Olivier Roland

Et le reste, c’est en dividende. C’est ça ?

Jonathan Rigottier

Voilà, le reste en dividende. C’est vous qui décidez de combien vous avez besoin de vous verser. Si vous avez besoin de 20 000 euros, vous allez à payer 20%. Donc, ça doit faire 24 000 euros en tout, 4 000 euros qui va à l’état et 20 000 euros dans votre poche et c’est terminé.

Olivier Roland

500 euros par mois, ça parait peu, mais ce n’est pas ton salaire complet, on est d’accord ? C’est juste la partie que tu te verses en salaire pour pouvoir bénéficier des codes des 500.

Jonathan Rigottier

Parce que le salaire coûte plus cher que les dividendes, du coup, il n’y a pas d’intérêt à se payer plus. Les estoniens, c’est ce qu’ils font, c’est ce qu’ils préconisent de faire, voire c’est de verser un salaire minimal pour avoir accès aux prestations de santé… mais le reste en dividende. C’est ce que tout le monde fait ici. Donc, c’est assez normal.

Olivier Roland

Pour avoir un ratio, tu peux par exemple te payer ¼ en salaire et ¾ en dividende, ça passe ?

Jonathan Rigottier

Oui, absolument.

Olivier Roland

Il y a un ratio particulier à respecter quand même ? Tu ne peux pas faire juste 1%.

Jonathan Rigottier

Il y a des personnes qui ne se versent aucun salaire et qui prennent une assurance privée qui se paient tout en dividende et ça passe. C’est juste que si vous allez à l’hôpital, il faudra vous débrouiller.

Olivier Roland

En Angleterre, c’est aussi autorisé effectivement. En France, il ne vaut mieux pas avoir une trop grosse disparité. Il vaut mieux se payer un salaire normal en France et après, le reste, c’est en dividende.

Jonathan Rigottier

Mais sinon, il n’y a pas de problème. Ça fait partie des questions que souvent les français se posent et quand on demande ça au comptable, il est étonné qu’on soit étonné.

Comme quand je lui dis : mais c’est sûr, on peut faire de l’immobilier que nos bénéfices d’infopreneur, on peut faire de la bourse directement, il n’y a pas besoin de créer une deuxième société… alors là, mais non, pourquoi ça va compliquer ?

Olivier Roland

Oui, c’est un autre mot.

Jonathan Rigottier

Ça leur parait difficile. Imaginez qu’il faut faire des holdings, il faut faire différentes structures… Pourquoi se compliquer la vie quand on peut faire simple ?

C’est la bonne philosophie de ce pays qui est assez sympa.

Il y a plein de services comme ça qui nous facilitent la vie. Un e-résident ne se rend pas compte.

Par exemple, pour voter, on peut le faire en ligne de chez soi, il n’y a pas besoin de se déplacer au bureau de vote. Il y a un petit logiciel qui permet de le faire. Donc, au lieu que ça prenne une demi-heure, ça prend une minute. Du coup, ça incite les gens à voter. C’est assez sympa.

Pareil, pour l’hôpital, vous avez accès à vos résultats médicaux directement dans une plateforme, donc, c’est super pratique. Vous vous loguez, vous avez accès à tout et ça va super vite.

Pour se loguer au service bancaire, vous utilisez toujours le même mot de passe de votre carte. Comme je viens de l’expliquer, on n’a pas besoin d’avoir un mot de passe pour la banque, un mot de passe pour l’opérateur du téléphone, un mot de passe pour l’Internet, un mot de passe pour l’électricité. Vous avez toujours le même, c’est celui de sa carte d’identité. Donc, ça, c’est assez pratique. Ça gagne beaucoup de temps.

Olivier Roland

Super. Je pense que là, tu fais un peu rêver les gens même si beaucoup se disent : finalement, je n’ai pas trop envie de venir vivre en Estonie. Mais vous pouvez venir quelques jours, ça fait toujours plaisir. Il y a la Finlande juste en face, Saint-Pétersbourg juste à côté pour avoir un visa par contre. Et puis,

Jonathan Rigottier

La Lettonie, la Lituanie qui n’est pas très loin.

Olivier Roland

On peut se faire un tour baltique.

Jonathan Rigottier

Oui, absolument. Vous pouvez faire Suède, Finlande, Saint-Pétersbourg, Tallinn, Riga et puis voilà.

Olivier Roland

Il faut juste avoir le visa pour la Russie et pour le reste, on peut y aller comme ça les mains dans les poches, tranquille si vous êtes européens.

Jonathan Rigottier

Exactement.

Olivier Roland

Sinon, il faut un visa Schengen.

Parlons-nous un peu de ton business. Un des trucs que tu fais, c’est que tu bosses pour ton frère Maxence Rigottier, tu es un peu son bras droit. Tu es un peu le manager de l’entreprise

Jonathan Rigottier

J’essaie de gérer l’équipe, gérer les choses que Maxence prenne trop de temps à gérer parce qu’il veut se concentrer sur créer du contenu, envoyer des emails à la mailing list, publier des vidéos, les choses les plus fortes valeurs ajoutées. Mais en même temps, il y a beaucoup de choses à gérer comme l’entrepreneur. Donc, je m’occupe de superviser tout ça, que tout se passe bien au niveau des tâches opérationnelles et administratives.

Olivier Roland

Tu as aussi ton propre business ?

Jonathan Rigottier

Et j’ai mon propre site également « jonathanrigottier.com » que vous pouvez retrouver, dans lequel je parle de l’Estonie si vous voulez plus d’infos dans le détail.

Je montre plein de côtés pratiques genre si vous êtes entrepreneurs, comment s’installer, comment créer sa société, le climat. Je réponds à pas mal de questions qu’on me pose en général.

Je parle également de bourse. J’ai une partie de bourse, c’est une chose qui m’intéresse aussi pas mal et je parle des banques nouvelles générations, une autre innovation assez sympathique également pour faire gagner du temps et de l’énergie, notamment Bunq, Transferwise, on en parlait hier de tout ça.

Olivier Roland

Oui, les néo-banques effectivement.

Jonathan Rigottier

Tout ça, je le documente sur mon site puisque c’est mes passions, c’est des choses que j’aime faire. Vous pouvez retrouver plein d’infos là-dessus en allant sur « jonathanrigottier.com ».

Olivier Roland

Je crois que tu as aussi une formation sur comment s’implanter en Estonie, c’est ça ?

Jonathan Rigottier

J’ai une formation complète dans laquelle je vous montre de A à Z comment faire si vous arrivez ici et vous vous dites : mais comment je fais pour avoir ma carte d’e-résident, comment ça marche la signature digitale.

Moi, je vous montre toutes les étapes. Comment trouver son appartement, je vous montre les différents quartiers de Tallinn selon ce que vous vous recherchez, les démarches précises où il faut aller pour avoir votre carte de résident, ensuite comment l’utiliser avec la signature digitale.

Je vous montre créer sa société, je filme mon écran, je vous montre tout ça. Je vous donne les coordonnées du comptable que moi, j’utilise. Je vous explique comment ouvrir votre compte boursier. Je fais tout de A à Z.

J’essaie de faire un truc qui soit assez sympathique pour que les gens qui viennent ici puissent s’installer confortablement. C’est ce que j’aurais aimé quand je suis arrivé puisque ça, je me pose beaucoup de questions, comment ça va se passer… Là, j’ai défriché le terrain pour vous. Comme ça, il suffit de recopier. Et de toute façon, quand il reste des questions, vous me demandez sur Facebook et je réponds assez vite en général puisque les gens qui viennent ici, ça devient un peu des amis. Voilà, on est entrepreneur.

Olivier Roland

Il y a combien d’entrepreneurs francophones là ?

Jonathan Rigottier

Il doit y avoir une dizaine d’entrepreneurs.

Olivier Roland

Donc, il y a quand même un petit hub qui est en train de se créer.

Jonathan Rigottier

Il y a un petit hub qui se crée et il y a des gens comme toi qui viennent de temps en temps. Donc, ça permet de faire des rencontres sympathiques.

Et vu qu’on n’est pas encore très nombreux, ce qui est sympa, c’est qu’on a l’occasion de se rencontrer de temps en temps, de faire des petits mastermind, de discuter.

On a des gens qui font de l’entrepreneuriat, des gens qui font de l’e-commerce. Donc, ça permet de mettre des complémentarités différentes, d’échanger. On a des bons brainstorming, c’est assez sympathique parce que si vous êtes à Paris, la communauté est assez grosse et ça devient assez compliqué.

Olivier Roland

Merci d’avoir partagé tout ça avec nous.

Jonathan Rigottier

Merci à toi de nous avoir fait une petite présentation de l’Estonie. Je pense avoir intéressé pas mal de monde, puisque des fois, on ne se rend pas compte, mais pas très loin de chez nous, il y a des belles innovations.

Olivier Roland

C’est tellement impressionnant l’Europe, cette diversité qu’on a à deux heures de vol, c’est quasiment tout, c’est fou et ça fait partie des choses à explorer, ce pays intéressant qui est en train disrupter finalement.

En plus, ils ont quand même annoncé récemment qu’ils allaient sans doute probablement lancer une cryptomonnaie.

Jonathan Rigottier

Ça, c’est un autre sujet, mais exactement. Ils veulent lancer le EstCoin. Donc, ils auront leur propre cryptomonnaie. Mais pour l’instant, le projet est un peu bloqué.

Olivier Roland

La première cryptomonnaie appuyée par un État.

Jonathan Rigottier

Exactement. Et l’idée, c’est vraiment de financer les projets par cryptomonnaie au lieu de le faire par bon du trésor. Habituellement, l’État émet des bons de trésor pour financer les projets, mais ils voudraient le faire par cryptomonnaie pour innover. Donc, ça bloque un peu au niveau de la banque centrale européenne qui est contre, mais ils essaient de contourner un peu.

On va voir. C’est encore un nouveau, un projet innovant. C’est bien dans l’état d’esprit de ce pays d’innover, de simplifier la vie aux gens… d’avancer.

On va voir ce que nous réserve le futur, mais tu as raison, c’est un bon projet qu’ils mettent en place.

Olivier Roland

Donc, à surveiller. En tout cas, c’est très intéressant.

Merci d’avoir partagé ça avec nous.

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