Comment Sacha et Seb ont généré 1.5 millions d’€ de patrimoine et se sont remis à faire l’amour :)

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A 18 ans, j’ai décidé de quitter l’école pour créer ma première entreprise. Je n’avais qu’une envie : être libre. Après avoir surmonté de nombreux obstacles, j’ai réussi à mettre mon entreprise au service de ma vie, plutôt que d’avoir une vie au service de l’entreprise… Aujourd’hui, je voyage 6 mois par an et j’inspire des milliers d’entrepreneurs et de créateurs à être plus libres et plus heureux.

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Transcription texte (littérale) de la vidéo “Comment Sacha et Seb ont généré 1.5 millions d’€ de patrimoine et se sont remis à faire l’amour 🙂” :

Olivier Roland : Salut les rebelles intelligents, je suis actuellement avec Sacha et Seb. On est chez vous à Lille.

C’est une histoire un peu folle finalement le fait qu’on se voit maintenant. À la base, on s’était rencontré dans l’évènement que j’avais organisé avec Sylvain Carufel à Lisbonne et à l’époque, vous étiez des petits nouveaux dans l’univers du web. Vous avez juste tourné votre première vidéo et vous n’osiez pas la publier ?

Sacha : Oui, c’est ça.

Seb : Il y avait la première vidéo en stock et on n’osait pas.

Olivier Roland : Vous n’osiez parce que c’est vrai qu’elle n’était pas parfaite, c’était la première vidéo. Je vous ai dit : on s’en fout, de toute façon au début, il n’y a que votre mère qui la verra et donc elle va trouver cela géniale.

Donc, vous publiez sur la chaîne et puis après, vous allez développer votre compétence au fur et à mesure.

Je suis venu ici à Lille quelques jours et il se trouve que par complet hasard, j’ai loué un de vos AirBnb. Et donc, vous m’avez accueilli avec la bouteille de champagne et tout ça. Ça fait plaisir. D’ailleurs, je l’ai bu en famille, merci.

Seb : Elle était bonne ?

Olivier Roland : Elle est super. Une petite demi-bouteille de Moët & Chandon, ça fait toujours plaisir.

Et c’est l’occasion de discuter un peu de tout ça parce que vous avez fait un petit bout de chemin quand même. Ça fait 2 ans qu’on s’était vu à Lisbonne.

Seb : Oui, c’était juillet 2016 si je ne dis pas de bêtise.

Olivier Roland : Et aujourd’hui, vous avez un petit peu progressé. Tu m’as dit que vous faites à peu près 5 000 euros de chiffre d’affaires de vente sur le web par mois et c’est sans compter avec ce que vous faites avec tous vos investissements immobiliers. Donc, j’ai entendu un chiffre, est-ce que tu peux le partager ? À quel niveau d’investissement vous êtes aujourd’hui ?

Seb : Alors en 30 mois, on est passé de 0 à plus de 1 million d’euros de parc immobilier.

Sacha : Et là aujourd’hui, on est même à 1,5 millions.

Olivier Roland : Donc en 30 mois, ça fait quand même 2 ans et demi, quelque chose comme ça.

Sacha : Oui, c’est ça.

Olivier Roland : C’est vraiment une belle progression.

Seb : Par contre, on n’a pas chômé. Notre troisième investissement par exemple, on allait voir plus de 20 banques, donc ce n’est pas tombé du ciel. Vraiment se bouger pour …

Olivier Roland : 20 banques ?

Sacha : Oui.

Olivier Roland : Parce que vous êtes déjà à un tel niveau d’endettement que vous avez dû… il y a 19 qui vous ont dit non ?

Seb : Voilà.

Olivier Roland : Il y a 20 banques ici dans le coin ?

Sacha : Non, mais on a dû changer de région. On s’est fait refouler du nord et après, on a été cherché à Bourgogne.

Olivier Roland : Bourgogne. C’est dingue. Et vous avez essayé la Belgique qui est juste à côté d’ici ?

Sacha : Oui, mais ils n’aiment pas financer les Français.

Olivier Roland : Oui, c’est parce que c’est une zone légale différente et ils ne connaissent pas trop.

Sacha : Oui, c’est ça.

Et en fait, pourquoi on s’est dit qu’on allait faire de l’immobilier ?

C’est tout simplement parce qu’à l’époque quand j’ai travaillé en grande distribution, je mettais en rayon des tampons et des serviettes hygiéniques toute la journée de 5 h du matin à 17 h.

Olivier Roland : Vous n’avez pas le boulot le plus passionnant du monde, boulot alimentaire en langage diplomatique.

Sacha : Du lundi au samedi et franchement le dimanche, j’étais en mode étoile de mer tellement j’avais mal partout. Et Seb venait me voir avec son petit caddy en disant : ma chérie, je me fais chier, machin. Et moi, je me disais : si on continue comme ça, soit il me trompe, soit…

Seb : Mais il y avait aussi un projet derrière, c’est-à-dire que c’était un boulot de merde mais derrière, on voulait racheter un supermarché ou un hypermarché parce qu’il se trouve que c’est quand même des commerces très rentables

Olivier Roland : Toi aussi, tu viens de cet univers-là ?

Seb : Non, pas du tout

Sacha : À l’époque, il vendait des extincteurs.

Olivier Roland : D’accord, mais en porte-à-porte ?

Seb : Oui, je faisais ça 3 semaines.

Olivier Roland : 3 semaines, d’accord. C’était un petit job d’été là.

Seb : C’était plutôt boulot de commercial et on avait comme projet d’être chef d’entreprise. Ça fait longtemps qu’on veut être chef d’entreprise.

Sacha : Depuis 2012

Seb : Oui, donc on a eu plein d’idées. On s’est lancé dans l’achat et revente de matériels pour les communes.

Sacha : Déjà quand on s’est rencontré, il voulait vendre des cerises à l’eau de vie parce que sa mère, je crois qu’elle en mangeait et il disait : ça va marcher sur Paris.

Olivier Roland : Et du coup ?

Sacha : Ça a marché.

Olivier Roland : Ça a marché ? Ça fait partie du projet, après, on fait des tests.

Seb : Oui, des tests. Achat et revente de mobiliers pour les communes, donc nouveau test, mais ce n’était pas top non plus. Après, on s’est dit : tiens, on va racheter un hypermarché et c’est pour ça que notamment …

Sacha : Et ce n’était pas top parce que du coup, on ne faisait plus l’amour.

Olivier Roland : Donc, focus, il n’y a plus de sexe, c’est un peu triste quand même.

Sacha : En fait, c’est qu’il nous avait dit qu’il fallait à peu près 10 ans pour ouvrir un magasin et je me suis dit : 10 ans sans faire l’amour, c’est horrible.

Seb : Non. En fait, on s’est dit surtout : on voit un autre type d’entreprise, c’est-à-dire que la grande distribution, c’est au prix de ta vie, c’est-à-dire qu’il faut te lever à 5 h du matin du lundi au samedi. On s’est dit : il faut qu’on soit plus libre, plus de temps pour nous.

Olivier Roland : Oui. Ce n’est pas du tout le modèle de l’entreprise qui te rend libre.

Seb : Oui, là, c’est totalement l’inverse.

Olivier Roland : Et ce qui est intéressant, c’est que là, j’ai entendu parler de trois projets d’entreprise à part le supermarché, donc les extincteurs, ensuite il y a eu l’alcool à Paris et puis la vente de meubles. Donc à chaque fois que tu as mis en place, comment tu as fait pour échouer aussi vite parce que c’est important d’échouer ?

Seb : L’extincteur, c’est un juste un petit boulot.

Olivier Roland : D’accord, c’est un petit boulot d’été, mais comment tu as fait pour échouer vite sur les deux ? Quelle est l’expérience que tu as mis en place ?

Sacha : Je vais te donner l’exemple du mobilier. On a commencé là-dedans et on s’est vite rendu compte que tu ne pouvais vendre qu’à des potes parce que c’est les collectivités, c’est du marché public, donc il faut bien le connaitre. Et on s’est dit : ok, le facteur-clé du succès, c’est quoi dans ce métier-là ? C’est les relations. On n’a pas de relations.

Seb : Il faut vite analyser le truc.

Sacha : Donc, on va essayer de trouver des relations. Sauf qu’on s’est rendu compte que comme on était jeune et qu’eux, ils étaient plutôt vieux, les relations, c’est plus compliqué. Donc, on s’est dit : Ok, ce n’est pas grave. On laisse.

Seb : Parce que c’est un super business. J’avais travaillé là-dedans, c’est pour ça qu’on a eu cette idée-là. C’est un super business quand on connait untel qui bosse à la mairie parce que fatalement, le marché public, c’est plus facile. Mais pour nous, on s’est vite rendu compte que ça n’allait pas être un business facile. Par contre, on a vite vu ça, donc on a bifurqué notamment sur…

Sacha : La grande distribution, sauf que là, on s’est dit que c’est un boulot qui prend trop de temps. Donc la clé de facteur de succès, c’est le temps, la persévérance et le courage. Nous, ce n’est pas ce qu’on a.

Seb : Et puis surtout, c’est un type d’entreprise, on s’est dit : ce n’est pas ça que je veux de ma vie parce que clairement c’est rémunérateur par contre. Les patrons d’hypermarché, surtout quand ils possèdent l’hypermarché, c’est surtout ça. Par exemple, Leclerc permet de le faire. On est vraiment propriétaire d’une entreprise et c’est très rentable, mais par contre, on n’a pas de vie.

Olivier Roland : Donc, il n’y a pas trop d’intérêt.

Seb : Il n’y a pas d’intérêt.

Sacha : Non.

Seb : Et on s’est dit : il faut qu’on fasse quelque chose en travaillant plus énormément.

Sacha : Il faut dire qu’on était très désespéré et on s’est dit : Ok, c’est quoi le facteur commun de tous les hommes riches ? On s’est dit l’immobilier. Et c’est là où on a commencé à s’intéresser, on a lu des livres…

Seb : Et notamment, on a lu beaucoup de livres.

Sacha : Beaucoup de livres. Et puis au bout de 4 mois, on s’est dit : on en a marre, on y va.

Et là, on a tout de suite été allé acheter un premier projet, 150 000 euros d’achat, 150 000 euros de travaux.

Seb : Donc, ça me faisait peur.

Olivier Roland : Oui.

Sacha : On est totalement désespéré qu’on s’est dit : c’est soit on fait tout, soit on ne fait rien, mais on y va.

Olivier Roland : Vous n’avez jamais fait des travaux avant ?

Seb : Non, jamais.

Olivier Roland : Saut dans l’inconnu.

Seb : En plus, on a fait pas mal de voyages aux États-Unis et tout ça et on avait vu les colocations, comment c’était là-bas. C’est beaucoup plus haut de gamme que chez nous parce que chez nous, c’est souvent pourri, des champs de pourris. Et on avait une idée de cahier des charges, un peu de colocation, et on s’est dit : nous, on est capable de performer dans ce marché-là. Donc, on a acheté une ruine totale à Lille, en gros 4 murs.

Sacha : Par contre, on avait quand même étudié le truc, c’est-à-dire que c’est à 5 minutes à pied de l’université, 5 minutes à pied du métro et 5 minutes à pied des bars.

Olivier Roland : Très bien situé.

Sacha : L’épicentre

Seb : Ça va attirer les clients.

On a tout remodelé pour faire une colocation : 5 chambres, 5 salles de bains privatives et 5 toilettes privatives.

Olivier Roland : Et est-ce que c’est tout de suite rentable ?

Seb : Ce premier investissement, il y a beaucoup de choses à dire dessus puisqu’on a terminé les travaux en avril 2016, il était prêt à mettre en colocation. Mais en juin 2016, il y avait l’Euro 2016 qui est arrivé. Donc on s’est regardé et on s’est même engueulé. On s’est dit…

Sacha : Parce que moi, je suis aventurière et lui pas du tout. Et lui, il disait : « On a déjà les colocataires, donc pourquoi s’embêter ? » Moi je dis : « Moi, j’ai envie de tester la colocation à courte durée avec l’Euro 2016. »

Seb : C’est une grosse opportunité là.

Olivier Roland : Vous avez les colocataires mais à partir de septembre, c’est ça ?

Sacha : Non, direct.

Seb : A plein centre de ville, ça se remplit très vite.

Olivier Roland : Vous avez fait quoi ? Vous les avez virés ?

Seb : Oui, on ne les a pas pris.

Olivier Roland : Donc, pour tenter l’expérience AirBnb.

Seb : C’est ça, parce qu’on s’est dit : on peut très certainement gagner plus.

Olivier Roland : C’est effectivement un pari.

Seb : C’est un pari, oui.

Sacha : Et qui s’avère vainqueur parce qu’on a pris 15 000 euros en 3 mois

Seb : Au lieu de 9.

Olivier Roland : Ce n’est pas mal.

Sacha : On était content.

Seb : On s’était un peu engueulé parce que moi, je voulais garder les colocataires et Sacha dit : non, elle tentait…

Olivier Roland : Et est-ce que vous avez retrouvé des colocataires juste après sans problème ?

Seb : Oui, sans problème.

Olivier Roland : D’accord. Ce bien-là est auto financée sans aucun problème, cash flow positif.

Seb : Ce bien-là, après, fonctionnait tout, seul cash flow positif.

Sacha : Pour donner des chiffres, c’est 3 000 euros de loyer et 1 500 de crédits.

Olivier Roland : Génial. Super.

Seb : On a trouvé un acheteur, un parisien qui nous a fait une proposition 100 000 euros plus chère. Donc, on l’a vendu avec 100 000 euros de plus-value.

Olivier Roland : Tout de suite ? Comme ça, vous avez pu utiliser ça pour aller faire un autre investissement.

Seb : Ce qui explique aussi qu’on a pu aller aussi vite, c’est notamment cette grosse plus-value. Ça permet de gagner beaucoup de temps.

Olivier Roland : D’accord, vous vous êtes dits : Ok. C’est intéressant.

Vous l’avez vendu au bout de combien de temps cet appartement pour 100 000 euros de plus ?

Seb : On l’a acheté en juin 2015, on l’a vendu en juillet 2017.

Sacha : Oui, c’est ça

Olivier Roland : D’accord. Et entre deux ans, vous avez quand même fait dégager du cash flow positif, c’est vraiment une opération très rentable.

Seb : Oui.

Olivier Roland : Après, il y avait l’impôt sur la plus-value parce que ce n’est pas votre résidence principale.

Set et Sacha : Non.

Olivier Roland : Pourquoi ? Elle est meublée, c’est ça ?

Sacha : Non. En fait, c’est qu’on l’a vendu. Normalement tu paies de l’impôt, mais il y a une loi qui date de 2012 qui dit que si tu injectes le prix de cession dans ta résidence principale et que tu n’as pas été propriétaire dans les 15 dernières années, tu es exonéré à hauteur de la durée emploie.

Olivier Roland : Donc, ça vous paie en partie votre maison.

Sacha : Voilà.

Seb : Et c’est pour ça qu’on a acheté la résidence principale dans laquelle tu te trouves actuellement.

Olivier Roland : D’accord, Ok.

Seb : Ça fait partie du coup de la stratégie

Sacha : Donc, quasiment pas d’impôt.

Olivier Roland : Comment vous avez commencé cet effet boule de neige parce que vous êtes à 1,5 million, c’est ça ?

Seb : C’est ça.

Olivier Roland : C’est quand même énorme en 30 mois. Quel était votre investissement juste après ?

Sacha : Juste après le premier, on a fait un 48 m2 qu’on a mis en AirBnb. Donc là, c’est pareil, on a 2 – 3 000 euros de loyer pour 700 euros de crédit.

Vraiment notre astuce c’est qu’on fait un différé bancaire, c’est-à-dire que pendant 2 ans, on ne payait pas les mensualités, donc on a le loyer plein.

Olivier Roland : D’accord. Mais par contre, vous avez le capital qui génère des intérêts pendant 2 ans sans remboursement.

Seb : En fait, on paie des intérêts partiels.

Olivier Roland : Vous ne remboursez pas le capital, mais vous payez les intérêts ?

Seb : C’est ça.

Sacha : Le capital, c’est pour notre poche.

Seb : C’est seulement deux ans après le différé qu’on va payer le capital à la banque, qu’on va commencer à amortir le bien.

Olivier Roland : Pour la banque, c’est 2 ans d’intérêts en plus, à temps complet sur la totalité du capital.

Sacha : Oui, mais de toute façon, nous, ça nous est égal parce que les intérêts, tu les amortis. Donc finalement, c’est soit tu paies des impôts, soit tu paies des intérêts.

Seb : Ça fait un peu plus de déficits à déclarer aux impôts, donc on tient plus longtemps sans payer d’impôt. Et surtout, il y a beaucoup plus de cash qui rentrent très vite.

Sacha : Et après, tu dis : « Bonjour Monsieur le banquier, là, j’ai envie d’investir, j’ai 30 000 euros. Qu’est-ce qu’on peut faire ?

Olivier Roland : Dans vos investissements, vous mettez toujours un apport ?

Seb et Sacha : Oui

Olivier Roland : D’accord, parce que c’est un aussi un jeu avec beaucoup de fonds, c’est d’essayer d’avoir un maximum de prêt avec 0% d’apport.

Sacha : Nous, on n’a pas la même opinion sur ça, c’est-à-dire que le banquier, il est gestionnaire de risque. En gros, quand tu achètes un appart, tu vas payer les frais du notaire en plus, tu vas payer les mobiliers en plus. Tu vas payer plein de trucs en plus qui, si jamais demain tu fais faillite et que tu revends, la banque ne pourra jamais récupérer, parce que si tu achètes 200 000, le prix du marché du bien, c’est 200 000. Les frais de notaire, c’est en plus et la banque risque de perdre ses frais.

Seb : Et souvent les banques raisonnent comme ça

Olivier Roland : Pour compenser, il faut être un bon client souvent avec son entreprise à côté. Dans ce cas-là, ils disent Ok, mais si c’est juste ton business principal, ça peut être problématique.

Sacha : On dit toujours : nous, on t’apporte les frais de notaire, on t’apporte le mobilier et en plus, on te prend la carte bleue, l’assurance décès.

Seb : C’est très donnant-donnant, on a compris ça aussi.

Olivier Roland : Dans les banques, c’est ça. Souvent ils s’occupent de tout, de résilier tout ce que vous avez fait avant, tout ça.

Seb : Parce qu’ils ne gagnent clairement pas leurs vies avec les crédits immobiliers.

Olivier Roland : À ce moment, non.

Seb : Ils gagnent leurs vies avec les cartes bancaires, donc on a tous les deux pris une carte platinium, on a pris des assurances décès, on a pris des assurances.

Sacha : L’assurance habitation

Seb : Et tout ça, ils aiment bien. Voilà.

Sacha : Et puis, on s’arrange. Des fois, il me dit : « Tu pourrais attendre 6 mois pour prendre cette carte-là parce que mon challenge va commencer dans 6 mois », et nous, on dit : « pas de problème dans 6 mois ».

Seb : Et c’est vrai que sur l’apport, je vais rebondir là-dessus parce qu’il y a beaucoup de personnes qui disent qu’il ne faut surtout pas mettre l’apport, tout ça. Non, on n’est pas forcément d’accord.

Olivier Roland : Je comprends ça, c’est intéressant

Seb : C’est plus facile quand on dit à la banque

Olivier Roland : Mais c’est aussi de montrer que vous êtes sérieux et tout ça. C’est un peu comme les gens dans un domaine différent mais qui essaient d’avoir un maximum d’avance quand ils écrivent un livre.

Je me dis : Moi, je ne veux pas d’avance, moi, je veux que l’éditeur sera le plus serein possible. Je ne négocie pas les droits d’auteur sur la version papier parce qu’il faut qu’il gagne sa vie aussi, il faut comprendre ça. C’est une coopération.

Ok, intéressant.

On était parti sur cette histoire. Vous avez été voir 19 banques différentes. Vous êtes motivés quand même.

Seb : Oui.

Sacha : À Dunkerque, on dit : « une moule à son rocher », c’est-à-dire que tant que tu n’as pas ce que tu veux, tu ne décroches pas.

Seb : On n’a rien lâché.

Chaque fois, on nous disait non. En plus, il y a des fois où ils nous disaient non alors qu’on ne comprenait pas parce qu’à l’époque, on avait deux CDI, j’avais même eu des mois où j’étais très bien payé.

Olivier Roland : Et là, vous êtes encore en CDI ?

Seb : Non, on a quitté le CDI.

Sacha : Moi, cela fait 2 ans que je ne travaille plus et toi, 1 an

Seb : Ça fait 9 mois que ne je travaille plus, oui.

Olivier Roland : Mais ils voyaient quand même que vos chiffres sont positif ?

Seb : Oui, mais les banques parfois…

Sacha : Les banques ont des quotas par exemple des fois et elles ont dépassé le quota de crédit immobilier, donc, elles te disent non. Ou alors, le conseiller bancaire est mal luné, ça peut arriver. Elle vient d’apprendre que son homme l’a trompé.

Olivier Roland : Oui, elle n’est pas ultra réceptive, c’est normal.

Sacha : En fait, les banquiers, c’est de l’humain. Il faut comprendre que l’humain, ça rentre aussi dans l’immobilier.

Seb : Il faut vraiment qu’ils aient confiance.

Notamment la banque qui nous a suivis, c’est la banque qui a fait notre premier investissement parce qu’on leur a prouvé que cela fonctionnait bien. Ils ont vu le cash positif, ils ont vu le AirBnb pendant l’Euro, ils ont vu la plus-value et ça les rassure.

Olivier Roland : C’est la banque en Bourgogne ? Dans la première banque qui vous a suivie, d’accord. 19 banques, vous êtes motivés et à la fin, vous êtes… Vous êtes allés en Bourgogne. Mais pourquoi en Bourgogne déjà ?

Seb : Parce que moi, je suis originaire de Bourgogne. J’avais un petit compte, j’avais 100 euros dessus, mais un petit compte non clôturé. Maintenant, j’ai 102 euros au bout de 15 ans et j’ai envoyé le dossier par email.

En Bourgogne, je te dis : de toute façon, ça ne mange pas de pain.

J’envoie et je n’y croyais pas parce que cette même banque nous avons dit non dans le nord.

Olivier Roland : Oui, mais ce n’est pas la même agence, on peut tenter sa chance ailleurs.

Seb : J’ai envoyé par email et puis quelques jours plus tard : « Votre dossier nous intéresse, il faudrait qu’on en rediscute ».

Sacha : On n’en revenait pas

Olivier Roland : C’est intéressant. C’est peut-être parce que pour eux, c’est s’étendre un peu en dehors de leur région… je ne sais rien. D’après vous, qu’est-ce qui a fait que…

Sacha : Je sais qu’à l’époque où on demandait de crédit, il y avait énormément d’impayés dans la région nord, et donc les banques, elles avaient quand même un holà par rapport au crédit alors qu’en Bourgogne, il n’y a peut-être pas les mêmes notions d’impayés que dans le nord.

Seb : Et on ne sait jamais où est-ce qu’ils en sont au niveau de leurs objectifs. S’ils ont comme objectif, je dis n’importe quoi, de faire 5 000 euros sur l’agence de crédit sur les 6 premiers mois qui sont un besoin de chiffres, peut-être qu’on est tombé au bon moment aussi.

Olivier Roland : Et tu crois que ça joue le fait que tu aies un petit compte chez eux ?

Seb : J’ai été déjà client en tout cas.

Olivier Roland : Ok. Et quand vous dites 19 banques dans le nord, ça pouvait être la même banque mais différentes agences en fait

Seb : Non, c’était…

Olivier Roland : Ils n’ont pas un système informatique qui centralise les décisions comme ça où si quelqu’un vous dit non, si vous allez voir l’agence à côté, ils le voient ?

Sacha : Ça dépend des banques. En fait, il y a des banques oui et des banques non.

Par exemple, Crédit du Nord, tu n’as pas à Marseille.

Olivier Roland : Mais tu ne peux pas aller voir le Crédit du Nord de Marseille

Sacha : Mais il y a l’équivalence

Olivier Roland : D’accord, je vois ce que tu veux dire, oui. Donc, tu peux aller voir les banques régionales.

Finalement, le CIC, c’est un peu ça. C’est un groupement de banques régionales. Il n’y a pas de transmission.

Seb : En fait, ça dépend. Je sais que le LCL ne voit pas forcément tout si on change de région.

Olivier Roland : Donc, il y a des hacks comme ça pour hacker le système. Ok, super.

Et donc, vous êtes allés là-bas ?

Seb : Pour avoir ce crédit-là, oui.

Olivier Roland : De toute façon, c’est toujours une petite balade sympathique. Et vous l’avez eu ?

Sacha : Oui.

Olivier Roland : Et ils vous ont demandé de tout migrer chez eux ?

Seb : À chaque fois, ils demandent, oui. Donc, on migre, épargne tout ça, on prend la carte bancaire, sauf que vu qu’on achète tous les 6 mois,

Sacha : On n’est pas très fidèle.

Olivier Roland : Tous les 6 mois, ça zappe. C’est ça qui est rigolo. Et à la limite, même le banquier s’en fout parce que lui, il a atteint ses objectifs et après, ce n’est pas son problème si vous partez.

Seb : Je pense qu’il ne doit pas apprécier. Mais après, sur les suivants, on a fait la plus-value. Après cette opération, on a cherché des banques de partout et là, il y a eu vraiment une banque qui nous a suivis.

Sacha : On a trouvé un super partenaire qui nous suit vraiment. Il nous fait confiance, on lui fait confiance.

Olivier Roland : Vous n’avez plus besoin de chercher partout et tout ça

Sacha : Non. Là, il nous a dit : 2018, tu te calmes et 2019, on repartira. Donc, on a dit : Ok, on va jouer le jeu, on se calme.

Olivier Roland : Parce du coup, pour chacune de vos opérations, vous êtes toujours cash flow positif.

Seb : À chaque fois, oui.

Olivier Roland : Aucune exception ?

Seb : Aucune exception.

Olivier Roland : Il se trouve que le AirBnb que j’ai loué chez vous, vous m’avez dit que c’était un AirBnb qui était complètement saccagé, vous avez été remboursés par l’assurance. Ça a couvert tous les dégâts ou pas ?

Seb : Oui tout

Olivier Roland : Je me dis qu’il y a quand même parfois des dépenses imprévues. C’est difficile de gérer la trésorerie ou comment vous faites ?

Seb : En cours d’exploitation, on est toujours en cash flow positif. On a prévu par exemple le premier bien, il y a eu la charpente qui avait brûlé, c’était plus de 16 000…

Olivier Roland : C’est l’assurance ça ?

Seb : Non.

Sacha : C’est parce qu’elle était déjà brûlée, mais c’est en décoffrant qu’on s’est rendu compte que c’était brûlé.

Seb : C’est la ruine qu’on a achetée. C’est une mauvaise surprise à la démolition, c’est la plus grosse mauvaise surprise qu’on a eue.

Sacha : Mais sinon non, parce que le cash flow est tellement positif que finalement, on met de côté. Nous, ce qu’on fait, c’est qu’on met 10 000 euros de côté par appart en cas de problème, en fonds de roulement. Un peu comme une entreprise, finalement c’est la gestion de trésorerie.

Olivier Roland : 10 000 euros par appart par an ?

Seb : Sur un compte bancaire en fait.

Olivier Roland : D’accord. Chaque appartement a 10 000 euros de réserve, c’est énorme quand même.

Seb : Au moins, on dort sur nos 2 oreilles. On sait que déjà… s’il y a un problème imaginons…

Sacha : Non, mais en plus, on a de gros apparts.

Par exemple, celui que tu as, le AirBnb, ça nous a coûté 4 000 euros, donc le temps d’avancer la trésorerie et puis qu’on se fasse rembourser par AirBnb.

Olivier Roland : Donc si vous avez 10 apparts, ça fait 100 000 euros en tréso stockés quelque part

Sacha : Oui, mais tu peux les placer. Après, tu peux aller voir ton banquier et dire : voilà, j’ai 100 000 euros, je le mets sur une assurance vie…

Olivier Roland : Il est toujours très content. Intéressant, d’accord.

On va parler un peu de votre activité web. Ça fait 2 ans que vous avez publié votre première vidéo très imparfaite, mais vous l’avez fait et ça vous a débloqué pour la suite. Et aujourd’hui, vos vidéos sont un peu meilleures quand même.

5 000 euros, comment vous les faites ? Déjà, quelle est votre source de trafic ?

Sacha : Nous, c’est surtout YouTube.

Seb : C’est YouTube. Par contre, on a été très régulier depuis qu’on a publié la première vidéo, enfin. Et on a été très régulier, une vidéo par semaine.

Olivier Roland : Et bientôt, j’en ai déjà entendu des rumeurs comme quoi vous avez accéléré un peu la publication, c’est ça ?

Sacha : Oui, c’est ça. En fait, on a commencé par une par semaine, ensuite on est passé par 2 par semaine. Et puis là, on va faire un petit défi. Pendant 30 jours, on va faire une par jour. Cela va être du boulot.

Olivier Roland : Je leur ai donné le défi tout à l’heure quand on a fait l’interview pour votre chaîne.

Donc, vous allez faire un défi de 30 vidéos en 30 jours. On va regarder ça avec impatience bientôt.

C’est surtout sur YouTube qui vous amène du trafic. Et derrière, qu’est-ce que vous vendez pour faire 5 000 euros de vente par mois ?

Seb : On a démarré avec un programme sur la colocation puisque c’est vrai qu’on a un modèle de…

Olivier Roland : C’est une formation en ligne ?

Seb : C’est une formation en ligne.

Sacha : C’est notre best-seller.

Seb : C’est notre best-seller. On a mis vraiment tout ce qu’on savait, puis notre modèle à nous, notre cahier de charge. Aujourd’hui, il est en vente à 497. Mais on a démarré beaucoup moins cher.

Sacha : En fait, on a démarré à 97 euros par mois parce qu’on n’osait pas mettre plus.

Olivier Roland : C’est normal, au début, on a toujours peur.

Seb : Et puis après, on a rajouté beaucoup de modules au fur et à mesure. Donc au fur et à mesure qu’on rajoutait du contenu, on augmentait le prix. Et ça aussi, ça fait un peu de revenus. On a un tunnel evergreen.

Olivier Roland : Donc, c’est un funnel de vente automatique où dès que quelqu’un rentre son email, il va recevoir des offres, une séquence qui va lui donner envie et montrer ce que vous faites…

Sacha : On les fait rentrer dans le tunnel et on leur propose une heure de formation offerte où à chaque jour de formation, on propose un produit qui est en relation avec la vidéo du jour et si tu ne veux pas aller plus loin, tu peux acheter, et ça, pendant 7 jours. Après, si le mec n’a pas craqué, on lui fait un webinaire où là, on va lui revendre notre best-seller.

Olivier Roland : Webinaire live.

Seb : Webinaire live

Olivier Roland : Et vous en faites un par semaine ?

Seb : Un par mois

Olivier Roland : Tous les gens qui n’ont pas acheté se retrouvent dans une liste générale où vous envoyez un peu de contenus et puis, tous les mois, vous faites un webinaire.

Sacha : Oui, c’est ça.

Seb : Et c’est vrai que fonctionner comme ça, donc evergreen + webinaire, ce n’est pas mal puisque evergreen, c’est bien.

Olivier Roland : Evergreen, c’est cette idée d’automatiser.

Seb : Totalement automatiser, c’est bien, mais il y a certaines personnes qui ne passeront pas à l’action juste avec evergreen.

Sacha : Parce qu’elles ont besoin de voir quelqu’un derrière en fait.

Seb : Elles ont besoin de voir plus et c’est vrai qu’il y a beaucoup de gens qui passent à l’action. Pendant les webinaires, ils posent énormément de questions. On répond aux questions gratuitement pendant les webinaires et ils ont envie d’aller plus loin et d’avoir la méthode qu’on vend.

C’est notre modèle actuel et après, ça peut sans doute évoluer parce que toi par exemple, tu fais de gros lancements et tout ça, et tu nous as même conseillé de faire d’ailleurs des lancements.

Olivier Roland : Au bout d’un moment, il faut faire des lancements. C’est sûr.

Seb : Et pourquoi pas à l’avenir ? En tout cas, notre méthode actuelle, c’est ça.

Olivier Roland : Là, on a un excellent exemple de synergie parce qu’à la fois, vous bâtissez votre empire immobilier, ils sont partis de rien. Vous n’aviez aucune connaissance en immobilier, vous avez lu des bouquins, vous êtes venus à des évènements. On vous a vu à Lisbonne, vous avez fait le voyage exprès pour participer. Enfin, voilà, la motivation. On pourrait juste poser une question en plus sur votre vidéo, c’était génial.

Ils partent de rien et ils avaient déjà 1 500 000 d’immeuble.

Ce n’est pas 1 500 000 de patrimoine parce qu’il y en a beaucoup qui appartiennent à la banque encore, mais on voit déjà que c’est bien parti.

Après, vous avez quand même très risqué sur le changement législatif possible sur les AirBnb, il faut faire attention ?

Sacha : Non parce qu’on s’est assuré que quand on investit, on est toujours en cash flow positif même si on bascule à la normale.

Olivier Roland : Et là, sur tous les apparts que vous avez, vous êtes à quel pourcentage en AirBnb ? Quel pourcentage au coloc à peu près ?

Seb : Les coloc, on est à peu près à 10%.

Olivier Roland : C’est vraiment anecdotique.

Seb : Donc à 10%, il y en a qui font plus, il y en a d’autres qui fait moins. Mais nous, c’est vrai qu’on adore les bons emplacements.

Donc nous, c’est du 10%, mais des super emplacements, ce qui explique aussi qu’on a rempli à chaque moment de l’année notamment à Lille plein centre.

Olivier Roland : Oui. Là, le AirBnb que j’ai loué est vraiment extrêmement bien situé, c’est difficile de faire mieux.

Seb : Il y a plus de frais en AirBnb parce que je pense qu’on doit être à 13 ou 14% de renta, mais par contre, on paie un gestionnaire.

Olivier Roland : Justement, je voulais en parler : combien de temps cela vous prend de gérer tout ce parc immobilier ?

Sacha : Rien en fait. Quand ça tourne, il faut juste qu’on paie l’assurance une fois par an.

Olivier Roland : Vous n’êtes pas débités automatiquement ?

Sacha : Non.

Olivier Roland : Ça ne me parait pas un gros travail effectivement.

Seb : On travaille beaucoup pour mettre en route l’opération parce qu’on trouve le bien, on gère les entreprises de travaux, on meuble, on fait le marketing, donc Photo Pro, même site Internet et tout ça.

Sacha : Oui, mais une fois que ça tourne, ça tourne.

Olivier Roland : Et donc, AirBnb fournit toujours le photographe pro ou c’est à vous de le payer maintenant ?

Sacha : Non, maintenant, on le paie.

Seb : Ça a changé. À l’époque en 2016, c’était gratuitement. Et aujourd’hui, on le paie.

Olivier Roland : C’est ça qui a transformé complètement leur business model d’ailleurs.

Et maintenant, on voit encore des gens qui mettent des photos d’eux-mêmes sur AirBnb, ils ne se rendent pas compte à quel point c’est vraiment un tue-l’amour.

Sacha : Je vais même aller plus loin. Nous, pour nos colocations, pour le vendre aux étudiants, on fait aussi des photos pro avec un photographe pro.

Olivier Roland : Donc, vous avez votre photographe ici qui fait ça très bien.

Seb : Oui.

Olivier Roland : C’est ça la plus grosse partie de votre travail. Après, une fois que c’est en route, il y a quelqu’un qui s’occupe de la gestion. Je l’ai rencontré quand j’étais dans le AirBnb. Il s’occupe à temps complet de votre…

Seb : On a totalement délégué.

Olivier Roland : C’est un employé, c’est en freelance ?

Sacha : C’est en freelance.

Seb : Il est auto entrepreneur et il n’a pas que nous comme clients, il y en a aussi d’autres et il gère tout.

On lui laisse tout, on le paie bien. On lui laisse un joli pourcentage quand même, mais c’est quand même une perle rare. En tout cas, actuellement, ça tourne tout seul, on peut partir en voyage.

Sacha : La seule chose qu’on s’occupe, c’est le payer.

Olivier Roland : C’est bien, d’accord. Grosso modo, vous êtes à combien d’heures par semaine sur cette activité ?

Seb : Si on n’est pas en recherche de bien, zéro

Olivier Roland : Par contre, ça peut arriver que vous ayez un gros souci. C’est ça un peu le problème de l’immobilier. Là par exemple, le coup de l’appartement saccagé, là, vous devez être là ou vous pouvez lui dire à ce gestionnaire : « tu t’occupes de tout, on te fait confiance ».

Sacha : Là, on est passé parce que c’était la première fois qu’il gérait un gros dégât comme ça. Mais nous ce qu’on fait, c’est que quand il ne sait pas, on vient, on le forme et après, il est autonome.

Olivier Roland : Est-ce que vous enregistrez une vidéo quand vous l’expliquez comment vous voulez que ça soit fait ?

Sacha et Seb : Non.

Olivier Roland : Conseil parce que ça, c’est une grosse erreur que font la plupart des entrepreneurs, la transmission des connaissances orales, c’était bien dans la préhistoire, mais c’est fini aujourd’hui.

Vous sortez votre Smartphone de votre poche et vous enregistrez tout ce que vous dites. Comme ça, il aura une procédure vidéo qu’il pourra réécouter au fur et mesure parce que là, dans 5ans, si ça se reproduit, il aura oublié la moitié de ce que vous avez dit. Et vous aussi, vous aurez oublié ce que vous lui avez dit.

Sacha : Par contre, on lui donne accès à toutes nos formations et puis régulièrement, on forme aussi avec des formations en ligne, des livres… Comme ça, il a accès à tout. Si jamais il a un problème ou une question, il va directement sur nos formations en ligne.

Seb : On le fait monter en compétence. C’est gagnant-gagnant. En plus, ça se passe très bien. On s’entend bien.

Mais ça n’a pas toujours été le cas parce que nos gestionnaires notamment AirBnb, ils claquaient tous les 6 mois, c’est-à-dire qu’ils s’épuisent.

Ils sont très motivés, ils font les check-in, le check-up, le ménage 7 jours sur 7 et au bout de 6 mois, ils sont épuisés. Donc, on a changé.

Olivier Roland : C’est souvent comme ça. C’est difficile de trouver des bons gestionnaires de biens que ce soit AirBnb ou normaux. Mais une fois qu’on a trouvé la personne, en général, ça tourne. Ça peut prendre un certain temps.

Et donc, ça ne vous prend quasiment rien, mais imaginez que vous partez. Là, vous m’avez dit que vous allez partir au Japon, vous voyagez pas mal. S’il y a un gros souci, comment vous gérez ça du Japon ?

Sacha : Il se débrouille par téléphone.

Olivier Roland : Donc au bout d’un moment, vous êtes capables de lâcher prise et dire : « Écoute, nous, on est en voyage, on te fait confiance et voilà ».

Sacha : Un de nos grands avantages et en même temps un de nos grands inconvénients, c’est qu’on a tendance à vraiment bien déléguer, voire même des fois un peu trop.

Seb : Un peu trop. On fait une grande confiance. Par contre si on voit que ça nous est arrivé des personnes qui trahissent un peu notre confiance, on change. Mais on laisse une grosse latitude au freelance.

Olivier Roland : En fait généralement au début, ce n’est pas les bonnes personnes et puis on se rend compte, on change. Au bout d’un moment, on trouve la bonne personne tout simplement. C’est comme ça que vous faites ?

Seb : Oui, puisqu’on a eu de très mauvaises surprises, un gestionnaire qui disait : finalement, moi je ne prends plus les « une nuit », finalement je ne fais plus les heures tardives, finalement je ne fais plus ci, je ne fais plus ça. Le business n’était plus rentable.

Sacha : Mais en fait, il ne fait plus rien.

Seb : Donc, je te fais confiance, je te laisse totale liberté, mais si le business ne tourne plus, ce n’est plus possible.

Olivier Roland : Oui, ça ne sert à rien. Normalement, il faut faire tourner la boutique quand même.

Et sur l’activité Internet, combien de temps ça vous prend là ?

Sacha : Là, c’est beaucoup plus.

Seb : Beaucoup plus. C’est vrai que les personnes ne se rendent pas compte du travail qui est derrière, mais les vidéos, donc la première d’ailleurs a été faite un peu à l’arrache et elle a bien fonctionné en plus.

Olivier Roland : Donc, retenez bien ça les rebelles intelligents : on s’en fout que ça soit imparfait.

Seb : Et Olivier disait : « mais qu’est-ce que vous attendez, publiez-la ». Et après, on s’est dit : « si Olivier nous l’a dit, allez, on publie ».

Olivier Roland : Et vous voyez que tout s’est bien passé. On ne vous a pas jeté des tomates dans la rue.

Sacha : Le plus dur, c’est le regard par rapport à l’entourage. Et c’est vrai qu’à la première vidéo qu’on a publiée, on a eu quelques critiques de notre entourage : tu fais quoi, c’est quoi ce truc ? Mais c’est n’importe quoi.

C’est compliqué d’accepter ça. Et une fois que tu as dépassé ce truc-là, tu dis : « Ok, je sais que je ne suis pas bonne, je sais que ne suis pas parfaite, mais je vais m’améliorer ».

Olivier Roland : Et quand tu dis entourage, c’est votre famille, vos amis, vos collègues ?

Sacha : Un peu tout.

Olivier Roland : Je n’ai pas eu ce genre de truc, mais je sais que ça peut arriver. Donc, Ok.

Sacha : Mais tu passes au-dessus, puis tu t’améliores. Et d’ailleurs ma famille, elle me disait que c’était une lubie.

Seb : La lubie est toujours là.

Olivier Roland : C’est une lubie lucrative, je pense qu’il y a plein de gens qui aimeraient avoir une lubie comme ça.

Sacha : C’est sûr. Mais après, l’ancienne génération ne considère pas ça comme un travail alors que c’est totalement un travail.

Olivier Roland : Tu sais, moi tous les 6 mois, je dois expliquer à ma famille ce que je fais. Ça, ce n’est pas un problème.

Seb : Et ils ne se rendent pas compte de l’impact qu’on peut avoir parce que le nombre de personnes qui nous disent : « merci, grâce à vous, j’ai investi dans une colocation. Merci, grâce à vous, ma colocation à 6 chambres tourne ou même 3 chambres. »

Sacha : En fait, je crois que c’est vraiment pour ça aussi que ça nous plait de faire ça. C’est vraiment que les gens derrière, on a un retour.

Seb : Et les personnes qui ne recherchent pas d’information sur Internet, en tout cas, de notre entourage d’avant, ils ne se rendent pas compte de l’impact qu’on peut avoir sur Internet alors que c’est énorme.

Olivier Roland : C’est juste énorme, oui.

Sacha : Mais toi, tu dois savoir encore beaucoup plus que nous.

Olivier Roland : Oui, je comprends très bien ce que vous dites effectivement.

Donc là, on pourrait dire finalement que vous gagnez plus d’argent avec une activité d’immobiliers qui ne vous demande pas beaucoup de temps et moins avec une qui vous demande plus de temps.

Sacha : Pourquoi on fait ça ?

C’est tout simplement parce qu’on pense qu’YouTube, c’est l’avenir, parce qu’aujourd’hui, quand tu regardes les enfants qui ont 3 ans, 5 ans, ils sont tout le temps sur YouTube et on se dit : c’est un actif.

Je veux dire tu fais une vidéo, elle est là, elle est uploadée et après, des millions de gens peuvent le voir parce que l’immobilier, tu es quand même capté par les banques, tu es capté par beaucoup de trucs. Alors qu’Internet, c’est très compliqué à mettre en route, mais une fois que tu mets en route, la courbe, elle va faire…

Olivier Roland : Exactement. C’est ce que je dis toujours. A chaque fois que vous publiez une vidéo sur YouTube, vous avez créé un clone de vous-même qui va travailler pour vous peut-être jusqu’à la fin de votre vie, vous amener une audience, des prospects et des clients. Et ça, c’est juste absolument extraordinaire et c’est un super atout effectivement.

Sacha : Mais de toute façon, moi, j’ai toujours dit : tu n’as jamais rien sans rien. Dans tout business, il faut forcément un jour travailler pour le mettre en route, que ce soit le business en ligne, que ce soit de l’immobilier.

Seb : Et c’est du travail intelligent. Je trouve que les deux, c’est du travail intelligent, puisque l’immobilier, c’est beaucoup de travail quand on fait l’opération au tout début, mais c’est pour ça qu’après, on ne fait rien et qu’on peut encaisser du cash flow, c’est qu’on a travaillé avant.

Internet, c’est pareil, c’est le même type de travail. Quand on travaille, on travaille. Et la formation, une fois qu’on l’a créé, elle existe.

Sacha : Et ce qui est même plaisant, on travaille ensemble, on se voit ensemble, c’est sympa aussi de s’éduquer ensemble.

Olivier Roland : Ça peut parfois être plus difficile en couple. Pour vous, ça fonctionne. En tout cas, apparemment, c’est mieux que l’époque du supermarché.

Sacha : Mais non, tu rigoles, mais n’empêche que Seb, quand il rentrait du boulot, tous les soirs, il disait : « j’en ai marre, je suis fatigué, les clients sont chiants ». Il ne faisait que se plaindre et franchement, quand tu as quelqu’un qui est négatif comme ça en permanence, c’est chiant.

Et moi, j’avais arrêté de bosser, et je disais franchement à Seb : « il faut que tu quittes ton boulot parce que sinon on va se séparer, parce que là, je n’en peux plus. »

Olivier Roland : Soit tu quittes ton boulot, soit tu me quittes

Seb : C’est le côté aventure aussi. C’est vrai que nous, on adore ne pas se faire chier. En gros, dans les boulots classiques, on se fait souvent chier et là, c’est l’aventure. C’est-à-dire on voyage, on voit par exemple un super paysage, on peut tourner une vidéo. On apprend tous les jours.

Sacha : On rencontre des gens. De fil en aiguille, tu rencontres des gens.

Et des fois même sans prendre garde, tu vas rencontrer des gens qui sont extraordinaires et qui vont t’apprendre beaucoup. La rencontre humaine quand tu fais des évènements, des séminaires et des trucs comme ça, c’est …

Seb : On n’a jamais autant rencontré de personnes depuis qu’on s’est lancé dans le business Internet.

Olivier Roland : Exactement

Seb : On rencontre énormément de personnes qui font plein de choses.

Olivier Roland : Il y a souvent des gens intéressants, très curieux qui font… Exactement, oui.

J’espère que vous avez compris qu’il faut signer quelque part pour vous lancer sur le web et vous amuser. Donc, beaucoup de rencontres intéressantes, d’argents et de sexe. Eh oui les rebelles intelligents, c’est magique, c’est magnifique.

Après, il y a beaucoup de boulots là derrière.

Seb : Beaucoup de travail.

Olivier Roland : Ça ne s’est pas fait en un jour. Vous avez eu des peurs, elle est passée, y compris depuis la première vidéo.

Sacha : Et puis, entre nous, on n’a pas de talent naturel pour la vidéo.

Seb : Si ça se trouve, il y a des surdoués de la vidéo qui passe de 0 à 200 000 abonnés très rapidement.

Sacha : Mais ce que je veux dire, c’est que même si tu es mauvais, tu peux y arriver si tu persévères. Nous, on est l’exemple parce qu’au début, on nous disait : vraiment en vidéo, tu ne passes pas bien.

Seb : Oui, ce n’est pas grave. On a fait la vidéo qui n’était pas parfaite. Ensuite, on a cherché et changé de style et puis ça se fait au fur et à mesure.

Là, je pense que c’est le passage à l’action. Ce n’est pas trop se poser de questions : tant pis, ce n’est pas parfait, mais je fais quand même et j’avance.

Sacha : C’est un petit mot d’amour pour les gens.

Olivier Roland : Un petit mot d’amour, all right.

Merci beaucoup, Sacha et Seb, d’avoir partagé cela avec nous.

Sacha : Merci à toi.

Seb : Merci Olivier.

Olivier Roland : C’est super intéressant.

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