Comment Martin Latulippe est devenu un conférencier INTERNATIONAL à 23 ans (27/365)

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A 18 ans, j’ai décidé de quitter l’école pour créer ma première entreprise. Je n’avais qu’une envie : être libre. Après avoir surmonté de nombreux obstacles, j’ai réussi à mettre mon entreprise au service de ma vie, plutôt que d’avoir une vie au service de l’entreprise… Aujourd’hui, je voyage 6 mois par an et j’inspire des milliers d’entrepreneurs et de créateurs à être plus libres et plus heureux.

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Transcription texte (littérale) de la vidéo “Comment Martin Latulippe est devenu un conférencier INTERNATIONAL à 23 ans (27/365)” :

Olivier Roland : Je suis actuellement avec Martin Latulippe. Salut Martin. Ça va ?

Martin Latulippe : Ça va très bien.

Olivier Roland : Là, on est en croisière puisque Martin a offert une semaine de croisière pour ses top partenaires de l’Académie Zéro Limite.

Martin Latulippe : Absolument.

Olivier Roland : Et tous les gens qui ne te connaissent pas se disent : C’est quoi l’Académie Zéro Limite ?

Suspens !

Tu es un entrepreneur québécois qui vit au Nouveau Brunswick qui est une province du Canada tout à l’est. Tu es connu comme conférencier, auteur de livres et créateur de l’Académie Zéro Limite qui est une formation en ligne sur comment devenir infopreneur.

Je me suis dit que ce serait intéressant qu’on découvre un peu ton parcours.

Est-ce que tu veux ajouter quelque chose sur qui tu es aujourd’hui ?

Martin Latulippe : Je suis père de deux enfants, époux. Comme la majorité des gens qui te suivent, je crois qu’avant même que tu «coin» le rebelle et intelligent, j’étais certainement rebelle.

Je suis devenu entrepreneur un peu comme toi dès ma sortie des études.

J’ai fait des études de base universitaire. Et dès ma sortie des études, je me lançais en affaire sans expérience, sans crédibilité, sans notoriété. J’avais ce désir-là de peut-être devenir ce qu’on appelle un conférencier, un motivateur dans mon autre vie sportive parce que j’étais un hockeyeur sur glace. C’est un truc que j’avais vraiment développé une passion.

Tout ce qui était le leadership, le potentiel humain, motiver mes co-équipiers, ça m’avait amené à être capitaine de plusieurs de mes équipes, mais de là à apprendre ce que je faisais dans une chambre de hockey de façon très …

Olivier Roland : Une chambre de hockey ?

Martin Latulippe : Oui, dans une chambre de hockey, où on s’habille, où on se prépare avant d’aller jouer puisqu’on motive les co-équipiers. Le vestiaire.

Donc, de le faire dans un vestiaire et de transformer ça en carrière professionnelle. Il y a un gain vraiment énorme.

C’est venu avec tous les péripéties qu’on peut voir dans le démarrage d’entreprise, énormément de difficultés, des critiques hallucinants. Mais j’étais très bien entouré.

J’ai commencé en 2001. Ça fait maintenant 18 ans que je fais des conférences un peu partout dans le monde.

J’étais jusqu’en Iran. J’ai fait des conférences pour certaines des plus grandes compagnies au monde, publié 4 livres, et depuis, s’attache dans l’émerveillement de l’infoprenariat où j’ai le privilège de te rencontrer. C’est encore des super belles découvertes.

Dans le monde des conférences, on expertisait vraiment le leadership à la performance, tout ce qui la notion de qu’est-ce qui amène un humain à performer davantage ? C’est quoi les pièges peut-être dans l’économie d’aujourd’hui dans lesquels les leaders et les performants peuvent tomber ? Et à quoi il faut faire attention pour aller chercher les performances maximales ?

C’est mon kiff. C’est ça vraiment qui me fait vibrer depuis maintenant 17-18 ans

Olivier Roland : A la base, tu étais hockeyeur professionnel ?

Martin Latulippe : Non, pas professionnel.

J’ai joué dans ce qu’on appelle Junior majeur du Québec qui est la ligue la plus haute, le niveau le plus élevé que tu peux jouer entre 16 ans et 20 ans à moins que tu ailles justement dans la ligue nationale.

Tout ça m’a amené à vivre des expériences fantastiques.

Par exemple, en 2011 juste avant de me lancer en avant, j’ai eu le privilège d’être sélectionné pour jouer dans une compétition qui s’appelle les Universiades. C’est le championnat mondial des compétitions sportives universitaires.

Tous les gens qui sont des athlètes étudiants qui continuent à faire leurs sports mais tout en se dotant d’une éducation, on choisit les meilleurs au monde et ils ont la chance d’aller performer dans leurs disciplines.

C’est un peu comme des mini-jeux olympiques mais pour les étudiants.

C’est une super belle compétition, les universiades. C’est peu connu parce qu’évidemment, il n’y a pas de sponsors, il n’y a pas de grosses commandites derrière ça. Mais c’est incroyable.

J’ai eu la chance d’aller avec l’équipe Canadienne.

J’étais le capitaine de cette équipe-là, on a remporté la médaille d’argent. Mais lors de cette compétition-là, il s’est passé quelque chose qui, pour moi, a eu un impact très profond alors que je passais à quelques millimètres de mourir quand j’ai été atteint par un coup de patin à la gorge. Elle a diminué avec le temps.

Olivier Roland : Donc, tu es tombé et il y a quelqu’un qui t’a …

Martin Latulippe : Non. C’est un jeu de routine puisqu’il y a une mise en échec percutante au centre de la glace. Mon co-équipier est venu faire la mise en échec.

Olivier Roland : C’est quoi une mise en échec ?

Martin Latulippe : Le hockey, c’est un sport de contact. On peut faire épaule à épaule. Tu peux foncer, tu peux vraiment bousculer les joueurs adverses. Mais mon co-équipier qui a bousculé le joueur adverse, on jouait contre la Slovaquie, le joueur adverse a été propulsé. Ses pieds ont été propulsés dans les airs après moi.

Olivier Roland : Tu étais debout quand c’est arrivé. C’est dingue.

Martin Latulippe : Oui, j’étais debout. Moi, je demandais à la fin une récupération.

Olivier Roland : Et tu as pris le coup comme ça ?

Martin Latulippe : Je l’ai vu arriver très près la main. C’est arrivé à la main, mais c’est arrivé rapidement.

On jouait à la maison. Donc, on portait nos chandails blancs. En une fraction de seconde, le chandail de tes rêves, parce que quand tu es un hockeyeur canadien, le rêve, c’est de porter la feuille d’erable, l’effigie du Canada.

En quelques secondes, ton chandail de rêve est complètement imbibé de sang, j’avais de peine à voir l’effigie. Tu réfléchis beaucoup.

Je ne suis pas le seul joueur de hockey qui a eu un accident comme ça. Mais pour moi, cela a eu un impact énorme sur la fragilité de la vie que je prenais énormément pour acquis à cette époque-là.

Olivier Roland : Sur l’incident, ton chandail se couvre de sang. A priori, tu n’es pas mort.

Martin Latulippe : Non, exactement. Au début, tout ce que j’ai vu, c’est qu’il y avait énormément de sang.

Olivier Roland : Ça s’est passé extrêmement vite. Ton artère a été touchée ?

Martin Latulippe : Non, l’artère n’était pas touchée, mais c’est quand même à un endroit où tu ne veux pas avoir un coup de patin.

Olivier Roland : Oui, une blessure.

Martin Latulippe : Mais quand j’ai passé devant le banc, parce que pour retourner au banc, j’ai vu parce qu’ils disent toujours : si t’es coupé là, si tu peux te relever, au banc, c’est mieux.

Cela ne sert à rien de rester sur la glace parce que le médecin est au banc.

Donc, j’étais tout engourdi du côté gauche parce que ça a coupé énormément de nerfs de sensation. Je ne sentais absolument plus rien. Et là j’ai réalisé qu’à part la panique, je pouvais quand même me lever.

Je me suis levé et je me suis rendu pour sortir de la glace.

Mais en passant devant le banc de mes co-équipiers et les voir réagir comme ça, ça m’a fait un peu plus paniquer puisque je ne me voyais pas.

Et quand je suis arrivé par contre, quand on voyage dans un contexte de délégation canadienne comme ça, il y a toujours une médecin qui est certifiée avec le Canada, qui vient du Canada, qui était une chance vraiment puisqu’elle savait vraiment comment faire des interventions de top niveau.

Rapidement, elle a pris en charge la situation, elle m’a confié que tout allait être Ok. J’ai oublié son nom de famille.

Olivier Roland : Elle t’a rassuré un peu.

Martin Latulippe : Oui, exactement.

Mais sachant un peu ce qui se produisait, il y a vraiment beaucoup de panique. Ça m’a ramené dans une réflexion assez profonde de dire : deux jours avant, j’avais été nommé porte-étendard.

On choisit toujours un athlète canadien pour porter le drapeau lors des cérémonies d’ouverture.

Pour moi, c’était un conte de fée. Je venais d’un tout petit village de 300 habitants, j’ai commencé à jouer au hockey très tard, on m’a toujours dit que je n’irai jamais nulle part avec le hockey, que j’étais un rêveur.

Même si je n’ai pas joué en professionnel, c’était quand même quelque chose de très cool de vivre.

Deux jours avant, je portais le drapeau, on rentre dans un stade. C’était fou lors des cérémonies d’ouverture. Et là, je me dis que juste comme ça, ça peut terminer bêtement comme ça.

Ça m’a amené dans une urgence de dire mon projet de lancer une conférence même si plein de gens me disaient : « attends, va te chercher une notoriété parce que jamais personne ne va te faire confiance ».

Olivier Roland : Tu avais quel âge ? 19 ans quand c’est arrivé ?

Martin Latulippe : J’avais 23 ans quand c’est arrivé. 23 – 24 ans.

Olivier Roland : Beaucoup de gens auraient pensé que c’est trop jeune pour se lancer comme conférencier.

Martin Latulippe : Oui, surtout comme conférencier. Exactement.

C’est plus des gens qui ont les cheveux blancs comme moi maintenant habituellement qu’on voit dans ce domaine, surtout dans le monde des sociétés.

Tu pourras aller faire des conférences dans des grandes sociétés seulement ou des grandes marques, c’est vrai que ça prend une certaine notoriété, mais c’est venu avec l’apprentissage certainement.

Olivier Roland : Tu as vraiment eu l’impression de frôler la mort et tu penses aujourd’hui que c’est un évènement qui t’a aiguillé, qui t’a donné la motivation pour aller plus vite pour ne pas mettre tes rêves de côté en disant : « je ferai cela plus tard ».

Martin Latulippe : Parce qu’avant d’aller au championnat du monde, le plan avec deux mentors qui m’accompagnaient, les frères Desjardins, Michel et Jean-Paul, c’était : « retravaillez au moins deux ou trois ans. Fais-toi les dents, essaie de bien pousser le marché du travail, et par la suite, reviens comme conférencier. »

Mais lorsque je suis revenu de la Pologne où avait lieu la compétition à Zakopane. Je me suis dit : « maintenant, c’est le temps d’échouer. Si jamais quoi qu’il se passe, je n’ai pas de responsabilité. »

Olivier Roland : Et tu as pu porter l’étendard ?

Martin Latulippe : Oui parce que c’était deux jours avant.

Olivier Roland : Et tu as pu continuer à jouer au hockey après ?

Martin Latulippe : J’ai manqué la prochaine partie et je suis revenu pour les demi-finales et le final.

Olivier Roland : Tu avais une énorme cicatrice.

Martin Latulippe : Mais le quart de final, même si j’ai manqué la partie, je suis venu m’asseoir sur le banc tout habillé en guise de symbolique parce que j’étais le capitaine. Pour moi, c’était tout à fait normal de rester présent pour l’équipe et leur écouter.

Je ne vais pas jouer mais je vais être là simplement pour les encourager.

Une fois que tout était Ok parce que c’était une compétition sur deux semaines, une fois que tout était cousu puisqu’ils m’ont mis des points de suture, on a eu la confirmation, ils m’ont dit : « parfait, il n’y a aucun risque sur ta vie ».

Je suis retourné jouer. Je suis retourné pour perdre la médaille d’or.

Olivier Roland : Tu as eu la médaille d’argent alors ?

Martin Latulippe : Oui.

Olivier Roland : Ce n’est déjà pas mal.

Martin Latulippe : C’est sûr, mais c’est la seule médaille qui était un échec parce que tu gagnes le bronze, tu gagnes l’or, mais tu perds l’or pour te retrouver avec l’argent.

Olivier Roland : C’est un point de vue.

Martin Latulippe : Mais quand tu le vis comme athlète, tout le monde est tranquille. Ils étaient très reconnaissants.

Sur le moment, personne ne termine la partie.

La médaille d’argent n’est pas une célébration, la médaille d’or est une célébration. Quelques heures après la partie, tu peux remettre les choses en perspective comme tout bon entrepreneur doit faire des fois quand il se prend un échec ou il s’en prend plein la gueule.

Quel que soit leur prix, on était vraiment privilégié de ramener la médaille d’argent au Canada parce que la dernière fois que le Canada avait aussi bien fait, c’était en 1983. A l’époque, ils avaient remporté une médaille de bronze.

Olivier Roland : Donc, à 23 ans, tu te dis : « j’ai vraiment envie de devenir un conférencier ».

Pourquoi tu avais cette envie ? Ce n’était quand même pas si courant que ça quand tu es si jeune de vouloir devenir conférencier ?

Martin Latulippe : Oui, très bonne question.

Comme adolescent, comparé à plusieurs entrepreneurs de mon époque, j’ai eu un parcours scolaire assez spectaculaire dans le sens pas très positif.

Olivier Roland : Tu étais un peu le stéréotype du joueur de hockey.

Martin Latulippe : Exactement.

Pour moi, le parcours scolaire ne me réussissait pas vraiment bien. J’avais un frère qui était vraiment très performant à l’école. Et moi, je ne pouvais pas arriver à cadrer dans ce que l’école me demandait, et c’était très difficile. Donc, pour moi, c’était beaucoup plus facile de me révolter.

En plus, j’ai été étiqueté avec toutes sortes d’étiquettes : trouble d’apprentissage, trouble d’attention, dyslexie. Toutes les trucs comme ça qui, à l’époque, dans les années 80-90, on n’avait pas les ressources que l’on a aujourd’hui pour dire que c’est un peu une méthode d’apprentissage, tu as quand même des talents et des forces.

Avant, c’était : « toi, t’es un looser dans la vie ». Et moi, je me suis vraiment révolté par rapport à ça. Donc, mon attitude était très souvent désinvolte, désengagé. Je dérangeais en classe constamment.

Le hockey était devenu une échappatoire pour moi. C’était le seul endroit où j’avais l’impression d’être capable de me former une identité.

A 16 ans exactement, je m’en rappelle très bien, j’étais voué à faire une équipe de hockey. C’est le plus haut niveau de hockey que je peux jouer à cet âge-là.

Vraiment, j’étais retranché ce cette équipe. Pour moi, c’était une claque sur la gueule parce que je perdais mon univers, ce à quoi je m’accrochais. Je venais de me faire rejeter de ça en plus, d’être rejeté par cet univers là.

Mon père m’a acheté un livre à cette époque-là qui s’appelait « Les secrets de la réussite des champions ». Ça avait été écrit par François Allaire qui, à l’époque, était l’entraineur des gardiens de but de hockey pour le Canadian Montreal.

Puisque ça venait de l’univers de hockey, je l’ai lu. Et en gros, ce qu’il exposait, c’était la différence entre les leaders positifs et les leaders négatifs.

La bonne nouvelle, c’est qu’en lisant le livre, j’ai découvert que j’étais un leader.

La mauvaise nouvelle, c’était que j’ai découvert que j’étais devenu un leader négatif. C’est pour cela que j’avais été retranché aussi de cette équipe.

Olivier Roland : C’est-à dire que tu pointais davantage les faiblesses.

Martin Latulippe : Exactement.

Par exemple, tous ceux qui étaient bons à l’école, je pouvais les intimider parce que j’avais le pouvoir de la parole, donc je trouvais leur côté faible et je pourrais les blesser publiquement pour me venger de cette souffrance que j’avais de me faire juger du fait que je n’étais pas bon à l’école et que je ne faisais pas bien les examens ou quoi que ce soit.

Avec la parole, j’étais devenu très blessant.

Bref, j’ai fait mes classes. Ce livre-là me réveillait.

Un mois après avoir lu ce livre-là, j’ai dit à mon père : « est-ce que tu pourrais rappeler l’équipe qui m’a retranché pour leur dire que j’ai changé ? »

Mon père a dit non. Il me dit : « si tu veux jouer au hockey, appelle-le toi-même ».

J’ai détesté mon père à ce moment-là parce que souvent, les parents vont faire           tout pour leurs enfants. Et mon père a dit : « si tu veux jouer, c’est toi qui appelles ».

Pour vous expliquer la peur à 16 ans.

Appeler un homme de 50 ans qui est un Directeur Général d’une équipe de hockey qui te rejetait il y a trois mois. Pour moi, c’était la peur physique qui m’habitait dans le corps.

Finalement, je l’ai appelé. J’ai eu beaucoup d’humilité, beaucoup de vulnérabilité.

Il s’appelait Jaques Marcoux. J’ai dit : « Monsieur Marcoux, je pense que cette fois, j’étais retranché. Je disais : j’ai changé. A 16 ans, je vois bien où est-ce je suis. J’ai appris beaucoup de choses. Si vous vous me donnez une deuxième chance, vous n’allez pas le regretter. »

Malgré mon surprise, il dit : « justement, on joue à Montréal » parce que c’est une équipe qui venait d’une région éloignée de Montréal, c’est très loin.

Il dit : « justement, on joue à Montréal en fin de semaine. Si tu veux, apporte ton équipement de hockey ». On me donnait une autre chance.

Donc, d’avoir osé, d’avoir pris un risque, d’avoir surmonté ma peur, déjà à 16 ans, j’ai appris que ça pouvait payer énormément.

Je jouais le samedi et dimanche avec eux. Et le dimanche, après la partie, il m’a dit : « fais ta valise, je t’emmène terminer la saison avec nous ».

A ce moment-là, deux choses se sont produites.

Pour moi, lire des livres de développement personnel, ça a toujours rapporté très gros, une grande prise de conscience.

Et numéro deux, c’est de prendre des risques malgré la peur, c’est très payant.

A 16 ans, je me suis mis vraiment à vivre dans cette dynamique-là.

Souvent, à la fin des livres, il y a une bibliographie. J’ai retourné voir le livre, quel autre livre est-ce qu’il propose ? Je me suis mis à lire des livres.

Olivier Roland : C’est très bon ça, j’ai connu des perles comme cela aussi. C’est une très bonne astuce.

Martin Latulippe : Oui. Si un livre te fait vibrer, dès fois on recommence comme point de départ.

Je me suis mis à devenir ce joueur de hockey qui avait toujours un livre de développement personnel sous le bras. Je lisais quand j’avais du temps, je suis passé à l’action.

J’étais encore turbulent, j’étais encore très souvent le clown ou le comique du groupe. Mais avec le temps, j’ai pu trouver ma position en leadership et c’est là que ça m’a amené à être capitaine de mes équipes.

Le point de bascule a été vraiment à 16 ans, à ce moment-là.

C’est cela qui fait qu’à 23 ans, quand j’ai revenu de la Pologne, je me suis dit : Ok. J’ai fait ça depuis des années, c’est ce que j’aime faire. Et si je pouvais transformer ça en métier, ce serait complètement fou. »

C’est le défi que je me suis lancé. Toi qui aimes les défis.

Olivier Roland : Oui, j’adore lancer de défis, tu le sais.

Je lui ai lancé un défi de lancer une vidéo par jour pendant 30 jours, il y a deux ans, un an et demi, et tu en as profité pour lancer un défi de 30 jours à toute ta communauté.

C’était un méta défi.

Donc, la première conférence, comment ça s’est passé ? Comment tu l’as eu ? Est-ce que t’as eu peur ? Est-ce que tu as réussi à inspirer les gens quand même ?

Martin Latulippe : C’était au moment où j’ai commencé à faire des conférences auprès des enfants.

Aujourd’hui, j’ai fait la scène avec Richard Branson, Jack Canfield, des conférences devant 6000 personnes.

Maintenant, c’est la folie. Mais mes premières conférences devant des enfants, ils n’écoutaient du tout.

Olivier Roland : C’est devant des enfants ?

Martin Latulippe : Oui, des enfants des écoles primaires. J’essayais de leur expliquer comment découvrir leur passion, comment affronter leur peur.

A la fin, j’ai dit : avez-vous des questions ?

Et là, un enfant levait sa main et disait : moi, mon chat s’appelle Tommy.

Il s’en foutait complètement, mais j’étais vraiment juste là face dans le vent. Puis, je me disais qu’il faut vraiment que j’apprends parce que tu sais ce que c’est, les gens nous écoutent, les rebelles et les intelligents.

Non seulement, il faut que tu peaufines ta compétence, il faut que t’apprennes à gérer tes émotions, il faut que t’apprennes à faire le service clientèle, le marketing, vendre ton produit. Tout ça en même temps.

Heureusement que j’avais mes mentors qui me disaient : « Ecoute, apprends l’art de faire de la conférence, occupe-toi de ça. Nous, on va t’apprendre le business. »

Et vraiment, les frères Desjardins m’ont appris à être un entrepreneur rusé, à prendre les bonnes décisions, à gérer mon flux de trésorerie, tous les trucs importants.

Olivier Roland : Desjardins de la banque ?

Martin Latulippe : Non. Les frères Jean-Paul et Michel Desjardins, ils ne sont pas associés à la banque.

Et je me suis mis à faire du volume. Il y a plein de conférences qui ont été mauvaises.

Je me suis fait ma première conférence en Anglais en 2004. On avait 15 minutes. C’était un 15 minutes pour se prouver devant des acheteurs.

Il y avait 1000 personnes dans la salle.

Après 8 minutes, l’organisateur de l’évènement était devant la scène. Derrière lui, il y avait les 1000 personnes. Mon anglais était tellement rudimentaire, mais je me disais que c’est le gros marché américain.

Olivier Roland : Maintenant, tu es tellement bon. En plus, tu as même un bon accent.

Martin Latulippe : Oui. Maintenant, les gens, c’est ça.

Ils nous regardent aujourd’hui et se disent que ça doit être facile. Ils n’ont aucune idée de la souffrance, l’isolement, la critique qui venait avec cela, le nombre de fois que je considérais peut-être abandonné parce que c’était très difficile. Mais encore une fois, ce feu-là de vivre l’ADN entrepreneuriale était aussi très fort, et surtout le fameux impact. Pour moi, c’est très important.

Si je pouvais propager ce message-là que la vie est fragile. Aujourd’hui, tu as ton opportunité de faire ta différence, de vivre tes passions, de prendre des risques. Maintenant, elle tellement vivant avec cela, fais-le.

Cela n’a pas été facile au début, c’est sûr et certain.

Même encore aujourd’hui, il y a des moments où c’est plus difficile. C’est la vie.

Si on regarde les joueurs de Base-ball qui ont une moyenne de trois cents et qui vont se retrouver au temps de la renommée, un bon conférencier ne fait pas toujours 100% de conférences exceptionnelles. Ça arrive aussi même quand tu es au top performant des fois où tu as des journées que tu es plus dans le mou.

La question, c’est qu’est-ce que tu fais quand tu as une journée comme cela pour rebondir ?

Je pense que beaucoup de la magie et du succès se retrouvent là. Qu’est-ce que tu fais quand c’est un peu plus difficile ?

Olivier Roland : Oui, et je suppose que ça t’arrive encore quelques fois de planter sur scène, de faire une blague qui ne passe pas.

Martin Latulippe : Exactement.

Olivier Roland : Tu parles d’un truc, tu penses que ça inspire les gens, et puis tout le monde s’endort.

Je pense que tu es un des meilleurs présentateurs francophones. J’ai déjà dit : Martin va vous faire pleurer, il va vous faire rire. Il va vous motiver, vous allez sortir et dire : oui, je vais tout donner.

Martin Latulippe : Oui, c’est très humain. Je raconte beaucoup des histoires de mon propre parcours, des trucs que j’ai fait aussi dans des entreprises, des gens que j’ai rencontré qui m’ont inspiré d’une façon exceptionnelle.

Mais toujours, la leçon et la clé que moi j’en ai retiré mais aussi comment mon audience peut prendre cette clé-là, maintenant, allez l’activer pour vous aussi.

Essayez de prendre de l’expansion et progresser en direction d’une vie meilleure.

Olivier Roland : Est-ce que tu as testé toastmasters ? Parce que c’est une association internationale

Martin Latulippe : Non.

Olivier Roland : Pour aider les gens à booster leurs compétences de présentation publique parce qu’il faut savoir qu’une des peurs les plus répandues et les plus intenses des gens, c’est de parler en public.

Je suppose que quand tu as démarré, tu l’avais aussi et que tu t’es décidé à l’affronter quoi qu’il arrive.

Martin Latulippe : Absolument, oui. C’est comme dans autre chose.

La confiance en soi, je crois que c’est aussi de l’expérience cumulée.

Je dis toujours aux gens : est-ce que tu es le genre de personne qui a une passion pour l’entreprenariat ou la peur devant le public ?

La majorité des gens, ce qu’ils font, c’est qu’ils font mille choses une fois.

Les seules fois, finalement, ça n’a pas été pour eux, les gens ont mal réagi et abandonnent, ils deviennent des maîtres de la distraction.

Ils sont toujours à la recherche de la prochaine baguette magique, la prochaine solution magique, ou d’un endroit qui ne les rend pas alors que vraiment, ils font une chose mille fois.

Essayez d’aller en profondeur dans ces domaines-là, dans leur expertise. Et c’est sûr que ce n’est qu’un passage obligé qui est un peu plus difficile, mais d’un instant à l’autre, c’est de l’expérience cumulée.

Cette expérience cumulée fait en sorte que je réalise ce n’est pas aussi pire que ça, que tu t’améliores et que tu progresses dans tes prochaines expériences de parler en public. Tu es meilleur à faire une prédiction et dire : « Je crois que ça va bien aller parce que je suis mieux équipé, je sais quoi faire si les choses se passent mal ».

Mais si tu n’as pas cette expérience-là, c’est impossible de faire cette prédiction.

J’aime toujours me rappeler que peu importe que ce soit toastmaster le premier public, donne-toi ce volume.

Et quand tu as l’expérience cumulée, tu as décidé de faire une chose mille fois, à un moment donné, tu peaufines ta compétence. Et quand tu peaufines ta compétence, il est là la confiance en soi puisque les gens font comme erreur, c’est d’aller à la confiance en soi dès le départ.

Non.

Recherchez la compétence qui emprunte un passage obligé qui peut être très inconfortable. Mais tous les grands que je connais, tous les entrepreneurs, je suis certain que tu as un parcours similaire des premières tentatives sur une vidéo ou peu importe. Il y a un passage obligé, mais maintenant, on peaufine nos compétences. On s’améliore.

Olivier Roland : Au début, il faut juste avoir peur et faire quand même comme tu l’as dit, et accepter effectivement que tout ce qu’on fait, c’est nul.

En même temps, personne ne vous demande d’être bon au début. Quand tu as démarré le hockey, on ne s’attendait pas à ce que tu sois un champion olympique dès la première fois.

Martin Latulippe : Ce n’était pas les Olympiques, c’était les Universiades.

Olivier Roland : Je veux dire, la première fois que vous faites n’importe quoi, vous êtes nuls.

Les gens qui ont un peu d’expérience, ils ne vont pas rigoler. Mais si vous prétendez être un expert, ils vont rigoler.

Martin Latulippe : Exactement.

Olivier Roland : Et on s’en fout parce qu’on ne s’attend pas à ce que vous soyez bons, il faut juste dépasser ça et continuer.

Martin Latulippe : Oui.

Olivier Roland : Comment tu t’es retrouvé à faire des conférences pour des grandes sociétés ? Tu as même été en Iran.

Tu me montrais ton visa iranien et tu me disais que ça te posait parfois des problèmes à la frontière américaine parce qu’ils n’aiment pas trop les gens qui sont allés dans ces pays-là.

Comment tu t’es retrouvé en Iran ?

Martin Latulippe : Aujourd’hui, avec internet, c’est un peu fou.

Il faut vraiment réaliser que quand on se fait des conférences, on ne sait pas qui est dans la salle, s’il n’y a personne ou s’il y a 1000 personnes devant moi. Je n’ai aucune idée.

Ils représentent quelle organisation, quel est le réseau de contact qu’ils ont, où est-ce qu’ils peuvent me référer ?

Lorsqu’on fait un bon boulot, à un moment donné, on est référé.

C’est exactement ce qui s’est passé.

J’avais un conférencier qui était dans la salle qui avait un contact en Iran, qui cherchait de très bon conférencier Nord-américain parce que les managers iraniens veulent apprendre la façon dont on gère la top performance en Amérique du Nord.

Ce mec-là m’a approché. Il disait : « j’ai eu ton nom de Joe Sharon. Est-ce que tu voudrais venir en Iran ? »

Et c’est de fil en aiguille, de référence comme cela que je me suis retrouvé à aller faire des conférences en Iran qui était une expérience complètement surréelle devant 1000 gestionnaires iraniens dans une autre culture complètement. Le niveau de préparation est extrêmement important.

Mais encore une fois, lorsque j’ai commencé à faire des conférences devant des enfants, jamais je n’aurais pu dessiner ce que ma vie est devenue maintenant au lieu de me retrouver dans des grandes sociétés.

C’est ça la clé de lorsqu’on décide d’aller en avant. Même si c’est difficile, on se donne du volume.

Oui, il y a tous les trucs du marketing, de ventes qui sont importants, mais à un stade aujourd’hui, on peut l’apprendre.

Il y a tellement de trucs sur Internet. Je pense qu’il faut être un étudiant de tous ces trucs-là obsédés par rapport à ça et là, on développe une vraie expertise.

C’est une expérience vraiment incroyable de se retrouver en Iran, comme n’importe quel autre mandat que j’ai pu faire. Des fois, je suis venu à me pincer en me dire : je ne peux pas croire que…

Olivier Roland : Souvent, c’est comme cela. C’est les bouches à oreilles des gens qui t’ont vu à une conférence qui se sont dits « tu es vraiment inspirant » et qui t’invitent pour les prochaines.

Martin Latulippe : Exactement. C’est un peu comme ce qu’on enseigne dans l’infoprenariat.

Lorsqu’on fait des conférences, on peut dire aux gens : « on a seulement 60 minutes ensemble. Si vous êtes intéressés, j’ai des news data où j’ai davantage d’informations pour vous, laissez-moi votre courriel. »

Finalement, on finit à avoir des gens qui sont dans notre boîte de courriel qui peuvent recevoir des informations à chaque semaine et dire : c’est vrai qu’il était bon ce conférencier-là, on organise un évènement dans deux mois, on l’appelle.

Cela crée un effet boule de neige et cela fait que le référencement à 90%, c’est notre business, et on a un 10% qui sont les agences professionnels qui sont un peu comme des agents de conférenciers.

Donc, eux, les sociétés les approchent. Puis, ils disent en un congrès : il y aura 500 personnes, on cherche quelqu’un qui est énergique, dynamique, touchant, peu importe, qu’ils vous proposaient.

Ils vont faire deux, trois propositions. La compagnie va soit te choisir ou pas te choisir, mais soit il y a des appels où ce que tu dois démontrer à ton expertise, et là, tu es sélection.

Une conférence t’amène à une autre.

On est toujours aussi bon que notre dernière conférence. Il n’y a rien qui va devenir complaisant.

Lorsqu’on devient excellent. L’excellence et la complaisance, je crois énormément à cela.

Donc, de visiter cet endroit de complaisance et toujours me rappeler qu’il y a des rituels qui doivent être mis en place pour demeurer un très bon entrepreneur. Et j’attends que quand ils sont appliqués simplement de faire une chose mille fois.

Olivier Roland : Au cours de ta carrière de conférencier, tu faisais combien de conférences par an ?

Martin Latulippe : 150 à peu près.

Olivier Roland : Surtout au Canada ou un peu partout dans le monde ?

Martin Latulippe : Majoritairement au Canada. J’en ai fait aux Etats-Unis aussi.

Les conférences en Europe, c’est plus des conférences publiques. J’étais à l’occasion pour des compagnies privées, mais c’est un volume moins intéressant pour l’instant. De toute façon, avec une petite famille à la maison, ce ne sera pas avantageux pour moi d’aller en Europe.

Le marché des conférences en Amérique du Nord est tellement énorme.

Olivier Roland : Parce que c’est à la fois Anglais et Français que tu fais.

Martin Latulippe : Exactement.

Olivier Roland : Tu as amélioré ton Anglais légèrement et les gens te comprennent.

Martin Latulippe : Aujourd’hui, 70% de mes conférences sont en Anglais. C’est complètement incroyable.

C’est une grande force pour moi dans le marché d’être capable de le faire autant en Français et en Anglais. Et c’est ça qui m’a mis des opportunités.

Il y a un mois et demi, deux mois, je partageais la scène avec Gary Vaynerchuck. Pour moi, c’est surréel.

Olivier Roland : Gary Vaynerchuck, c’est un entrepreneur américain qui est extrêmement connu, c’est vraiment une star. Il a des millions de followers sur Youtube, Instagram et tout ça.

Il a transformé une petite épicerie de quartier en un empire du vin aux Etats-Unis avec plus de cinquante millions de dollars de chiffre d’affaires par an.

Martin Latulippe : Soixante millions.

Pour moi, c’est surréel.

On était à un congrès ensemble pour tous les concessionnaires automobiles du Canada, les plus grandes marques automobiles, Mercedes, BMW… Il y a Gary Vaynerchuk et moi.

Pour moi, c’est incroyable. C’est un rêve.

Olivier Roland : 150 conférences par an, cela fait presque une tous les deux jours.

Martin Latulippe : Oui. Ça, c’était à l’époque.

Olivier Roland : Tu peux quand même avoir une vie avec ça ? C’était un peu stressant ?

Martin Latulippe : Oui, absolument. C’était mon corps de métier. Avant de faire de l’Internet, c’est tout ce que je faisais. Donc, c’était Ok.

Souvent, on doit aller à des congrès qui a deux conférences par jour : une en Anglais l’avant-midi, une en Français l’après-midi. C’est la même journée que tu prépares, plus une conférence où ça se faisait très bien.

Maintenant que je fais de l’internet, j’ai réduit à environ 65, 70 conférences.

J’ai coupé la moitié, mais j’en fais encore parce que j’adore me retrouver devant le public et avoir cette connexion magique-là. Vivre ce moment-là avec eux, je trouve que c’est superbe.

Olivier Roland : Aujourd’hui, tu as réduit beaucoup les conférences pour devenir infopreneur, mais ce sera pour une autre vidéo.

Mais de toute façon, je voulais qu’on se consacre davantage à ta carrière de conférencier. Ça, c’est très intéressant.

Est-ce que tu as des conseils à donner aux gens qui veulent devenir conférenciers ? Quelqu’un qui se dit : j’aimerais comme Martin me lancer à inspirer les gens, mais j’ai peur.

Ce serait quoi le conseil que tu donnerais ?

Martin Latulippe : Il y a beaucoup de clés dans ce qu’on a parlé.

Un, la peur va faire partie du parcours. Soyez assuré de ça. Rapidement, trouvez-vous des mentors, des coachs.

Si vous n’avez pas accès à un mentor qui est fort en parole en public, modélisez. Regardez maintenant sur Youtube tous les TEDx, tout ce qu’on peut voir.

Essayez de retrouver un peu votre style, mais assurez-vous de parler d’un sujet qui vous passionne.

Souvent, quand les gens sont nerveux de prendre la parole en public, c’est qu’on leur demande un sujet qui est archi platonique. Même à l’école, les gens vont oser parler de tel truc, un sujet prédéterminé. Ça ne nous intéresse pas du tout, on n’a pas de passion.

Assurez-vous de parler de quelque chose qui vous interpelle et qui vous passionne.

Et encore une fois, pas une chose mille fois.

Il faut que vous alliez chercher du volume, il faut étudier les meilleurs.

Soyez un étudiant, il ne donne rien. Vous allez manger des claques sur la gueule ou vous allez manger de la roche. Mais je crois vraiment qu’être capable de communiquer que ce soit en conférence, en vidéo, c’est un moyen de communication énorme dans la nouvelle économie qui peut t’apporter beaucoup de liberté et beaucoup d’abondance.

Donc, peu importe si les gens ne veulent pas faire une carrière en conférence. S’intéresser à améliorer leur parole en public, ça va leur apporter énormément.

Olivier Roland : Merci Martin.

Pour tous ceux qui veulent en savoir plus, il y a ta chaîne Youtube.

Martin Latulippe : Yes. Merci Olivier !

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