Comment Alexandra Villaroel est devenue une entrepreneuse à succès en partant de zéro (199/365)

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A 18 ans, j’ai décidé de quitter l’école pour créer ma première entreprise. Je n’avais qu’une envie : être libre. Après avoir surmonté de nombreux obstacles, j’ai réussi à mettre mon entreprise au service de ma vie, plutôt que d’avoir une vie au service de l’entreprise… Aujourd’hui, je voyage 6 mois par an et j’inspire des milliers d’entrepreneurs et de créateurs à être plus libres et plus heureux.

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Transcription texte (littérale) de la vidéo “Comment Alexandra Villaroel est devenue une entrepreneuse à succès en partant de zéro (199/365)” :

Olivier Roland : Je suis actuellement avec une invitée très spéciale puisque je suis avec Alexandra Villarroel Abrego. Salut Alexandra !

Alexandra a insisté pour que je donne tout son prénom.

Tu es d’origine bolivienne, tu es née à Montréal et tu parles aussi parfaitement anglais.

Tu es une entrepreneuse qui commence à te faire pas mal connaitre dans le monde de la francophonie et aussi dans le monde hispanophone et anglophone puisque tu as une chaîne Alexandra TV qui commence à bien marcher.

Et tu es la seule infopreneuse francophone que je connaisse qui fait des vidéos en trois langues.

Tu fais toutes les vidéos en trois versions : une en Français, une en Anglais, une en Espagnol.

Pour ceux qui ne te connaissent pas, est-ce que tu peux te présenter rapidement ? Qu’est-ce que tu fais ?

Alexandra Villarroel : Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis une femme d’affaires avant tout. Je suis coach de vie, je suis une conférencière internationale et auteur best-seller.

J’ai commencé à l’âge de 19 ans. On va, j’imagine, en parler de tout ça, de mes débuts.

C’est ça que je fais.

Puis comme tu as dit, je le fais dans les trois langues. Donc, c’est beaucoup de travail, oui, mais je trouve que ça en vaut la peine parce que ça commence à grandir de plus en plus. Là, ça grandit non seulement dans la francophonie, mais aussi dans le côté hispanophone, le coté anglophone.

C’est très international et c’est quelque chose que j’aime beaucoup.

Olivier Roland : De quoi tu parles ?

Alexandra Villarroel : Je parle de en ce moment parce que je pense qu’avec les années, on évolue tout le temps.

Quand j’avais commencé, j’avais 19 ans. Je parlais beaucoup de la confiance en soi, l’amour propre pour les jeunes filles. J’en parle encore de nos jours.

Aujourd’hui, je parle beaucoup des deux désirs ultimes de l’être humain. Donc, tout ce qu’on veut dans la vie des êtres humains, femme ou homme : soit plus d’amour ou plus de liberté. L’énergie féminine à l’intérieur de nous tous : désir, avoir plus d’amour, et l’énergie masculine à l’intérieur de nous tous : désir, avoir plus de liberté.

N’importe quel but, n’importe quel objectif qu’on se donne dans notre vie, n’importe quel rêve qu’on a est basé sur ces deux grands désirs qui se trouvent à l’intérieur de nous.

Dans tout ce que j’enseigne, dans tout ce que je fais, c’est de ces deux désirs-là que je parle souvent.

Olivier Roland : Ça s’adresse plus à des femmes ou des hommes ?

Alexandra Villarroel : Plus à des femmes.

C’est très intéressant de voir comment de nos jours, étant donné que nous vivons dans une société patriarcale, femme et homme, on a tous plus le désir de la liberté que de l’amour.

C’est comme si le désir de l’amour est peu à peu en train de disparaitre. Mais pour moi, c’est très important d’enseigner cet équilibre entre les deux.

Puis le petit scoop, c’est que la nouvelle version de mon premier livre « Au-delà de la beauté » que j’avais lancé quand j’étais beaucoup plus jeune va sortir le 14 mars.

Ce livre-là est mon premier livre. Mais mon deuxième livre sur lequel je suis en train de travailler parle surtout de l’énergie de l’amour et comment en tant que femme de cette génération surtout, on a la responsabilité de faire revenir l’énergie de l’amour parce que c’est seulement à travers l’énergie de l’amour qu’on va pouvoir sauver le monde.

Donc, oui, c’est important de vouloir et désirer la liberté, d’avoir de l’énergie masculine à l’intérieur de nous. Par contre, l’énergie de l’amour est en train de peu à peu se perdre. Alors, il faut que nous en tant que femme étant donné que c’est le côté féminin, c’est l’énergie féminine, il faut qu’on fasse revenir cette énergie.

Tout ça est vraiment un scoop parce que je n’ai pas encore parlé de mon deuxième livre qui normalement devrait sortir en 2018, 2019. Ça va être vraiment en rapport avec ça, à l’énergie de l’amour et comment ressusciter cette énergie de l’amour.

Olivier Roland : Oui, parce que finalement, un de tes grands messages, c’est comment faire quand tu es une femme moderne, que tu as de l’ambition et que tu veux réussir ta carrière, tu veux être entrepreneuse pour en même temps ne pas sacrifier ta féminité et cet apport d’énergie féminine dont tu parles justement.

C’est vrai que c’est un challenge pour beaucoup de femmes aujourd’hui, et que les mecs ont un peu moins de problème à gérer à ce niveau-là. C’est évident.

Raconte-nous tes débuts. Tu dis que tu as démarré à 19 ans. C’était quoi ton premier business.

Alexandra Villarroel : C’est ça. Je ne crois pas à la chance, je crois que la chance arrive quand l’opportunité rencontre la préparation. Par contre, je crois vraiment qu’à l’âge de 19 ans, la seule chance que j’ai eue, c’est de découvrir ce que j’aimais vraiment faire dans la vie. Puis, c’était ça.

A l’âge de 18 ans, j’avais décidé de partir de chez ma mère, puis aller habiter à un appartement avec un ami. Quand je regarde en arrière, depuis mon adolescente, j’avais toujours ce désir à l’intérieur de moi, plus la liberté, l’énergie masculine qui voulait être libre dans tous les sens.

A l’’âge de 18 ans, j’habitais dans un appartement ensemble pendant 2 ans avec cet ami-là. Mais à un an, ça fait déjà comme 12 mois qu’on habitait ensemble, je commençais à avoir cette « midlife crisis » mais comme à l’âge de 19 ans.

Ça faisait un an que j’ai travaillé à un emploi que je détestais, mais que je devais travailler à cet emploi-là parce que je devais payer les factures, mon loyer, les meubles, les cartes de crédit, etc. J’étais dans une relation très toxique.

Toutes les fins de semaine, on faisait les mêmes choses au même endroit avec les mêmes personnes. Ça tournait toujours en rond, on n’avait jamais de but. Le seul but, c’était comme d’arriver au vendredi, que ça soit la fin de la semaine. C’est le seul objectif. C’est malheureusement la vie que plusieurs personnes vivent.

Olivier Roland : Pour beaucoup de personnes, oui, on peut le dire.

Alexandra Villarroel : Absolument. Moi, je dirais la majorité des gens dans ce monde le vivent.

A 19 ans, il y a quelque chose qui m’était arrivé. Ça faisait exactement un an qu’on habitait dans cet appartement. Puis, le soir de célébrer le fait que ça faisait un an qu’on habitait là, j’ai fait un rêve.

Dans ce rêve-là, il y avait un homme dans une ruelle qui marchait derrière moi, il me suivait. A chaque fois que je me retournais et que je regardais en arrière, il était de plus en plus près de moi.

Puis à un moment donné, je me suis arrêté, je l’ai regardé, il m’a regardé, puis il m’a dit : « viens avec moi ». Dans mon rêve, j’ai dit : « je ne peux pas, je dois rester. » Puis, il m’a dit : « Mais pourquoi veux-tu rester ? Es-tu heureuse où tu es ? »

Puis là, je me disais : est-ce que je suis heureuse où je suis ?

Et là, je me suis réveillée. J’ai regardé autour de moi dans mon bel appartement que j’avais avec mon ami. À côté de moi, j’avais un jeune homme. J’étais follement en amour avec lui, mais je savais très bien qu’il se foutait de moi.

Dans le salon, j’entendais encore les gens qui faisaient la fête à 6h du matin puisqu’on a fêté une grande célébration. Là, je me suis demandée : est-ce que je suis heureuse où je suis ?

La réponse était non.

Je n’étais pas heureuse où j’étais parce que je n’avais pas de but, je n’avais rien dans ma vie. J’ai cette routine de survivre et non de vivre.

Après ce rêve-là, je m’étais dit : ça va passer, je vais me sentir mieux dans un bout de temps. Je vais sortir la fin de la semaine prochaine, ça va aller bien.

Mais quelques semaines après, j’étais dans le même autobus que je prenais tous les matins à 5h 23 du matin – je me réveillais à 4h du matin – pour arriver au travail à …

Olivier Roland : 5h 23, c’est un peu tôt.

Alexandra Villarroel : C’est un peu tôt. Tous les jours, je me réveillais à 4h du matin pour arriver à ce travail-là à 7h 30 du matin.

Puis, je regardais autour de moi le visage des gens. Je me disais : ça fait déjà un an que je les voyais dans cet autobus tous les matins, ils avaient l’air tout tellement tristes, tellement comme fatigués. Ils avaient tous leurs thermos de café.

Pendant quelques instants, je commençais à me sentir mal pour eux. Je commençais à me dire : ça doit être vraiment triste d’être eux. Je ne voulais pas être à leur place.

Je me suis dit : moi aussi, je suis ici, ça fait un an. Moi aussi, je suis fatigué. J’ai sûrement et probablement la même expression faciale. Moi aussi, j’y suis ici. Et puis pendant quelques instants, je m’étais dit : peut-être que c’est ça la vie.

Peut-être que c’est un jour, tu te réveilles. Tu deviens adulte. Puis, à un moment, tu serais un adulte. Mais la vie, c’est justement le travail de 9 à 5, d’attendre désespérément pour le vendredi, de détester les lundis, d’attendre tes 2 semaines de vacances par année. Ça doit être ça la vie.

Je partage souvent dans mes conférences que c’est quelque chose que plusieurs personnes viennent me voir après. Ils sont en train de pleurer.

Mais à ce moment-là, je me suis souvenue de quand j’avais à peu près 9 ans.

J’ai grandi avec ma mère et mes grands-parents, puis mon père n’a jamais été dans ma vie.

Je me souviens un jour que je jouais dans les choses à ma mère. Je fouillais dans son tiroir et j’avais trouvé une carte d’affaires. Puis, je reconnaissais le nom de mon père. Derrière la carte d’affaires, il y avait un numéro de téléphone avec le nom d’une clinique en haut. J’avais gardé cette carte d’affaires comme le seul souvenir que j’avais de lui.

Un jour, je pense que ma mère avait trouvé la carte. Elle avait commencé à en parler. Elle m’avait raconté que le moment qu’elle est tombée enceinte de moi, elle l’avait dit à mon père. Puis, mon père avait dit : « je ne veux pas d’enfant, alors voici un numéro de téléphone d’une clinique, voici le nom de la clinique et vas te faire avorter. »

Ma mère venait d’arriver au Canada, ça faisait à peu près 2 ans. Elle ne connaissait personne et elle ne parlait pas encore le français ni l’anglais. Elle travaillait comme femme de chambre dans un hôtel. Elle n’avait pas d’argent. Alors, elle s’était dit peut-être que c’est ça la solution, peut-être que c’est ce qu’elle devrait faire.

Elle avait pris le rendez-vous. Si c’est arrivé, je ne serais pas en ce moment ici.

Mais ce qui était arrivé à ce moment-là, c’est que les papiers d’immigration de ma grand-mère se sont fait approuver. Elle était arrivée au Canada comme cette même semaine-là que tout ça se passait.

Elle a appris que ma mère était enceinte, elle a dit : « Si tu te fais avorter, je m’en vais et tu ne me reverras plus jamais ». Elle a dit : « Garde l’enfant, on va s’en occuper ensemble ».

Je suis ici avec vous aujourd’hui.

Je ne sais pas pourquoi cette histoire m’est venue en tête, mais je me suis dit que c’est impossible que je sois ici dans ce monde juste pour ça, pour juste survivre, comme il doit.

Toutes les étoiles de l’univers se sont alignées d’une façon à ce que je sois ici.

Olivier Roland : Tu as eu toute cette réalisation dans le bus ?

Alexandra Villarroel : Oui, dans ce moment-là.

Olivier Roland : Est-ce qu’il y a une lumière qui est venue ? Tu as eu ce rêve comme ça et après…

Alexandra Villarroel : Oui, ce rêve. Et deux semaines après, c’était dans l’autobus.

Olivier Roland : C’est vraiment une réalisation que ce n’est pas pour toi et une décision consciente de ne pas le faire, d’arrêter cette routine-là.

Qu’est-ce que tu as fait ? C’est quoi ta première réaction ?

Alexandra Villarroel : La première réaction, c’est que j’ai sonné la petite cloche dans l’autobus. Je suis descendue de l’autobus.

Olivier Roland : Mais tu es sérieuse ?

Alexandra Villarroel : Je te le jure. J’ai traversé la rue pour prendre l’autobus de retour à la maison. Je n’avais pas eu d’argent pour prendre un taxi ou quelque chose.

Olivier Roland : Là, tu es allée au bureau.

Alexandra Villarroel : J’allais au travail. Mais là, je suis arrivée chez moi. J’ai appelé le travail pour leur dire que j’étais vraiment malade et que je vais rentrer.

La journée d’après, j’ai fait la même chose. Puis là, c’est que je me sentais vraiment littéralement malade. Non seulement que je n’allais pas bien à l’intérieur de moi, mais j’étais fatigué à un point que je pouvais dormir pendant 19h par jour, que j’allais être encore fatiguée.

Alors, j’étais allée au docteur. Puis, le docteur m’a dit que j’étais déprimée, que j’avais une dépression. Là, j’ai eu 6 mois en dehors de ce travail-là. C’était la meilleure des choses comme ça : sans travailler, bien sûr l’employeur m’a payé, etc.

C’était la meilleure chose parce que c’était à ce moment-là que je me suis dit : qu’est-ce que je veux faire avec ma vie ? Qu’est-ce qui va se passer ? J’ai 19 ans, je suis endettée, j’avais presque 20 000 dollars en dette, je n’avais pas de diplôme d’université.

Olivier Roland : Comment ça se fait qu’à 19 ans, tu as 20 000 dollars de dette.

Alexandra Villarroel : Parce qu’on avait aménagé avant 18 ans, on n’avait pas d’argent pour acheter des meubles au comptant, on devait tout mettre ça dans les cartes de crédit.

On avait l’appartement, on devait meubler, on devait avoir un réfrigérateur, on devait avoir un sofa, on devait avoir un lit, ce qu’on allait dormir. En plus, on avait acheté plein de choses qui étaient trop chères que ce qu’on pouvait se permettre.

Donc, j’avais commencé à me questionner : qu’est-ce que je vais faire ? C’est là que « Au-delà de la beauté » a commencé à naitre en anglais en premier quand je l’avais écrit.

Olivier Roland : Dans ce livre, de quoi tu parles ?

Alexandra Villarroel : Au début, quand je l’avais écrit, à mes 19 ans.

Olivier Roland : Tu es vraiment l’air d’une bad girl. Et encore plus, ça fait un peu une James Bond girl.

De quoi tu parles dans ce livre ? Le guide utile de la femme moderne.

Alexandra Villarroel : Exactement. Quand j’ai commencé à l’écrire, parce que moi j’écrivais beaucoup dans mon journal intime. J’aimais toujours ça écrire.

Je m’étais dit : je vais écrire le livre d’une leçon que j’ai apprise jusqu’à 19 ans parce que je pense que tu as toute une leçon. Je sentais qu’il y avait beaucoup de choses qui m’étaient arrivées dans ma vie, que je n’ai jamais de difficulté à apprendre une leçon de la vie.

Je suis quelqu’un qui pense à quelque chose, qui au lieu de ne pas me refaire la même erreur plein de fois, j’ai juste à apprendre la leçon. Je me demande tout le temps : c’est quoi la leçon à apprendre ?

J’écrivais toujours dans mon journal. Je m’étais dit : je vais écrire un livre de leçon et aussi un peu de ma vie.

Et le livre s’est transformé à une guide pour les jeunes femmes, pour les aider à avoir plus confiance en elles, pour les aider à se sentir mieux dans leurs peaux, à sortir des relations toxiques.

C’est drôle parce que j’écrivais ce livre-là. Puis moi, j’étais en train de passer par là. C’est comme si je m’aidais moi-même quand j’écrivais justement le livre.

C’est comme ça que ça avait commencé. Puis, par la suite, je l’ai lancé. C’était en 2009 que c’est arrivé.

Olivier Roland : C’est un livre auto édité. Tu avais payé pour son impression. Comment tu as fait alors pour le vendre, pour te faire connaitre ?

Alexandra Villarroel : Le livre allait sortir dans quelques mois. Puis là, je me disais : qu’est-ce que je vais faire ? J’ai dit : il n’y a personne qui me connait, il n’y a personne qui sait qui je suis.

La première chose qui m’est venu par la tête, c’était que je vais faire une tournée des écoles secondaires. Je vais appeler les écoles une par une.

Olivier Roland : C’est quel âge ça puisqu’on n’utilise pas le même terme en France.

Alexandra Villarroel : Lycée.

Olivier Roland : Donc, c’est 16-18 ans.

Alexandra Villarroel : Non, c’est comme 15-17.

Olivier Roland : Ce n’est plus un collège. C’est un mix entre collège et Lycée 15-17.

Alexandra Villarroel : Puis, je me souviens que pendant ce temps-là, j’étais déjà retournée à ce travail-là.

Je travaille à temps plein. Alors, durant mes pauses de 15 minutes et durant mes lunchs, j’allais dans la cafétéria, puis j’appelais les écoles secondaires une par une pour leur proposer ma conférence. C’était gratuit.

J’avais commencé à faire la tournée des écoles secondaires, on ne me payait pas. Très souvent, les écoles étaient très loin. Donc, j’allais en autobus. Ça me prenait 2 heures pour aller, 2 heures pour me revenir. Pendant ce temps-là, j’avais changé mon horaire. Je travaillais de 3 heures à minuit pour pouvoir durant la journée aller aux écoles secondaires. C’était beaucoup de travail à faire.

Olivier Roland : Comment ça s’est passé pour ta première école ? Tu t’es pointé et tu as fait : je viens d’écrire un super bouquin qui n’est même pas encore publié, est-ce que je peux en parler ?

Alexandra Villarroel : Non, il est déjà publié.

La première école secondaire que j’avais faite, c’est en novembre 2010. C’était l’école John Rennie qui est proche d’ici. J’avais appelé.

Olivier Roland : Tu avais 19 ans, tu venais juste de quitter une école comme ça.

Alexandra Villarroel : Oui, exactement. Mais je ne disais jamais mon âge puisque si on dit ça, ils allaient faire : « qu’est-ce que tu allais enseigner aux jeunes de 17 ans qui est deux ans de moins que toi ? »

Puis, j’ai toujours un souvenir. Quand j’étais allée, j’étais extrêmement nerveuse. Faire des conférences, c’est une super chose.

Olivier Roland : Et comment tu as convaincu ta première école ? C’est ce qui m’intéresse parce que je trouve ça vraiment facile. Déjà, tu as pris rendez-vous avec eux, tu t’es pointé.

Alexandra Villarroel : Non, j’ai appelé en premier. Puis, je leur disais : « Bonjour, je m’appelle Alexandra Villarroel et je suis coach de vie. J’avais déjà ma certification en octobre 2010. » Je venais de l’avoir.

« Je suis coach de vie certifiée, j’écris un livre qui s’appelle « Au-delà de la beauté » qui est pour aider les jeunes filles à avoir confiance en elles, à se sentir mieux dans leurs peaux, à s’aimer elles-mêmes. »

J’avais écrit un genre de outline de la conférence, de quoi ça allait parler, des points importants. Est-ce qu’il y a une adresse courriel où je peux vous envoyer justement le outline comme le résumé de cette conférence ? »

La grande majorité disait non. Puis ensuite, il y en avait peut-être un ou deux qui ont dit oui.

J’ai envoyé ça. Puis plus je faisais les conférences, plus on me disait oui puisque les gens disaient : « est-ce que tu avais déjà fait quelque part ? » « Oui, j’ai déjà fait là et là et là. »

J’avais des lettres qui disaient : c’est quoi les résultats, que c’était bien, etc.

La première école, c’est John Rennie. C’était une madame très gentille qui était l’intervenante pour les jeunes.

À chaque fois, quand je tombais sur des personnes qui avaient les biens des jeunes vraiment à cœur, qui veulent vraiment aider, qui sont vraiment là pour qu’on voit les jeunes se faire aider puisque malheureusement, dans le système éducatif, ce n’est pas tout le monde qui est comme ça.

Mais quand il y avait des personnes comme ça, quand je trouvais que c’était de personnes comme ça, c’était très souvent des oui. Cette madame-là, j’avais même fait un programme. Dans son école, j’allais tous les jeudis midi. C’est comme ça que ça avait commencé.

Olivier Roland : Tu fais cela gratuitement. C’est juste pour te faire connaitre.

Alexandra Villarroel : Juste pour me faire connaitre jusqu’en 2012 où la première école, le directeur étant un homme extraordinaire et très jeune, les choses étaient un peu différentes parce qu’il comprenait le débat en personnel, il aimait tout ça. Il m’a proposé mon premier contrat pour une école secondaire auquel j’allais justement une fois par semaine enseigner un cours aux jeunes filles sur la confiance en soi.

Olivier Roland : Juste pour les jeunes filles ?

Alexandra Villarroel : Oui, juste pour les jeunes filles.

Olivier Roland : Et tu étais payé pour ça ?

Alexandra Villarroel : Oui, j’ai été payé pour ça.

Olivier Roland : Tu commençais à avoir un petit revenu.

Alexandra Villarroel : Exactement. J’avais déjà commencé à travers en vendant mes livres évidemment, le coaching. Donc, j’avais des clients de coaching. Puis aussi, j’avais commencé puisque j’avais déjà lancé mon premier programme en ligne qui s’appelait « Tu détiens le pouvoir ». C’est comme ça que ça avait commencé.

Olivier Roland : C’était une première formation en ligne. Et ça, tu avais essayé à la vendre ?

Alexandra Villarroel : Je ne sais même pas comment parce que je ne connaissais pas les stratégies marketing qu’on connait tous aujourd’hui et qu’on utilise aujourd’hui. Pendant ce temps-là, j’avais lancé ce programme, j’avais fait une vidéo sur YouTube en disant : « j’ai créé un programme, voici le lien, allez dessus, vous pouvez l’acheter ». Puis, j’en avais vendu.

Olivier Roland : Ça a marché. Donc, tu avais déjà commencé à te bâtir une petite communauté, une petite présence sur le web.

Alexandra Villarroel : Ça aussi. Ta question justement comment j’ai fait pour me connaitre, c’est la tournée. Puis, j’ai commencé à faire des vidéos sur YouTube.

Le pouvoir des vidéos sur YouTube, c’est extraordinaire. C’était comme ça que tout a commencé.

Olivier Roland : Donc, en 2010. Et à partir de là ?

Alexandra Villarroel : A partir de là, la communauté a commencé à grandir. J’ai commencé à comprendre le marketing en ligne.

Jusqu’en fin 2012, je n’avais pas de liste de courriel parce que je ne savais même pas c’est quoi, je ne savais pas à quoi ça servait. Je n’avais aucune idée.

Je ne savais même pas que ça existait le marketing en ligne, toutes ces affaires-là, je n’avais aucune idée.

C’est par la suite que j’ai commencé à comprendre. C’est là que j’ai commencé à comprendre, comment ça se fait, comment on fait une série de vidéo pour lancer un programme, etc. C’est là que les choses ont pu se passer.

Olivier Roland : À partir de quand tu as pu vivre de cette activité ?

Alexandra Villarroel : À partir de 2013.

Olivier Roland : Donc, ça t’a pris 3 ans quand même. Et pendant ce temps-là, comment tu as fait pour vivre ?

Alexandra Villarroel : Je travaillais. En 2011, le travail que j’avais m’a renvoyé puisque je n’y allais pas souvent quand une école m’appelait pour faire une conférence.

Olivier Roland : C’était quoi ?

Alexandra Villarroel : Ça s’appelait Bell. C’est une compagnie de téléphone, internet, etc. Je répondais aux appels, j’aidais les gens à connecter leurs câbles. C’est très drôle parce que quand il y a des personnes âgées qui t’appellent, ce n’est jamais…

Olivier Roland : Oui, c’est clair.

Alexandra Villarroel : C’est pendant à peu près 2 ans et quelques que j’avais travaillé là. Puis là, ils m’ont renvoyé parce que je n’y allais pas assez souvent parce que je manquais toujours à cause que j’allais à des conférences, à cause qu’il faut que j’aille là, etc.

Par la suite, j’avais cru que j’allais pouvoir survivre, cela a duré trois mois. Je pense que j’allais trouver un autre emploi. J’avais trouvé un emploi à temps partiel à une boutique. Et par la suite, quelques mois après, j’avais trouvé un autre emploi qui était à temps partiel aussi puisque je pouvais travailler de chez moi à une concessionnaire de voitures. C’était pour répondre à des emails, des choses comme ça. Puis là, c’est en 2013 que j’ai pu finalement vivre de ça.

Puis ça a beaucoup progressé. J’ai réinvesti dans l’entreprise. Donc, j’essayais de prendre le minimum possible pour moi, puis le restant allait comme dans ma business.

Tout ce que je faisais de la business dans ce temps-là, ça allait tout dans la business. Je n’en prenais pas pour moi. C’est juste pour réinvestir, pour faire grandir les choses, pour prendre les bons programmes, les choses comme ça. Tout ça.

Olivier Roland : Du coup, tu as pu rembourser les 20 000 dollars de dette ?

Alexandra Villarroel : Oui.

Olivier Roland : Tu n’as plus de dette, ça va.

Alexandra Villarroel : Plus de dette, zéro. Ça me rend très heureuse. Même que les cartes de crédit, je n’en utilise vraiment pas puisque je suis une grande croyante comme ça, mais on en avait parlé à Paris que c’est bon pour les problèmes de voyage, etc.

Olivier Roland : Oui. Ça, c’est encore un autre sujet.

Est-ce qu’il y a eu un moment pendant ces 3 ans où tu ne gagnais pas assez pour vivre de ça, où tu étais un peu découragé, où tu t’es dit : est-ce que ça vaut le coup, est-ce que je ne ferais pas mieux de faire la fête comme tout le monde ? Parce que j’imagine que tu as du faire quand même des sacrifices par rapport à ça.

Alexandra Villarroel : Quand j’ai commencé à écrire le livre, j’habitais toujours dans l’appartement avec mon ami. Puis, j’avais décidé de ne plus sortir les fins de semaine.

Je me disais que si à toutes les fins de semaine avant, ça fait depuis déjà depuis deux ans presque que je sortais puis je restais éveillée jusqu’à 4 heures de matin, je vais rester éveillée jusqu’à 4h du matin à écrire mon livre.

Je me souviens qu’à tous les vendredis soir et samedis soir, j’entendais mes amis revenir. Je l’entendais de ma chambre à coucher, j’avais la porte fermée. Je l’entendais rentrer, je l’entendais rire, il parle de la soirée, comment c’est amusant, tous les gars qui étaient arrivés.

Il y avait beaucoup de fois que je me disais que je suis en train de perdre les plus belles années de ma vie, est-ce que je vais regretter un jour ?

C’est pire durant l’été. Je me souviens l’été. Tout le monde allait dans les piscines, à la plage, les barbecues. Puis, j’étais soit chez moi en train de travailler afin de grandir mon entreprise ou dans un café. Surtout aussi, si tu n’as pas d’argent le soir pour sortir, ça n’aide pas non plus.

Donc, pendant très longtemps, je me questionnais : est-ce que je vais regretter ça ? Le début de tes 20 ans, tu dois faire la fête. Je me disais : c’est quoi ? Non, ça va valoir la peine un jour. Je sais que je ne vais pas regretter tout ça.

Mais il y avait beaucoup de fois que j’étais chez moi, ce temps-là quand j’avais encore le travail à Bell, puis cela faisait deux ans que j’habitais en appartement avec un ami. À la fin de notre bail, c’est soit j’allais aller me louer un appartement pour habiter seul ou soit acheter quelque chose. Puis, j’avais trouvé cet endroit ici avec le même prix que le loyer.

Puis quand j’avais aménagé ici, il n’y avait pas beaucoup de meuble quand j’étais arrivé. J’étais toujours seule dans cet endroit. Cette année, je vais déménager d’ici. Ça me brise le cœur. Il y avait beaucoup de moments de…

Dans ma chambre à coucher là-bas, il y a une croix juste en haut où je pouvais pleurer parce que je mettais plein de fois à genoux par terre pour pleurer devant la croix. Je priais à Dieu : est-ce que ça va marcher ou est-ce que je suis juste folle parce que quand on commence, on a souvent cet esprit, les gens ne comprennent pas. Ce n’est pas quelque chose de normal.

Ma famille me faisait des interventions entre mes sessions pour me dire : Alexandra, tu devrais trouver un travail stable, tu devrais retourner à l’école.

Olivier Roland : Ça, c’est normal.

Alexandra Villarroel : Oui, c’est ça. Je me disais : peut-être que c’est moi qui suis folle. Mais en même temps, il y avait cette voix, ce quelque chose, ce genre d’intuition qui était dans moi qui disait : non, ça va marcher, je vais continuer.

Olivier Roland : Tu n’avais pas d’ami entrepreneur ?

Alexandra Villarroel : Zéro.

Olivier Roland : Puisque quand on s’est rencontré il n’y a pas si longtemps, c’était il y a plus d’un an à Montréal. Et c’était la première fois que tu as rencontré des acteurs de l’industrie alors que ça faisait déjà 5 ans que tu étais dedans.

Alexandra Villarroel : J’étais très, très seule pendant très longtemps.

Olivier Roland : Qu’est-ce qui s’était passé exactement ? Tu n’as pas suivi des gens sur YouTube ?

Alexandra Villarroel : Non, j’ai suivi beaucoup de personnes dans le monde anglophone. Je connaissais, mais je ne savais même pas qu’il y avait tout ce monde francophone. Je vous ai tous rencontré puisque Martin Latulippe m’avait envoyé un message sur mon site internet. Quand j’ai lu son nom, je n’avais aucune idée, je me dis : c’est qui ?

Après, j’étais allée voir son site internet, sa page Facebook. Je dis : ah ! Ok. Comme il fait comme ce que je fais, on va se rencontrer, on va prendre le café ensemble. Mais je n’avais aucune idée que ce monde-là existait.

Encore une fois, je ne connaissais pas le marketing en ligne. Je ne connaissais pas tout ça. Je n’avais aucune idée de tout ça.

Mais aussi, je me dis : when you do your best, (0 :24 :09).

Je vous avais envoyé des messages en 2012 quand je suis en train de commencer, vous auriez apparemment fait comme… on va se voir éventuellement.

Olivier Roland : Tu aurais pu venir aux évènements, c’est ça surtout parce que ce que tu as vécu, c’est quelque chose d’assez fréquent. C’est difficile de te connecter avec les gros acteurs, mais tu peux te connecter avec des gens qui sont à ton niveau.

C’est intéressant que tu n’aies pas eu ce réflexe. Tu suivais le monde anglo-saxon et pas le monde francophone. Du coup, ça a dû être plus difficile pour toi de garder la motivation.

Qu’est-ce qui fait d’après toi que tu as tenu comme ça alors que tu étais en train de pleurer à genoux ?

Alexandra Villarroel : C’était juste de croire, d’avoir ce genre de foi.

Olivier Roland : Tu pensais vraiment que c’était ça ou tu ne pouvais pas vraiment vivre ce que tu voulais ? Tu avais une sorte de feu sacré ?

Alexandra Villarroel : À un moment donné, je me souviens, j’avais fait de la décision : c’est ça ou rien.

Quand ma mère essayait de me faire des interventions, je dis : « Maman, ce n’est pas le travail que je veux faire, ce n’est pas juste comme quelque chose que j’essaie de faire, c’est ma vie. »

Je sais que je suis venue dans ce monde pour faire ça. Donc, je ne dois pas arrêter. C’est ma vie. Laisser tomber, ce n’est même pas un choix, ce n’est même pas une option. Puis, je suis tellement contente de ne pas laisser tomber parce que sinon, ça ne serait pas cool.

Olivier Roland : C’est intéressant parce que ça rejoint aussi à ma propre expérience. Quand j’ai créé ma première boite à 19 ans, j’avais vraiment le feu sacré. Je ne pouvais pas avoir une autre manière de faire ça.

Ça me remplissait tellement que j’étais prêt à faire ce qu’il fallait pour réussir.

En tout cas, bravo. Là aujourd’hui, tu as un business qui marche bien. Ta chaîne YouTube, on avait fait un… on parle du parie ou pas ?

Alexandra Villarroel : On peut en parler.

Olivier Roland : Quand on s’est rencontré en octobre 2015 à Montréal, on était tous les deux à 30 000 abonnés à peu près. On a fait un pari sur celui qui atteindrait les 100 000 abonnés. Désolé.

Alexandra Villarroel : Oui, il a gagné.

Olivier Roland : Mais tu as quand même une chaîne qui marche bien puisque tu t’es approché de 60 000 abonnées, c’est ça ?

Alexandra Villarroel : J’ai déjà 61 000.

Olivier Roland : Yes.

Alexandra Villarroel : Je vais bientôt arriver à te dépasser.

Olivier Roland : Tu fais une chaîne en trois langues.

Moi personnellement, je pense que c’est une erreur stratégie – on en a déjà parlé – d’avoir les trois langues sur la même chaîne. Toi, tu n’étais pas d’accord, c’est intéressant. En tout cas aujourd’hui, peut-être que les gens se demandent… Ton impact est plus important dans quel monde ? Francophone, anglophone ou Hispanophone ?

Alexandra Villarroel : Francophone, puis hispanophone, c’est la même chose. En termes d’impact des gens que je rejoins, c’est la même chose.

Olivier Roland : Puis, tu es aussi invité dans des évènements. Tu es parfaitement trilingue, on peut le dire quand même. Tout à l’heure, tu parles à ta maman en espagnol, c’était impressionnant.

Tu es tellement bonne en anglais que tu as écrit ce livre d’abord en anglais et que tu as fait traduire.

Alexandra Villarroel : Mais comme je disais, l’anglais, c’est une langue plus facile à écrire.

Olivier Roland : Et pourquoi en anglophone, ça marche moins bien ?

Alexandra Villarroel : Je pense c’est parce qu’il y a beaucoup de compétitions côté anglophone. C’est juste le fait que quand tu mets une vidéo qui s’appelle « How to become fine » en Anglais, elle se voyait comme à la 100ème page parce qu’il y a déjà tellement de gens qui ont fait cette vidéo-là, qui en faisaient depuis 2007.

Par contre quand j’ai commencé à faire des vidéos en espagnol puis en français, quand je faisais « How to become », je suis arrivée à la première page parce qu’il n’y avait pas encore du monde.

Là, ça commence à en avoir de plus en plus, mais c’est juste une question de ça et que c’est déjà très saturé. Mais j’ai quand même un public en anglais, c’est ce qui me rend très heureuse.

Puis mon but, c’est de continuer à faire grandir surtout le public en anglais parce que je sens que comme en français puis en espagnol, ça va se faire bien si je mets beaucoup d’efforts sur le côté anglophone.

Olivier Roland : Intéressant, je suis curieux de voir ce que ça va donner dans les prochaines années.

Alexandra Villarroel : Moi aussi, je suis très curieuse.

Olivier Roland : Ce que j’aimerais savoir aussi, c’est creuser un peu plus dans tes habitudes et ce que tu fais régulièrement. Est-ce que tu as un rituel pour commencer ta journée ?

Alexandra Villarroel : La première chose que je fais le matin, c’est donner des bisous à Coco Chanel. On se réveille.

Olivier Roland : Tu donnes des bisous qui sont ma foi très sympathiques, il faut le dire.

Alexandra Villarroel : Je me réveillais le matin, je fais ça. Après ça, je lis « A course in miracles », un cours en miracles. Si je lis ça, c’est un livre très spirituel.

Olivier Roland : C’est ce que tu lis en ce moment ?

Alexandra Villarroel : Non, c’est un livre que tu lis constamment. C’est un peu comme ça, c’est la bible, mais c’est comme « A course in miracles ».

Olivier Roland : Donc, tu te lèves, tu fais un bisou à Coco. Et tout de suite, tu te mets à lire un passage de ce bouquin ? Parce que c’est inspirant, c’est ça ?

Alexandra Villarroel : C’est inspirant, mais ça t’enseigne beaucoup sur le laisser-aller de l’égo, puis le retour vers l’amour qui est comme l’énergie qui va sauver le monde. C’est vraiment ça.

Par la suite, je me lève et je fais un peu d’exercice.

Olivier Roland : C’est-à-dire qu’est-ce que tu fais ?

Alexandra Villarroel : J’ai mon tapis de Yoga, puis là, je fais des squats.

Olivier Roland : Tu fais des squats, tu as de super cuisse.

Alexandra Villarroel : Non, j’essaie d’avoir de super cuisse. C’est pour ça que je fais des squats.

Tous les matins, je fais ça. Par la suite, je vais à la cuisine. C’est comme un genre de poudre verte, que tu mets juste un scoop dans de l’eau, puis tu as déjà huit portions de fruits et de légumes.

C’est bien de manger aussi des fruits et des légumes. Il faut bien évidemment, mais c’est comme une bonne alternative surtout quand tu es pressé ou tu as des choses à faire.

Ensuite, je fais un petit-déjeuner comme n’importe quoi. Je mange beaucoup le matin. Je fais du café, c’est important pour moi le matin.

Puis par la suite, ma journée va commencer. Ce n’est pas une grande routine évidemment. Au Canada, au Québec, on adore les grandes marches dehors. Je le fais durant l’été, surtout ma mère habite proche de chez moi. Donc, tout cet été, on se rejoignait tous les matins à 7h du matin dehors. Puis, on allait prendre des marches, ce qui est bien, ce que j’aime beaucoup faire.

Olivier Roland : L’hiver, quand il fait -20, tu fais un petit peu moins de promenade.

Alexandra Villarroel : Un peu moins. Coco Chanel n’aime pas vraiment ça aussi.

Olivier Roland : Tu démarres à peu près tout le temps comme ça, y compris le week-end. Tu travailles le week-end ou pas ?

Alexandra Villarroel : Je travaille quand je veux travailler ou quand parfois s’il y a des lancements ou des choses comme ça que tu dois vraiment beaucoup plus travailler. Mais ça dépend des journées.

Olivier Roland : Tu sais combien d’heures tu travailles par semaine à peu près, en moyenne ?

Alexandra Villarroel : Parce que je sens que je ne suis jamais pas en train de travailler, comme je sens que mon cerveau est toujours en train de travailler sur quelque chose.

Olivier Roland : D’accord, mais quand est-ce que tu travailles activement d’une manière consciente ?

Alexandra Villarroel : Je dirais comme à peu près 70 heures par semaine.

Olivier Roland : 70h par semaine, c’est énorme. Et ça te va comme rythme ?

Mais tu sais bien faire la fête aussi. On était à Las Vegas, il y a deux semaines là, c’était sympa.

Alexandra Villarroel : J’ai toujours su bien faire la fête. Quand je fais la fête, je fais la fête.

Olivier Roland : Ton leitmotiv, c’est un peu work hard, play hard.

Alexandra Villarroel : Oui, définitivement.

Olivier Roland : 70h quand même, tu travailles aussi tous les week-ends et tout ça.

Alexandra Villarroel : Le week-end prochain par exemple, les choses que j’aime beaucoup faire, c’est aller dans un café ici proche de chez moi. C’est une librairie, c’est Chapters. Puis, il y a un star box en haut. J’aime beaucoup passer toute une journée là. Quand j’arrive à 10h du matin, je m’en vais à 9h du soir quand il ferme.

J’étais là toute la journée avec café, les sucreries et tout ça. Il y a un restaurant de sushi en bas. Je prends mon sushi pour le midi, puis le souper. Puis, je reste la journée là à travailler.

J’aime beaucoup faire ça. Parfois je peux être très extrême dans quelque chose qui n’est pas bien parce que parfois j’oublie de manger.

C’est très bien, mais j’ai fait une vidéo sur ça, ça ne faisait pas longtemps sur « Comment avoir une vie équilibrée ». Je disais dans ma vidéo que, oui, ça va être possible d’avoir de l’équilibre dans sa vie. Mais parfois, si tu veux atteindre un grand niveau de génie si on peut dire, l’équilibre n’existe pas.

Si on pense à des gens comme Albert Einstein, Picasso, etc. parce que ce sont des gens qui ont de l’équilibre dans leurs vies. Non, c’était comme des fous, c’était comme des personnes qui travaillaient sans cesse.

Tu ne devrais pas faire ça tout le temps parce que tu ne veux pas mourir tôt dans ta vie parce que tu as trop usé ton corps. Mais parfois, je peux être vraiment comme ça.

Je peux être ici à 4 heures du matin en mode folle scientifique avec mon tableau en train d’écrire.

Olivier Roland : J’aimerais bien voir ça.

Alexandra Villarroel : C’est très drôle à voir, je vais filmer un de ces jours.

Olivier Roland : C’est intéressant, oui. Je pense qu’il y a un côté intéressant, créatif.

Alexandra Villarroel : Créatif, c’est vraiment le bon mot que tu as choisi. Je pense que c’est nécessaire parfois.

Je parlais de ça avec François quand on était à Las Vegas. Il me disant qu’il était aussi comme ça. Il y a des jours que c’est très extrême, que tu oublies de manger, oublies de dormir.

Cela rentre dans ce côté-là très extrême, mais c’est là que les idées de génies créatives arrivent. C’est dans des moments à 3h du matin quand tu as fait comme 5 tasses de café que tu bois, puis comme tu n’as pas dormi et c’est comme si tout à coup, on n’encourage pas, qu’on commence par faire ça. Puis après, on tombait malade.

Olivier Roland : Ne fais pas ça chez vous.

Alexandra Villarroel : Ne fais pas ça à la maison, mais je pense que c’est parfois là que ça vient.

Je sais que dans les meilleures créations que j’ai faites, les meilleures choses que ce soit dans les programmes, que ce soit dans mon livre, etc., ça a été justement à 3 heures du matin quand ça faisait quelques tasses de café que j’avais bu, que j’étais seule ici, que c’est un moment : comment j’ai fait pour penser à ça.

Olivier Roland : Oui, c’est intéressant. Mais ce n’est pas trop comme ça que je suis créatif.

En fait, c’est quand je suis en voyage. J’adore voyager, je voyage 6 mois par an. C’est quand je suis plutôt détendu, que je n’ai pas des choses à faire, quand je suis dans un paysage inspirant, je trouve vraiment ça… on n’a pas la même méthode.

Alexandra Villarroel : C’est bien ta méthode, je pense qu’elle beaucoup plus saine que la mienne.

Olivier Roland : Quand j’ai trop de trucs à faire, au contraire, j’ai ma todo list et je suis plus en exécution. C’est quand j’ai du temps pour penser que…

C’est intéressant. Peut-être que ça fonctionnerait pour toi aussi. Est-ce que tu as déjà testé de faire ça ?

Alexandra Villarroel : Il faudrait que j’essaie.

Olivier Roland : Tu voyages un peu ?

Alexandra Villarroel : Oui. L’année dernière, j’ai quand même beaucoup voyagé. Cette année, je pense faire quelques voyages ici et là. Je pense à Doubaï. Est-ce que t’es allé à Doubaï ?

Olivier Roland : Non.

Alexandra Villarroel : Je vais y aller cette année.

Olivier Roland : Quel est l’outil que tu apprécies le plus, que tu utilises vraiment d’une manière habituelle dans ton business, dans ta vie ? Il y a quelque chose ou un truc qui tu apprécies ? Ça peut être un outil physique, ça peut-être un logiciel.

Alexandra Villarroel : Bonne question.

L’outil que j’utilise depuis très longtemps qui m’a toujours aidé et que j’apprécie toujours énormément, c’est les agendas. C’est pour ça que je lance ma ligne d’agendas, les créations.

Olivier Roland : Tu as un agenda papier ? Tu y mets tes rendez-vous ?

Alexandra Villarroel : C’est mon outil préféré. Je ne peux pas vivre sans un agenda. J’ai vraiment besoin de ça. Mais surtout un agenda non seulement pour mettre les rendez-vous, mais aussi pour planifier tes projets, les choses que tu as à faire, etc. parce que c’est justement une des choses que j’utilise constamment qui m’aide à rester…

Étant donné que je peux être très créative, que j’ai toujours des nouvelles idées, comme je disais que je travaille tout le temps, mon cerveau est toujours en train de fonctionner, j’ai besoin de mettre de l’ordre à ces idées-là. Donc, j’ai besoin des outils comme ça qui sont en papier, qui sont utilisés pour pouvoir organiser le tout.

Olivier Roland : C’est simple et efficace.

Je pense qu’on a eu un bon aperçu de déjà comment tu en es arrivé là où tu en es, ton esprit entrepreneuse. C’est très intéressant au final parce que tu as démarré très jeune.

Il y a quand même certains qui pourraient questionner ta pertinence étant donné que tu as démarré si jeune et qu’au final, tu réussis en expliquant aux autres comment réussir. Comment tu réponds à ça ?

Alexandra Villarroel : Surtout pendant longtemps, je n’ai jamais dit mon âge, c’est juste maintenant que je dis mon âge.

Olivier Roland : Tu as quel âge ?

Alexandra Villarroel : 27. Mais quand j’avais commencé, je ne disais jamais mon âge.

Mes premières cartes d’affaires, j’avais ma photo dessus. On a fait de séance de photo. Puis, j’avais demandé à ma conceptrice de ces cartes de me faire paraitre le plus âgé possible, le plus mature possible sur la photo parce que je ne voulais pas que les gens sachent que j’étais si jeune.

Mais il y a eu plein de fois qu’on me l’a dit.

Dans les écoles quand j’appelais, ils me disaient : vous avez quel âge ?

Je ne peux pas mentir non plus. Je disais 19 ou 20.

Puis, ils disaient : vous ne pensez pas que vous êtes trop jeune pour venir enseigner des choses, pour être coach de vie, etc.

A chaque fois, ça me faisait que je me questionne moi-même. Je me disais peut-être qu’ils ont raison, peut-être que c’est con.

Quand j’avais lancé mon site internet, un des premiers messages que j’avais reçu à travers mon site internet, c’était anonyme mais c’était quelqu’un qui m’avait écrit : « you are only 19 years old ».

Olivier Roland : Bienvenue au club, bienvenue à notre monde. Ça arrive à tout le monde.

Alexandra Villarroel : Mais à mes 19 ans, c’est comme…

Olivier Roland : Oui, ça fait un peu mal.

Alexandra Villarroel : Les premiers, ça fait toujours quelque chose.

Pendant longtemps, je m’étais questionnais. Aujourd’hui, je suis très confiante dans qui je suis, dans qu’est-ce que je fais, dans qu’est-ce que je sais, dans qu’est-ce que je peux apporter.

Aujourd’hui, je n’ai vraiment aucun problème même si oui, j’ai 27 ans. Je sais que je suis encore jeune, mais je sais que j’aime beaucoup apporter.

J’ai une clientèle maintenant de vraiment à tout âge, surtout des clients qui prennent l’école de la liberté qui est un programme aussi de coaching.

Je fais encore de coaching, mais pas autant qu’avant. Ce sont des femmes qui ont plus de 35 ans ou 40 qui savent j’ai quel âge et qui n’ont pas de problème avec ça parce qu’elles comprennent ce que je peux apporter.

Il faut savoir que j’ai passé depuis mes 19 ans juste à étudier. J’ai lu tellement de livres, j’ai suivi certains programmes, j’allais à beaucoup de conférences, beaucoup de séminaires. J’ai dédié les dernières 10 années de ma vie à être un vaisseau à travers lequel je peux enseigner aux gens, à travers lequel je peux apporter des connaissances, à travers lequel je peux aider les gens. Je sens que j’utilise justement ma vie et moi-même pour ça.

Olivier Roland : C’était un coup de boule.

Pour terminer cette interview, est-ce que tu peux partager avec nous un conseil pour quelqu’un qui nous voit parce que les personnes qui sont encore là sont ultra-motivés. Elles se disent : c’est génial et tout ça, moi aussi je vais me lancer, je veux devenir entrepreneur, entrepreneuse. Quel serait le conseil ?

Alexandra Villarroel : Le premier conseil, c’est de vraiment faire quelque chose parce que c’est ta passion.

La pire des choses qu’on peut faire, c’est avec les réseaux sociaux de nos jours, les gens nous voient en train de vivre. Les gens voient ce que d’autres personnes font et ils se disent : ça a l’air cool, je vais faire ça. Mais ils ne le font pas parce que c’est leur passion. Ils le font juste parce qu’ils pensent que c’est facile.

On en parle souvent que tout le monde peut le faire, et c’est vrai que tout le monde peut le faire, c’est absolument vrai. Mais seulement certains pourcentages vont réussir à le faire et ce sont ceux qui sont passionnés.

Donc définitivement, être très passionné, travailler très fort. Puis, persévérer parce qu’à la fin de la journée, ça ne va pas arriver rapidement. Je pense que toutes les grandes choses dans ce monde qui sont créées vont prendre du temps.

Je me souviens que quand j’avais commencé, c’était très difficile pour moi puisque j’étais sûre que j’allais être overnight success.

Dans 12 mois, je vais faire 5 millions, c’est sûr et certain parce que je suis spéciale. Peut-être qu’il y en a certains qui sont arrivés, good for you, mais c’est vrai souvent pour créer de grandes choses.

Olivier Roland : C’est quand même assez rare.

Alexandra Villarroel : C’est ça, c’est très rare. Très souvent, les gens qui font overnight, il y a une histoire derrière. Ils étaient déjà en train de se préparer avant ça, à travers les portes qu’ils sont en train de faire. Tout ce qu’ils ont vécu avant, ils les avaient déjà préparés à avoir ce grand succès qui est arrivé.

Avoir de la passion, travailler fort et persévérer. Ce serait vraiment ça.

Olivier Roland : Ok. Merci Alexandra d’avoir partagé tout cela, de t’être dévoilée.

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