Cette page de vente a sauvé son business (Stan Leloup)

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1:46 : Comment Stan s’est inspirĂ© d’autres chaĂźnes Youtube pour trouver le bon format de ses chaĂźnes Youtube “Marketing Mania” et “Marketing Mania Daily” (et pourquoi Stan est un mĂ©lange entre un youtubeur et infopreneur)
4:35 : Quand Stan a dĂ©marrĂ© sa chaĂźne Youtube et comment il l’a optimisĂ©e au fils du temps
6:23 : Stan donne son point de vue sur le ratio de vues par vidĂ©o et les conseils qu’il propose pour ceux qui ont un problĂšme d’un ratio vue/abonnĂ© qui est mauvais
12:15 : Qu’est-ce que le “copywrinting” et quoi sert-il ?
13:42 : Mais si le copywriting est l’art de vendre avec les mots, que pense Stan de cette Ă©tude qui affirme que seulement 7% des mots comptent dans une conversation ?
18:15 : Comment devenir un meilleur copywriter et apprendre Ă  persuader les gens avec des mots
26:07 : La relation entre le copywriting et l’aspect visuel dans les vidĂ©os, et comment se servir de ce dernier pour attirer plus de prospects (toucher leurs Ă©motions)
27:31 : comment Stan a dĂ©couvert le copywriting et comment il l’a implantĂ© dans son business pour augmenter ses ventes et dĂ©velopper son audience.
29:38 : Comment Stan a appris le copywriying
33:34 : Comment s’inspirer des idĂ©es des autres copywriters sans copier
38:30 : Stan raconte comment une page de vente a sauvé son business de séduction
46:39 : J’ouvre une petite parenthĂšse sur l’interview qu’a rĂ©alisĂ© Stan avec le coach en sexe, acteur et producteur porno “Jean-Marie Corda”
48:50 : Je note pourquoi et comment le copywriting est un super pouvoir
50:05 : Stan nous parle de son livre “Votre empire dans un sac-Ă -dos”
51:18 : Il rĂ©pond Ă  la question “Comment tu profites de cette libertĂ© d’avoir un business sur le web?”
54:35 : Stan explique pourquoi il voulait quitter la France
1:01:27 : Stan nous parle du Bangkok, pourquoi il s’est installĂ© au ThaĂŻlande et pourquoi il est si compliquĂ© d’y avoir une entreprise en Ă©tant Ă©tranger
1:10:06 : Il partage les inconvĂ©nients et les avantages de vivre dans un pays si loin de ses origines sur tous les aspects, et des avantages fiscaux de vivre Ă  l’Ă©tranger
1:15:31 : Étant donnĂ© l’expertise de Stan Leloup en copywriting, quel titre donnerait-il Ă  cette interview ? 🙂
1:18:20 : Stan raconte comment il est devenu narrateur de son propre livre et les coulisses de l’enregistrement

– Le livre de Stan “Votre empire dans un sac Ă  dos” sur Amazon : https://olivier-roland.tv/votre-empire-dans-un-sac-a-dos

â–șChaĂźnes Youtube mentionnĂ©es :

– “Marketing Mania” : https://www.youtube.com/channel/UCSmUdD2Dd_v5uqBuRwtEZug
– Marketing Mania Daily : https://www.youtube.com/channel/UCbJP-pDhf7r0tajqXD8Zvpg/videos
– “Nerdwriter1” : https://www.youtube.com/user/Nerdwriter1
– Graham Stephan : https://www.youtube.com/channel/UCV6KDgJskWaEckne5aPA0aQ/videos
– Sam and Niko / Corridor Crew : https://www.youtube.com/channel/UCSpFnDQr88xCZ80N-X7t0nQ

â–ș Venez rejoindre des milliers de Rebelles Intelligents entrepreneurs dans le groupe Telegram https://t.me/rebellesintelligents, pour votre dose quotidienne de conseils et stratĂ©gies pour dĂ©velopper votre entreprise, devenir plus productif et plus serein, et rĂ©aliser ce qui vous tient Ă  coeur.

(Si vous ne connaissez pas Telegram, c’est comme WhatsApp mais en plus sĂ©curisĂ©. Vous pouvez l’installer gratuitement sur votre smartphone ou tablette sur https://telegram.org/ ) 🙂

â–ș Rejoignez des milliers d’entrepreneurs et de rebelles intelligents en vous abonnant Ă  ma chaĂźne : http://bit.ly/abo-OlivierRoland
â–ș Pour aller plus loin :
https://des-livres-pour-changer-de-vie.com/ – une sĂ©lection de livres rares et exigeants pour changer de vie
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https://habitudes-zen.net/ – Vivre une vie zen et heureuse
https://devenez-meilleur.co/ – Le dĂ©veloppement personnel pour les gens intelligents
https://olivier-roland.tv/videos pour ĂȘtre prĂ©venu chaque matin Ă  7H quand une vidĂ©o gĂ©niale est publiĂ©e, pour dĂ©marrer la journĂ©e avec une pĂȘche d’enfer ! 🙂

â–ș Qui suis-je ?

DĂ©couvrez mon histoire en 1 minute 41 : http://bit.ly/MonHistoire
A 18 ans, j’ai dĂ©cidĂ© de quitter l’Ă©cole pour crĂ©er ma premiĂšre entreprise. Je n’avais qu’une envie : ĂȘtre libre. AprĂšs avoir surmontĂ© de nombreux obstacles, j’ai rĂ©ussi Ă  mettre mon entreprise au service de ma vie, plutĂŽt que d’avoir une vie au service de l’entreprise… Aujourd’hui, je voyage 6 mois par an et j’inspire des milliers d’entrepreneurs et de crĂ©ateurs Ă  ĂȘtre plus libres/

NOTE : Pour les liens affiliés de cette vidéo, voir le paragraphe « Affiliation » de : https://olivier-roland.com/mentions-legales/

#RebellesIntelligents #DĂ©veloppementPersonnel

https://youtu.be/Lhx8HFQTRXs

Transcription texte (littĂ©rale) de la vidĂ©o “Cette page de vente a sauvĂ© son business (Stan Leloup)” :

Olivier Roland : Salut Stan, est-ce que ça va ? Tu as la pĂȘche ?

Stan Leloup : Oui, ça va, merci de m’inviter.

Olivier Roland : Je suppose que la plupart d’entre vous connaissent Stan Leloup. Si ce n’est pas le cas, je le prĂ©sente rapidement.

Tu es l’auteur de la chaĂźne qui s’appelle Marketing Mania qui a dĂ©passĂ© les 300 000 abonnĂ©s rĂ©cemment, donc ça cartonne pas mal, avec quasiment 15 millions de vues. D’ailleurs, je parlais de toi rĂ©cemment avec une youtubeuse que j’ai rencontrĂ© ici Ă  DubaĂŻ, une youtubeuse française, et je disais « Stan, c’est le seul Ă  ma connaissance qui a rĂ©ussi Ă  marier les codes des youtubeurs avec le business model des infopreneurs ». On peut en parler. Tu vas me dire si tu es d’accord avec ça ou pas.

Donc, tu es spĂ©cialiste en marketing et tu as rĂ©cemment sorti un livre qui s’appelle

Stan Leloup : Votre empire dans un sac à dos.

Olivier Roland : On a une magnifique affiche juste derriĂšre toi qui a priori a bien dĂ©marrĂ©. J’ai vu qu’il y a dĂ©jĂ  200 commentaires sur Amazon, donc c’est plutĂŽt pas mal avec une trĂšs bonne note.

Stan Leloup : Il est bien parti, mais lĂ  on s’est pris une claque, le Coronavirus, parce qu’il n’y a que Coronavirus, avec le Coronavirus, les librairies sont fermĂ©es et en fait, Amazon, il y a plein de livres qu’ils ne livrent plus parce qu’ils se focalisent – et c’est logique – sur les produits de premiĂšre nĂ©cessitĂ©.

Olivier Roland : Je viens juste d’aller voir justement pour prĂ©parer cette interview et j’ai vu qu’effectivement, c’est impossible de commander ton livre en physique. Il faut l’acheter soit en audio, soit en Kindle.

Alors Stan, dĂ©jĂ  est-ce que tu es d’accord avec ça, sur le fait que tu es une sorte de mariage rĂ©ussi entre un youtubeur et un infopreneur ?

Stan Leloup : Oui, je suis assez d’accord. En fait, moi, ce que j’ai rĂ©alisĂ© quand j’ai commencĂ© sur Youtube, c’est que beaucoup de gens faisaient plus ou moins le mĂȘme type de vidĂ©o sur Youtube dans notre domaine, ce qui est un type de vidĂ©o qui finalement est assez inspirĂ© du tien, c’est-Ă -dire, je suis face Ă  la camĂ©ra et je vous donne des conseils.

Moi, j’avais vu notamment un mec qui s’appelle Antoine BM qui faisait des trucs intĂ©ressants, oĂč il avait trouvĂ© comment marier un format plus traditionnel Youtube de Vlog avec du business en ligne, vente de l’information


Et moi je me suis dit : moi, je ne vais pas faire du Vlog parce que le Vlog, ce n’est pas mon format. Mais est-ce qu’il n’y a pas un autre format ou une autre maniĂšre de faire que je peux trouver dans le Youtube un peu plus gĂ©nĂ©ral, un format qui fonctionne et que je peux importer dans le marketing en me disant « comme ça, j’aurais un truc qui est unique et qui est diffĂ©rent de ce que font les autres » ?

Et Ă  l’époque, j’avais dĂ©couvert une chaĂźne qui s’appelle Nerdwriter, qui est une chaĂźne amĂ©ricaine, qui fait des analyses de pop culture, notamment de films, mais aussi parfois des analyses dans le tableau, et Ă  faire et puis Ă  prendre un film souvent une scĂšne et faire une analyse assez pointue de ce film.

Et je me suis dit : voilĂ  un gars qui fait de l’analyse pointue sur des Ă©lĂ©ments trĂšs prĂ©cis qui donne de la bonne info. Ce n’est pas un mec qui fait de l’humour, il ne fait pas du gaming, donc c’est directement applicable. Il donne des bons conseils, il t’apprend plein de choses, et pourtant, sa chaĂźne vraiment cartonne et fait des centaines de milliers de vues.

A l’époque, moi, j’avais un peu ce prĂ©jugĂ© que Youtube, c’était juste du divertissement. Et en voyant sa chaĂźne, je me suis dit : mais pas du tout, il y a une vraie place sur Youtube pour ce type de contenu. Et je me suis dit : si je combine ce que lui, il propose sur de l’analyse de film et je le faisais, mais Ă  la place, je fais des analyses de pages de vente, de vidĂ©os de vente, ça pourrait ĂȘtre intĂ©ressant.

En fait, mon format, il vient directement du Youtube, un peu plus de Mainstream.

Je vais donner un autre exemple, c’est que rĂ©cemment – et ça, c’est tout nouveau, ce n’est pas encore totalement a portĂ© ses fruits mais c’est un truc que je teste actuellement – je teste des vidĂ©os de rĂ©action.

J’ai vu des chaĂźnes Youtube, pareil, un peu plus Mainstream. Il y en a deux principales qui m’ont inspiré : il y en a une qui s’appelle Corridor Crew. Ce sont des mecs qui rĂ©agissent Ă  des effets spĂ©ciaux parce qu’eux, ils sont experts des effets spĂ©ciaux. Ils rĂ©agissent sous effets spĂ©ciaux en expliquant comment ça a Ă©tĂ© fait. Il t’apprend des choses, mais Ă  la fois, c’est divertissant. Il y en a un autre qui s’appelle Graham Stephan qui rĂ©agit Ă  des vidĂ©os sur comment les gens dĂ©pensent leur argent, pour te parler d’investissement et de finance personnel.

Et je me suis dit, c’est un format qui marie le divertissement avec l’apprentissage. Je me suis dit : je pourrais faire exactement la mĂȘme chose. Un marketeur rĂ©agit Ă  trois petits points.

C’est un format que j’ai commencĂ© Ă  tester. J’ai crĂ©Ă© une deuxiĂšme chaĂźne qui s’appelle « Marketing Mania Daily » sur laquelle j’ai publiĂ© du contenu quotidien surtout qui est issu de mon podcast et oĂč je teste ces formats.

C’est vraiment une dĂ©marche fondamentale de dire : Ok, quels sont les formats qui fonctionnent et comment est-ce que moi, je peux essayer de les importer dans mon domaine ?

Olivier Roland : Ça fonctionne plutĂŽt bien parce que je veux dire que ta chaĂźne, tu as crĂ©Ă© il y a quoi ? 3 ans maintenant. Et elle a complĂštement explosĂ© en un temps record.

Stan Leloup : On va arriver sur la quatriĂšme annĂ©e. Ça fait plus de 3 ans que j’ai commencĂ© Ă  faire des vidĂ©os, je crois en Juillet ou en AoĂ»t 2016 oĂč j’ai commencĂ© vraiment Ă  publier des vidĂ©os rĂ©guliĂšrement.

Au dĂ©part, j’ai testĂ© diffĂ©rents formats, je m’étais inspirĂ© de ce youtubeur-lĂ . Au final, le format sur lequel je suis arrivĂ© aujourd’hui est inspirĂ© lui par certains aspects, par d’autres, pas du tout parce que par exemple, il ne montre jamais sa tĂȘte dans ses vidĂ©os et j’ai dĂ©couvert que pour moi, c’était important de le montrer par exemple.

Je l’ai optimisĂ© au fil du temps, et en gros, ça a pris un peu moins d’un an pour avoir le dĂ©clic et que les chiffres commencent vraiment Ă  monter aux alentours d’Avril 2017, en commençant en Juillet-AoĂ»t de l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente.

Olivier Roland : Tu parlais du fait que la plupart des infopreneurs font ce que je fais, c’est-Ă -dire qu’effectivement, on fait des vidĂ©os qui sont beaucoup moins chiadĂ©es que les tiennes.

J’ai vu une vidĂ©o justement oĂč tu expliquais un peu ton processus, tu peux passer un mois Ă  faire le script, Ă  faire des recherches, Ă  tourner et Ă  monter la vidĂ©o. C’est quand mĂȘme beaucoup de travail, alors que moi typiquement, une vidĂ©o de 10 minutes, ça me demandait 15 minutes de travail en tout et pour tout. Donc, ce n’est clairement pas le mĂȘme process.

Et on voit les rĂ©sultats parce que tu as des vidĂ©os qui ont dĂ©passĂ© le million de vues quand mĂȘme, c’est assez impressionnant, et une vidĂ©o typique, on va dire, qui s’adresse peut-ĂȘtre juste Ă  ton audience, ça va faire au moins 50 000 vues, quelque chose comme ça, ce qui est vraiment dĂ©jĂ  un trĂšs beau score que la plupart des infopreneurs n’arrivent pas.

Souvent quand je rencontre des youtubeurs, une des premiĂšres questions qu’ils me posent, c’est : Olivier, comment ça se fait que tu as aussi peu de vues par rapport Ă  ton nombre d’abonnĂ©s ? Quand on regarde la plupart des infopreneurs, on a tous le mĂȘme problĂšme. Il y a plein de gens qui s’abonnent et au bout d’un moment, ils arrĂȘtent de regarder et ils ne se dĂ©sabonnent pas de la chaĂźne.

Alors, on va surtout parler de copywriting aujourd’hui, c’est lĂ -dessus que je voulais qu’on se focalise. Mais ça m’intĂ©resse quand mĂȘme d’avoir ton point de vue, ton analyse sur ce problĂšme. Qu’est-ce que tu pourrais conseiller Ă  tous les infopreneurs qui ont ce problĂšme d’avoir un ratio vues/abonnĂ©s qui est mauvais ?

Stan Leloup : Je pense qu’à partir du moment oĂč tu publies du contenu quotidien, c’est compliquĂ© de le maintenir. C’est une des raisons pour laquelle moi, j’ai crĂ©Ă© une deuxiĂšme chaĂźne. J’avais cette thĂ©orie que j’avais envie de crĂ©er d’autres vidĂ©os. Comme tu as dit « mes vidĂ©os, elles prennent longtemps Ă  faire », il y a peu de vidĂ©os qui me prennent un mois Ă  faire, mais mes vidĂ©os vont un minimum prendre disons une dizaine d’heures pour ĂȘtre Ă©crites et parfois elles peuvent prendre jusqu’à 25-30 heures de montage dont je ne m’occupe pas personnellement mais c’est quand mĂȘme un problĂšme sur mon Ă©quipe. Ce qui fait que je ne vais pas non plus les faire si souvent, mais comme elles cartonnent, du coup, j’ai ce ratio : je fais peu de vidĂ©os, mais je mets le maximum de poids dessus.

Mais moi, d’un autre cĂŽtĂ©, je n’ai pas forcĂ©ment envie de ne faire que ce type de vidĂ©o, j’ai envie de pouvoir tester d’autre chose, j’ai envie de pouvoir innover et pas complĂštement ĂȘtre enfermĂ© dans ce format, et du coup, j’ai une deuxiĂšme chaĂźne sur laquelle je le fais.

Et je pense que c’est compliquĂ© d’avoir une seule chaĂźne oĂč tu vas publier beaucoup de contenus, avec du contenu qui varie en investissement, qui varie en qualitĂ© parce que les gens ne savent pas Ă  quoi attendre.

Quand les gens cliquent sur une de mes vidĂ©os, ils savent exactement ce qu’il faut attendre. Ils savent que ça va ĂȘtre une vidĂ©o qui est scriptĂ©e mot-Ă -mot, avec un montage qui va vite.

Dans mes vidĂ©os, je parle extrĂȘmement vite, si tu regardes le dĂ©bit que j’ai Ă  la minute, c’est largement supĂ©rieur Ă  ce que je suis capable de faire en improvisation avec toi et il n’y a aucune pause. Ça va trĂšs vite, il y a vraiment une densitĂ©, on travaille sur le rythme et sur le montage.

(Tournage vidéo)

Donc, les gens savent exactement ce qu’ils vont avoir et comme j’en publie assez peu, les gens cliquent dessus et les regardent. Ils vont mĂȘme donner leur chance Ă  des vidĂ©os.

Olivier Roland : C’est scriptĂ©. Tu Ă©cris tout Ă  l’avance, tu as un prompteur.

Stan Leloup : J’ai un prompteur. Tout est Ă©crit, scriptĂ© depuis le dĂ©part.

Olivier Roland : Il n’y a pas d’hĂ©sitation, il n’y a pas de heu.

Stan Leloup : Et tout aprĂšs est coupĂ©. Si je me plante dans une phrase, je peux la refaire 2-3. Il y a des phrases que je dois refaire. C’est assez rare, mais parfois il y a une phrase qui est assez difficile oĂč je bute sur un mot pour une raison X-Y, je suis capable de la refaire 8 fois.

Mais ça, encore une fois, pour beaucoup de youtubeurs qui sont des youtubeurs qui font du coup imprimer et streamer surtout dans mon format d’essais vidĂ©o qui sont Ă©crits Ă  l’avance, c’est assez classique en fait.

Donc ce que je fais, c’est surprenant que dans le contexte des infopreneurs, mais si on regarde dans un contexte plus large du Youtube, il y a beaucoup de grosses chaĂźnes qui scriptent leurs vidĂ©os, qui ont ce type de montage
 Pas toutes, mais il y en a un certain nombre. Du coup, c’est ce que je fais.

Donc la raison de « le ratio de vues par vidĂ©o », au final, ce n’est pas la vraie question. La vraie question, c’est combien de personnes sont actives sur ta chaĂźne et combien de personnes sont là ?

La question : Ok, si tu fais par exemple 5 000 vues par vidéo, est-ce que ça veut dire que tu as 5 000 personnes qui regardent toutes les vidéos ? Ou est-ce que tu as grosso modo 20 000 personnes qui regardent une vidéo sur quatre ?

Et ce serait plus lĂ  oĂč je verrai la question parce que tu publies du contenu au quotidien, tu ne vas pas t’attendre Ă  ce que les gens s’intĂ©ressent Ă  toutes tes vidĂ©os et regardent toutes tes vidĂ©os. Ce qui est important, c’est la taille de l’audience globale que tu as et si tu continues Ă  leur apporter de la valeur.

Parce que mĂȘme moi, si je fais beaucoup de vues par vidĂ©o, il faut aussi savoir qu’au final, les gens ne passent pas tant de temps que ça Ă  me regarder puisque mes vidĂ©os sont aussi infrĂ©quentes.

Si je suis dans la frĂ©quence de publication au maximum et que je publie une vidĂ©o de 15 minutes toutes les deux semaines, les gens vont passer avec moi 30 minutes par mois s’ils regardent toutes mes vidĂ©os. Alors qu’il y a probablement plein de gens qui passent plus que 30 minutes avec toi par mois. C’est pour ça que le calcul est le plus subtil que ça.

AprĂšs, pour plein de raisons stratĂ©giquement, je n’ai pas que Youtube. Pour moi, Youtube, c’est l’objectif d’avoir une grosse audience, de toucher beaucoup de monde et c’est lĂ  oĂč j’ai mon acquisition. Et puis aprĂšs, j’ai d’autres maniĂšres de faire passer du temps avec les gens : j’ai mon podcast, j’ai ma deuxiĂšme chaĂźne, j’ai mes emails
 Tu as donc la stratĂ©gie Ă  plusieurs niveaux.

Je pense qu’il faut afficher Ă  ces paramĂštres-lĂ . Et finalement, ce que tu cherches, ce n’est pas faire des vues sur Youtube et ce n’est pas avoir un gros nombre de vues par vidĂ©o juste pour l’égo, seulement te dire : Ok, en termes de tunnel de vente, oĂč est-ce que j’en suis ? Et pour moi, Youtube, c’est vraiment le haut du tunnel de vente. C’est aussi une des raisons pour laquelle je ne vends pas sur Youtube.

Il y a plein de gens qui font la promotion de leur programme directement sur Youtube. Moi, je ne le fais pas parce que pour moi, Youtube, c’est vraiment le top of the funnel qui est lĂ  pour gĂ©nĂ©rer du prospect et je vais vendre autre part.

Olivier Roland : Oui, je suis entiĂšrement d’accord avec toi. D’ailleurs moi-mĂȘme, je ne vends pas sur Youtube. En fait, j’incite les gens Ă  s’inscrire Ă  ma mailing list pour recevoir le bonus. Comme tu le dis, c’est une entrĂ©e de funnel. Mais tu sais, c’est incroyable, encore aujourd’hui en 2020, ce sont mes blogs qui me ramĂšnent le plus de leads par rapport Ă  Youtube parce que le taux de conversion est largement supĂ©rieur.

Je suis assez d’accord avec toi quand tu dis que finalement, il faut regarder la taille de l’audience mensuelle, en tout cas sur une certaine unitĂ© de temps, mais j’adorerais avoir une fonction dans Youtube qu’il n’y a pas leurs clics. Dans ton autorĂ©pondeur, par exemple, tu peux purger ta liste. J’aimerais avoir un bouton qui permet de supprimer tous les abonnĂ©s qui n’ont pas vu de vidĂ©o depuis 6 mois. Ça permettrait d’avoir un nombre d’abonnĂ©s qui est plus rĂ©aliste.

Comme tu dis, au bout d’un moment, quand tu as 200 000 abonnĂ©s, quand tu fais une vidĂ©o, il y a 5 000 ou 10 000 ou mĂȘme 20 000 qui regardent.

C’est plus une question d’égo qu’autre chose ce nombre d’abonnĂ©s. Moi, je prĂ©fĂšrerais le faire descendre parce qu’il y a quand mĂȘme la perception des gens qui dĂ©barquent sur la chaĂźne et qui ne te connaissent pas et ça peut crĂ©er de la preuve sociale nĂ©gative.

Moi, ça m’a bloquĂ© pendant un moment, ça m’a fait arrĂȘter Youtube pendant quasiment 6 mois. Puis aprĂšs, j’ai dĂ©cidĂ© de prendre sur moi, d’arrĂȘter de me focaliser sur ce genre de chose effectivement et me focaliser sur les gens qui me regardaient rĂ©guliĂšrement.

C’est intĂ©ressant en tout cas ce que tu dis. Effectivement, beaucoup de prĂ©parations, ĂȘtre consistant dans le format et la qualitĂ© du contenu. Et si tu as vraiment envie de publier rĂ©guliĂšrement sans trop te prendre la tĂȘte, ce qui est le cas de la plupart des infopreneurs et c’est mon cas aussi, faire une chaĂźne Ă  part finalement pour ne pas mĂ©langer les gens.

On va se focaliser maintenant sur le copywriting. DĂ©jĂ , pour les gens qui nous regardent et qui n’ont jamais entendu parler de ce mot ou alors vaguement et qui ne savent pas vraiment ce que c’est, est-ce que tu peux donner une dĂ©finition de : qu’est-ce que c’est que le copywriting ?

Stan Leloup : Le copywriting, en français, ils ont un terme qui est Ă©quivalent que moi je n’utilise jamais qui est « rĂ©dacteur-concepteur » ou « concepteur-rĂ©dacteur », une de ces permutations de termes qu’on n’utilise pas trop dans notre domaine des web entrepreneurs.

Le copywriting, c’est Ă©crire pour vendre grosso modo.

Donc moi lĂ -dedans, je vais faire entrer avant tout Ă©videmment les pages de ventes, les sĂ©quences email, les vidĂ©os de vente. Mais par plein d’aspects, je considĂšre que rĂ©diger ta page d’accueil ou mĂȘme rĂ©diger une vidĂ©o, rĂ©diger un appel Ă  l’action, ça revient dans le copywriting. DĂšs que tu veux que les gens prennent une action aprĂšs t’avoir lu, c’est du copywriting.

Olivier Roland : A la base, c’est plutĂŽt dans le texte, mais tu l’appliques aussi j’imagine aux vidĂ©os ou dans ton script par exemple.

Stan Leloup : Oui, comme mes vidĂ©os sont scriptĂ©es, pour moi, c’est quasiment la mĂȘme chose.

Mes vidĂ©os sont scriptĂ©es presque comme une page de vente avec les mĂȘmes structures, avec une accroche, avec un storytelling, avec un appel Ă  l’action Ă  la fin.

Pour moi la diffĂ©rence au final quand je l’écris, la seule diffĂ©rence, c’est qu’à la fin, il faut que la vidĂ©o, je l’enregistre et l’email, je clique juste sur « Envoyer ». Mais fondamentalement, le process est assez similaire.

Olivier Roland : Donc, c’est l’art de persuader avec les mots tout simplement.

Stan Leloup : Oui, exactement.

Olivier Roland : Et qu’est-ce que tu as Ă  rĂ©pondre aux gens qui vont te sortir la fameuse Ă©tude Ă©culĂ©e qu’on voit partout qui dit que les mots ne comptent que pour 7% dans la communication ?

Stan Leloup : Ça, c’est basĂ© sur une incomprĂ©hension totale de ces Ă©tudes et de ce que ça veut dire, c’est-Ă -dire qu’à partir du moment oĂč tu transmets de l’information, les mots comptent pour tout et tu peux transmettre beaucoup de choses avec les mots.

Alors, est-ce que le faire en vidĂ©o
 ? Je fais mes scripts en vidĂ©o, donc c’est un bon exemple. Qu’est-ce que la lecture de mon script ajoute ? Elle ajoute un petit peu, elle ajoute peut-ĂȘtre 10% ou 15% de plus Ă  mon script, mais dans tous les cas, c’était le mot. Et je ne pense pas que le ton de ma voix, si tu me fais lire un script nul, va faire 93% du job. Pour moi, ça n’a pas vraiment de sens de dire ça.

Et ces Ă©tudes sont basĂ©es sur une expĂ©rience trĂšs particuliĂšre qui Ă©tait faite dans un laboratoire que j’ai connu Ă  un moment. Je ne souviens plus exactement quels Ă©taient les paramĂštres de l’étude. Je ne sais pas si Olivier, tu te souviens exactement de ces paramĂštres de l’étude, mais c’était une condition trĂšs spĂ©cifique, ce n’était pas du tout un Ă©lĂ©ment gĂ©nĂ©ral de conversation de tous les jours ou de vente.

Olivier Roland : Absolument, oui. L’auteur de cette Ă©tude, c’était dans les annĂ©es 70, c’est Merhabian. Il s’est intĂ©ressĂ© uniquement aux gens qui exprimaient une Ă©motion du genre : je suis en colĂšre ou je t’aime. Uniquement dans cette configuration particuliĂšre, il est arrivĂ© aux fameux chiffres qu’on retrouve tout le temps, donc les 7% de mots et je ne sais plus quelle est la part de body language et de tonalitĂ©.

Mais c’est Ă©vident que quand on parle d’une Ă©motion, la maniĂšre dont tu vas le dire, c’est plus important. Si je te dis « lĂ , je suis super en colĂšre », tu ne crois pas trop. Si je te dis « Je suis en colĂšre », lĂ , tu le sens dĂ©jĂ  plus.

Et ces chiffres ont Ă©tĂ© complĂštement sortis de leur contexte et sont rĂ©pĂ©tĂ©s partout par des gens qui n’ont pas cherchĂ© plus loin que le bout de leur nez.

Il y a parfois cette objection quand on parle de copywriting et de l’importance dans l’influence dans le choix des mots.

Mais j’aime bien donner cet exemple. Je crois que c’est en 2012 que le mariage gay a Ă©tĂ© instaurĂ© par le gouvernement en France et ils avaient trouvĂ© une formule pour faire mieux passer ça auprĂšs des gens qui Ă©taient rĂ©calcitrants, ils ont appelĂ© ça « le mariage pour tous ». Et c’est Ă©vident que le « mariage pour tous », ça entraĂźne automatiquement une adhĂ©sion qui est supĂ©rieure Ă  quand tu dis « mariage gay »

Et mĂȘme si aprĂšs, tu peux essayer de rĂ©sister Ă  cette impulsion, si tu as envie et te dire « Oui, mais non, je ne suis quand mĂȘme pas pour ». Mais il n’empĂȘche que naturellement, tu vas davantage emporter l’adhĂ©sion de la population avec des mots comme avec le mot « pour tous » qu’avec le mot « gay ».

Et c’est juste un exemple parmi d’autres.

Stan Leloup : La plupart des gens ne sont pas gays, du coup, il faut que tu puisses permettre Ă  quelque chose qui va aider tous leurs supporters Ă  rentrer dedans. Et d’ailleurs leurs opposants avaient fait la mĂȘme stratĂ©gie. Alors, quel Ă©tait leur terme ? Est-ce que c’était la famille pour tous ? C’était ça qu’ils disaient ?

Olivier Roland : Oui. AprÚs, tu as tout le monde qui va utiliser des stratégies similaires pour essayer de gagner la bataille.

Stan Leloup : Il y a un gars qui est assez fort là-dessus, qui n’est pas trùs populaire en France mais un gars qui est assez fort sur ces petits mots, c’est Trump.

Trump en ce moment, il a un truc, le Coronavirus, il appelle ça le « virus chinois » parce qu’il sait que toutes les populations ont Ă©tĂ© remontĂ©es contre la Chine et pensent qu’en plus, les Chinois leur ont dĂ©jĂ  volĂ© leur job, alors si en plus ils nous envoient des virus. Donc, il appelle ça le virus chinois Ă  la fois pour mobiliser les gens et pour


Cette distance, c’est du truc, mais lui, il a aussi l’esprit de la petite formule. Probablement que Trump sait que pour son auditoire et pour les gens qui ont votĂ© pour lui, c’est la bonne formulation, c’est ça qui fait l’impact.

Olivier Roland : Les rebelles intelligents, retenez bien ça : le choix des mots est trÚs important.

D’ailleurs, en tant qu’infopreneur, on peut faire des tests scientifiques ou en tout cas quasi scientifiques extrĂȘmement simples, on appelle ça des « split-tests ». Notamment quand on envoie un mail Ă  notre liste, c’est trĂšs facile, la plupart des autorĂ©pondeurs proposent cette option de tester plusieurs titres diffĂ©rents. Ou mĂȘme le contenu des mails peut ĂȘtre diffĂ©rent, mais le plus simple Ă  tester, ce sont des titres.

Donc, vous pouvez avec un autorĂ©pondeur comme ActiveCampaign, AWeber, oĂč quasiment tous le font ou SystĂšme.io, vous pouvez sĂ©parer votre mail en deux. Il y a un mail qui va ĂȘtre envoyĂ© Ă  50% de votre liste et l’autre mail au reste. Et avec deux titres diffĂ©rents, vous pouvez voir tout de suite s’il y en a un qui a davantage de taux d’ouverture que l’autre, et ça vous permet de voir s’il y a des mots qui dĂ©clenchent davantage d’ouverture et, scoop, bien sĂ»r, il y en a.

Du coup, Stan, qu’est-ce que tu peux nous partager d’intĂ©ressant pour devenir les meilleurs copywriters pour arriver Ă  davantage persuader avec les mots ?

Stan Leloup : Je pense qu’il y a un certain nombre de points qui sont intĂ©ressants.

Le premier point qui est vraiment intĂ©ressant, c’est la force de la bonne accroche. C’est quelque chose que j’ai vraiment appris sur Youtube, que j’ai toujours su, mais sur Youtube, j’étais forcĂ© Ă  le pratiquer. C’est-Ă -dire que quand les gens arrivent sur ta vidĂ©o, il y a une bonne partie des gens qui vont partir dans les premiĂšres secondes. Et tu verras, tu as une courbe, un graphique que tu peux voir oĂč les gens vont partir.

Ça, c’est valable sur n’importe quelle page. La plupart des gens partent dans les premiùres secondes sur une page de vente


Evidemment, aussi bonne soit ta vidéo, aussi bonne soit ta page de vente, si les gens partent dans les premiÚres secondes, tu as perdu tout le monde. Et donc, il faut mettre une attention et un effort démesuré sur cette accroche et sur une page de vente pour le titre, le bon titre sur la page de vente.

La plupart des gens font un titre assez gĂ©nĂ©rique qui est « Comment gagner de l’argent avec un blog » et puis, c’est tout. Le problĂšme quand les gens voient comment gagner de l’argent avec un blog, ils arrivent, ils se disent : « Ok, c’est du dĂ©jĂ  vu, je sais dĂ©jĂ  ce qu’il va me dire et ce n’est pas intĂ©ressant ».

Il faut que tu aies soit un twist, soit une promesse spĂ©cifique. Si ton titre, Ă  la place c’est « DĂ©couvrez comment un retraitĂ© de 72 ans a gagnĂ© 10 000 € par mois avec son blog sur les jeux vidĂ©o », tout d’un coup, je me dis : ça, c’est sĂ»r que je vais lire. Un retraitĂ© de 70 ans, qui a fait un blog sur les jeux de vidĂ©o quoi, je vais lire directement, c’est sĂ»r. Tu as accrochĂ© ma curiositĂ©, donc tu m’as eu.

Olivier Roland : LĂ , c’est un titre spĂ©cifique qu’on n’a jamais vu avant et qui en plus a un Ă©lĂ©ment de surprise, c’est-Ă -dire, un retraitĂ© de 72 ans, on ne s’attend pas Ă  ça.

Stan Leloup : Oui. Donc en gros, sur les titres et sur les accroches, il y a 4 grands Ă©lĂ©ments qui sont intĂ©ressants, on appelle ça les « 4U », qui peuvent ĂȘtre intĂ©ressants Ă  retenir. Donc, quelque chose qui est urgent.

Si quelque chose va disparaitre, s’il faut agir maintenant, ça va accrocher mon attention. Quelque chose qui est unique, un Ă©lĂ©ment diffĂ©rent. LĂ , c’est le retraitĂ© de 72 ans, je ne m’y attends pas.

Et c’est aussi spĂ©cifique, quelque chose qui est utile. Je vais apprendre quelque chose qui va me servir, qui a un certain bĂ©nĂ©fice. Donc, on a urgent, unique, utile et il y a un quatriĂšme U qui va me revenir grosso modo, la fin, c’est un chiffre spĂ©cifique.

Quand tu as le chiffre spĂ©cifique, tu as une histoire spĂ©cifique, c’est beaucoup plus fort. Tout ça, c’est une accroche.

Il y a aussi d’autres Ă©lĂ©ments dans l’accroche. Par exemple, tout ce qui est une histoire, du storytelling, naturellement, on a envie de savoir la fin.

Si tu poses une question dont la rĂ©ponse n’est pas Ă©vidente, ça c’est important puisque les gens posent des questions qui sont Ă©videntes. Ils vont poser la question de : pourquoi le Coronavirus est-il dangereux ? Par exemple.

Ok, je sais parce que c’est un virus, ça va tuer les personnes ĂągĂ©es
 tu vois, je le sais.

Moi, rĂ©cemment, j’ai fait une vidĂ©o, le titre c’était « Pourquoi on n’a pas vu le Coronavirus venir ? ». Et si on dit pourquoi on ne l’a pas vu venir ? La rĂ©ponse n’est pas Ă©vidente. Tout d’un coup, je te pose une question et je vais te raconter une histoire de comment est-ce qu’on ne l’a pas vu venir.

Ce travail sur l’accroche, il va ĂȘtre prĂ©pondĂ©rant parce que ça va dĂ©terminer tout le reste.

Donc, c’est Ă  la fois le titre, pour la vidĂ©o c’est un titre, pour la page de vente c’est le titre, mais c’est aussi les premiers paragraphes.

A ce niveau-lĂ , l’idĂ©e, c’est qu’une fois que tu as accrochĂ© mon attention, si on reprend l’exemple du papi qui fait un blog de jeu vidĂ©o, il faut que tu rentres directement dans cette histoire, il faut que tu trouves le point, l’axe qui est le plus intĂ©ressant dans cette histoire, et comment est-ce que tu vas faire que je m’investis ?

Il faut que tu commences par me dire : Jean-Michel Dupont n’était pas du tout quelqu’un qui Ă©tait fort en informatique. D’ailleurs, il a eu son premier ordinateur Ă  65 ans quand ses petits-enfants lui ont achetĂ© un ordinateur. Et puis, tout d’un coup, il s’est mis Ă  jouer Ă  la bataille et au solitaire, il s’est intĂ©ressĂ© au jeu vidĂ©o
 Et lĂ , tu as envie de savoir la suite.

C’est vraiment la question de comment est-ce que tu accroches l’attention des gens quelque part.

Tu trouves l’axe le plus intĂ©ressant dans ton message, l’élĂ©ment qui est surprenant, l’élĂ©ment qui est unique, l’élĂ©ment qui est diffĂ©rent, l’histoire et tu amĂšnes les gens sur la suite.

C’est vraiment le premier nerf de la guerre. Avant mĂȘme d’essayer de faire de la persuasion et de convaincre les gens, il faut capter leur attention.

On sait bien que sur Internet, ce n’est pas facile de capter leur attention, ce n’est pas facile de faire des vues, ce n’est pas facile d’avoir les gens qui lisent ta page de vente quand, de base, avoir les gens qui lisent un article, c’est difficile. Donc l’attention, c’est le premier point.

Le deuxiĂšme point que je trouve intĂ©ressant, c’est rĂ©flĂ©chir en matiĂšre de
 LĂ , on rentre plus dans les dĂ©tails de la maniĂšre dont tu Ă©cris mais en maniĂšre dont tu vas permettre aux gens de se projeter dans ce que tu racontes et de visualiser ce que tu racontes.

Ça, ce sont les petits dĂ©tails, ce sont les petits Ă©lĂ©ments visuels, ce sont les descriptions de situation. C’est Ă©viter d’avoir un langage abstrait du style « Jean-Michel a lancĂ© son blog », et essayez de comprendre, de dire « Jean-Michel avait tel problĂšme et ce problĂšme se manifestait dans sa vie par telle maniĂšre. Comment est-ce que sa vie a Ă©tĂ© changĂ©e ? Qu’est-ce que ça a changé ? »

Et quand tu dis « Jean-Michel gagne 10 000 € par mois », il faut que tu le montres. Il gagne 10 000 € par mois, et donc maintenant ce qu’il peut faire, c’est aller tous les mois et prendre un TGV pour aller voir ses petits-enfants qui habitent Ă  Aix-en-Provence. Et d’ailleurs, il s’est mis aussi Ă  jouer avec eux Ă  Fortnite le week-end
 Et ce genre de petits dĂ©tails rendent l’histoire que tu racontes


Olivier Roland : Tu montres un bénéfice émotionnel auquel les gens peuvent se connecter.

Stan Leloup : Tu montres un bénéfice émotionnel via un petit détail, quelque chose et je peux le voir.

Tout d’un coup, Ok, Jean-Michel gagne 10 000 €, je n’ai pas d’images dans ma tĂȘte, je ne sais pas ce que c’est 10 000 €, je ne peux pas me le reprĂ©senter. Ça reste un concept qui est abstrait.

Tu me dis « il gagne 10 000 € et maintenant il peut prendre un TGV pour aller voir ses petits-enfants », je vois le mec dans le TGV, donc j’ai une image bien concrĂšte.

Et bien sĂ»r, si on parle du principe que par rapport Ă  ton audience cible, c’est une image qui est pertinente. Peut-ĂȘtre que c’est une audience qui a envie de voir ses petits-enfants ou pour une raison X-Y, ils ont envie de voyager ou ils ont envie d’avoir ce temps, cette flexibilitĂ©. Mais ce dĂ©tail, cette image spĂ©cifique va grandement aider les gens Ă  avoir cette image.

Ça, c’est un Ă©lĂ©ment auquel les gens ne pensent pas pour convaincre parce que ce que les gens vont faire, c’est essayer d’arriver sur du superlatif, essayer de dire « voilĂ  comment gagner des centaines de milliers d’euros trĂšs rapidement sans travailler ». Essayer de renforcer leurs offres par le superlatif et par l’exagĂ©ration.

Et parfois, tu peux raconter l’histoire telle qu’elle est et pas forcĂ©ment en exagĂ©rant mais en ayant ce niveau de dĂ©tail oĂč les gens peuvent se projeter dessus. Donc, ça a l’air beaucoup plus vrai parce qu’ils peuvent voir le dĂ©tail.

Le conseil que je donne Ă  ce niveau-lĂ  pour terminer sur ce point, c’est de rĂ©flĂ©chir en termes de cinĂ©ma.

C’est-Ă -dire qu’au cinĂ©ma, si tu veux montrer que Jean-Michel est pauvre et ensuite Jean-Michel devient riche, tu ne peux pas juste dire « Jean-Michel Ă©tait pauvre et maintenant, il est riche ». Il faut que tu montres une scĂšne Ă  l’écran oĂč je vois Jean-Michel qui est pauvre.

Peut-ĂȘtre que je le vois, il rentre chez lui et il a un appart un peu miteux, il a peut-ĂȘtre une chaise qui est cassĂ©e mais il l’a rĂ©parĂ© avec un bout de scotch parce qu’il n’a pas l’argent de se racheter une autre chaise. Il y a sa fille qui l’appelle en lui disant : « Papi, quand est-ce que tu viens ? » et il dit : « Non, dĂ©solĂ©, lĂ , je n’ai pas l’argent  ».

Bref, par des éléments visuels, tu vas essayer de montrer pourquoi est-ce que ce gars est pauvre. Tu ne peux pas juste le dire.

Et pareil, quand je ne sais pas, dans Le Loup de Wall Street, le gars devient riche, on ne dit pas « je suis devenu riche ». On te montre qu’il est devenu riche avec des bagnoles, avec le style de vie, avec la maison, avec les images qui sont mĂȘme dans le thriller oĂč il est lĂ  en train d’accrocher de la thune autour de quelqu’un, il accroche des billets autour de quelqu’un pour
, c’est un plus qu’il faut, il les amĂšne en Suisse, je crois.

C’est ces aspects visuels qui vont faire que tu t’en souviens et qui vont avoir cet impact. Et quand tu rĂ©flĂ©chis en maniĂšre cinĂ©matographique, ça te force Ă  rĂ©flĂ©chir « Ok, quelle scĂšne est-ce que je vais montrer pour expliquer Ă  la fois d’un cĂŽtĂ© le problĂšme que je vais rĂ©soudre et, de l’autre, le bĂ©nĂ©fice que les gens vont avoir quand ils utilisent mon produit ? »

Olivier Roland : Alors, est-ce que c’est encore du copywriting ça quand tu t’intĂ©resses Ă  l’aspect visuel ?

Stan Leloup : L’aspect visuel, mais je ne te dis pas qu’il faut forcĂ©ment montrer des images, c’est-Ă -dire l’image que tu vas crĂ©er dans l’esprit des gens par les scĂšnes que tu vas dĂ©crire. Et plutĂŽt que dĂ©crire une scĂšne de maniĂšre abstraite, tu veux dĂ©crire une scĂšne de maniĂšre concrĂšte.

Tu voulais dire : quand j’ai commencĂ© mon site, voilĂ  l’expĂ©rience de vie, voilĂ  la scĂšne, voilĂ  l’anecdote qui m’est arrivĂ©e, en donnant un Ă©lĂ©ment concret. Mais toi, tu peux expliquer trĂšs bien avec des mots, d’avoir seulement des images que tu vas montrer, mais tu veux crĂ©er des images dans la tĂȘte des gens pour stimuler leur imagination parce que c’est en stimulant souvent l’imagination des gens et en leur faisant voir quelque chose que tu vas toucher leurs Ă©motions.

C’est compliquĂ© par exemple de rendre quelqu’un triste en disant il faut ĂȘtre triste. Tu peux rendre quelqu’un triste en racontant une histoire triste, en leur faisant visualiser l’expĂ©rience de vie qui t’a rendu triste et en l’expliquant de maniĂšre spĂ©cifique qui fait qu’il se projette dans cette histoire comme au cinĂ©ma oĂč tu vas pleurer pour un personnage qui est jouĂ© par un acteur.

Pourquoi ? Parce que par les petits dĂ©tails de ce personnage, on l’a rendu rĂ©el, et dans ta tĂȘte, c’est devenu une vraie personne.

Et ça, tu peux le faire aussi avec des mots dans la maniĂšre dont tu racontes l’histoire, mais c’est tout vraiment dans l’idĂ©e de comment est-ce que tu trouves les dĂ©tails concrets qui vont rendre ce que tu racontes beaucoup plus rĂ©els Ă  l’esprit des gens et qui va crĂ©er cette Ă©motion derriĂšre.

Olivier Roland : Ok. DĂ©jĂ , comment tu as dĂ©couvert ce copywriting et comment tu l’as implantĂ© dans ta boĂźte pour dĂ©velopper ton audience et tes ventes ?

Stan Leloup : A l’origine, moi, je l’ai dĂ©couvert un peu par hasard. Je ne faisais pas du marketing, j’avais un blog dans le domaine de la sĂ©duction et j’avais commencĂ© ce site. Et Ă  l’origine, j’ai fait un peu ce que tout le monde fait quand tu dĂ©marres et tu ne sais pas trop ce que tu fais, c’est-Ă -dire j’ai fait un site. C’est Ă©normĂ©ment de gens ont commencĂ© dans la sĂ©duction.

Olivier Roland : C’est fou le nombre d’infopreneurs qui sont issus de la communautĂ© de sĂ©duction et c’est vraiment typiquement français.

Je suis pas mal connectĂ© au milieu des infopreneurs dans beaucoup de pays, notamment Etats-Unis, BrĂ©sil, Russie
 Cette corrĂ©lation n’existe pas dans les autres pays, donc c’est l’esprit gaulois, j’imagine.

Stan Leloup : Il y a Eben Pagan qui tu as commencé dans la séduction.

Olivier Roland : Oui, mais c’est un peu l’exception qui confirme la rĂšgle aux Etats-Unis. Alors qu’en France, c’est quand mĂȘme beaucoup d’acteurs aujourd’hui majeurs qui sont issus de cette communautĂ©. Donc, intĂ©ressant. Tu as commencĂ© comme ça aussi ?

Stan Leloup : J’ai commencĂ© dans la sĂ©duction, j’avais un blog. Et au dĂ©part, je faisais un peu ce que tout le monde fait, c’est-Ă -dire j’avais un blog qui parlait de sĂ©duction et puis je parlais de sĂ©duction.

Et du coup, ce que j’ai rĂ©alisĂ©, c’était que dĂ©jĂ  Ă  l’époque, le domaine en termes de rĂ©fĂ©rencement et de SEO, c’était difficile. Je n’avais pas nĂ©cessairement la force de frappe en termes de SEO. J’étais en face de concurrents qui Ă©crivaient, qui avaient des armĂ©es.

Quand je dis « une armĂ©e », ils avaient peut-ĂȘtre une ou deux personnes qui Ă©crivaient Ă  plein temps. Moi, j’étais lĂ  Ă  Ă©crire un article de temps en temps et je n’avais pas d’autoritĂ© de domaine, je n’avais pas de link-building, je n’y connaissais rien. Du coup, j’avais du mal Ă  avoir du trafic.

Et en fait, lĂ  oĂč je me suis intĂ©ressĂ© au copywriting, c’est pour ce site, en disant « je n’ai pas beaucoup de trafics, donc il va falloir que mon trafic, je le convertisse Ă  fond ». Et j’ai rĂ©ussi Ă  commencer petit Ă  petit Ă  amĂ©liorer mes pages de vente, Ă  trouver comment vendre des programmes plus chers.

A l’époque, beaucoup de gens vendaient des ebooks Ă  20 €, j’avais trouvĂ© comment vendre des programmes Ă  70 €, puis Ă  200 € grĂące au copywriting en dĂ©montrant la valeur de ce que j’apportais, en faisant des programmes vidĂ©o, en dĂ©montrant plus de preuves et plus d’exemples et en crĂ©ant plus de connexions avec mon audience.

Olivier Roland : Et comment tu as appris ça Ă  l’époque ? Est-ce que tu as lu des livres ? Est-ce que tu as suivi des formations ?

Stan Leloup : Oui. En fait, le gourou absolu que j’ai qui est d’ailleurs dans le premier chapitre de mon livre, c’est un gars qui s’appelle Gary Halbert que tu dois connaitre.

Olivier Roland : Oui, j’en ai entendu parler.

Stan Leloup : Gary Halbert, c’est un gars qui Ă©crit dans les annĂ©es
 en gros, il a commencĂ© dans les annĂ©es 60, il a Ă©crit la plupart de ses textes dans les annĂ©es 80 et c’est donc la vente mais Ă  l’ancienne. C’est un gars qui fait des copywriting par courrier postal. Et donc, il t’envoyait des lettres par courrier postal pour te vendre tout un tas de gadgets, de rapports spĂ©ciaux qui Ă©taient les ebooks de l’époque, qui t’envoyait une espĂšce de rapport qu’il avait imprimĂ© chez lui et avait construit tout un empire comme ça juste sur le courrier, en envoyant des lettres de vente aux gens et recevant en Ă©change des chĂšques et puis en leur envoyant un produit.

Et lui, il avait Ă©crit tout un tas de lettres et j’ai commencĂ© comme ça en m’intĂ©ressant Ă  ce que lui, il racontait. Et aprĂšs, il y a toute une Ă©cole de copywriter Ă  l’ancienne qui existe.

LĂ , tu vois ici, j’ai une affiche qui vient de David Ogilvy qui est aussi un copywriter Ă  l’ancienne. Tu as Robert Collier, tu as John Carlton. Donc, je me suis formĂ© un peu chez tous ces trucs Ă  l’ancienne et je me suis demandĂ© comment est-ce que ça s’applique dans mon domaine.

Olivier Roland : Et l’équivalent français, c’était Christian Godefroy dans les annĂ©es 80 aussi.

Stan Leloup : Exactement.

Olivier Roland : Et qui s’est formĂ© auprĂšs de tous ces gens-lĂ . D’ailleurs la plupart, il les connaissait personnellement. Malheureusement, il nous a quittĂ©s en 2012 mais il a pas mal apportĂ© au copywriting français avec ses compĂ©tences.

Donc, tu t’es formĂ© directement auprĂšs des grands maĂźtres amĂ©ricains. Tu as trouvĂ© leurs ebooks, leurs livres. Tu es parti comme ça.

Stan Leloup : Oui, ils ont tous des livres, et aprùs en gros, ce que tu fais, c’est


Il y a un truc de dingo mais que j’ai fait qui Ă©tait donnĂ© par Gary Halbert, c’est de prendre. Il te donne une liste d’une quinzaine de grandes pages de vente cĂ©lĂšbres dont certaines qui sont trĂšs longues et il te dit « il faut les recopier Ă  la main ».

Il te fait recopier des pages de vente Ă  la main et la thĂ©orie derriĂšre, et moi aujourd’hui je ne vois pas trop les bases de cette thĂ©orie mais bref, disons que je l’ai fait Ă  l’époque, la thĂ©orie, c’est que ça va permettre de t’imprĂ©gner du rythme et de la structure.

Une chose qui est vraie, c’est que quand tu recopies une page de vente Ă  la main et que ça peut prendre des heures puisqu’il y en a certaines qui sont vachement longues. Il recommande quelques-unes qui sont courtes mais il y en a qui sont vachement longues, et Ă©crire Ă  la main, ça ne va pas trĂšs vite, mais ça te force Ă  rĂ©flĂ©chir vraiment au dĂ©tail.

Chaque phrase, tu vas y rĂ©flĂ©chir parce que sinon tu n’as rien d’autre Ă  faire. Tu t’ennuies et tu recopies ton truc Ă  la main.

Ça, je l’ai fait et ce n’est pas forcĂ©ment quelque chose que je conseillerais aux gens, mais par contre, ça m’a appris qu’une fois que tu as compris ces Ă©lĂ©ments, ces blocs de construction de base. Dans cette vidĂ©o, on a parlĂ© de deux blocs importants qui sont l’accroche, le titre de la page et puis on a parlĂ© de comment est-ce que tu peux faire du storytelling qui soit Ă©motionnel avec les bons dĂ©tails


Il y a plein d’autres techniques que tu apprends comme ça. Et quand tu vas te forcer Ă  recrĂ©er des pages de vente, tu vas repĂ©rer toutes les techniques dans les pages que tu es en train de regarder.

Et puis aprĂšs ça, j’ai arrĂȘtĂ© de recopier les pages. Mais par contre ce que je faisais, c’est que dĂšs que je voyais une page de vente qui me semble intĂ©ressante, j’essayais de l’analyser. Je me dis, Ok, est-ce que je peux dĂ©couper la structure de cette page et dĂ©couper l’ensemble des arguments ? Est-ce que je peux repĂ©rer les techniques que j’ai dĂ©jĂ  apprises ? C’est-Ă -dire, est-ce que je peux voir l’accroche et pourquoi est-ce que l’accroche fonctionne ? Est-ce que je peux voir le storytelling ? Est-ce que je peux voir les bĂ©nĂ©fices ? Comment est-ce qu’il introduit le produit ? Comment est-ce qu’il introduit la garantie ?


Et lĂ , tu vas comme ça. A chaque page que tu vois, tu vas essayer d’analyser les points qui te semblent intĂ©ressants et tu vas commencer Ă  te construire une espĂšce de boĂźte Ă  outils en disant « lĂ , lui il avait une maniĂšre intĂ©ressante de mettre ses tĂ©moignages, lui il avait une maniĂšre intĂ©ressante, il avait une bonne accroche sur sa page, lui il avait une garantie qui Ă©tait intĂ©ressante. LĂ , je trouvais que la maniĂšre dont ils ont construit la FAQ, c’était vraiment persuasif et je n’ai pas pensĂ© Ă  le dire comme ça. VoilĂ  comment il surmonte tes objections. »

Et donc, tu vas apprendre toute une boĂźte Ă  outils en Ă©tudiant des pages et puis aprĂšs, le truc, c’est que tu es toujours en train de le faire. J’étais toujours en train d’écrire des pages de vente pour la sĂ©duction. Parfois, j’écrivais pour d’autres coachs en sĂ©duction. Je suis toujours en train d’essayer de trouver des techniques.

Olivier Roland : Tu es carrĂ©ment devenu un copywriter pour d’autres, pour des collĂšgues Ă  toi. C’est une bonne maniĂšre d’apprendre.

Il y a beaucoup de copywriters qui ont un Swipe file, donc un dossier avec les
 Tu avais ça aussi toi, enfin tu l’as toujours, j’imagine.

Stan Leloup : Exactement. Tu as un dossier de pages qui t’intĂ©ressent.

Olivier Roland : DĂšs que tu vois une bonne page de vente, tu l’archives quelque part pour pouvoir… Beaucoup de copywriters ont ça.

Stan Leloup : Tu peux le faire dans Evernote ou alors tu peux simplement faire un clic droit et enregistrer sous et enregistrer directement la page. Ça, c’est le niveau 1. Tu vois, tu rĂ©cupĂšres les pages.

AprĂšs, lĂ  oĂč les gens se plantent parfois, c’est qu’ils vont rĂ©cupĂ©rer les pages et puis aprĂšs ils vont essayer de recopier exactement cette page. En fait, l’importance, c’est de comprendre qu’une page, il y a plein d’ingrĂ©dients. C’est comme si tu avais une voiture, il y a plein d’ingrĂ©dients diffĂ©rents qui doivent fonctionner les uns avec les autres, tu ne peux pas forcĂ©ment adapter cette page directement dans ton marchĂ©.

Je vais donner un exemple. J’avais une personne qui avait recopiĂ© essentiellement une de mes sĂ©quences email de mon site marketing mais qui l’appliquait au fait d’apprendre la photo. Il avait plein d’incohĂ©rences dans sa page parce qu’en gros, par exemple, si tu fais tout un laĂŻus sur le fait de « vous ne pouvez pas, il ne faut pas croire que vous pouvez rĂ©ussir du jour au lendemain, ça prend du temps et beaucoup d’efforts de rĂ©ussir  », c’est un laĂŻus assez classique dans le domaine du marketing qui fait sens par rapport au contexte de ce marchĂ© oĂč tu veux toujours te diffĂ©rencier des gens qui promettent la richesse du jour au lendemain.

Mais quand le gars, il transpose ça dans le domaine de la photo, ça n’a plus de sens. « Ne croyez pas que vous allez devenir un super photographe du jour au lendemain. Je sais que beaucoup de gens essaient de vous arnaquer en vous disant : le truc, c’est
 il n’y a pas  ». Les gens ne sont pas en train de t’arnaquer en disant que tu vas devenir un photographe du jour au lendemain. Du coup, son argument Ă©tait plus pertinent et je pense qu’à la place, il aurait dĂ» mettre un argument.

Parce que là, en gros, qu’est-ce que je suis en train de faire ? Je suis en train de retirer une objection.

L’objection que les gens pourraient avoir dans le domaine de la photo, c’est par exemple, pourquoi est-ce que j’aurais payĂ© pour apprendre la photo, parce qu’au final, c’est juste un hobby et pourquoi est-ce que j’aurais payĂ© pour ça ?

Dans mon domaine du marketing, les gens ne demandent pas s’ils doivent payer, ils se demandent si ça marche. Si ça marche, ils sont prĂȘts Ă  payer parce qu’ils vont gagner de l’argent. Dans le domaine de la photo, premiĂšrement, il pense que ça va marcher parce qu’apprendre la photo, ça ne semble pas si impossible que ça, mais il se demande si payer, ça vaut le coup. C’est pour ça qu’il faut adapter la page.

Donc quand je dis « il faut faire un Swipe file », c’est une erreur de copier la page de quelqu’un d’autre en disant « Tiens, je vais faire la mĂȘme chose ». MĂȘme dans le mĂȘme domaine, ce n’est pas forcĂ©ment le mĂȘme marchĂ©.

Mais par contre, tu vas dire « Ok, j’ai remarquĂ© ce gars-lĂ . Il a telle maniĂšre, telle stratĂ©gie pour les objections ou pour les garanties. ».

Je vais donner un exemple trĂšs simple que j’ai trouvĂ© trĂšs rĂ©cemment, que je n’ai mĂȘme pas encore mis en place. Sur mes pages de vente, quand je te prĂ©sente la formation, je te donne les diffĂ©rents modules. Et pour chaque module, j’ai une petite image statique dudit slide par exemple.

RĂ©cemment, j’étais sur une page de vente et j’ai vu un gars qui faisait un peu la mĂȘme chose. Il prend tous ces diffĂ©rents modules, sauf qu’au lieu d’avoir une image statique pour chaque module, il avait un gift qui Ă©tait animĂ© et on voyait Ă  la fois le gars qui parlait, on voyait les extraits qu’il montrait, on voyait les petits graphiques, les petites illustrations. C’était beaucoup plus dynamique et c’était beaucoup plus concret.

Je me dis « tiens, puisque j’ai dĂ©jĂ  une image statique, pourquoi est-ce que je ne ferais pas des gifts qui reprĂ©sentent mieux la dynamique de ce que je fais », parce que montrer une slide toute bĂȘte, ce n’est pas trĂšs intĂ©ressant. Montrer une slide oĂč je suis lĂ  en train de parler, les gens connaissent ma tĂȘte, c’est beaucoup plus intĂ©ressant. Et ça, c’est un petit Ă©lĂ©ment concret que je pourrais rĂ©cupĂ©rer.

Mais je pourrais aussi récupérer par exemple une formulation de titre. Je vais donner un autre exemple à ce niveau-là.

J’ai vu l’autre jour une page de vente qui Ă©tait vachement intĂ©ressante, le titre, c’est « DĂ©couvrez comment cet email m’a rapportĂ© 500 322,43 $  », en chiffre prĂ©cis. Et juste Ă  gauche, tu as une image d’une main avec un Smartphone et avec un email dessus.

C’était drĂŽle parce qu’il y avait cette image du Smartphone avec l’email et le titre qui te donnait un chiffre prĂ©cis, je trouvais que l’accroche Ă©tait intĂ©ressante pour te vendre une formation d’email marketing, si tu veux. Mais l’accroche Ă©tait intĂ©ressante et j’avais envie de continuer et j’avais envie de voir s’il allait me donner plus de dĂ©tails sur son email, s’il allait me montrer un dĂ©tail sur les chiffres, s’il allait me montrer le texte entier de l’email.

Et ça, je me dis : tiens, c’est intĂ©ressant de partir sur un exemple super prĂ©cis en dĂ©but de page pour avoir la curiositĂ©. Plein de petits Ă©lĂ©ments comme ça, tu peux les rĂ©cupĂ©rer, et c’est comme ça sur le long terme que tu vas apprendre. Les tactiques, tu les apprends au dĂ©part et il faut absolument comprendre les grandes techniques, et aprĂšs toutes les pages de vente que tu vas avoir, tu vas les voir en mode rayon X.

Comment est-ce que je les dĂ©coupe ? Comment est-ce que je les dĂ©compose ? Est-ce que je peux casser cette partie et rĂ©cupĂ©rer Icebull, changer les styles, le rĂ©cupĂ©rer, le mettre quelque part, le rĂ©cupĂ©rer dans une autre page
 ?

Olivier Roland : Tu es à la recherche de module finalement à agencer un peu comme des legos.

Stan Leloup : CarrĂ©ment. Et d’ailleurs, je pense que cette maniĂšre de penser est assez bonne. Tu veux collectionner le plus possible de piĂšces de lego parce que si tu n’as que 5 piĂšces de lego, tu vas toujours un peu faire la mĂȘme chose et tu es un peu coincĂ©. Mais si tu as un grand nombre de piĂšces, tu peux quasiment aller sur diffĂ©rents marchĂ©s, sur diffĂ©rents produits, sur diffĂ©rentes demandes, sur diffĂ©rents besoins et te dire « Ok, qu’est-ce que j’ai dans ma boĂźte Ă  outils qui s’applique dans ce domaine-là ou dans cette situation ? »

Olivier Roland : Et quand tu as commencé à mettre en place tout ça et améliorer tes pages de vente, est-ce que tu as vu une augmentation importante de tes ventes ?

Stan Leloup : En gros, j’ai fait deux pages. Mon premier produit, il a eu deux pages de vente. J’ai fait une premiĂšre page de vente pour un produit et j’avais appelĂ© ça « SĂ©duction totale ».

Donc « SĂ©duction totale », c’est un produit comme son nom l’indique qui t’apprenait tout sur la sĂ©duction : les compĂ©tences sociales, l’approche, les rendez-vous, les textos, tout. C’est l’erreur, pareille, encore une fois l’erreur des dĂ©butants.

Le problĂšme de ce produit, c’est qu’il promettait tout et rien avec des promesses qui Ă©taient un peu trop boursouflĂ©es, un peu trop vagues, un peu trop gĂ©nĂ©rales. Il ne marchait pas du tout. Et mĂȘme quand j’essayais d’avoir des bĂ©ta testeurs pour l’essayer gratuitement, les gens ne sautaient mĂȘme pas dessus.

Olivier Roland : Ça, ce n’est pas un bon signe effectivement.

Stan Leloup : Ce n’était pas un bon signe. Et pourtant, j’avais crĂ©Ă© tout ce produit, c’est un produit vachement ambitieux, il y avait plein de contenus. J’étais un peu bloquĂ© et puis je l’ai mis de cĂŽtĂ© pendant un moment et je me suis dit : tiens, je ne sais pas trop quoi faire. J’ai continuĂ© Ă  dĂ©velopper mon site Ă  Ă©crire des articles et Ă  essayer de dĂ©velopper mon audience et voir un peu ce que je peux faire.

Du coup, j’ai dĂ©veloppĂ© mon audience, j’écris des articles et j’ai commencĂ© Ă  me perfectionner. Et Ă  ce moment-lĂ , j’ai commencĂ© vraiment Ă  me former en copywriting.

Et donc, j’ai dĂ©couvert plusieurs aspects. D’abord, le problĂšme de mon produit, c’est qu’il n’avait pas une promesse qui Ă©tait spĂ©cifique et que par consĂ©quent, il ne dĂ©montrait pas l’efficacitĂ© de cette promesse. Il y avait une promesse trĂšs large, trĂšs gĂ©nĂ©rale et la seule chose qu’on me disait essentiellement, c’était : mon produit, il est super et tu veux tout apprendre.

Le problĂšme, c’est que les gens n’avaient pas vraiment de raison d’y croire quand ils avaient dĂ©jĂ  vu tellement de promesses dans le domaine de la sĂ©duction qui ne marchaient pas ou qui ne les avaient pas convaincus.

Mais je dis : ici, comment est-ce que je vais trouver une accroche qui est forte ? Comment est-ce que je trouve un angle qui est unique ? Comment est-ce que je trouve une promesse qui est beaucoup plus spécifique ? Et comment est-ce que derriÚre, je fais la preuve de cette promesse et puis comment est-ce que je peux vendre le truc ?

Donc, j’ai commencĂ© Ă  interagir beaucoup avec mon marchĂ© et j’ai fait un Ă©lĂ©ment qui est crucial en copywriting que je n’avais pas fait au prĂ©cĂ©dent, c’est-Ă -dire vraiment faire une recherche de marchĂ© et essayer de comprendre les besoins des gens.

Et j’ai compris que la plupart des gens qui me suivaient, ils suivaient dĂ©jĂ  pas mal de sites de sĂ©duction parce que j’ai fait beaucoup d’articles invitĂ©s. Beaucoup de gens qui me suivaient, c’étaient des lecteurs habituels de blog de sĂ©duction. Leur frustration, c’était que tous les blogs te disaient « la solution, c’est tu vas aborder des filles avec telle phrase de drague et ensuite tu vas faire ci, tu vas faire ça, il y aura une technique super compliquĂ©e pour draguer les filles. »

Le problĂšme que les gens avaient, c’est qu’ils n’arrivaient pas Ă  appliquer ces techniques, c’est-Ă -dire qu’ils avaient peur, ils n’osaient pas aborder, ils avaient du mal. Quand ils parlaient Ă  quelqu’un, ils Ă©taient anxieux. Ils n’arrivaient pas dans leur tĂȘte Ă  garder les 50 étapes qu’on leur demandait de faire et ils Ă©taient quand mĂȘme paralysĂ©s.

Et comme ils Ă©taient paralysĂ©s, ils se disent « tiens, je n’y arrive pas ». Et ils se disent « je suis nul, les conseils qu’on me donne, je n’arrive mĂȘme pas Ă  les utiliser. C’est moi, je suis une sous-merde et je suis nul. ». Du coup, ils abandonnaient et ils Ă©taient dĂ©couragĂ©s. C’était un cercle vicieux oĂč plus ils avaient peur, moins ils agissaient. Moins ils agissaient, plus ils se sentaient nuls et plus ils se sentaient nuls, plus ils avaient peur


Et je me dis : Ok, est-ce qu’il y a un moyen pour moi de partir de ce principe-lĂ  et de leur proposer un truc qui Ă©tait diffĂ©rent.

Ce que j’ai fait, c’est que j’ai rĂ©cupĂ©rĂ© des bouts de ma formation « SĂ©duction Totale », il y en a d’autres que j’ai dĂ» jeter Ă  la poubelle parce qu’ils n’étaient pas appropriĂ©s par lĂ . Mais j’ai rĂ©cupĂ©rĂ© des Ă©lĂ©ments qui Ă©taient dĂ©jĂ  prĂ©sents dans la formation d’origine pour dire « je vais te faire une formation dont la promesse, c’est comment surmonter ta peur de l’approche ? » Une promesse qui Ă©tait beaucoup plus spĂ©cifique mais que je pouvais construire.

Je pouvais construire avec une accroche, je pouvais construire avec du storytelling et surtout je pouvais construire avec des preuves.

Et en gros, tout mon speech de vente Ă  l’époque qui a commencĂ© Ă  trĂšs bien fonctionner assez rapidement, c’était de dire « Il existe aujourd’hui des thĂ©rapies en psychologie qui sont prouvĂ©es pour surmonter notamment les phobies. Si tu as peur des araignĂ©es, si tu as peur des serpents, si tu as peur des foules, si tu es agoraphobe, il existe aujourd’hui des thĂ©rapies que tu peux utiliser qui te permettent essentiellement de t’exposer petit Ă  petit Ă  ce qui te fait peur et Ă  te dĂ©sensibiliser de la peur et d’apprendre au final que si tu sors dans la foule, il ne se passe jamais rien de si dramatique. Donc, tu vas petit Ă  petit retirer cette panique et retirer cette peur.

Aujourd’hui, moi, j’ai crĂ©Ă© un programme qui va t’apprendre Ă  appliquer ces mĂȘmes techniques mais dans ta peur de l’approche et dans ta peur des interactions sociales. Et donc, on va apprendre ensemble comment est-ce que tu peux commencer par faire des petits pas.

Je ne vais pas t’envoyer en jour 1 ce que font tous mes concurrents Ă  aller aborder dans la rue, ce qui est le truc le plus dur pour quelqu’un qui dĂ©bute, qui a peur. Je vais t’envoyer Ă  aller juste faire des trucs un peu simples genre aller demander aux gens s’ils ont l’heure. »

Et tu verras que les gens ont dĂ©jĂ  peur de demander aux gens s’ils ont l’heure notamment parce que

Olivier Roland : Oui, pour le timide, c’est sĂ»r.

Stan Leloup : Tu es timide de base. Et puis, tu dis « est-ce qu’ils ne vont pas penser que c’est bizarre que je n’ai pas l’heure Ă  une Ă©poque oĂč tout le monde a son tĂ©lĂ©phone ? » Le truc, c’est que ce n’est pas grave si tu veux parce que tu demandes aux gens quel est le pire truc qui puisse arriver quand tu demandes l’heure. Les gens vont te le donner et ils vont se dire « tiens, ce gars, il est un peu bizarre de ne pas avoir l’heure ».

C’est lĂ  oĂč est la vraie force du copywriting, c’est-Ă -dire que non seulement j’ai changĂ© les mots que j’utilisais sur ma page mais j’ai aussi changĂ© votre titre du produit qui ne s’appelait plus « La SĂ©duction Totale », mais qui s’appelait maintenant « Le Plan d’Action » : changer la proposition de valeur, une promesse plus prĂ©cise, une preuve et j’ai construit un argumentaire. Et c’est Ă  partir de ce produit-là


Olivier Roland : Donc pour toi, le copywriting, ça inclut aussi la rĂ©flexion stratĂ©gique du positionnement du produit et de l’approche que tu vas avoir. Tu englobes ça dedans.

Stan Leloup : Par pas mal d’aspects, oui, parce que tu ne peux pas faire ton copywriting si tu n’as pas fait cette recherche de marchĂ©, parce que comment est-ce que je peux savoir quel est l’angle sur lequel il faut que j’appuie dans mon copywriting si je ne sais pas derriĂšre que les gens ont cette peur de l’approche, par exemple ? Si je ne sais pas que plus que simplement de draguer des filles, des problĂšmes que les gens ont, c’est qu’ils se sentent nuls parce qu’ils n’arrivent pas Ă  appliquer des conseils qu’on leur donne.

J’ai besoin de comprendre ces Ă©lĂ©ments de psychologie de la personne pour pouvoir lui parler derriĂšre. Donc, toute la phase de recherche pour moi rentre dans le copywriting. Evidemment, le titre du produit et sa proposition de valeur rentrent dans le copywriting.

Ou en tout cas, par exemple, si tu engages un copywriter et que c’est un bon copywriter, il va te dire « Vas-y, oĂč est ta recherche de marché ? Donne-moi des sondages. » J’ai besoin d’avoir cette base parce qu’un copywriter pourra difficilement faire son travail de rĂ©daction s’il n’a pas une base en termes de sondage, en termes de marchĂ©, en termes de besoin parce que c’est de ça qu’il va s’inspirer pour comprendre quels sont les Ă©lĂ©ments qui sont importants.

Olivier Roland : Il doit avoir l’avatar auquel il s’adresse dans sa tĂȘte avec ses dĂ©sirs, ses peurs


Donc, on voit bien comment tu t’es distinguĂ© effectivement de la concurrence en Ă©tant plus prĂ©cis, en t’adressant Ă  un problĂšme qui Ă©tait mal adressĂ© par le marchĂ©, en appuyant en plus tout ça par la science qui souvent malheureusement entre industrie n’est pas quelque chose de courant. Tout ça, ça t’a aidĂ© Ă  faire de ton produit un succĂšs. Tu as rĂ©ussi Ă  vivre de cette entreprise grĂące Ă  ça ?

Stan Leloup : Oui. En gros, je pense que le premier lancement que j’avais fait sur ce produit, c’était en 2013, Novembre, quelque chose comme ça et ça a commencĂ© Ă  faire 1 500, 2 000 € Ă  cette Ă©poque-lĂ  par mois sachant que c’était un produit que je vendais Ă  l’époque 69 €. Et plus tard, mais ça c’est une autre histoire et je ne sais pas si on aura le temps de vraiment rentrer dedans mais plus tard, j’ai dĂ©couvert cette idĂ©e d’élasticitĂ© des prix et c’est un produit finalement que j’ai pu vendre Ă  quasiment 200 €.

C’est un produit que j’ai pu vendre beaucoup plus cher plus tard. Ce qui veut dire qu’au dĂ©part, j’étais encore un petit peu
 j’avais peur finalement de le mettre trop haut parce que je me disais « 70 €, c’est dĂ©jĂ  beaucoup dans mon domaine ».

Donc, j’ai pu Ă  partir de ce moment-lĂ  commencer Ă  gĂ©nĂ©rer un petit revenu, et au fil du temps, j’ai eu de plus en plus d’audiences sur mon site, donc la courbe a montĂ©.

Et ce qui a beaucoup aidĂ© pour moi, c’était que comme j’avais ce bon copywriting, ce produit fonctionnait bien en affiliation et j’ai pas mal d’autres blogs de sĂ©duction qui recommandaient mes produits en affiliation. Celui-ci, j’en avais un autre dans le domaine de la sexualitĂ© aussi qui fonctionnait bien en affiliation qui s’appelait « La MĂ©thode Etalon ». Et comme j’avais un bon taux de conversion sur mon produit, je suis trĂšs fier de ce type de produit.

Olivier Roland : Ça me rappelle un truc. Je fais une petite parenthĂšse, mais bravo pour avoir interviewĂ© l’acteur porno lĂ  dans ton podcast, franchement.

Stan Leloup : Oui, Jean-Marie Corda.

Olivier Roland : Je recommande ce podcast Ă  tout le monde. J’en ai mĂȘme parlĂ© dans une sĂ©ance de coaching avec mes Ă©lĂšves parce que voilĂ  encore un truc unique qu’on n’a jamais vu avant, donc bravo.

Et je retiendrai quand mĂȘme toujours sa magnifique citation, je crois qu’un jour je vais l’encadrer chez moi. « Moi, je casse des briques avec ma  »

On ferme la parenthĂšse, tu peux continuer.

Stan Leloup : C’est un podcast taguĂ© Ă  Not Safe For Work. J’étais trĂšs content de la voir parce que je trouvais que ce qu’il racontait, c’était hallucinant, mais effectivement il ne mĂąche pas ses mots.

Olivier Roland : Et donc, tu avais la MĂ©thode Etalon qui permet aussi de casser des briques avec sa
 ou c’était diffĂ©rent ?

Stan Leloup : C’était un peu la mĂȘme formule en fait. C’était un truc de comment est-ce que tu apprends ces compĂ©tences de confiance sexuelle ? Comment est-ce que tu fais jouir Ă  une femme ?, etc. Tous ces Ă©lĂ©ments de confiance de comment est-ce que tu te dĂ©brouilles au lit avec toutes les techniques un petit peu, ça, on avait crĂ©Ă© un programme. Et c’est pareil, celui-lĂ , il fonctionnait bien en affiliation.

Ça doit ĂȘtre comme j’avais des programmes qui Ă©taient
 c’est plus le cas aujourd’hui, mais Ă  l’époque, 70 € dans le domaine de la sĂ©duction, c’était un prix qui Ă©tait relativement Ă©levĂ©, et en plus, j’avais un bon taux de conversion. J’étais un des premiers Ă  m’investir sur les vidĂ©os de vente moches avec juste des slides qui dĂ©filaient, mais je l’ai copywritĂ© Ă  fond et du coup j’avais des bons taux de conversion, ce qui me permettait d’avoir des affiliĂ©s. C’est Ă  partir de ce business-lĂ  que j’ai vraiment pu en vivre.

Et tu vois encore mon business rapidement, il faut noter que la MĂ©thode Etalon, c’est lĂ  oĂč je suis devenu le copywriter. C’est que ce n’est pas moi qui ai crĂ©Ă© ce produit. Je me suis associĂ© avec un gars qui est un coach en sĂ©duction pur de dur et je lui ai dit « tiens, on pourrait crĂ©er des programmes ensembles puisque toi, tu adores faire le coaching mais le marketing ça ne t’intĂ©resse pas. Moi, j’adore faire le marketing mais en coaching, je ne connais pas tout honnĂȘtement, j’ai fait mon programme mais je ne sais pas tout faire. »

Et je m’associe avec lui. Donc moi, lĂ -dessus, je faisais le tunnel de vente, je faisais le marketing, je faisais les emails, et lui, il s’occupait de faire le produit. On en a fait quelques-uns ensemble. On en a fait un aussi sur le couple ensemble qui s’appelait « Relation libre ».

Olivier Roland : Et je t’interromps, mais lĂ , on a un excellent exemple que beaucoup de dĂ©butants ne voient pas. C’est que quand vous avez des compĂ©tences en copywriting, en marketing, vous avez des super pouvoirs et que vous pouvez aller voir des gens qui ont dĂ©jĂ  une audience et souvent qui ont du mal Ă  monĂ©tiser cette audience.

Il y a beaucoup d’influenceurs qui ne comprennent rien ou qui ne connaissent rien en marketing, copywriting. Et vous, en apportant cette compĂ©tence-lĂ , vous pouvez transformer une audience pas trĂšs rentable en un vĂ©ritable business et ça peut faire des Ă©tincelles. Et ça vous fait gagner beaucoup de temps par rapport Ă  si vous devez bĂątir cette audience de zĂ©ro.

Finalement ça fait partie de ces compĂ©tences, le marketing et le copywriting en fait partie, qui semblent ĂȘtre des compĂ©tences 80/20. Ça vaut le coĂ»t d’apprendre ça. C’est un peu comme la magie parce qu’il suffit d’apprendre quelques tours pour ĂȘtre capable de distraire et d’impressionner des gens pour le reste de ta vie. C’est la mĂȘme chose pour un instrument de musique. LĂ , c’est un peu loin Ă  apprendre et des choses comme ça.

J’espĂšre qu’au moins, il y a un truc que vous retirez de cette vidĂ©o, c’est que ça va vous donner l’envie de vous intĂ©resser un peu Ă  ça, au copywriting, peut-ĂȘtre en lisant un des livres que tu as parlĂ©. Donc, tu parles aussi de copywriting dans ton bouquin, Stan ?

Stan Leloup : J’en parle, oui. On en parle notamment sur la fin, mais c’est un bouquin qui est
 ma grande thĂšse, mon grand message en termes de marketing, c’est que le plus important en termes de marketing, ce n’est pas de comprendre les techniques du moment et les hacks du moment pour rĂ©cupĂ©rer les emails sur Facebook, seulement de comprendre la psychologie humaine. Comment est-ce que tu peux utiliser cette psychologie humaine pour trouver une idĂ©e qui est unique, positionner ton produit et puis le vendre derriĂšre ?

Donc, on en parle dans le livre. Notamment, on parle de la structure qu’il faut utiliser sur une page de vente, comment est-ce que tu structures un message de vente pour amener les gens Ă  un certain rĂ©sultat ?

Olivier Roland : De toute façon, en gros, c’est comment bñtir un empire dans son sac à dos tout en se baladant dans le monde.

Peut-ĂȘtre pour arriver dans la fin de cette interview qui commence Ă  dĂ©jĂ  ĂȘtre un peu longue, justement dans ton titre, il y a sac Ă  dos. Donc, il y a cette idĂ©e de libertĂ© que j’affectionne beaucoup aussi. Moi, c’est ce qui m’a donnĂ© envie de me lancer sur le web. C’est quand j’ai eu la semaine de 4 heures et je me suis dit : « PurĂ©e ! J’aimerais tellement ĂȘtre un entrepreneur mais avec la libertĂ© de voyager », parce que j’étais dĂ©jĂ  entrepreneur mais je n’avais pas du tout cette libertĂ© de voyager. Aujourd’hui, ça fait depuis fin 2010 que je voyage 6 mois par an ou plus et j’adore ça.

Toi-mĂȘme, tu vis Ă  Bangkok, est-ce que tu peux nous parler un peu de comment tu profites de cette libertĂ© d’avoir un business sur le web ?

Stan Leloup : Moi, Ă  l’origine, j’ai eu un peu le mĂȘme dĂ©clic que toi, c’est-Ă -dire que moi, j’ai commencĂ© relativement tĂŽt dans le business en ligne parce qu’à l’époque, j’étais encore en Ă©cole de commerce. Du coup, je voyais mon futur. Et ton futur Ă  l’école de commerce, c’est des bons jobs. J’étais dans une bonne Ă©cole mais il va falloir faire cravate, costard et la DĂ©fense, grosso modo. Tu vas ĂȘtre dans la banque, tu vas ĂȘtre dans l’audit, tu vas ĂȘtre dans le conseil en gestion.

Olivier Roland : Le trio maudit.

Stan Leloup : Et aprĂšs, chacun a son truc, mais moi, je me suis aperçu que ça ne l’est pas Ă  ce que j’avais envie de faire. C’est pour ça que pour moi, le grand truc que j’ai gagnĂ© plus que le fait nĂ©cessairement de voyager
 c’est de faire mon propre calendrier, d’avoir quasiment les journĂ©es qui sont remplies par ce que moi, j’ai envie de faire et par les objectifs que je me mets et par la crĂ©ation que j’ai envie de faire.

C’est vraiment important pour moi parce que mes vidĂ©os prennent tellement longtemps Ă  faire, que c’est important pour moi d’avoir des longues plages oĂč je suis quasiment Ă©crivain. J’ai Ă©crit un livre l’annĂ©e derniĂšre, mais finalement, je suis quasiment en train toujours d’écrire et de rĂ©flĂ©chir mon prochain contenu


Et pour moi, c’est le vrai truc que j’ai gagnĂ©. AprĂšs, j’ai vĂ©cu en Asie super rapidement, c’est pareil. A partir du moment oĂč j’ai commencĂ© Ă  gagner assez d’argent pour vivre au Vietnam, c’est-Ă -dire Ă  partir du moment oĂč j’ai commencĂ© Ă  gagner 1500 € par mois plus ou moins, je dĂ©mĂ©nageais au Vietnam.

Olivier Roland : Ça, c’était quand ? En 2013 alors avec ton produit en sĂ©duction.

Stan Leloup : Je crois que c’était dĂ©but 2014 parce que quand j’ai lancĂ© ce premier produit en sĂ©duction, j’avais encore des cours qui me restaient. Je ne pouvais pas partir. J’ai dĂ» attendre que mes cours se terminent, que mon trimestre se termine plus ou moins pour pouvoir partir.

Donc en 2014, je suis parti et je me suis installĂ© Ă  l’origine au Vietnam parce que j’avais vu sur Internet qu’il y avait plein de web entrepreneurs surtout des AmĂ©ricains qui Ă©taient basĂ©s Ă  Ho Chi Minh Ville au Vietnam. Je dis « tiens, ça a l’air gĂ©nial. Je pourrais vivre avec pleins d’entrepreneurs. »

Olivier Roland : Je pensais que c’était plutĂŽt la ThaĂŻlande qui attirait les digital nomades, mais Ok.

Tu es allé à Ho Chi Minh et tu as aimé alors ?

Stan Leloup : Ça a changĂ© ma vie. En gros, je suis passĂ© d’un truc quand j’étais un peu un gars en Ă©cole de commerce.

Olivier Roland : Tu n’as pas fait le petit truc quand mĂȘme. Tu es parti dans un pays asiatique avec une culture extrĂȘmement diffĂ©rente et tu es parti du jour au lendemain. Tu n’as pas testĂ© un peu quand mĂȘme de dire « Ok, je vais partir 15 jours ou un mois lĂ -bas, voir si j’aime bien », non, tu as tout quittĂ©.

Stan Leloup : Deux facteurs. L’annĂ©e prĂ©cĂ©dente, j’avais Ă©tĂ© en Ă©change Ă  Singapour. Singapour et Ho Chi Minh, c’est le jour et la nuit, ce sont deux choses diffĂ©rentes, mais j’avais profitĂ© de la fin de mon Ă©change Ă  Singapour pour aller me balader un peu en IndonĂ©sie Ă  Bali et en ThaĂŻlande Ă  Chiang Mai.

Donc j’avais eu, je crois que c’était environ deux mois que j’avais fait dans ces pays. Mais c’était une Ă©poque oĂč c’était encore un peu trop tĂŽt pour moi et je ne pouvais pas rester. L’annĂ©e suivante, ce que j’avais fait, en gros, j’avais l’objectif d’aller Ă  Ho Chi Minh, de prendre un aller simple, de rester 2 Ă  3 mois et ensuite de circuler et de continuer Ă  bouger en Asie, et je me suis dit « tiens, ça va ĂȘtre gĂ©nial, je vais bouger en Asie  ».

Et finalement, j’ai tellement aimĂ© Ho Chi Minh Ă  l’époque et on avait tellement une bonne communautĂ© que je suis restĂ© plus longtemps que ça.

Moi, j’avais vraiment envie de partir de France et Ă  cette Ă©poque-lĂ , comme je ne gagnais pas tant de sous que ça, je me suis dit : la vie, c’est parfait, il y avait plein d’entrepreneurs.

Olivier Roland : Oui, tu ne peux pas trop aller aux Etats-Unis par exemple. Pourquoi tu veux quitter la France ?

Stan Leloup : Je ne sais pas pourquoi. C’est un truc que j’avais eu depuis que j’étais au lycĂ©e. C’est une des raisons pour laquelle j’ai fait l’école de commerce parce que je me suis dit « si je fais une Ă©cole de commerce, je vais peut-ĂȘtre aller bosser dans une banque ou en conseil de gestion. Et puis, au bout de quelques annĂ©es, je pourrais aller Ă  l’étranger et peut-ĂȘtre aller faire des missions Ă  droite, Ă  gauche. »

J’avais toujours eu envie de voyager et j’avais envie de vivre Ă  l’étranger.

Olivier Roland : C’est la curiositĂ©, en fait.

Stan Leloup : Oui, j’avais toujours aimĂ© ça. Et puis aprĂšs, je t’avouerais que comme j’étais dans une Ă©cole oĂč je n’avais pas envie d’ĂȘtre lĂ , ça me soĂ»lait. Donc, quand tu passes d’un jour oĂč tu es dans un milieu avec des gens avec qui tu ne matches pas trop, qui ont des ambitions diffĂ©rentes de la tienne et tu fais des trucs au quotidien que tu n’as pas envie de faire, parce que dans une Ă©cole, tu te dis « Mais ce que je fais, c’est nul, ça ne sert Ă  rien. » et que le lendemain, tu dĂ©barques et tu es au Vietnam et tu es entourĂ© que par des entrepreneurs qui font tous des business, que tu te dis « Ce que je fais, c’est gĂ©nial et ça va exploser et je vais devenir riche et ça va ĂȘtre gĂ©nial. », ta vie, elle change.

Rien que d’un point de vue psychologique de ton environnement, ta vie, elle change. Du coup, tu as cette expĂ©rience oĂč tout d’un coup, tu te retrouves dans un environnement qui te boostait Ă  fond, oĂč en plus, j’avais le feu au cul parce que je n’avais pas non plus tant de sous que ça. Tous les mois, il fallait vendre, tous les mois, il fallait grossir. C’était en mode il fallait avancer, il fallait driver le truc, avec que des gens autour de moi qui Ă©taient dans la mĂȘme dynamique. Et ça a changĂ© ma vie et je pense que c’est la raison pour laquelle, en fait, je suis tombĂ© amoureux de l’Asie.

Olivier Roland : Et quand tu Ă©tais Ă  Ho Chi Minh, tu n’avais pas d’amis sur place. Tu as dĂ» te faire ton rĂ©seau de zĂ©ro.

Stan Leloup : En fait, j’avais Ă©tĂ© en contact avec un mec qui Ă©tait un amĂ©ricain sur place. Je connaissais un Français qui connaissait un AmĂ©ricain lĂ -bas. J’ai envoyĂ© un message Facebook Ă  cet AmĂ©ricain en lui disant je dĂ©barque et tout. Le mec me fait « deux jours aprĂšs que tu arrives, il y a un des membres de notre communautĂ©, de notre petit groupe qui fait une confĂ©rence genre la scĂšne tech locale, il fait une confĂ©rence sur le design d’application. Viens parce qu’il y aura tout le monde et puis on va tous le soutenir en gros Ă  sa confĂ©rence pour l’applaudir. »

Je vais Ă  la confĂ©rence pour aller voir le mec. AprĂšs la confĂ©rence, ils me font « tiens, viens, on va tous au resto ». Donc, je vais au resto avec eux dans un petit resto vietnamien auquel je n’aurais jamais osĂ© entrer dedans tout seul, genre une espĂšce de barbecue oĂč le menu, tu ne le comprends pas, et je me sens vachement intĂ©grĂ© et tout. Et le mec me fait « tiens, tu habites oĂč là ? »

Je dis « je suis dans un Airbnb, j’ai pris 2 semaines, je cherche un appart ». Le mec fait « Ok, demain, tu vas aller dans telle rue, je te mets le pin’s sur Google Maps et tu verras, c’est une petite ruelle et il y a des signes sur les maisons Ă  louer. Quand il y a un signe Ă  louer, tu toques et tu demandes au gars s’il n’y a pas une chambre Ă  louer, tu nĂ©gocies ton prix et il faut que tu lui demandes ça, ça, ça et ça. En gros, il faut savoir s’il y a une place de scooter, s’il y a la clim
 tu as un lit. Il me donne une check-list.

Le lendemain, j’y vais, je trouve ma chambre-lĂ  et en fait je dĂ©couvre que dans cette petite ruelle, il y avait une quinzaine de personnes, une quinzaine d’entrepreneurs qui y habitaient et c’était un peu la ruelle oĂč tout le monde habitait, c’était un peu la mode d’aller lĂ -bas.

Olivier Roland : Oui, tu t’intĂ©grais super vite.

Stan Leloup : Ils sont super accueillants. Le truc, c’est que ces gars-lĂ  si j’avais Ă©tĂ© en France, je ne sais pas, j’aurais beaucoup plus de mal Ă  avoir accĂšs.

Olivier Roland : Oui, c’est quelque chose que la plupart de gens ne voient pas avant de voyager mais il y a vraiment une solidaritĂ© entre expatriĂ©s qui est assez impressionnante. LĂ , en l’occurrence, ce n’est mĂȘme pas des Français, mais entre Occidentaux dans un pays qui n’est pas Occidental, ça crĂ©e une liaison. On se soutient facilement.

Stan Leloup : Il y a un vrai effet de barriĂšre Ă  l’entrĂ©e, c’est-Ă -dire que tu es Ă  Paris, des entrepreneurs qui fonctionnent puisqu’il n’y avait pas mal d’entrepreneurs qui fonctionnaient bien. Ils sont vachement demandĂ©s, ils n’ont pas trop le temps, ils sont pris d’assaut, on leur demande toujours des conseils


Maintenant, tu es un gars qui a fait la dĂ©marche de te dĂ©placer Ă  l’autre bout du monde sur une pĂ©riode indĂ©terminĂ©e pour travailler sur ton business. Tout le monde sait que tu es sĂ©rieux. Si tu veux, il n’y a pas de touriste. Tout le monde sait que tu es sĂ©rieux et tu es Ă  fond dedans.

Et moi, j’avais dĂ©jĂ  un business et je gagnais ma vie. Mais j’ai connu un mec Ă  l’époque qui Ă©tait un danois qui Ă©tait vachement jeune. Il doit avoir 19 ans. Il avait fait le mĂȘme truc, il Ă©tait venu au Vietnam pour monter son business mais sans rien.

Il avait un peu d’argent de cĂŽtĂ© parce qu’il avait hĂ©ritĂ©, je crois, ou il avait un peu d’argent donc il avait de quoi tenir pendant 6 mois. Il est venu sans rien. Et les gens l’ont pris sous leurs ailes, lui ont aidĂ© Ă  monter un business. Et sur un horizon de 6 mois, le mec lançait un Kickstarter et il avait fait un Kickstarter qui avait dĂ» lever 100 000 dollars dans cet ordre-lĂ . Donc, il avait un projet qui fonctionnait en 6 mois, qui marchait bien, qui s’était vendu.

Qu’est-ce que je veux dire ?

Ce gars-lĂ  tout seul dans sa chambre au Danemark, en 6 mois, il n’en Ă©tait pas lĂ . Tu vois ce que je veux dire ? C’était Ă  la fois un environnement boostant, mais Ă  la fois, les gens l’ont vraiment pris sous leurs ailes alors que pourtant il n’avait rien, il dĂ©butait. Et simplement parce qu’il avait fait la dĂ©marche. La barriĂšre entrĂ©e est tellement forte de se dire : ce mec-lĂ , il a quand mĂȘme les nerfs de venir Ă  l’autre bout du monde sans rien pour aller rencontrer des entrepreneurs, on va l’aider, on va voir ce qu’il fait, on va discuter avec lui et ça nous prouve qu’il va probablement rĂ©ussir quelque chose.

Olivier Roland : Donc, ça a changĂ© ta vie, tu t’es trĂšs bien intĂ©grĂ© Ă  la communautĂ© locale. Et tu as tellement aimĂ© le Vietnam que tu es parti en ThaĂŻlande. C’est ça ?

Stan Leloup : Oui. Je suis restĂ© pas mal d’annĂ©es au Vietnam et il y a deux ans, j’ai dĂ©mĂ©nagĂ© en ThaĂŻlande pour diffĂ©rentes raisons mais qui Ă©taient principalement liĂ©s Ă  des trucs. Grosso modo, ma copine de l’époque, aujourd’hui ma femme, avait trouvĂ© un job lĂ -bas. J’avais des copains qui avaient dĂ©mĂ©nagĂ© lĂ -bas. Je dis « La ThaĂŻlande, ça va ĂȘtre cool. »

Olivier Roland : Ta femme est vietnamienne, c’est ça ?

Stan Leloup : Ma femme est Philippine.

Olivier Roland : D’accord. Les Philippines, elles sont partout.

Stan Leloup : Oui, les Philippines sont partout. Donc, elle Ă©tait aussi expat. On s’est rencontrĂ©, on Ă©tait tous les deux expats


Evidemment, si tu connais des gens qui viennent des Philippines, ce sont les professions médicales, infirmier et infirmiÚre de formation.

Olivier Roland : Je suis allĂ© pas mal aux Philippines, j’adore ce pays franchement. Et en fait, les Philippins, ils sont un peu partout, en Asie, mĂȘme Ă  DubaĂŻ, dans plein d’autres pays parce que ce sont les Asiatiques qui parlent extrĂȘmement bien anglais. Ils sont trĂšs demandĂ©s partout dont on voit beaucoup Ă  Hong Kong, Ă  Macao, Ă  Singapour


Stan Leloup : Dans les pays anglophones généralement, aux Etats-Unis, les infirmiÚres, les médecins Philippins, Angleterre, Nouvelle-Zélande.

Olivier Roland : En fait, c’est parce que c’était une colonie amĂ©ricaine pendant 50 ans et tout le monde parle anglais aux Philippines, ce qui est trĂšs agrĂ©able d’ailleurs mĂȘme si ce n’est pas leur langue natale mais ils parlent trĂšs bien anglais.

Stan Leloup : Pas mal de gamins apprennent aux Philippines, en tout cas dans la famille de ma femme, ils apprennent l’anglais avant d’apprendre
 Eux, ils sont à Cebu, donc c’est la langue, c’est le bisaya. Ils apprennent l’anglais avant. Donc les gamins, tu peux parler à des petits gamins.

Olivier Roland : Mais leurs parents ne parlent pas en langue bisaya.

Stan Leloup : Leurs parents leur parlent anglais.

Olivier Roland : C’est Ă©tonnant. Ce n’est quand mĂȘme pas la langue de ce que j’ai vu aux Philippines.

Stan Leloup : Oui, ça dĂ©pend des familles et ça dĂ©pend des rĂ©gions, mais Ă  Cebu, dans cette rĂ©gion-lĂ , ils sont particuliĂšrement anglophones. Et les Ă©coles sont en anglais, par exemple, donc les enfants sont un peu obligĂ©s de parler anglais pour aller Ă  l’école.

Olivier Roland : Donc aujourd’hui, tu es à Bangkok, tu es content ?

Stan Leloup : Je suis content Ă  Bangkok. Pour des raisons de famille et ce qu’on faisait, j’avais plein d’amis et puis j’avais passĂ© tellement de temps Ă  Ho Chi Minh que je me suis dit « on va voir Ă  Bangkok ». Je suis allĂ© Ă  Bangkok, je suis trĂšs content.

Je dirais que c’est trĂšs diffĂ©rent. Par rapport Ă  Bangkok, Ho Chi Minh, c’est une petite ville. Bangkok, c’est beaucoup plus Ă©tendu, c’est beaucoup plus grand.

Olivier Roland : C’était fun aussi, j’imagine.

Stan Leloup : Oui. Mais aprĂšs moi, je ne suis plus trop dans la fĂȘte et tout. Finalement pour moi, ce que j’aime bien, c’est avoir des petits restos et des cafĂ©s. Pas en ce moment parce qu’on ne peut plus sortir, donc ça, c’est fini.

La ThaĂŻlande, je trouve, a quand mĂȘme quelques forces sur le Vietnam, c’est que tu as vraiment la plage qui est super accessible et qui est trĂšs bien en ThaĂŻlande, et tu as Chiang Mai dans les montagnes qui est vraiment aussi un grand kif. Il y a Ă©normĂ©ment d’entrepreneurs qui sont lĂ -bas.

J’ai l’impression que tout le monde passe par Bangkok. En termes de rĂ©seau d’entrepreneurs, que ce soit mon rĂ©seau amĂ©ricain, mon rĂ©seau français, tout le monde passe par Bangkok tĂŽt ou tard. Il y a des grosses confĂ©rences. Tout le monde y passe et je trouve que c’est assez cool.

Olivier Roland : C’est une super ville. Il faut l’avoir expĂ©rimentĂ© au moins une fois dans sa vie. C’est une expĂ©rience Ă  faire.

Ça, c’est le gros avantage des pays asiatiques. C’est que ce n’est pas cher. Souvent, la bouffe est bonne d’ailleurs aussi, tu as des plages sympathiques. Un des gros dĂ©savantages, c’est que c’est quasiment impossible d’obtenir le passeport. Ça, ça peut ĂȘtre un facteur, tu le sais. Qu’en est-il au niveau de l’entreprise ? Est-ce que ton entreprise, elle est en ThaĂŻlande ou tu as fait comme beaucoup d’expatriĂ©s ThaĂŻlandais oĂč tu as ta boĂźte Ă  Hong Kong ou dans un autre environnement ?

Stan Leloup : Mon entreprise principale est à Hong Kong.

Olivier Roland : Ok, comme beaucoup de personnes. C’est quand mĂȘme un meilleur environnement pour avoir ta boĂźte, mais en plus, c’est autorisĂ© par la loi thaĂŻlandaise que tu as une boĂźte Ă  Hong Kong, ce n’est pas un souci.

Stan Leloup : C’est autorisĂ© par la loi thaĂŻlandaise. Et au contraire, avoir une entreprise Ă  ThaĂŻlande en tant qu’étranger, c’est assez compliquĂ© parce qu’en ThaĂŻlande, juste pour rentrer dans les dĂ©tails deux secondes de ça, ça peut intĂ©resser quelques personnes. En gros, une entreprise de base a deux contraintes. La premiĂšre contrainte, c’est que pour engager un Ă©tranger, il faut engager X ThaĂŻ. Je ne sais plus combien c’est, mais c’est plusieurs. Tu vas avoir un ratio et tu peux avoir une boĂźte entiĂšrement Ă  l’étranger d’une part et d’autre part, le capital doit ĂȘtre possĂ©dĂ© Ă  50% par dĂ©tail. C’est un gros problĂšme.

Olivier Roland : C’est un gros tue-l’amour ça.

Stan Leloup : Tu peux contourner ça parce qu’ils ont un statut spĂ©cial qui s’appelle BOI, qui est pour les entreprises, technologiques, innovantes
 qui te permet de contourner ces deux problĂšmes : d’avoir une boĂźte possĂ©dĂ©e par des Ă©trangers et de pouvoir recruter des Ă©trangers qui sont recrutĂ©s en nombre comparable de ThaĂŻ, ce qui bien sĂ»r dans plein de business, tu n’as pas besoin d’avoir des employĂ©s ThaĂŻ dont tu ne saurais pas trop quoi en faire.

Donc si tu contournes ça, le problĂšme, c’est que maintenant tu passes dans la bureaucratie. C’est voilĂ  mon dossier, mon application, ma candidature pour avoir l’exemption aux BOI
 ce qui fait que ce n’est pas forcĂ©ment idĂ©al.

AprĂšs, ils sont totalement Ok avec le fait que tu puisses avoir une entreprise Ă  Hong Kong et tu peux encore ĂȘtre rĂ©sident en ThaĂŻlande et payer tes impĂŽts en ThaĂŻlande normalement
ça fonctionne comme ça, ça ne les dĂ©range pas tant que tu fais les dĂ©marches par ailleurs pour avoir ton permis de travail
 ce que tu peux faire.

Ils ne te forcent pas à avoir ton entreprise en Thaïlande et de toute maniùre, ce ne serait pas pratique à la fois pour ce qui est Stripe, Paypal
 et à la fois pour ces raisons de


En fait, il faudrait vraiment avoir un business qui a besoin de plein d’employĂ©s ThaĂŻ sinon ça n’aurait pas vraiment de sens.

Olivier Roland : Puis, rien que l’accĂšs au processeur de paiement, effectivement, c’est un gros facteur. A Hong Kong, tu as tout. En ThaĂŻlande, tu n’as rien Ă  part Paypal peut-ĂȘtre.

Et en termes d’impĂŽt, je suppose que tu es moins imposĂ© que si tu vis en France, ce qui n’est pas dur puisque la France, c’est le pays le plus imposĂ© du monde en termes de prĂ©lĂšvement par rapport au PIB. Est-ce que tu penses que c’est une bonne opportunitĂ© aussi pour les nomades digitaux de pouvoir aller dans des pays oĂč l’imposition est moins forte pour pouvoir se dĂ©velopper davantage ?

Stan Leloup : L’imposition est clairement moins forte. AprĂšs, je dirais que c’est la prioritĂ© numĂ©ro 1, c’est de payer le moins d’impĂŽt possible et de payer zĂ©ro impĂŽt. En ThaĂŻlande, tu paieras quand mĂȘme des impĂŽts. Tu as quand mĂȘme un impĂŽt sur les revenus
 que tu paies. C’est clair qu’il est beaucoup moins qu’en France, donc aprĂšs dans tous les cas, tu es gagnant.

Ce n’est pas 0%, ce n’est pas le Panama. Il me semble qu’à DubaĂŻ, c’est le cas
 Donc, tu as quand mĂȘme des impĂŽts que tu paies. AprĂšs, ils ont un systĂšme de rĂ©gime territorial qui est assez avantageux grosso modo.

Olivier Roland : Quand c’est territorial, c’est l’argent qui est gĂ©nĂ©rĂ© en dehors du pays et exonĂ©rĂ© d’impĂŽt, si tu ne le rentres pas dans le pays, c’est ça ?

Stan Leloup : Exactement. En fait, tu es surtout imposé sur ton salaire, que tu vas te verser un certain salaire.

Olivier Roland : Ta boĂźte Ă  Hong Kong, elle est exonĂ©rĂ©e d’IS, il n’y a pas d’IS. Par contre, tu vas payer un impĂŽt sur le revenu sur l’argent que tu te vires de ta boĂźte de Hong Kong Ă  chez toi en ThaĂŻlande tout simplement.

Stan Leloup : Oui.

Olivier Roland : Mais c’est parfait parce que je veux dire, par exemple, si tu dĂ©cides que tu as besoin d’une certaine somme par mois pour tes dĂ©penses courantes et que tout le reste, tu l’investis, tu peux avoir une bonne optimisation fiscale lĂ©gale en virant, je ne sais pas, tu ouvres un compte chez un broker comme Interactive Brokers pour investir dans la bourse et tu vires directement ta boĂźte de Hong Kong sur le compte Interactive Brokers. Ça ne passe pas par la ThaĂŻlande et ça n’a pas besoin d’ĂȘtre imposĂ©.

Stan Leloup : Oui, c’est beaucoup plus commensurable avec ce que tu consommes, avec tes dĂ©penses, avec ce que tu dĂ©penses dans le pays et ce que tu consommes, et ça fonctionne de cette maniĂšre. Donc, c’est vraiment indexĂ© sur ton salaire, tu peux te fixer le salaire.

Tu ne peux pas fixer un salaire de zĂ©ro non plus. Il y a un salaire minimum qu’il faut que tu te fixes Ă©videmment selon ton visa
 Mais ça permet d’avoir ton visa. Ça permet d’avoir ton permis de travail et d’ĂȘtre rĂ©sident ThaĂŻ. Et tu as mĂȘme


Aprùs, je n’en sers pas mais techniquement tu as un accùs aux hîpitaux publics.

C’est un des problĂšmes que les gens ont quand ils viennent en Asie. Ils sont sur des visas foireux et du coup, ils sont toujours en train de courir Ă  droite Ă  gauche pour renouveler leur visa, ce qui est marrant 5 minutes, mais assez rapidement, ça devient soĂ»lant de devoir « il faut dans 3 semaines que je sorte ».

Avoir un visa legit, avoir un statut legit, avoir un permis de travail, avoir un truc oĂč personne ne te pose de questions et tu es totalement carrĂ© dans le pays, ça te fait gagner un temps monstrueux.

Il y a diffĂ©rentes maniĂšres de l’avoir en ThaĂŻlande. Il y a la maniĂšre que j’ai qui est simplement de demander un permis de travail
 et il y a un autre systĂšme qui s’appelle le visa Elite oĂč tu paies juste. Tu paies, je crois que c’est 15 000 $ pour 5 ans.

Il y a un truc qui s’appelle le visa ThaĂŻlande Elite oĂč tu paies juste une certaine somme pour ĂȘtre rĂ©sident dans le pays pendant X temps et avoir un visa qui est illimitĂ©.

Donc, il y a des possibilitĂ©s en ThaĂŻlande d’avoir ces visas qui fonctionnent bien et qui t’évitent de faire des allers-retours et de faire un truc que tu peux faire au dĂ©part quand tu dĂ©butes. Mais Ă  un moment donnĂ©, ce n’est plus trĂšs marrant de faire des visas Run.

Olivier Roland : Oui, c’est ça. Les visas Run, c’est quand en gros, tu as le droit de rester 90 jours dans un pays sans visa. Tu passes dans un autre pays genre Ă  cĂŽtĂ© de la ThaĂŻlande, tu as le Laos par exemple et tu vas…

Stan Leloup : Le Laos, Birmanie, Vietnam.

Olivier Roland : Tu vas là. Tu vas une journée au Laos, tu reviens et ton compteur est remis à zéro. Il y a beaucoup de gens qui font ça. Surtout dans ces pays-là, ils ne sont pas trÚs regardants sur ce genre de chose.

Stan Leloup : La ThaĂŻlande est relativement carrĂ©e lĂ -dessus. Le Vietnam s’en fiche totalement. Par exemple, au Vietnam, tu peux faire des allers-retours pendant 9 mois, ils s’en fichent. En fait, la ThaĂŻlande, ils sont pointilleux sur les permis de travail, parce qu’il y a beaucoup d’étrangers qui travaillent en ThaĂŻlande illĂ©galement, souvent dans tout ce qui est mannequinat ou prof d’anglais qui viennent sur des visa touriste et qui travaillent, et la ThaĂŻlande n’aime pas ça.

Ce qui fait que si tu fais des allers-retours une fois, deux fois, ils vont dire Ok. Trois fois, ils vont commencer Ă  dire « Ok, lĂ , il faut que tu m’expliques parce que tu es en train de me dire que tu fais des allers-retours. »

Alors, tu peux faire « Oui, moi, je suis en vacances  ». Mais ils vont te poser des questions et tout d’un coup, tu te retrouves dans une situation oĂč tu ne sais pas si tu vas pouvoir rentrer dans le pays Ă  chaque fois parce que la ThaĂŻlande est assez regardante.

Le Vietnam, par exemple, s’en fiche complĂštement. La ThaĂŻlande, pas tant que ça parce qu’ils sont un peu plus nationalistes sur ces aspects-lĂ . C’est une des autres raisons pour laquelle je suis restĂ© long terme en ThaĂŻlande. Ça a du sens de faire les efforts, d’avoir cette situation qui est carrĂ©e. En gros, ils regardent ton passeport et il y a marquĂ© visa RĂ©sident, permis de travail, tamponnent et tu passes. Il n’y a aucun doute, il n’y a aucun problĂšme.

Olivier Roland : Les avantages de ça, c’est : tu vis dans un pays exotique, ça ouvre un peu tes chakras, c’est clair. Tu es mieux connectĂ© avec des entrepreneurs intĂ©ressants. J’imagine que ça va booster ton anglais aussi. Tu Ă©conomises de l’argent parce que ce sont des pays pas trĂšs chers, en plus, tu as une optimisation fiscale. Est-ce qu’il y a des inconvĂ©nients dans le fait de vivre dans un pays aussi loin de ta base culturelle et peut-ĂȘtre aussi ta base de clientĂšle ?

Stan Leloup : Oui, ça dĂ©pend des gens. Je pense que les gens le vivent plus ou moins bien. Je pense qu’il y a un aspect pour beaucoup de gens. Il y a certaines personnes qui ont du mal Ă  se faire Ă  la culture asiatique. Je crois que c’était Ă  Singapour pour mes Ă©tudes, il y avait des gens qui se plaignaient de la nourriture et ils allaient Ă  Mc Do pour avoir les nourritures occidentales pas chĂšres. Et moi, ça me semblait absurde.

Olivier Roland : C’est plutît chinois à Singapour, mais la bouffe en Thaïlande, c’est top par contre.

Stan Leloup : La bouffe Ă  Singapour, c’est gĂ©nial, c’est une des meilleures bouffes que j’ai eues dans ma vie. Je suis trĂšs content quand on retournait Ă  Singapour d’aller bouffer dans les Maulz Tu vois, je ne comprenais pas.

Moi, la bouffe, j’adore. AprĂšs, si tu veux te faire des petites bouffes et avoir ton petit fromage et si tu veux vivre absolument le mode de vie français, tu peux le faire ici, mais c’est vrai que tu ne vas pas aussi facilement le trouver. Il va falloir aller dans des magasins spĂ©cialisĂ©s, ce n’est pas aussi marrant. Donc ça, c’est un aspect.

Aprùs, il y a l’aspect familial autour. Moi, ma famille, elle vient pas mal me voir.

Il y a l’aspect culturel


Mais pour moi, si tu veux, tous ces aspects-lĂ , c’est un avantage, c’est-Ă -dire que je n’ai pas envie d’ĂȘtre dans la culture française, je n’ai pas envie d’ĂȘtre dans les grĂšves, je n’ai pas envie d’avoir les gens qui disent « ouais, tu en penses quoi de la derniĂšre mesure de machin  », ça ne m’intĂ©resse pas. Le fait d’ĂȘtre dans une culture


Olivier Roland : On revient sur les avantages. Mais oui, tu te coupes un peu de toute cette bulle franco-française des grÚves à répétition, des machins, des trucs.

Stan Leloup : Quels sont les désavantages et les avantages ?

Parfois, tu as des frustrations en termes de langue. C’est-Ă -dire que parfois, tu as besoin de faire un truc et tu galĂšres un peu parce que tu ne parles pas ThaĂŻ. Et moi, je ne suis pas avantagĂ© lĂ -dessus parce que ma femme n’est pas non plus ThaĂŻ. Je n’ai pas non plus une personne directement Ă  qui je peux demander qui fait la traduction.

AprĂšs, il faut bidouiller. Tu bidouilles avec de la traduction, avec un truc. Si c’est un truc qui est liĂ© Ă  ton appart, tu demandes Ă  ton propriĂ©taire. Il y a toujours des petites frustrations longues. Moi, les frustrations longues, elles ne m’ont jamais plus bloquĂ© que ça.

AprĂšs, peut-ĂȘtre un Ă©lĂ©ment, tu vois. D’un cĂŽtĂ©, c’est cool qu’il fasse beau tout le temps et qu’il fasse chaud tout le temps, et c’est vrai qu’il y a un autre cĂŽtĂ© oĂč tu te dis « Le cycle des saisons, c’est assez cool ».

Peut-ĂȘtre pas la pĂ©riode oĂč il fait super froid et oĂč tu ne vois pas le soleil pendant des mois et des mois, mais le cycle des saisons, d’avoir un rythme Ă  ton annĂ©e. Parce que lĂ , tu as l’impression en ThaĂŻlande que c’est en gros, il fait pareil tout le temps sauf qu’à un moment, il pleut.

Tu n’as pas ce truc-lĂ . Tu n’as pas ce truc de NoĂ«l, de l’automne, du printemps qui revient. Et ça, au dĂ©part, c’est quelque chose qui ne me manquait pas du tout.

DerniĂšrement, j’étais parti au Japon pendant l’hiver. Je dis « tiens, finalement, c’est cool d’avoir un peu froid, de mettre ton petit manteau. » Ce sont des dĂ©tails qui ne contrebalancent pas tous les avantages que tu peux avoir et simplement pour moi le fait au quotidien de vivre ici.

Olivier Roland : Mais tu n’as pas l’impression parfois que tu as plus de mal Ă  rester connectĂ© Ă  l’état d’esprit que tes prospects quand tu vis dans un pays si diffĂ©rent.

J’ai regardĂ© par exemple ta vidĂ©o sur le Coronavirus, c’est vraiment intĂ©ressant parce que tu en parles comme si tu vivais encore en France. Tu te mets vraiment dans le point de vue du français.

C’est vrai qu’aujourd’hui, on a Internet, c’est magnifique. Mais est-ce que tu as l’impression de devoir faire un peu plus d’effort pour rester dans cette dĂ©marche d’ĂȘtre connectĂ© Ă  ce que les gens vivent au quotidien ?

Stan Leloup : Oui, carrĂ©ment. Et parfois sur ce type de vidĂ©o, j’ai mĂȘme fait un effort d’aller
 je vais checker par exemple des sites de news. Si c’est une vidĂ©o de news, je vais checker les sites de news français parce que je m’informe beaucoup.

Je ne suis pas les news de maniĂšre gĂ©nĂ©rale et je m’informe pas mal sur des sources amĂ©ricaines. Mais de toute maniĂšre, mes sources sont bizarres parce qu’une de mes principales sources sur le Coronavirus, c’est le blog de Tyler Cowen, un Ă©conomiste amĂ©ricain qui Ă©crit des trucs super bizarres. Tu vois ce que je veux dire. De toute maniĂšre, mes sources ne sont pas dans la moyenne des gens, donc il faut aussi que je comprenne oĂč en sont la moyenne des gens pour les amener lĂ  oĂč moi, j’ai envie de les amener.

Donc, c’est une force par l’aspect oĂč ça me donne des trucs Ă  dire que d’autres personnes ne disent pas. Mais c’est vrai qu’il faut parfois que je fasse un effort particulier pour me connecter Ă  ce que pensent les gens, pour ne pas ĂȘtre comme un Alien qui raconte des trucs oĂč tu n’as aucune idĂ©e de ce que je suis en train de te dire.

C’est vrai que c’est un effort supplĂ©mentaire. AprĂšs, je pense que de base, si tu es entrepreneur, souvent tu vas vendre Ă  des gens qui sont dans une situation qui veulent quitter leur job. Ça fait combien d’annĂ©es Olivier que tu n’as pas eu un job que tu avais eu envie de quitter. De toute maniĂšre, il faut que tu fasses cette dĂ©marche de dire « oĂč en sont les gens aujourd’hui ? »

Olivier Roland : Oui, j’étais employĂ© pendant un mois et demi en tout.

Oui, je suis d’accord avec toi. En tant qu’infopreneur, on doit dĂ©jĂ  avoir cette dĂ©marche pĂ©dagogique. Donc, ça participe Ă  cette dĂ©marche finalement.

Stan Leloup : Moi, encore plus, je suis d’accord avec toi. Et c’est vrai que c’est un effort que je fais. Je vais aller checker les sites de News, je vais aller checker diffĂ©rentes vidĂ©os sur le sujet pour voir les trucs qui ont Ă©tĂ© dits, pour voir un peu quelle est la best line de ce qui se dit actuellement et de oĂč en sont les gens. Et ensuite, je vais combiner ça avec une perspective diffĂ©rente, Ă  la fois sur mon lieu de vie mais Ă  la fois sur mes ressources, les blogs bizarres que je lis, les trucs oĂč je trouve des infos et essayer de trouver en gros comment est-ce que j’amĂšne les gens de lĂ  oĂč ils sont dĂ©jĂ  Ă  mes idĂ©es qui sont un peu diffĂ©rentes, et c’est souvent ça la recette d’une de mes vidĂ©os.

Olivier Roland : Je pense qu’on a explorĂ© pas mal de sujets intĂ©ressants lĂ . Avant de nous quitter, j’ai peut-ĂȘtre un petit exercice pour toi vu qu’on a pas mal parlĂ© de copywriting. Donc, tu as vu de tout ce dont on a parlĂ© dans cette vidĂ©o. Quel serait d’aprĂšs toi le titre que devrait avoir cette vidĂ©o ?

Stan Leloup : Si on pouvait trouver un petit truc prĂ©cis, un petit angle prĂ©cis que j’ai donnĂ©, c’est souvent une idĂ©e que j’aime en termes d’interview parce qu’en termes d’interview, quand tu couvres beaucoup de sujets, c’est difficile. Tu peux facilement tomber sur un titre assez large genre
 tu peux faire un titre genre Copywriting Youtube Bangkok
 Il faut le trouver un angle prĂ©cis. Peut-ĂȘtre mĂȘme une petite phrase ou un angle prĂ©cis.

De quoi on a parlĂ© et qu’est-ce qui serait le plus intĂ©ressant pour les gens ?

Olivier Roland : On a commencĂ© Ă  parler du fait que tu es une fusion entre youtubeur et infopreneur, de qu’est-ce que devraient faire les infopreneurs d’aprĂšs toi pour amĂ©liorer leur fidĂ©lisation sur Youtube. Ensuite, on a parlĂ© beaucoup de copywriting. C’était quand mĂȘme le sujet majeur de cette interview. Ensuite de comment tu utilises la libertĂ© pour vivre Ă  l’étranger ? Quels sont les avantages et inconvĂ©nients et y compris au niveau fiscaux ?

Stan Leloup : Je vois un truc genre « Cette page de vente a transformé mon business » ou « Cette page de vente a sauvé mon business ».

Olivier Roland : « Cette page de vente a sauvĂ© son business : Stan Leloup le raconte tout ». C’est trop long mais Ok.

Stan Leloup : C’est un peu long mais l’angle ici est intĂ©ressant. C’est-Ă -dire, une anecdote prĂ©cise que les gens ont envie de voir et vous disent « c’est quoi une page de vente qui sauve un business ? Comment ça fonctionne ? J’ai envie de dĂ©couvrir. J’ai envie qu’ils m’en disent plus sur les dĂ©tails de ça. » Et il y a un cĂŽtĂ© Storytelling.

Je pense que le titre de l’interview ne pourra jamais couvrir l’ensemble des Ă©lĂ©ments dont tu parles dans l’interview. Il faut trouver un angle prĂ©cis.

Olivier Roland : Non, ce n’est pas possible.

Stan Leloup : C’est pour ça que j’aime bien un truc comme ça.

Il y a une vidĂ©o, un titre que j’adore, pour donner une idĂ©e, c’est David Laroche « Il dĂ©chire son chĂšque de 20 millions ».

Olivier Roland : Oui. Je n’ai pas regardĂ© la vidĂ©o mais je l’ai vu dans ma colonne de droite.

Stan Leloup : Tu as vu, elle Ă©tait recommandĂ©e parce que le titre est super. Il doit se passer plein de trucs dans l’interview, il doit raconter plein d’autres Ă©lĂ©ments, mais il a trouvĂ© l’angle et le bon empreinte que ce n’est pas « La page de vente qui a sauvĂ© mon business », ça peut ĂȘtre pas mal ou « La page de vente qui a sauvĂ© son business ».

Olivier Roland : Oui. « Stan Leloup, la page de vente qui a sauvĂ© son business ». Ce n’est pas mal ça, ce n’est pas mal.

En tout cas, pour les gens qui sont encore lĂ , c’est que cette vidĂ©o vous a plu. Vous savez dĂ©jĂ , moi, je ne sais pas encore si c’est le titre qui aura Ă©tĂ© retenu ou pas mais je pense que je vais mettre ça, du coup, ça va ĂȘtre intĂ©ressant.

Merci beaucoup Stan d’avoir partagĂ© tout ça. Pour l’instant, ton livre, dans les librairies, ça va ĂȘtre compliquĂ© de le trouver mais si vous regardez dans le futur

Stan Leloup : Oui, fnac.com fonctionne encore.

Olivier Roland : Fnac.com, Ok.

Stan Leloup : Sinon dans le futur, Amazon, Librairie 


Olivier Roland : Et puis, il est disponible en format numĂ©rique, sur le Kindle, j’imagine sur l’iBooks store d’Apple. Est-ce qu’il est sur le Kobo de la Fnac ? J’imagine que oui aussi.

Stan Leloup : Il y est, oui. Il est aussi sur Audible. C’est un format qui fonctionne bien parce que j’ai fait mon propre livre audio. Alors là, ça, c’est une invention.

Olivier Roland : Oui, ça t’a pris beaucoup de temps. Moi, j’ai un livre audio aussi. Enfin, j’ai la version 2 de mon livre, mais on m’a mis devant le fait accompli. Mon auditeur Ă©tait tellement efficace qu’ils m’ont dit : « Hé ! ». Oui, je te l’avais dit dans l’interview qu’on avait fait ensemble, c’est vrai. J’aurais bien aimĂ© au moins faire le dĂ©but mais bref.

Mais effectivement, c’est un format qui marche bien.

Stan Leloup : Mais tu verras que le tien dure trÚs longtemps. Ton livre 2, il faut quoi ? Il fait 30 heures.

Olivier Roland : Il fait 21h30mn.

Stan Leloup : Oui, 21h30mn, le lire toi-moi, tu en es morflé.

Olivier Roland : Je pense que j’aurais fait deux premiers chapitres ou un truc comme ça et j’aurais dit « maintenant, je laisse la parole à  »

Toi, il dure combien de temps ton livre audio ?

Stan Leloup : Le mien dure environ 6 heures et demie. Mais mĂȘme comme ça, c’est rodĂ©o. J’étais dans un vrai studio d’enregistrement pour le faire, donc je ne l’ai pas fait chez moi.

Olivier Roland : C’est à Paris alors ?

Stan Leloup : Non, j’ai Ă  Bangkok. Mon ingĂ© son qui est basĂ© en ThaĂŻlande, qui est aussi un nomade digital, m’a trouvĂ© le studio en ThaĂŻlande, l’enregistrement ultra pro et tout, il ne vivait mĂȘme pas lĂ -bas. Donc, j’ai bloquĂ© le studio pour plusieurs jours.

Et c’est vrai que passer des jours et des jours dans le studio d’enregistrement, c’est hardcore. A la fin de la journĂ©e, tu sors et ouf. Tu as pris une grosse claque. Et encore, moi, j’y ai passĂ© du coup que quelques jours.

Olivier Roland : Tes 6 heures d’enregistrement, ça t’a pris combien de temps à les faire ?

Stan Leloup : J’avais bloquĂ© probablement 4 heures le premier jour, 4 heures le deuxiĂšme. Et lĂ -dessus, j’avais fait les 2/3. Donc, j’ai repris 4 heures aprĂšs.

Olivier Roland : Avec du pause, les passages Ă  refaire parce que tu as bafouillĂ©, tout ça. Oui, quand mĂȘme.

Stan Leloup : J’ai dĂ» passer Ă  12 heures si ce n’est pas plus. Il est possible que ça soit un temps de plus.

Olivier Roland : Le double de temps donc, ce n’est pas mal.

Stan Leloup : Et 6 heures, c’est costaud parce que tu vois, quand tu es en train d’enregistrer ça en 6 heures, tu ne te poses pas non plus. Tu t’enchaünes, tu le fais, tu restes dans la dynamique, tu refais tes phrases, tu bois de l’eau et tu repars. C’est physique.

Tu es debout, tu fais le truc, tu essaies de donner la bonne Ă©nergie, tu ne peux pas te laisser fatiguer. Donc Ă  la fin, tu termines et tu as l’impression d’avoir fait une confĂ©rence devant 200 personnes pendant 4 heures quasiment, en termes de niveau d’énergie et de performance que tu as sorti.

Olivier Roland : En tout cas, c’est sĂ»r que de tous les livres que j’ai Ă©coutĂ©, c’est souvent ceux qui sont lus par l’auteur et c’est quand mĂȘme assez rare, il faut le dire, qui sont les meilleurs. Il n’y a pas de photo.

Le problĂšme des livres qui sont lus par des acteurs, je ne sais pas comment on appelle ces gens-lĂ , c’est que souvent ils sont obligĂ©s d’avoir un ton neutre, alors que l’auteur lui, il peut vraiment vivre, il peut habiter son livre.

Il y en a un notamment que j’ai adorĂ©, c’est « Cessez d’ĂȘtre gentil, soyez vrai », qui est lu par Thomas d’Ansembourg. Le gars, il ajoute tellement de vie dans son livre. C’est juste incroyable. Alors que sinon, ça serait un peu plus mĂ©canique, un peu plus robotisĂ©. Donc clairement, je pense que si vous pouvez le faire en tant qu’auteur, c’est vraiment quelque chose Ă  faire.

Et puis, je ne sais pas si tu as dĂ©jĂ  eu des remarques, mais il y a une partie des gens qui ont le livre en papier ou en numĂ©rique qui vont aussi le prendre un audio parce que c’est une maniĂšre diffĂ©rente de le consommer.

Souvent d’ailleurs, des gens qui achĂštent le livre audio qu’ils aiment vont acheter la version papier pour pouvoir le scanner plus facilement, trouver des rĂ©fĂ©rences plus facilement, puisque l’audio, ce n’est quand mĂȘme pas facile Ă  scanner.

Stan Leloup : Et au niveau des gens qui sont intĂ©ressĂ©s pour crĂ©er leur propre livre audio, en tout cas moi, les retours que j’en ai en termes de vente sont bons. Il faut savoir qu’en tout cas sur Audible en France, il y a une vraie prĂ©pondĂ©rance sur le livre de non fiction, de conseil, de management, de dĂ©veloppement personnel


Beaucoup des best-sellers sur la catégorie sont des livres de non fiction, de conseil.

Le livre de Fabien Olicard par exemple sur la gestion du temps fonctionne trĂšs bien. Le livre de Mark Manson sur le dĂ©veloppement personnel, ce sont les meilleures ventes. C’est le top 10 des ventes. C’est principalement des bouquins de non fiction et de dev perso. Ce qui est Ă©videmment n’est pas le cas sur le Store Amazon papier, c’est beaucoup plus des romans et c’est beaucoup plus des livres pour enfants.

Olivier Roland : Oui, j’avais Ă©tĂ© frappĂ© par ça aussi.

Stan Leloup : Le consommateur Audible favorise pas mal ce type de contenu. Et donc pour toute personne qui a fait un livre dans ces domaines, ça vaut le coup de faire l’effort, de faire le livre audio parce qu’il y a un vrai marchĂ© pour ça.

Olivier Roland : « Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses Ă©tudes », il a dĂ» rester dans le top 10 pendant plusieurs mois, peut-ĂȘtre mĂȘme un an, un truc comme ça, et aprĂšs, il est restĂ© dans le top 20 ou 30 pendant trĂšs longtemps.

Et c’est vrai que quand vous allez sur Audible, il y a plein de livres de dev perso.

C’est marrant parce qu’on a presque l’impression ĂȘtre sur un Store amĂ©ricain quand on va sur le Audible français, peut-ĂȘtre parce que les gens qui Ă©coutent des livres audio sont une partie peut-ĂȘtre plus sophistiquĂ©e, je n’en sais rien.

Stan Leloup : Je pense qu’il y a un systĂšme de filtre oĂč les gens qui Ă©coutent des livres audio sont surtout ceux qui les Ă©coutent pour se former. Il y a encore moins de gens.

Olivier Roland : Optimiser leur temps aussi.

Stan Leloup : C’est aussi les plus les early adopters, alors qu’aux Etats-Unis, je pense que ça, c’est en plus dĂ©mocratisĂ©. Et du coup, il y a beaucoup de livres de fictions et de mĂ©moire
 qui sont beaucoup dans les tops vente.

Je pense que c’est comme un peu le podcast. Les premiers podcasts qui se sont lancĂ©s, c’étaient beaucoup des podcasts de conseil, de gestion. Et ça a pris du temps de dĂ©velopper les podcasts de fiction parce que les early adopters sont aussi sur ces marchĂ©s-lĂ , je pense.

Olivier Roland : Stan, merci beaucoup d’avoir partagĂ© tout ça. Pour tous ceux qui veulent aller plus loin, le livre « Votre empire dans un sac Ă  dos », on vous a mis le lien en description. Sinon, de toute façon, dans toutes les bonnes librairies de France, de Navarre et de la francophonie et tout ça, et en ce moment surtout sur le web. Et puis bien sĂ»r, il y a ta chaĂźne Marketing Mania.

Merci beaucoup Stan et Ă  la prochaine.

Stan Leloup : Merci Olivier, à bientÎt.

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