9 clichés sur Dubaï que je brise

Aaaaah, Dubaï… S’il y a une ville qui suscite des réactions contrastées, c’est celle-ci. Et je n’ai jamais vu une ville pour laquelle j’ai entendu autant de bêtises et de clichés, dans l’écrasante majorité des cas par des gens qui n’y ont jamais mis les pieds, ou qui y ont passé maximum 10 jours, et qui étaient à peine entré dans leur avion qu’ils étaient déjà en train de critiquer tout ce qui bouge.

Et je le comprends, car j’avais moi-même beaucoup de clichés avant de venir à Dubaï pour la 1ère fois. En fait, on m’a presque forcé à y venir.

Je vous propose aujourd’hui d’examiner et de briser ensemble 9 clichés populaires sur Dubaï, et de voir ce qui cache réellement derrière 🙂

Ressources :
Rapport Mastercard 2019 sur le tourisme
– La chaîne d’Isabelle Dépatie, “la clé c’est le temps
Changement de la loi sur les sponsors en mainland
– Documentaire “Free to Choose” de Milton Friedman
Article du National Geographic sur l’ambition de Dubaï d’être la ville la plus écolo du monde en 2050
Dubai Carbon

Les rapports d’Amnesty International :
Les Emirats
La France
l’Espagne

– Etc. Explore les rapports sur les pays qui te plaisent ici : https://www.amnesty.org/fr/countries/

Chapitres :
00:00 Introduction
01:16 Depuis combien de temps je vis à Dubaï
01:57 Cliché #1 : l’argent vient du pétrole
06:01 Cliché #2 : les droits des femmes
10:00 Cliché #3 : la vie à l’occidentale et la tolérance envers les pratiques non musulmanes
14:26 Cliché #4 : il faut un sponsor local pour être entrepreneur à Dubaï
16:31 Cliché #5 : les tours de Dubaï ont été construites par des esclaves
23:20 Cliché #6 : il n’y a pas de nature à Dubaï
24:23 Cliché #7 : Dubaï est une ville superficielle
27:13 Cliché #8 : Dubaï est un désastre écologique
29:22 Cliché #9 : Les droits de l’homme à Dubaï
35:38 Conclusion

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A 18 ans, j’ai décidé de quitter l’école pour créer ma première entreprise. Je n’avais qu’une envie : être libre. Après avoir surmonté de nombreux obstacles, j’ai réussi à mettre mon entreprise au service de ma vie, plutôt que d’avoir une vie au service de l’entreprise… Aujourd’hui, je voyage 6 mois par an et j’inspire des milliers d’entrepreneurs et de créateurs à être plus libres et plus heureux.

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Transcription texte (littérale) de la vidéo “9 clichés sur Dubaï que je brise” :

Olivier Roland

Aaaah, Dubaï. S’il y a une ville qui suscite des réactions enflammées et contrastées, c’est bien celle-ci. C’est simple, je n’ai jamais vu une ville sur laquelle autant de gens racontent des bêtises en véhiculant des clichés. Et je le comprends, moi-même avant d’y aller, j’avais énormément de clichés sur cette ville. La première fois que je suis venu, j’y étais presque forcé.

Force est de constater que l’écrasante majorité des critiques viennent de gens qui n’y ont jamais posé les pieds ou qui, dans le meilleur des cas, y ont passé 10 jours et à peine sautés dans l’avion étaient déjà en train de critiquer tout ce qui bouge.

Et vous le savez si vous me suivez depuis longtemps, j’adore aller en profondeur dans les choses sans m’arrêter à la façade et surtout sans m’arrêter à l’opinion populaire, j’essaie toujours de comprendre pourquoi et comment quelque chose fonctionne.

Vous l’avez réclamé en me posant plein de questions sur Dubaï dans les commentaires, la communauté sur Telegram, Instagram, par mail et sur YouTube bien sûr, il est temps de pourfendre ensemble ces clichés et d’aller explorer la réalité qui se cache derrière la façade. Puis, je vous dirai ce que je pense de cette ville, quel est le coût de la vie ici et même comment immigrer puisqu’on m’a aussi beaucoup posé la question.

Avant de pourfendre ensemble les clichés, depuis quand je vis à Dubaï ?

Cela fait quasiment 3 ans que j’y ai déménagé. Par contre, cela fait depuis 2010 que je voyage à peu près 6 mois par an. Et quand je vous dis que cela fait 3 ans que je vis ici, je n’ai pas la même notion que la plupart des gens. En 2019, j’ai même voyagé plus que 6 mois et donc j’ai passé moins de temps à Dubaï que dans le reste du monde. Mais bien sûr en 2020, j’ai beaucoup moins voyagé que d’habitude, ce qui m’a permis vraiment d’explorer cette ville à fond.

Parlons du cliché qu’on entend le plus souvent, c’est que l’argent de Dubaï vient du pétrole.

Déjà, il faut comprendre ce qu’on entend par Dubaï.

Dubaï, c’est un État dans une fédération de 7 États qui s’appellent les Émirats Arabes Unis, qui fonctionnent sur le même modèle que l’Allemagne ou l’Espagne, par exemple, ou bien sûr, les États-Unis ou le Canada.

Et il faut bien comprendre que le pétrole aujourd’hui dans l’économie de Dubaï, cela ne représente absolument rien, c’est moins de 1% des recettes. En fait, l’État de cette fédération pour lequel le pétrole compte encore beaucoup aujourd’hui, c’est Abou Dabi qui est le plus grand État de la fédération, qui est voisin de l’Arabie Saoudite et qui a de nombreuses réserves de pétrole sur son sol.

Il faut savoir que Dubaï, c’est la toute première économie du Moyen-Orient à ne plus être dépendante du pétrole.

Est-ce que le pétrole a toujours représenté une part minoritaire de l’économie ?

Non. Du pétrole a bien été trouvé à Dubaï dans les années 50 et 60 et, pendant un certain temps, cela a représenté une partie non négligeable de l’économie. Mais le dirigeant de l’époque qui est le père du dirigeant actuel a eu une idée de génie. Avec les millions qu’il a gagné avec ce pétrole, plutôt que de le dépenser en choses frivoles, il s’est dit « je vais miser sur l’avenir, je vais investir dans des infrastructures qui vont faire de Dubaï une vraie zone économique qui ne dépend pas du pétrole. »

Et là, il a vraiment eu un trait de génie parce qu’il faut bien se rendre compte qu’à l’époque, Dubaï, c’était un village de pêcheurs d’huitres. À la base, l’économie de Dubaï, c’est la pêche d’huitres pour trouver des perles, donc la pêche d’huitres perlières, et à partir du moment où les Japonais ont compris comment les huitres génèrent les perles, ils ont commencé une nouvelle industrie qui est l’industrie de l’élevage d’huitres perlières et, du jour au lendemain, Dubaï s’est retrouvé sans ressource économique.

Quand du pétrole a été trouvé ici, c’était encore dans toutes les mémoires et le dirigeant de l’époque a voulu faire en sorte de ne pas être dépendant d’une seule source de revenus.

Donc ce qu’il a fait, il a fait un pari absolument incroyable et tout le monde l’a pris pour un fou à l’époque, il a investi une énorme partie de cet argent qui venait du pétrole dans un port. Il avait dès le début comme vision de faire de Dubaï le port principal du Moyen-Orient.

Et c’était ultra audacieux. Encore une fois, c’était un village de pêcheurs d’huitres qui s’étaient retrouvés il n’y a pas si longtemps au chômage technique. Dubaï, c’est au milieu de rien, il n’y avait absolument rien.

Son pari a payé puisqu’aujourd’hui Dubaï est le premier port du Moyen-Orient, c’est aussi une place financière mondiale et une des capitales du commerce de l’or et du diamant.

Une autre source de revenus extrêmement importante, c’est le tourisme.

Si on regarde ce classement qui a été établi par Mastercard en 2019, qu’est-ce qu’on voit en 4ème position ? Et oui, Dubaï.

Dubaï en 2019 était la 4ème ville la plus visitée du monde derrière Bangkok, Paris et Londres. C’est un fait qui est méconnu de la plupart des gens et l’ambition des dirigeants était même de faire de Dubaï la toute première ville touristique mondiale. En 2020, ils voulaient accueillir 20 millions de personnes et ils comptaient sur le fait qu’ils allaient héberger l’Exposition Universelle 2020.

Évidemment, leurs plans ont été un peu chamboulés par vous savez quoi.

Donc la prochaine fois que quelqu’un vous dit que Dubaï s’est construit grâce au pétrole, ce n’est pas entièrement faux, mais c’est beaucoup plus compliqué que cela.

Après, il est vrai que la Fédération des Emirats Arabes Unis est encore fortement dépendante du pétrole et que cela a déjà sauvé Dubaï.

Après la crise 2008, Dubaï a failli être en faillite. En tout cas, plusieurs entreprises qui appartiennent au gouvernement ici ont failli être en faillite, notamment celle qui construisait le Burj Khalifa qui est la plus grande tour du monde qui fait plus de 800m de haut et c’est Abou Dabi qui les a sauvés parce qu’Abou Dabi qui repose sur un matelas de milliards et de milliards de dollars grâce au pétrole leur a fait un prêt avec un taux d’intérêt extrêmement faible qui a permis de renflouer les caisses.

Dans ce cas particulier, on peut dire que oui, le pétrole a joué un rôle important dans l’économie, mais de manière générale, le pétrole à Dubaï, c’est peanuts.

Le deuxième cliché qu’on entend souvent, c’est le droit des femmes.

Combien de fois j’ai entendu des remarques du genre « tu te rends compte, à Dubaï, les femmes n’ont pas le droit de conduire ». Les amis, ceux qui vous disent qu’à Dubaï, les femmes n’ont pas le droit de conduire, ils confondent avec l’Arabie Saoudite et cela n’a juste rien à voir.

Je vais y revenir, mais les libertés à Dubaï font que l’on peut vivre sa vie d’occidental sans aucun problème. En Arabie Saoudite, ce qui est bien ici, c’est qu’on peut rencontrer plus facilement des gens qui y ont travaillé, ils vous disent que c’est l’horreur, que jusqu’il n’y a pas longtemps, le cinéma était interdit, la musique en public était interdite et qu’effectivement, les femmes n’avaient pas le droit de conduire.

En l’occurrence, même l’Arabie Saoudite s’ouvre tout doucement parce que toutes ces choses sont aujourd’hui autorisées.

Bref, faites attention, cela n’a rien à voir et bien sûr qu’ici, les femmes ont le droit de conduire et il y a des femmes au gouvernement depuis très longtemps.

Mais plutôt que de vous donner mon point de vue de gars, j’ai préféré demander directement à une femme qui a vécu ici, une amie que j’ai rencontré juste avant qu’elle reparte à Montréal, qui s’appelle Isabelle. Je lui laisse la parole sur son ressenti en tant que femme à Dubaï.

Isabelle

Bonjour. Mon nom, c’est Isabelle, je suis une ingénieure en physique qui a eu la chance d’habiter quelque mois à Dubaï. Je peux vous dire que la sensation que j’ai eu, c’était plutôt que j’étais une résidente VIP.

En tant que femme, on a plusieurs avantages. Par exemple, quand on va au métro, il y a une section rose. C’est une section qui est réservée simplement aux femmes et puis le reste du métro est disponible à tout le monde.

Puis, dans le métro qui est très chargé, je peux vous dire que c’était très agréable d’avoir une section où il n’y a que des femmes parce qu’il n’y avait personne ou presque personne et puis c’est possible de pouvoir s’asseoir. Donc, c’était génial.

Ensuite, marcher à Dubaï, je n’ai jamais eu aucun sentiment d’insécurité, cela a toujours été très agréable. Je n’ai jamais eu de regard étrange ou des sentiments que je me sentais comme épiée, qu’il y avait quelque chose de spécial. Le niveau de sécurité est vraiment agréable. Puis, je peux vous dire que je marche beaucoup, j’adore marcher. J’ai vraiment testé plusieurs environnements à Dubaï.

Il y a une autre anecdote que j’aimerais parler aussi, c’est le fait qu’on a le droit de s’habiller toujours dans le respect bien entendu, mais toujours de s’habiller comme on veut à Dubaï.

Par exemple, on va au parc aquatique, on va voir des personnes qui vont être habillées en maillot de la tête au pied pendant que d’autres vont s’habiller en bikini un peu léger. Tout le monde cohabite sans problème, sans animosité, avec beaucoup de respect et sans une pointe de jugement de regard non plus.

Vraiment, honnêtement, c’était très agréable de se sentir qu’il n’y avait pas de jugement en fonction de la tenue vestimentaire, et ce, même quand on est dans un parc aquatique. Je me suis sentie dans un environnement où la femme est respectée dans ses choix qu’elle fait en fonction de sa tenue vestimentaire, donc ça, c’était très agréable à vivre.

Et puis la dernière anecdote que je pourrais vous dire qui m’est arrivée que j’ai trouvé un peu spéciale parce que je me sentais un peu mal et j’utilisais mes avantages féminins, c’est que je vais dans un centre pour avoir un service et finalement, le service n’est pas très bon. À la place, j’ai essayé de faire valoir un meilleur service, j’ai juste demandé tout simplement d’être servie par une femme et puis la personne a dit « oui, pas de problème ». J’ai été servie par une femme sans problème et j’ai pu changer de service, c’était génial.

C’est assez étonnant, mais je pourrais vous dire que j’ai l’impression qu’à Dubaï, c’était un des endroits dans le monde où je me suis sentie le plus VIP en tant que femme.

Olivier Roland

J’ai vu dans les questions dans ma communauté des femmes qui me demandaient « oui, mais du coup, est-ce qu’on a droit de se balader sans le voile ? Est-ce qu’on peut être en bikini à la plage ? » Cela me permet de faire une transition tout en douceur vers la vie à l’occidentale ici et la tolérance en général envers les pratiques non musulmanes.

Je te la fais courte. Si pour toi, la vie à l’occidentale, c’est ultra important comme ça l’est pour moi, ici, tu vas pouvoir vivre ta vie d’occidental quasiment sans aucune modification.

Oui, tu peux picoler. Il y a plein de bars, de restaurants et de boîtes ici dans lesquels tu peux boire de l’alcool. Oui, tu peux être en bikini à la plage. Oui, tu peux avoir des relations sexuelles hors mariage, et bien sûr, personne ne te demande de suivre les principes de l’Islam.

Il faut savoir que jusqu’à récemment, les relations sexuelles hors mariage étaient officiellement interdites, tout comme le fait de boire de l’alcool sans avoir une licence qui nous autorise à le faire. Cette licence était facile à obtenir, mais il y a une loi qui est passée récemment qui a fait qu’aujourd’hui, elle est inutile.

Mais les amis, si vous me suivez depuis un moment, vous savez que pour moi, une des valeurs principales, c’est la liberté et je ne serais jamais venu ici si je n’avais pas cette liberté de vivre ma vie d’occidental.

Donc, même avant que cette loi libéralise tout cela, les anciennes lois n’étaient tout simplement pas appliquées.

C’est vraiment quelque chose qu’il faut comprendre par rapport à Dubaï, c’est probablement l’un des endroits du monde où il faut le plus savoir lire entre les lignes. Il y a énormément de lois qui paraissent complètement archaïques et qui ne sont plus appliquées ou, en tout cas, plus appliquées à une grande échelle.

Quand je suis venu ici en 2018, c’est encore officiellement interdit d’avoir des relations sexuelles hors mariage, mais je m’étais renseigné et j’avais vu que pas personne n’avait de problème par rapport à cela. Il faut comprendre que les émiratis sont probablement un des peuples les plus tolérants du monde.

Cela peut faire rigoler notamment pour les gens qui critiquent la gestion des droits de l’homme des Emirats Arabes Unis, mais il faut partir de là où sont partis ces gens. On parle d’un pays du Golfe. Le grand voisin, c’est l’Arabie Saoudite qui jusqu’à il n’y a pas longtemps interdisait aux femmes de conduire et les cinémas.

Et ici à Dubaï, c’est tellement ouvert et tolérant que les Saoudiens viennent ici les week-ends pour s’encanailler un peu comme ils le font en Côte d’Azur pour ceux qui connaissent.

Donc, il y a une tolérance énorme par rapport aux usages non musulmans, y compris dans l’habillement, les manières de faire la fête… mais il y a des règles qu’il faut comprendre. En fait, on ne va jamais vous embêter à partir du moment où vous ne faites pas de scandales en public. Donc, si vous commencez à bafouer des choses qui sont importantes aux yeux des locaux de manière trop extravagante, là, vous allez avoir des problèmes et là, ces lois qui sont archaïques et qui ne sont plus appliquées peuvent peut-être être appliquées parce que vous n’avez pas compris ce qu’il fallait lire entre les lignes.

Et quand je dis cela, il faut bien comprendre que finalement, il n’y a rien d’extravagant dans ce qu’ils demandent. On a vu des articles notamment de la presse britannique qui raconte que des couples se sont faits emprisonner parce qu’ils se sont embrassés sur la plage. Quand on creuse un peu, on se rend compte qu’ils étaient en train de faire l’amour sur la plage, et ça, je suis désolé mais dans la plupart des pays, y compris en France, y compris aux États-Unis, si vous faites des actes sexuels en public, vous allez vous faire arrêter tout simplement.

Quand on voit également l’évolution des lois de Dubaï – et quand je dis « de Dubaï », c’est vraiment les lois des Emirats Arabes Unis, de la Fédération dans son ensemble – on peut voir que cela va toujours dans le même sens et c’est dans le sens de faire plaisir à sa population d’expatriés et notamment d’expatriés occidentaux, parce que Dubaï sans sa population d’expatriés ne serait absolument rien. Je vais y revenir sur cette notion.

Après, à Dubaï, ne soyez pas stupide, vous n’êtes pas non plus chez vous, il y a des choses à respecter. Là, par exemple, il y a le ramadan tous les ans, vous n’avez pas le droit de boire et de manger en public pendant le ramadan. Mais exemple de la tolérance des Émirats, vous pouvez aller aux restaurants même en pleine journée pendant le ramadan, il n’y a pas de problème. Simplement les restaurants sont couverts pour ne pas que les musulmans qui se baladent voient des gens manger, ce qui est tout à fait compréhensible et cela ne pose pas de problèmes particuliers.

Juste pour vous donner un autre exemple de cette ouverture d’esprit qu’ont les Emirats envers les usages dont musulmans, il y a le Pape qui a été le tout premier Pape de l’histoire de la Chrétienté à visiter un pays du Golfe. Il est venu ici en début de 2020, il a même fait une messe pour 170 000 catholiques dans un stade.

Ensuite, énorme cliché qu’on entend tout le temps, on me demande « mais Olivier, pour créer ta boîte, tu as dû avoir un sponsor local. »

Alors, pas du tout. Déjà, il faut savoir qu’aux Émirats, il y a 40 free zone.

Qu’est-ce que les free zone ?

Ce sont des zones où les lois des Émirats ne s’appliquent pas entièrement ou s’appliquent différemment. Le but, c’est d’attirer des investisseurs étrangers et les entreprises étrangères en leur proposant des ensembles de lois avec lesquelles elles sont plus familières.

Par exemple, il y a des free zone dans lesquels c’est le droit des pays anglo-saxons qui s’appliquent. Il y a des juges qui ont été formés en Grande-Bretagne et qui ont opéré en Grande-Bretagne qui jugent les différends et tout cela est basé sur le Common Law.

Donc avec 40 free zone, il y a à peu près une free zone pour chaque situation. Et dans ces free zone, vous n’avez pas besoin de sponsor et vous n’avez jamais eu besoin de sponsor. En tant qu’étranger, vous pouvez être à 100% propriétaire de votre boîte et c’est la solution que j’ai choisie.

Ensuite, il y a les entreprises mainland, ce sont les entreprises qui ne sont pas en free zone.

Il faut comprendre qu’une des restrictions des entreprises en free zone, c’est qu’elles ne peuvent pas avoir de clients dans les Émirats. Elles peuvent avoir des clients dans leur free zone. Si vous avez un restaurant en free zone par exemple, il n’y a pas de problème pour que quelqu’un qui vient dans la free zone aille chez vous, mais vous ne pouvez pas vendre à l’extérieur de la free zone.

Vous pouvez vendre à l’extérieur des Émirats, mais pas à l’extérieur de la free zone.

Si vous voulez avoir des clients locaux, vous devez avoir une boîte en mainland. Et effectivement, jusqu’à récemment comme dans de nombreux pays de la région et encore plus en Asie, vous deviez avoir un sponsor qui avait dans les faits 51% des parts.

Mais concrètement, ce qui se passait, c’est que vous passiez par les boîtes spécialisées là-dedans. Elles vous faisaient un contrat entre vous et le sponsor local, et ce contrat disait qu’en gros, cette personne allait toucher une rémunération tous les mois ou tous les ans et qu’elle n’avait absolument aucun droit de vote dans l’entreprise ni aucune part réelle.

Mais tout ça, c’est devenu inutile puisqu’une loi est passée récemment qui a dit que vous n’avez plus besoin de sponsor pour créer une boîte en mainland si vous faites partie des nombreuses catégories qui ont été citées.

Autres clichés, les esclaves, on entend cela aussi beaucoup. Les tours de Dubaï ont été construits par des esclaves, des ouvriers pakistanais, indiens à qui on a fait miroiter une vie extraordinaire et qui se sont retrouvés bloqués ici. Quand ils arrivent, on leur confisque leurs passeports, on les entasse dans des logements insalubres et puis, on les force à travailler toute leur vie sans espoir de retour.

Comme pour beaucoup de choses, la réalité est un peu plus nuancée. Déjà, soyons clairs, les conditions de travail des ouvriers du bâtiment, c’est probablement un des points noirs des Émirats. Mais est-ce que c’est aussi noir que ce que je viens de vous dire ? Carrément pas.

Je n’ai jamais eu l’occasion de discuter avec des ouvriers du bâtiment, mais j’ai discuté avec de nombreux chauffeurs de taxis, chauffeurs Uber. Le chauffeur de taxi classique, il est typiquement indien, pakistanais.

Ils peuvent venir de beaucoup de pays. Il y a des Sri Lankais, des Africains, des Asiatiques. Il y a vraiment des gens du monde entier qui viennent à Dubaï pour être chauffeurs de taxis.

On est d’accord, ce n’est pas le métier le plus facile du monde. Et quand on discute avec eux en tant qu’occidental, cela peut être choquant. Ils vous expliquent qu’ils sont venus ici de leur propre libre arbitre, donc là-dessus, il n’y a pas de problème, mais que leur famille est restée dans leur pays et qu’ils voient leur famille une fois par an, parfois une fois tous les deux ans.

Quand on leur demande « pourquoi vous ne faites pas en sorte que votre famille vienne ici ? », ils disent « non, ce n’est pas possible, le coût de la vie est trop cher, ma femme ne saurait pas quoi faire, mes enfants, il faut qu’ils aillent à l’école et je n’aurais pas les moyens de leur payer l’école… »

C’est vrai que ce n’est vraiment pas top comme situation.

Je leur demande « pourquoi vous êtes ici, pourquoi vous ne voulez pas rentrer au pays et pourquoi vous êtes venu ? »

Il me dit « c’est clair parce qu’au Pakistan, en Inde, au Sri Lanka… je gagnerais beaucoup moins. Je suis venu ici de mon plein gré parce que cela me permet de nourrir ma famille, de faire en sorte que mes enfants soient éduqués. Et je n’ai pas prévu de rester ici éternellement, mais simplement, je suis ici pour plusieurs années et je fais ce sacrifice en connaissance de cause.

Quand on s’intéresse au secteur du bâtiment, on se rend compte que la plupart des ouvriers sont exactement dans ce cas. Oui, il y a des gens à qui on fait miroiter des fausses promesses et à qui on confisque le passeport.

Parlons un peu de ce confisquage de passeport.

Officiellement, c’est interdit. Dans les faits, cette pratique existe et il faut comprendre d’où ça vient.

À la base, c’est qu’ici, le visa est lié à votre emploi, c’est-à-dire que si vous perdez votre emploi, vous perdez votre visa. Et vous avez grosso modo un mois pour soit retrouver un boulot, soit repartir chez vous.

Le problème, c’est que ce sont les employeurs qui paient le visa. Un visa peut coûter 2 000, 2 500 € à peu près.

Donc, qu’est-ce que font les employeurs ?

Ils ont cette coutume, pas tous, une partie d’entre eux, de demander le passeport à leurs employés pour s’assurer que l’employé va rester travailler pour eux au moins quelque mois, histoire que l’investissement qu’ils ont fait dans le visa ne soit pas perdu.

Parce que le problème, c’est que si l’employé fait mal son travail ou décide de ne pas venir au boulot ou qu’il y a quelque chose qui fonctionne mal, la personne va perdre son visa, mais c’est l’employeur qui aura payé le visa pour rien. Et il y a beaucoup d’employeurs qui se protègent contre cela en demandant le passeport. Mais c’est officiellement interdit, et dans les faits, si cela arrive à quelqu’un, il peut récupérer son passeport assez facilement.

Je connais quelqu’un à qui c’est arrivé, un Vietnamien qui travaillait dans un restaurant et il avait dû donner son passeport au patron. Quand il a voulu le récupérer parce qu’il voulait arrêter de travailler pour lui, le patron lui a dit « non, je veux que tu continues à travailler pour moi un peu ».

Qu’est-ce qu’il a fait ? Il a appelé l’ambassade du Vietnam qui a appelé le dirigeant et qui lui a dit « écoutez, le passeport, c’est la propriété du gouvernement du Vietnam, on vous demande de le rendre et si vous ne faites pas, on fera une plainte auprès de la police ». Immédiatement, le dirigeant a rendu le passeport à cette personne.

Il faut savoir que si ces personnes qui ont leurs passeports confisqués vont se plaindre à la police, comme ils ont la loi derrière eux, il n’y a pas de raison qu’ils ne puissent pas le récupérer.

Après, est-ce qu’il n’y a pas des situations où il y a des gens qui ne parlent pas l’anglais, ne parlent pas l’arabe, qui ne comprennent pas leur droit et qui se font manipuler, ils ne comprennent pas qu’ils peuvent récupérer leurs passeports ?

Peut-être, mais cela ne représente pas une grosse partie des gens qui travaillent ici.

Mais revenons sur les conditions de travail avec ces ouvriers qui sont entassés dans des logements insalubres ou ces chauffeurs de taxi qui voient leurs familles une fois par an ou pire, et clairement, avec notre sensibilité d’occidental, cela peut être assez choquant et c’est choquant. Mais il faut aussi se mettre à la place de ces gens.

J’ai trouvé une analyse très intéressant de cette situation à travers un documentaire qu’a réalisé l’économiste Milton Friedman qui a été prix Nobel d’économie pour ses travaux et qui, dans son documentaire « Free to Choose », décrit une situation très similaire.

Il va dans un atelier clandestin de textile dans lequel de nombreuses personnes d’origine asiatique travaillent dans des conditions qui sont loin d’être idéales. Et en substance, il dit « est-ce que ces conditions de travail sont idéales ? » Non. « Mais est-ce que ces gens-là sont forcés de le faire ? » Non. Ils ont choisi de venir volontairement dans le cas de cet exemple aux États-Unis pour travailler dans des conditions difficiles parce que c’est un sacrifice qu’ils font pour leurs enfants et leurs descendants.

Et il dit « si aujourd’hui, vous pouvez vous permettre de juger des conditions de travail de ces personnes comme n’étant pas idéales, c’est parce que vos grands-parents, les grands-parents de vos grands-parents et toutes les personnes qui ont été là avant eux ont fait ce sacrifice qui vous permet aujourd’hui d’avoir ce confort et ces normes sociales qui sont juste extraordinaires ».

C’est parce que les grands-parents de nos grands-parents se sont cassés le dos aux champs, aux usines… qu’aujourd’hui, on peut avoir des conditions matérielles qui sont beaucoup plus confortables.

Et il dit « qui vous êtes pour critiquer le choix de ces gens-là qui choisissent de faire des sacrifices en leur âme et conscience pour améliorer les perspectives de leurs enfants et de leurs descendants ? »

Donc, quand je suis tombé sur cette analyse, j’ai trouvé cela extrêmement pertinent. Et il faut aussi se poser la question, tous ces gens qui viennent travailler à Dubaï par choix, oui, dans des conditions difficiles, qu’est-ce qu’ils pourraient faire sinon ? Ils auraient des conditions de travail bien plus dures dans leur pays d’origine.

Et si vous me dites « ils n’ont qu’à venir en France, en Europe, aux États-Unis… », mais non, l’écrasante majorité de ces gens-là ne serait pas acceptée dans les pays occidentaux. Donc, qu’est-ce qu’il leur reste comme choix et qui êtes-vous pour critiquer leur choix et critiquer les gouvernements qui, eux, les acceptent ?

Après, encore une fois, c’est un des points noirs des Émirats et il y a des choses plus simples qui pourraient être faites pour améliorer les conditions des travailleurs du bâtiment.

Par exemple, j’ai pu voir des bus qui n’avaient pas de climatisation, qui avaient juste des ventilateurs sur le visage des travailleurs, alors qu’il y a des jours où il fait très chaud aux Émirats et mettre de la clim dans les bus n’est pas un énorme coût.

Donc, il y a des choses à critiquer, mais ce n’est pas aussi noir et blanc que ce que les médias et tous les gens qui critiquent, qui ne sont jamais venus ici, peuvent vous dire.

Ensuite, il n’y a pas de nature à Dubaï.

Alors, c’est sûr que si tu aimes les forêts vierges, les jungles, la montagne enneigée, ce n’est pas aux Émirats qu’il faut venir. Ça, c’est clair. Mais dire qu’il n’y a pas de nature, il ne faut pas exagérer. Même pas à une heure d’ici, à une demi-heure de route, tu es dans le désert et tu peux vivre des choses absolument fantastiques.

Tu peux faire plein d’activités nautiques. Moi, je suis juste en face de la plage, toutes les semaines, je fais du wakesurf par exemple. Dire qu’il n’y a pas de nature, c’est exagéré.

Oui, il n’y a pas la même nature qu’en Europe ou aux États-Unis, c’est clair, mais il y a quand même une forme de nature différente. Il y a des animaux, il y a des plantes dans le désert, il y a pas mal de choses dans l’eau aussi. Mais c’est sûr que si tu aimes les balades, les randonnées en forêt, ce n’est pas ici qu’il faut venir.

Mais ce qui est génial à Dubaï, c’est que tu es extrêmement bien placé pour pouvoir voyager dans le monde entier, y compris dans des pays qui sont proches d’ici qui ont des climats et des paysages beaucoup plus variés, je pense à l’Inde notamment.

Même aux Émirats, il y a des montagnes. Bien sûr, il n’y a pas de neige sauf dans des circonstances exceptionnelles pendant l’hiver. Tu as des montagnes qui font plus de 2 000m de haut où il peut faire assez frais et où il y a des animaux intéressants à voir.

Parlons à présent de la superficialité. Combien de fois aussi j’ai entendu que Dubaï, c’est superficiel.

Alors déjà, il faudrait s’entendre sur ce que veut dire superficiel.

Quand je pose la question aux gens qui me disent cela, typiquement, ils vont me dire « oui, ici les gens sont là juste pour montrer leurs frics » ou « tout a été construit, c’est du préfabriqué dans le désert, cela n’a aucune âme, cela n’a aucun intérêt. »

C’est sûr que si pour vous, authenticité égale histoire, Dubaï, cela va être compliqué, c’est une ville récente. Encore une fois, il y a quelques décennies, c’était un village de pêcheurs d’huitres, il n’y avait absolument rien ici.

Vous pouvez visiter Dubaï, il y a des musées, mais au niveau histoire, il n’y a pas grand-chose. C’est une ville moderne qui a été construite effectivement dans le désert.

Donc si pour vous, ça, c’est superficiel, vous avez raison. Moi, je ne trouve pas cela superficiel, je trouve cela juste moderne. Je ne veux pas en quoi dire que quelque chose est moderne, cela veut dire que c’est superficiel. Quelque chose peut avoir une âme alors que cela a été construit récemment. Pour moi, cela n’a absolument rien à voir.

Si tu dis par contre que c’est superficiel parce qu’ici, c’est plutôt l’apparence qui compte, là clairement, oui, il y a des gens qui se focalisent sur le superficiel, c’est clair et dans tous les endroits du monde quasiment, c’est comme cela. Si tu vis dans un petit village au fin fond de la campagne, peut-être que ce n’est pas le cas effectivement, mais dans la plupart des grandes villes, il y a un pourcentage de gens qu’on peut considérer comme cela.

Et il faut bien se rendre compte, Dubaï, c’est une ville de 3,5 millions d’habitants. Tu peux trouver tout ce que tu veux dans une ville aussi grande, y compris des gens qui sont profondément authentiques, y compris des lieux qui vont avoir une âme. Tu vas avoir cette perception d’authenticité que tu pourrais avoir dans un vieux pub britannique qui existe depuis longtemps.

Souvent les gens disent cela aussi parce qu’ils voient des voitures complètement improbables comme des gros Hummer plaqués or. Ils se disent « comment c’est possible d’être aussi superficiel ».

Sur les voitures, il faut comprendre une différence culturelle importante.

Les émiratis, traditionnellement, se vêtissent tous de la même manière. Les hommes portent une longue robe blanche avec un turban blanc et les femmes une longue robe noire avec un voile noir.

Le problème de ça, c’est que : imaginez que toute votre vie, vous portez le même uniforme. Ils ont le droit de s’habiller différemment, mais disons qu’il y a une certaine pression sociale qui les pousse à utiliser l’uniforme national. Cela veut dire que tout ce que nous sommes capables d’exprimer à travers notre look, les émiratis ne peuvent pas le faire. Donc, pour beaucoup d’entre eux, ils choisissent de s’exprimer par leur voiture.

Leur voiture est leur manière d’exprimer leur personnalité, leur goût, leur préférence et leur attitude. C’est pour cela que vous allez voir plus d’exemples de voitures rutilantes ici que dans de nombreux autres endroits du monde.

Quand on comprend les dessous de tout cela, cela devient un peu plus limpide et on est un peu plus indulgent envers ces différences culturelles.

Parlons de l’écologie parce Dubaï est aussi extrêmement critiqué pour cela. On parle de sa consommation énergétique, des trucs extrêmement extravagants, comme les grosses voitures pas du tout efficaces, comme la plus grande piste de ski interne du monde qui est en plein désert… Et ça, c’est en grande partie vrai. En tout cas, ça l’était.

En 2006, Dubaï a été désigné par le WWF comme la pire ville du point de vue de l’écologie au monde. Et ça, c’est un problème dont le gouvernement a conscience et qu’il a choisi de prendre à bras-le-corps. Aujourd’hui, l’objectif officiel de Dubaï, c’est d’être la ville avec la plus faible empreinte carbone du monde d’ici 2050 et à ce que d’ici cette date, 75% de l’énergie requise par la ville viennent d’énergie renouvelable.

Il y a le quartier de Masdar City qui a été conçu dès le début comme un quartier zéro émission et complètement autonome, par exemple.

Les prix de l’eau et l’électricité étaient également au début extrêmement subventionnés par le gouvernement et, aujourd’hui, ils ont énormément grimpé pour inciter les gens à économiser.

Et le site de cet organe du gouvernement qui s’appelle Dewa est extrêmement bien fait. Tous les mois, avec la facture d’eau et électricité, on reçoit un comparatif visuel qui compare notre consommation d’électricité et d’eau par rapport à d’autres appartements de la même taille dans le coin. Et si jamais on est en dessous de la moyenne, c’est-à-dire qu’on consomme plus que les autres, on reçoit des conseils pour moins consommer.

Il y a un site officiel du gouvernement sur toute cette politique qui s’appelle Dubaï Carbon, vous pourrez aller voir si vous voulez.

Donc en gros, oui, cela reste un problème aujourd’hui, Dubaï n’est pas la ville la plus écologique du monde, mais le gouvernement a conscience du problème et il décide vraiment d’investir énormément là-dedans.

Et le gros avantage de Dubaï, bien sûr, c’est son ensoleillement qui fait qu’il y a probablement une grosse partie de cette énergie renouvelable qu’il vise qui viendra du soleil.

Quant au fait de reprocher à des gens qui vivent dans le désert d’utiliser la clim, ce que je vois parfois, pour moi, c’est comme si on reprochait aux Finlandais d’utiliser des chauffages en hiver. Au bout d’un moment, il faut arrêter quand même.

Parlons à présent du sujet qui fâche : les droits de l’homme.

Cela aussi, c’est une critique qu’on entend très souvent « tu te rends compte, les Émirats, mon Dieu, leur track record en termes de droit de l’homme, c’est vraiment horrible »

Ce que je vous propose, c’est qu’on lise ensemble le rapport d’Amnesty International sur les Emirats Arabes Unis. On ne va pas tout lire, mais on va juste s’intéresser aux problèmes principaux. Donc :

– Détention arbitraire, avec 10 détenus dans tout le pays qui sont arbitrairement maintenus.

– Liberté d’expression limitée

– Procès inéquitables

– Déchéance arbitraire de la nationalité

Il faut comprendre qu’aux Émirats, ils gardent jalousement leur nationalité et qu’il y a des gens qui sont nés ici et qui n’ont pas la nationalité émiratie parce que pour l’avoir, c’est un droit du sang, mais pas un droit du sol. Il faut être né d’au moins une personne qui est émiratie.

La citoyenneté se transmet par les enfants et pas par le fait d’être né dans le pays.

Là, il parle des lois officielles du pays.

– Il y a le droit des femmes.

Là, il parle de lois qui sont encore dans le code. Les femmes ne sont toujours pas considérées comme les égales des hommes. Et comme exemple, il donne : les femmes mariées doivent s’occuper de la maison. Ils disent par contre qu’il y a une ligne qui, disposant qu’un mari avait le droit à une obéissance courtoise de la part de sa femme, a été supprimée. On voit quand même que cela va dans le bon sens.

Alors, il revient à un juge de déterminer si une femme mariée est autorisée à quitter la maison à travailler.

Ce sont des lois officielles et peut-être que cela s’applique à la population locale. Mais si vous êtes expatrié, on ne va pas vous embêter avec cela. D’ailleurs parmi les réformes des lois récentes, il dit que ce sont les lois du pays dans lequel vous vous êtes mariés qui s’appliquent et non pas les lois locales.

– Droits sexuels et reproductifs

Cela a changé récemment

– Droit des personnes migrantes

Il parle du fait que le visa vient de l’employeur…

– Peine de mort

Les tribunaux ont continué de prononcer des condamnations à mort principalement contre des étrangers accusés d’infractions graves et violentes. Aucune exécution n’a été signalée. Et cela, clairement, je suis contre la peine de mort. Donc, on pourrait se dire que ce n’est vraiment pas bon effectivement.

Ce que je vous propose, c’est qu’on aille voir ce qu’Amnesty International a à dire par rapport à la France. Lisons ensemble le rapport Amnesty sur la France :

– Recours excessif à la force

– Défenseurs des droits humains

Les Autorités ont décidé en Juin d’engager des poursuites contre trois policiers. Ils ont été libérés.

– Mesures abusives prises par l’État

Kamel Daoudi, un homme placé sous mesures de contrôle depuis 2008 a été condamné en octobre à un an d’emprisonnement pour avoir enfreint le couvre-feu auquel il a été astreint.

– Liberté d’expression

La Cour européenne des droits de l’homme a conclu que la condamnation de 11 militants constitue une violation de leur droit à la liberté d’expression. Des milliers de personnes étaient toujours poursuivis pour outrage à agent, une infraction définie en des termes vagues.

– Liberté de réunion

– Personnes réfugiées, demandeuses d’asile ou migrantes.

– Discrimination

– Crimes de haine

– Raciste

– Transfert d’armes irresponsables

– Lutte contre le changement climatique

Il y a beaucoup de choses qu’Amnesty International critique par rapport à la France.

Donc, ce je veux dire, c’est que oui, la situation n’est pas parfaite aux Émirats, c’est clair. Mais si vous vous attendez de trouver un pays parfait qui est absolument validé à 100% par Amnesty International, vous pouvez vous lever de bonne heure. Et pour ceux qui pensent que c’est ce rapport d’Amnesty qui doit décider du pays où vous allez vivre, j’espère que vous allez rester cohérent à vos valeurs et vous allez quitter ce pays infâme qui est la France pour trouver un pays qui a le tampon Amnesty International.

Et tu peux t’amuser à lire d’autres rapports d’Amnesty International sur des pays que tu aimes, par exemple sur celui sur l’Espagne, ou encore pire les États-Unis, ou encore pire alors que c’est une destination très à la mode chez les nomades digitaux, la Thaïlande, pourtant grand monde critique les gens qui vont en Thaïlande par rapport aux tracks records de la Thaïlande sur les droits de l’homme…

J’ai regardé un peu et j’ai vu que l’Islande n’était pas trop critiqué. Donc, si vraiment pour toi, c’est un critère important, l’Islande n’a pas l’air mal.

Au final, est-ce que la situation est parfaite aux Émirats ?

Absolument pas, mais il n’y a absolument aucun pays qui l’est. Il y a beaucoup de critiques à faire dans les pays occidentaux et notamment pour les États-Unis. C’est toujours plus facile de critiquer le voisin, en particulier le voisin qui est culturellement différent, sans voir les problèmes qu’on a chez nous.

Au final, oui, c’est vrai, il y a une liberté politique qui est moindre aux Émirats que dans les pays occidentaux, mais il y a aussi une liberté économique qui est bien plus grande et en tant qu’entrepreneur, on ne va pas aller manifester dans la rue pour demander au gouvernement de changer les choses. Non. Les entrepreneurs, en général, qu’est-ce qu’on fait ? On se bouge pour créer notre propre réalité.

C’est ce que Stephen Covey dans son livre « Les 7 habitudes des gens qui réalisent tout ce qu’ils veulent » appelle se focaliser sur le cercle d’influence plutôt que le cercle de préoccupation. Ici, les Émirats te donnent une liberté bien plus grande que dans les pays occidentaux pour faire cela, donc l’un dans l’autre.

Je ressens personnellement une plus grande liberté en étant à Dubaï qu’en étant dans un pays occidental.

Il faut bien comprendre aussi, si tu viens vivre ici à Dubaï, ce n’est pas parce que tu veux critiquer le gouvernement et faire des manifs. Quel est l’intérêt ? Si tu n’aimes pas Dubaï, tu ne vas pas venir t’établir ici. Donc, il y a aussi un filtre automatique. Si tu viens, c’est pour profiter de l’environnement justement pour pouvoir te bâtir ta propre réalité.

D’ailleurs, on entend souvent qu’on n’a pas le droit de critiquer Dubaï. Cela dépend. On a le droit. Le dirigeant lui-même adore faire des visites surprises dans les différents organes de l’administration et ce n’est pas le dernier à critiquer.

En fait, il faut bien comprendre qu’aux Émirats, ce n’est pas la même culture. Il y a une énorme stigmatisation sur le fait d’insulter les gens en public.

Cela veut dire que cela s’applique non seulement aux dirigeants, mais aussi à la femme de ménage. Si tu vas dans la rue et que tu commences à insulter une femme de ménage qui passe, si jamais elle porte plainte, tu vas être dans la merde. C’est clair. La culture locale n’accepte pas l’insulte.

Donc si pour toi, critiquer le gouvernement, cela veut dire l’insulter, ce n’est pas ici qu’il faut venir. Ça, c’est clair. Mais il est tout à fait possible de faire des critiques constructives.

Dans les faits, encore une fois, tu ne viens pas ici pour cela. Si tu n’aimes pas Dubaï, tu ne vas pas venir vivre ici.

Également, il faut bien se rendre compte que finalement la meilleure critique qu’on puisse faire par rapport à un pays, c’est celle qu’on fait avec les pieds. Si demain, Dubaï me gave, je me casse. Et c’est pareil pour tous les expatriés qui sont ici. Plus de 85% de la population est expatriée, s’ils ne trouvaient pas leur compte, cela ferait longtemps qu’ils seraient partis.

Ce qu’il faut retenir de tout cela, c’est que comme souvent, les choses sont plus compliquées que le blanc, noir qu’on peut entendre à la télé ou de la part de gens qui ne sont jamais venus ici ou qui sont restés juste quelques jours.

Oui, Dubaï, c’est loin d’être parfait. Oui, on peut tout à fait détester pour de vraies raisons rationnelles. Mais non, ce n’est pas aussi noir que ce qu’on vous a dit. Et il y a beaucoup de choses qui, finalement, sont plus des clichés qu’autre chose.

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