📈 Comment Ă©crire un best-seller : retour sur le lancement 🚀 du livre 📕

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â–ș Qui suis-je ?

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A 18 ans, j’ai dĂ©cidĂ© de quitter l’Ă©cole pour crĂ©er ma premiĂšre entreprise. Je n’avais qu’une envie : ĂȘtre libre. AprĂšs avoir surmontĂ© de nombreux obstacles, j’ai rĂ©ussi Ă  mettre mon entreprise au service de ma vie, plutĂŽt que d’avoir une vie au service de l’entreprise… Aujourd’hui, je voyage 6 mois par an et j’inspire des milliers d’entrepreneurs et de crĂ©ateurs Ă  ĂȘtre plus libres et plus heureux.

Que vous souhaitiez changer de vie, réussir sur Internet ou tout simplement devenir une meilleure personne, ma chaßne vous y aidera. Chaque jour, vous trouverez une nouvelle vidéo inspirante pour vous aider à vivre une vie plus riche.

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Transcription texte (littĂ©rale) de la vidĂ©o “📈 Comment Ă©crire un best-seller : retour sur le lancement 🚀 du livre 📕” :

Cela fait un an exactement qu’a Ă©tĂ© publiĂ© pour la premiĂšre fois « Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses Ă©tudes ».

Je suis plutĂŽt content parce qu’on est Ă  35 000 exemplaires vendus toutes versions confondues : version papier, version numĂ©rique et version audio.

Plus de 6 mois aprĂšs sa sortie sur Audible, le livre est toujours dans le top 5 des ventes sur cette plateforme.

Tout ça aurait Ă©tĂ© impossible sans vous. Donc, vraiment du fond du cƓur, merci. Ça me fait vraiment chaud au cƓur.

Je sais que vous ĂȘtes trĂšs nombreux Ă  avoir recommandĂ© le livre autour tout autour de vous et que ça a jouĂ© Ă©normĂ©ment dans ce succĂšs.

Vraiment merci.

Et pour fĂȘter cela, je me suis dit que ce serait sympa de partager avec vous une confĂ©rence que j’ai donnĂ©e devant 1000 personnes seulement 3 semaines aprĂšs la sortie du livre sur « Comment Ă©crire un best-seller ? »

Comme je l’explique au dĂ©but de cette confĂ©rence, dĂ©jĂ  3 semaines aprĂšs sa sortie, je savais que le livre allait atteindre le statut de best-seller en sachant qu’en France, on considĂšre qu’un livre est best-seller Ă  partir de 10 000 exemplaires.

Si vous avez toujours rĂȘvĂ© d’écrire un best-seller sans jamais oser vous lancer, sans jamais terminer ce projet, voici quelques conseils pour dĂ©marrer.

 

CĂ©dric Annicette : J’ai une personne Ă  vous prĂ©senter. C’est un collĂšgue depuis quelques annĂ©es dĂ©jĂ . Cela fait pas mal de temps qu’on se cĂŽtoie.

C’est un peu Monsieur EfficacitĂ©.

C’est le blogueur le plus connu en France, Olivier Roland, qui vient tout droit des États-Unis. Il va expliquer comment on peut lancer un livre qui cartonne.

Je vous demande d’accueillir Olivier Roland.

Olivier Roland : Je vois que vous avez la pĂȘche, ça fait plaisir.

J’avais prĂ©vu une petite animation pour vous rĂ©veiller aprĂšs la pause dĂ©jeuner, mais je ne sais pas si ça va ĂȘtre utile.

Vous voulez l’animation ou pas ?

Je vais demander Ă  Jeannine de venir rapidement sur scĂšne.

J’ai rencontrĂ© Jeannine Ă  la pause dĂ©jeuner, j’étais en train de manger mon petit four. Il y a plusieurs d’entre vous qui sont venus me parler. Et il y a Jeannine qui m’a dit : « Olivier, il faut que je te dise, j’ai fait ci et j’ai fait ça. Voici ma passion en dehors du boulot. »

Et quand elle m’a dit quelle Ă©tait sa passion en dehors du boulot, je me suis dit qu’elle allait nous faire une petite animation rapide.

Jeannine, c’est quoi ta passion en dehors du boulot ?

Jeannine : Ma passion, c’est le champ lyric.

J’ai fait une carriĂšre d’opĂ©ra français et d’opĂ©rette viennoise avec Luis Mariano, Rudy Hirigoyen, tous les grands interprĂštes des opĂ©rettes viennoises.

J’étais vedette aux Folies BergĂšre.

Olivier Roland : Est-ce que tu peux nous chanter une petite chanson ?

Jeannine : Non, pas une petite chanson, juste deux petites lignes parce que ce n’Ă©tait pas prĂ©vu. D’autres fois, ça sera prĂ©vu, je vous ferais quelque chose de plus important avec un partenaire, avec par exemple Olivier qui va me donner la rĂ©plique.

Puisque nous passons une heure exquise ensemble, je vais vous chanter l’heure exquise.

(Chant)

Olivier Roland : Je vais partager avec vous comment crĂ©er un best-seller en vous faisant un retour sur le lancement de mon livre « Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses Ă©tudes » qui a Ă©tĂ© publiĂ© il y a 3 semaines.

Avant de commencer ce petit retour d’expĂ©rience, j’ai une surprise pour vous. J’ai 5 exemplaires Ă  offrir aux 5 premiers qui viennent sur scĂšne.

Pour tous ceux qui ont un exemplaire, je serais trÚs heureux de vous le dédicacer à la pause. Je serais là toute la journée.

Juste pour vous donner un petit retour sur le chiffre, j’ai eu un email de mon Ă©diteur il y a deux jours qui m’a dit qu’à 3 semaines aprĂšs la publication, on en est dĂ©jĂ  Ă  16 000 exemplaires imprimĂ©s.

En sachant qu’en France, on considùre qu’un livre obtient le statut de best-seller à partir de 10 000 exemplaires.

Ces 16 000 exemplaires sont imprimĂ©s, ça ne veut pas dire qu’ils sont vendus.

On a l’occasion d’en parler, mais c’est trĂšs frustrant qu’on soit sur le web et qu’on ait les chiffres en temps rĂ©el parce que quand vous sortez un livre papier, les vrais chiffres de vente sont trĂšs longs Ă  venir parce que les libraires peuvent vous commander des bouquins, mais s’ils restent sur les Ă©tagĂšres pendant 3 mois, ça ne veut pas dire qu’ils sont vendus.

AprĂšs, les libraires peuvent renvoyer les livres Ă  l’éditeur. Et dans ce cas-lĂ , l’éditeur rembourse aux libraires.

Mais si l’éditeur en a imprimĂ© autant, c’est parce que les libraires ont fait beaucoup de commandes. Et si les libraires ont fait beaucoup de commandes, c’est parce que le livre se vend trĂšs bien.

Donc, je pense qu’on peut dire avec beaucoup de fiabilitĂ© que le livre est dĂ©jĂ  best-seller.

Évidemment, ça ne s’est pas fait par hasard. J’ai mis en place toute une stratĂ©gie que plusieurs d’entre vous ont pu suivre de l’extĂ©rieur. Je vais vous partager un peu les coulisses.

Au-delà de succÚs de librairie, on a parlé du livre dans différents organes de presse : Le Figaro Etudiant, Le Magazine Management, Le Parisien, Le Journal du Net, plusieurs autres médias notamment les médias francophones à Londres.

A priori demain soir, je serai sur BFM Business, sur la chaĂźne de tĂ©lĂ©. A prĂ©ciser demain, mais ils m’ont invitĂ© Ă  venir Ă  leur Ă©mission Ă  20h15 demain soir. On verra bien si c’est confirmĂ©.

Au niveau des chiffres de vente, c’est trĂšs frustrant de ne pas les avoir en temps rĂ©el. Il y a quand mĂȘme un outil qui est trĂšs pratique, c’est le classement des meilleures ventes Amazon.

Quand vous ĂȘtes auteur, vous pouvez crĂ©er un compte auteur gratuitement sur cette plateforme et vous avez accĂšs Ă  l’historique du classement des ventes de tous vos livres, y compris vos livres numĂ©riques.

Je vous invite si vous avez des livres Kindle par exemple Ă  vous crĂ©er un compte lĂ , c’est trĂšs pratique.

Le livre est sorti le 23 septembre. Tout de suite, il s’est placĂ© dans le Top 100 des ventes. Et depuis le 29, il n’est jamais descendu du Top 50, sauf une fois.

Juste au dĂ©but, aprĂšs le 29, il y a un petit creux parce que le livre Ă©tait en rupture de stock depuis tellement longtemps sur Amazon qu’Amazon a dit que le livre est indisponible et on ne sait pas quand on pourrait le recommander. Donc, on ne peut pas le commander.

Ils ont carrĂ©ment enlevĂ© le bouton de commande. C’est pour ça qu’il y a eu un drop dans les ventes.

Et ce qui est gĂ©nial, c’est qu’en plus, je demande explicitement Ă  ma communautĂ© de ne pas acheter le livre sur Amazon mais de l’acheter dans une librairie locale.

DĂ©jĂ , il faut vous poser la question quand vous voulez Ă©crire un livre de pourquoi vous voulez l’écrire.

Pour moi, il y a trois objectifs majeurs qu’on veut atteindre en gĂ©nĂ©ral quand on veut Ă©crire un bouquin.

L’objectif le plus simple, c’est de juste Ă©crire un livre, histoire d’avoir Ă©crit un livre.

Pourquoi ?

Pour atteindre le statut auteur parce qu’on sait bien que le statut auteur donne plus d’autoritĂ© sur son marchĂ©, ça augmente l’expertise perçue de nos prospects, de nos clients et ça nous permet de vendre plus facilement.

C’est l’approche la plus commune en gĂ©nĂ©ral dans notre industrie d’infopreneur et c’est Ă©videmment celle qui est la plus simple.

Il y a des moyens extrĂȘmement simples de crĂ©er un livre si vous voulez juste atteindre ce statut.

Ensuite, vous pouvez vouloir Ă©crire un vĂ©ritable livre oĂč lĂ , vous allez dire : je ne vais pas juste faire un livre histoire de faire un livre, je veux faire vraiment quelque chose qui ait de la gueule, qui puisse s’appeler un bouquin.

Et le troisiĂšme objectif possible, c’est de vouloir crĂ©er un best-seller.

Je pense que si vous voulez que votre livre atteigne le statut de best-seller, vous avez beaucoup plus de chance d’atteindre cet objectif si dĂšs le dĂ©part, vous voulez crĂ©er un best-seller et vous faites en sorte de crĂ©er un best-seller en ayant cela Ă  l’esprit dĂšs que vous commencez Ă  Ă©crire le premier mot.

Andrei Parabellum est le plus gros infopreneur de Russie. La derniĂšre fois que je lui ai parlĂ©, il y a deux ans parce qu’avant, il se baladait un peu partout. Maintenant, il reste en Russie.

Il avait Ă©crit 80 livres en 4 ou 5 ans.

Si vous allez dans une librairie en Russie au rayon développement personnel ou business, vous avez de bonne chance que ses bouquins prennent une proportion significative du rayon.

Il n’écrit pas des livres avec la mĂ©thode habituelle. Ce qu’il fait, c’est que dĂšs qu’il fait une prĂ©sentation dans un sĂ©minaire ou dĂšs qu’il organise un Ă©vĂšnement, systĂ©matiquement c’est retranscrit sous forme de livre.

Voici une des mĂ©thodes que vous pouvez utiliser pour crĂ©er un livre trĂšs facilement avec trĂšs peu d’effort.

DĂšs que vous partagez du contenu quelque part, ça peut ĂȘtre retranscrit sous forme de bouquin.

Il fait mĂȘme plus fort. Il organise des webinars avec son audience et il Ă©crit des livres en live Ă  l’aide de son audience oĂč il va dire : on va faire un webinar sur tel sujet, ça sera une suite de question rĂ©ponse et ce sera pour Ă©crire un bouquin.

Vous allez participer avec moi Ă  l’écriture d’un livre collaboratif.

Il aborde certains points et il pose des questions. Il voit ce que les gens répondent. Et en fonction de ça, il écrit un livre au fur et à mesure pendant le webinar.

Ce sont des super mĂ©thodes pour crĂ©er un livre juste pour ĂȘtre auteur.

Typiquement, vous faites une présentation de deux heures dans un évÚnement, vous pouvez en faire 2 bouquins. Vous faites un évÚnement de 2 jours dans votre marché, vous pouvez en tirer un bouquin aussi.

Mais de maniĂšre gĂ©nĂ©rale, c’est mon ressenti, ces livres-lĂ  ont tendance Ă  ĂȘtre beaucoup plus lĂ©gers que des livres Ă©crits normalement. Ils manquent d’épaisseur, ils manquent de consistance, et c’est trĂšs difficile d’en faire des best-sellers.

Tim Ferriss est l’auteur du livre « La semaine de 4 heures » et de 2 autres best-sellers « The four hour body » and « The four hour chef ».

Chacun de ses livres s’est vendu à plus de 2 000 000 d’exemplaires de par le monde.

On parle de 6 millions d’exemplaires en tout. C’est vraiment de gigantesque best-seller.

Tim Ferriss connait un ou deux trucs sur l’art d’écrire des best-sellers. Il a Ă©crit des articles sur son blog « The 4 hour work week » que je vous recommande fortement si vous n’avez jamais Ă©tĂ© voir sur justement l’art d’écrire des best-sellers.

Il a dit : Le conseil le plus important que je puisse vous donner, c’est le suivant : vous pouvez mettre en place le plan marketing le plus gĂ©nial du monde, tout le monde peut arriver Ă  positionner son livre en tĂȘte de vente sur Amazon pendant une heure, une journĂ©e, voire une semaine. Ce qui est important, c’est de faire en sorte que ça reste dans le top des ventes.

Pour cela, il n’y a pas 36 solutions, il faut que votre contenu soit excellent.

Et pour que votre contenu soit excellent, vous devez investir 2 à 3 ans de votre vie dans ce livre. Il n’y a pas d’autres solutions.

C’est son point de vue.

Quand j’ai lu ça, avant de me mettre Ă  Ă©crire mon bouquin, je ne pensais pas honnĂȘtement que j’allais y prendre parce que j’ai passĂ© trois ans et demi Ă  l’écrire quand mĂȘme et 6 mois Ă  concevoir le plan.

Je ne pensais pas que ça allait me prendre autant de temps, mais j’avais prĂ©vu dĂšs le dĂ©part de consacrer une proportion significative des annĂ©es Ă  venir Ă  Ă©crire ce livre parce que je voulais Ă©crire un vĂ©ritable best-seller.

Ayez cela Ă  l’esprit dĂšs le dĂ©but.

AprÚs, pour démarrer, vous pouvez écrire un livre juste pour écrire un livre.

Il y a aussi un autre objectif dont je n’ai pas parlĂ©, c’est d’écrire un livre numĂ©rique pour l’offrir en bonus aux gens qui viennent sur vos blogs, sur vos sites. AprĂšs tout, le tout premier vrai livre que j’ai Ă©crit mais pas papier, c’est mon livre numĂ©rique « Vivez la vie de vos rĂȘves grĂące Ă  votre blog » qui a dĂ» ĂȘtre tĂ©lĂ©chargĂ© plus de 100 000 fois au cours de ces derniĂšres annĂ©es.

Quelques conseils de base pour l’écriture :

Faites un plan avant de dĂ©marrer, ça paraĂźt Ă©vident et ça l’est.

Faites un projet avant de signer le contrat avec l’éditeur.

DĂ©jĂ , l’éditeur est dĂ©jĂ  venu me voir parce que j’avais une prĂ©sence sur le web.

C’est toujours un bonus quand vous avez une communautĂ© sur le web, il y a des Ă©diteurs qui vont vous contacter et vous faire des offres.

Mais faites un plan oĂč vous allez vendre votre livre Ă  l’éditeur mĂȘme si ce n’est pas nĂ©cessaire, mĂȘme s’il est dĂ©jĂ  d’accord pour signer un contrat avec vous, et vous allez aussi dĂ©tailler le plan marketing que vous allez mettre en place.

C’est utile parce que vous allez vous rĂ©fĂ©rer Ă  ce document tout au long de votre progression dans l’écriture du livre. Ça montre aussi Ă  l’éditeur ce que vous ĂȘtes prĂȘt Ă  faire.

Ça vous donne un plan de rĂ©fĂ©rence sur lequel l’éditeur pourra aussi donner un feed-back Ă©ventuellement. Il connait 2 ou 3 trucs quand mĂȘme dans son mĂ©tier que vous ne connaissez pas.

Quand vous Ă©crivez, ce que je vois dans les retours qu’on me donne aujourd’hui, c’est qu’il y a beaucoup des gens qui sont impressionnĂ©s par la quantitĂ© des rĂ©fĂ©rences scientifiques que j’ai mises dans mon livre.

Je pense que c’est un vĂ©ritable atout pour sa crĂ©dibilitĂ© et pour qu’il se vende plus.

Ce n’est pas si compliquĂ© de trouver des rĂ©fĂ©rences scientifiques pour appuyer vos dire parce qu’aujourd’hui, il y a tellement de livres en dĂ©veloppement personnel et dans le business oĂč on lit un bouquin, on se dit : oui, c’est intĂ©ressant mais il tire ça d’oĂč ? On dira qu’il tire ça de son chapeau.

Ça diminue la crĂ©dibilitĂ© de l’auteur alors que vous pouvez facilement trouver des recherches qui vont appuyer vos dires.

Parfois vous avez de mauvaises surprises parce que vous pensez qu’un truc est comme ça et vous regardez la recherche et vous dites que c’est le contraire. Mais c’est bien parce que votre livre est d’autant plus pertinent.

Vous allez me dire que ça prend du temps de faire toutes ses recherches, c’est pour cela que je vous recommande de prendre une ou un assistant de recherche pour vous aider.

Vous n’avez pas besoin de vous taper toutes les recherches qui sont liĂ©es Ă  votre bouquin. Et si vous Ă©crivez un livre de fond, vous allez en faire des recherches.

Je pense que c’est la force de « Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses Ă©tudes ». C’est qu’au-delĂ  de mon expĂ©rience d’entrepreneur, il y a vraiment eu beaucoup de recherches et toutes les personnes qui ont lu un peu peuvent le voir.

Vous avez un site gĂ©nial qui s’appelle « upwork.com » qui va changer votre vie pour tous ceux qui ne connaissent pas.

Vous allez dessus. C’est une place de marchĂ© international oĂč vous allez pouvoir embaucher des prestataires dans le monde entier, y compris dans des pays oĂč si vous payez 5 dollars de l’heure, c’est une fortune.

Le SMIC horaire au Maroc, c’est 250 euros par mois. Ils travaillent 44 heures par semaine, 6 jours par semaine.

Ça veut dire que le SMIC horaire au Maroc, c’est 1,10 euro de l’heure.

Si vous payez un Marocain 3,4 ou 5 euros de l’heure, pour lui, c’est le roi du pĂ©trole. En plus, il va travailler chez lui tranquillement Ă  son rythme, faire un boulot qui est respectable.

Bref, vous pouvez outsourcer vos travaux de recherche dans des pays comme ça tout en étant éthique.

Il y a beaucoup des gens qui pensent qu’externalisant Ă  des pays Ă  bas coĂ»t, c’est prendre des enfants chinois de 12 ans qui vont travailler 20 heures par jour dans des usines insalubres. Ce n’est pas obligatoire.

Prenez des gens dans ces pays-là qui vont vous aider, ça va vous décharger une grande partie de votre travail.

J’ai eu jusqu’à 4 assistants de recherche qui travaillaient pour moi en mĂȘme temps parce qu’au bout d’un moment, quand vous vous rendez compte que finalement vous pouvez externaliser vos recherches pour pas cher, pourquoi ne pas prendre 2,3 ou 4 personnes sur lesquelles vous donnez les mĂȘmes missions ?

Parce que vous allez voir que ces assistants recherche ne vont pas vous donner les mĂȘmes feedbacks et qu’aprĂšs, vous allez avoir des documents beaucoup plus riches sur lesquels vous vous appuyez pour votre documentation.

Ensuite évidemment, écrivez le plus réguliÚrement possible.

Stephen King, l’auteur de best-seller comme «Ça » ou tous les livres d’horreurs qui ne vous font pas dormir aprĂšs les avoir lus a Ă©crit un livre gĂ©nial sur l’art d’écrire qui s’appelle « Écriture : mĂ©moire d’un mĂ©tier ».

Il donne plein de conseils dans ce livre sur « comment écrire des romans ? »

A un moment, il dit en substance : « Je peux vous donner tous les conseils du monde, il n’y a rien qui remplacera le fait d’écrire un mot aprĂšs l’autre ».

Il a raison.

Il y a tellement de gens qui veulent Ă©crire des bouquins, c’est leur rĂȘve, et qu’ils ne feront jamais rien dans leurs vies.

Ne faites pas partie de ces gens-lĂ . Dites-vous qu’un livre, c’est juste un mot aprĂšs l’autre. Ça peut ĂȘtre un peu long, mais il faut dĂ©marrer, il faut le faire.

Il y a aussi quelque chose d’important Ă  comprendre quand votre livre est terminĂ© et qu’il est prĂȘt Ă  ĂȘtre publiĂ©.

Il y a beaucoup d’auteurs qui ont fait la mĂȘme erreur que les alpinistes, surtout les alpinistes dĂ©butant mais cela arrive aussi aux chevronnĂ©s.

Cette erreur, c’est de croire que quand ils arrivent en haut de la montagne, ils ont rĂ©ussi.

Quand vous arrivez en haut de la montagne, c’est gĂ©nial, vous pouvez faire pĂ©ter le champagne si vous en avez, vous pouvez admirer la vue. Mais aprĂšs, il faut redescendre. Et le chemin de descente est tout aussi dangereux que le chemin pour y aller.

LĂ  oĂč vous avez le plus d’accidents en montagne, c’est quand les gens reviennent parce qu’ils ont l’impression d’avoir atteint leurs objectifs et qu’ils peuvent se relĂącher alors qu’au contraire, ils n’en sont qu’à la moitiĂ©.

C’est exactement la mĂȘme chose quand vous venez de terminer d’écrire votre livre. Vous n’ĂȘtes qu’à la moitiĂ© du chemin.

C’est la mĂȘme chose que quand vous crĂ©ez votre entreprise.

Quand votre livre va ĂȘtre publiĂ©, ça veut dire que vous ĂȘtes prĂ©parĂ© pendant des mois, pendant des annĂ©es pour sa publication et que maintenant, c’est Ă  ce moment-lĂ  qu’il est temps de tout donner et de foncer dans la course parce qu’il y a plein d’auteurs qui publient en mĂȘme temps que vous et qui veulent aussi ĂȘtre classĂ©s dans les best-sellers.

C’est la mĂȘme chose quand vous crĂ©ez une entreprise. Vous avez passĂ© 6 mois, un an, peut-ĂȘtre plus Ă  crĂ©er votre boĂźte. GĂ©nial, vous pouvez faire pĂ©ter le champagne. Mais le lendemain matin, vous ĂȘtes dans votre bureau et vous commencez Ă  bosser parce que si vous ne commencez pas Ă  trouver des clients et Ă  vendre, dans 6 mois, votre entreprise n’est plus lĂ .

Donc, ne faites pas cette erreur. Trop d’auteurs croient que quand ils ont publiĂ©, ils peuvent se reposer.

Un mot aussi sur l’éditeur.

La rĂšgle de base, c’est que vous devez envisager votre plan de promotion marketing comme si votre Ă©diteur n’existait pas. Il n’existe pas.

Ça aussi, c’est une grosse erreur des auteurs. C’est de se dire : « c’est bon, j’ai publiĂ© mon bouquin. Maintenant, mon Ă©diteur va s’occuper de le vendre. »

Votre Ă©diteur a des centaines, des milliers d’autres livres dans sa collection. Votre livre ne l’intĂ©resse pas plus que ça. C’est dur Ă  entendre, mais c’est vrai. Il s’en fout un peu.

Pas tant que ça, mais il s’en fout un peu.

Vous devez tout donner par vous-mĂȘme et faire un plan marketing qui ne tient pas compte de lui.

Je ne dis pas qu’il ne faut pas dialoguer avec lui ni l’impliquer dans votre plan, mais faites comme s’il n’existait pas.

Et a contrario, vous devez le travailler au corps trĂšs tĂŽt. Vous devez le faire participer trĂšs tĂŽt Ă  ce projet de livre pour qu’il se sente impliquĂ© dedans.

Ne faites pas comme ces 95% ou 99% des auteurs dans la mĂȘme maison d’édition qui n’ont pas de contact rĂ©gulier avec, qui s’en foutent un peu


Soyez ami avec votre éditeur. Envoyez-lui réguliÚrement des nouvelles pendant que vous écrivez.

Partagez avec lui votre plan de promotion marketing pour qu’il vous donne des feedbacks.

Ce n’est pas forcĂ©ment son domaine, mais impliquez-le. Faites en sorte qu’il croit en votre projet et que lui aussi donne le meilleur de lui-mĂȘme quand vous sortez votre bouquin parce qu’il y a une grosse diffĂ©rence entre votre Ă©diteur qui donne le meilleur de lui-mĂȘme et votre Ă©diteur qui publie juste un livre parmi sa centaine.

On estime en gros que la part de marchĂ© d’Amazon en France est 10 Ă  15%. Ça reste ridiculement bas par rapport au marchĂ© anglo-saxon.

Aux États-Unis, on considĂšre aujourd’hui qu’il y a Ă  peu prĂšs un livre sur deux, voire plus, qui sont vendus au format numĂ©rique. En France, c’est 4 %.

4 % des livres sont vendus au format Kindle, ou ebook sur Apple, Kobo
 Les Français restent encore trĂšs attachĂ©s au livre papier.

Donc corollaire, oĂč va se passer la majoritĂ© des ventes de votre livre papier ?

En librairie.

Avec qui vous devez ĂȘtre super copain ? Avec qui vous devez rendre la vie super gĂ©niale ?

Les libraires de France, de Belgique, de Suisse. Ça vaut tout ça pour les pays francophones.

Au Canada, c’est un peu diffĂ©rent. Mais grosso modo, les libraires ont aussi plus d’influence.

Donc, grosse erreur aussi que font la plupart des auteurs, en particulier les auteurs qui sont focalisĂ©s sur le web, c’est de tout placer sur Amazon.

C’est une Ă©norme erreur.

MĂȘme sans ça, posez-vous la question entre votre livre qui est uniquement bien classĂ© dans les ventes de l’Amazon et votre livre qui est bien classĂ© dans toutes les librairies de France et qui, du coup, est mis en avant dans toutes les librairies de France.

Voyez la multiplication des points d’exposition que vous avez, voyez le nombre de gens supplĂ©mentaires qui vont voir votre livre tous les jours.

Chez mon Ă©diteur, il y a deux bouquins qui ont vraiment mieux performĂ© que les autres dans leur catĂ©gorie parce qu’il y avait la direction de la collection business de Virgin Ă  l’époque, maintenant il n’existe plus Ă  Paris, qui avait eu un coup de cƓur sur ces bouquins et qu’ils avaient mis en avant.

Les libraires aujourd’hui sont les prescripteurs en France. Tout votre plan de promotion marketing doit faire en sorte que la vie de cette personne-lĂ , cette vendeuse soit super gĂ©niale.

Cela implique de faire en sorte que votre communautĂ© n’achĂšte pas sur Amazon, le moins possible.

Il y a un petit graphique qui vous montre l’évolution d’un marchĂ© aux États-Unis et en Grande-Bretagne quand les livres numĂ©riques Ă©taient introduits.

La courbe vaut pour 2007 aux États-Unis, pour 2009 en Grande-Bretagne et pour 2011 en France.

On a dĂ©marrĂ© moins bien qu’en Grande-Bretagne, mais on est Ă  peu prĂšs au mĂȘme niveau que les États-Unis. Par contre aujourd’hui, on en est Ă  4%. Alors que 6 trimestres aprĂšs l’introduction du livre numĂ©rique aux États-Unis, ils Ă©taient dĂ©jĂ  Ă  22 % de part de marchĂ©.

Nous sommes dans un marchĂ© qui est conservateur. Cela ne sert Ă  rien de lutter contre la marĂ©e, il vaut mieux l’accompagner.

Pendant que vous écrivez votre bouquin, vous allez en profiter pour préparer le terrain pour la sortie de votre bouquin.

Normalement, vous pouvez avoir plein de possibilités de quitter la rat race. Il y a notamment une approche qui est de développer un business sur le web.

Quand vous Ă©crivez un bouquin, c’est bien de bĂątir votre communautĂ© en mĂȘme temps parce que votre communautĂ© sera un atout indispensable quand vous allez sortir ce livre.

Aujourd’hui, aux États-Unis, les Ă©diteurs se foutent complĂštement que vous soyez inconnu au bataillon au niveau du bouquin. Ce qui les intĂ©resse, c’est : est-ce que vous avez une plateforme en ligne ? Est-ce que vous avez une communautĂ© qui est active ?

Combien de followers avez-vous sur Twitter ? Combien de fans avez-vous sur Facebook ? Quel est le trafic de votre blog ? Combien d’abonnĂ©s avez-vous sur Youtube ?

C’est ça que regardent les Ă©diteurs en premier.

En France, on n’en est pas encore là mais ça commence à venir progressivement.

Et ils ont raison parce qu’ils savent qu’à partir du moment oĂč un blogueur ou un youtubeur ou quelqu’un qui a une communautĂ© importante sort un livre, de toute façon, cela va ĂȘtre un succĂšs quoi qui se passe.

Donc, bĂątissez votre communautĂ© au fur et Ă  mesure. DĂ©veloppez votre blog ou votre chaĂźne Youtube ou votre page Facebook dans une thĂ©matique est qui similaire Ă  celle de votre livre. Et informez votre communautĂ© largement Ă  l’avance.

DĂšs que vous avez signĂ© le contrat, vous l’annoncez.

C’était il y a 4 ans en dĂ©cembre 2012 que j’ai annoncĂ© avoir signĂ© le contrat avec mon Ă©diteur. Il y a encore des gens qui s’en rappellent.

DĂšs le dĂ©but, j’en ai parlĂ© Ă  ma communautĂ©. Et rĂ©guliĂšrement, j’ai fait des vidĂ©os qui disaient oĂč j’en suis dans mon bouquin.

« Je n’ai pas encore fini », c’était le message pendant quelques annĂ©es.

Pour l’anecdote, quand j’ai signĂ© le contrat, j’étais censĂ© rendre le livre pour mai 2013. J’étais un peu en retard, pas trop, mais mon Ă©diteur s’en foutait pas trop parce que je lui envoyais rĂ©guliĂšrement mon manuscrit et qu’il voyait qu’on Ă©tait parti sur un truc Ă©norme, d’oĂč l’importance aussi de l’impliquer.

Un an avant la sortie du livre, peut-ĂȘtre 6 mois, j’ai crĂ©Ă© une communautĂ© d’ambassadeurs.

C’est une liste de gens.

Vous allez parler Ă  votre communautĂ©, vous allez dire : « Mon livre est prĂ©vu pour une sortie vers telle date, ça va ĂȘtre un livre sur ça et ça  » Vous dites la mission que vous voulez accomplir Ă  travers ce livre.

J’ai dit : « Je veux vraiment changer la francophonie, montrer toutes les failles du systĂšme Ă©ducatif et comment les combler par soi-mĂȘme. Puis, comment tout simplement crĂ©er une entreprise qui soit au service de sa vie plutĂŽt que l’inverse. En gros, le guide du rebelle intelligent du XXIe siĂšcle. »

J’ai dit cela Ă  ma communautĂ©. J’ai dit : « Si ça raisonne avec vous, si vous voulez m’aider dans cette mission Ă  changer l’état d’esprit en francophonie, inscrivez-vous Ă  cette liste. C’est une liste email oĂč je vais juste vous envoyer des news par rapport au bouquin et je vous demanderais de temps en temps de m’aider Ă  le promouvoir, de m’aider Ă  toucher davantage de personnes. »

Vous ĂȘtes franc. Vous dites simplement : « aidez-moi Ă  toucher un maximum de personnes ».

Et vous allez avoir des gens qui vont s’inscrire Ă  cette liste, qui vont vous suivre. Sur cette liste, je dois avoir 1300 personnes avec un taux d’ouverture de 60 %. C’est Ă©norme.

Ce sont des gens engagĂ©s. Mes ambassadeurs m’ont Ă©tĂ© et me sont toujours d’une Ă©norme aide aujourd’hui.

Ils m’ont aidĂ© Ă  partager des statuts Facebook, ils ont laissĂ© des commentaires pour moi sur Amazon, ils sont venus Ă  ma dĂ©dicace, 


J’aurais l’occasion d’en parler, mais crĂ©ez une communautĂ© de gens engagĂ©s.

Il y a des gens qui sont prĂȘts Ă  vous aider dans votre mission, il faut juste leur offrir l’opportunitĂ© de le faire.

Avant la sortie du livre, vous pouvez aussi pour animer votre communauté faire des concours du genre : il y a ce statut Facebook qui cartonne, allez le partager et je donnerais tel ou tel cadeau à la personne qui aura mis le message le plus original dans son partage par exemple.

Vous pouvez essayer d’animer votre communautĂ©, de les motiver Ă  vous aider encore plus en leur donnant des cadeaux et en leur demandant de vous donner un coup de main lĂ -dessus.

Cette communauté que vous allez bùtir sur le web, vous allez la bùtir de toutes les maniÚres possibles.

Depuis 12 mois, on me pose parfois la question si je crois que le blogging est mort.

Cela me fait toujours rigoler parce qu’évidemment, le blogging n’est pas mort. Mais c’Ă©tait dĂ©jĂ  vrai il y a 5 ans et c’est encore plus vrai aujourd’hui, vous devez concevoir votre blog comme le centre de votre Ă©cosystĂšme.

C’est-Ă -dire un blog, c’est bien, mais vous devez aussi avoir une chaĂźne Youtube, une page Facebook, Ă©ventuellement un compte Twitter, un compte Instagram. Snapchat, ce n’est pas mal aussi. Et Pinterest, pourquoi pas ?

Vous devez utiliser tous les supports Ă  votre disposition pour communiquer sur votre bouquin.

S’il y en a parmi vous qui me suivent sur ces diffĂ©rents supports, vous ne pouvez pas Ă©chapper Ă  mon livre. Vous pouvez essayer de faire le matrix et d’éditer, mais vous ne pouvez pas.

J’insiste vraiment et ça touche ma communautĂ© de diffĂ©rentes maniĂšres.

Il y a aussi un outil absolument gĂ©nial qui est Ă  votre disposition aujourd’hui que je vous recommande fortement, c’est Facebook live.

C’est ultra simple.

Aujourd’hui, vous avez un studio de tĂ©lĂ©vision en direct dans votre poche. Vous pouvez sortir votre tĂ©lĂ©phone et faire un Facebook live en direct.

Vous ouvrez votre tĂ©lĂ©phone, vous lancez Facebook live. En 5 secondes, vous ĂȘtes connectĂ© Ă  toute votre communautĂ© en direct et vous parlez.

Je l’ai utilisĂ© d’une maniĂšre originale en lisant des passages de mon livre. Il y a des tas de maniĂšres de l’utiliser.

AprĂšs, j’ai fait des sĂ©ances de questions-rĂ©ponses avec ma communautĂ©.

Ça marche trùs bien Facebook live en ce moment.

Ça sera peut-ĂȘtre plus vrai dans un an comme tout ce qui est Facebook parce que Facebook est en train de pousser Facebook live a priori parce qu’ils veulent complĂštement classer le business model de PĂ©riscope. Ce qui fait que si vous avez 1000 ou 10 000 fans aujourd’hui sur Facebook, on sait bien que quand on poste une publication, vous allez peut-ĂȘtre toucher 10 ou 15 % de votre communautĂ© maximum. Avec Facebook live, ce sera beaucoup plus parce que Facebook fait vraiment en sorte que votre communautĂ© soit touchĂ©e par ça.

C’est simple Ă  faire, ça ne demande aucune prĂ©paration. Vous lisez votre bouquin et ça va permettre aussi de toucher votre communautĂ© diffĂ©remment.

Ayez un budget sans retour sur investissement (ROI) prĂ©vu direct. Votre budget sera plus ou moins grand en fonction de ce que vous pouvez vous permettre. MĂȘme si c’est 100 euros c’est toujours ça.

PrĂ©voyez une partie du budget de votre entreprise pour le promouvoir mĂȘme si vous ne pouvez pas calculer le retour sur investissement.

C’est difficile de calculer le retour sur investissement sur un livre.

AprĂšs, il y a un moyen de le faire diffĂ©remment. C’est de faire en sorte que par exemple, si vous faites de la pub sur Facebook pour promouvoir votre bouquin, vous demandez aux gens de s’inscrire pour recevoir un extrait du bouquin. Vous vendez le livre et vous vendez une formation derriĂšre. Et lĂ , vous pouvez voir si vous ĂȘtes rentable sur le funnel sans ĂȘtre rentable sur le livre.

C’est utile d’avoir un budget comme ça pour accompagner la sortie du livre. Encore une fois, agissez comme si votre Ă©diteur n’existait pas.

Tout le monde ne peut pas se le permettre. C’est vraiment utile d’avoir un RP, quelqu’un qui va essayer de dĂ©gotter des articles presses, des Ă©missions de tĂ©lĂ© pour vous. C’est son mĂ©tier, il va le faire beaucoup mieux que vous ou votre Ă©diteur.

Peut-ĂȘtre que votre Ă©diteur va mettre Ă  votre disposition son propre RP, j’en ai une dans ma maison d’édition. C’est un budget entre 1 500 et 3 000 euros.

Tout le monde ne peut pas se le permettre, mais je vous le recommande. Ça va vraiment vous aider Ă©normĂ©ment pour les journalistes.

Ce n’est pas votre mĂ©tier et c’est difficile pour vous de faire quelque chose sans ça.

Par contre quand vous sortez un bouquin papier, c’est le moment de mettre la gomme au niveau de la presse parce que tout le reste de votre vie, ils ne vont pas s’intĂ©resser Ă  vous.

LĂ , vous avez un Ă©vĂšnement qui se produit. Et d’autant plus, si le livre se vend bien, c’est tout un cycle vertueux qui s’alimente. C’est lĂ  oĂč il faut mettre la gomme.

Personnellement, j’ai 3 RP qui travaillent pour moi en ce moment : 1 de la maison d’édition et 2 que j’ai embauchĂ©s pour m’aider.

Vous allez avoir des posts Facebook qui vont fonctionner de maniĂšre organique, y compris parce que vous avez demandĂ© Ă  votre liste d’ambassadeur de les promouvoir.

Quand vous voyez qu’un post Facebook marche bien, mettez un peu de budget pub. Pour l’accompagner, c’est toujours utile.

Vous allez aussi utiliser toutes ces victoires, ces articles que vous allez recevoir, ces posts Facebook qui vont cartonner.

J’ai un post Facebook aujourd’hui qui a lancĂ© la sortie du livre avec plus de 30 000 likes et quelque chose comme 10 000 partages. C’est absolument Ă©norme.

Je l’utilisais pour faire la premiĂšre sĂ©ance de dĂ©dicace au Cultura de La DĂ©fense.

Comment ça s’est passĂ© cette sĂ©ance de dĂ©dicace, comment on l’organisait ?

Pendant un mois, il y avait la responsable « dĂ©dicace », la responsable commerciale des Editions Leduc, ma mĂȘme maison d’édition qui a insistĂ© auprĂšs de la FNAC pour qu’on fasse la premiĂšre dĂ©dicace le jour de la sortie du livre Ă  la FNAC Saint-Lazare.

La FNAC, c’est un peu opaque le fonctionnement, un peu bureaucratique apparemment. Il y a une personne dans toute la France qui valide ou pas pour que les auteurs fassent des dĂ©dicaces dans les FNAC.

Cette personne n’a jamais rĂ©pondu Ă  aucun email.

On lui a envoyĂ© plein d’emails, il n’a jamais rĂ©pondu.

LĂ , on est la semaine qui prĂ©cĂšde la sortie du bouquin et j’ai dit : c’est dommage parce que ma communautĂ© demande Ă  faire une dĂ©dicace, je le vois, je reçois les messages et tout. La FNAC ne se rend pas compte qu’on peut vraiment remplir la salle.

J’étais aux Editions Leduc Ă  ce moment-lĂ  et Caroline mon attachĂ©e de presse m’a dit : « Il y a le gars qui s’occupe des Ă©vĂšnements Ă  Cultura qui vient dans une heure. C’est parfait pour le timing, on va lui proposer de faire ça. »

Le mec vient, on parle de ça. Je lui dis que j’aimerais faire cela le jour de la sortie du bouquin, j’ai une grosse communautĂ©, il y aura des gens.

Il me dit : « Attendez Monsieur, ce n’est pas possible dans une semaine, ce n’est pas comme ça que ça marche. »

Je dis : « Attendez, je vais vous montrer un truc », et je lui montre le statut Facebook qui est ultra likĂ© et ultra partagĂ©. J’ai regardĂ©.

A l’époque, il n’y avait pas 30 000 likes, il y avait quelque chose comme 10 000 likes.

Il regarde et il fait : « ah oui ! ».

J’ai fait : « Yes ».

Donc, je dis : « si ça pouvait ĂȘtre fait le 23, ce serait gĂ©nial ». Et il me fait : « Ok, je vais voir. »

Il va au Cultura de La DĂ©fende. Une heure plus tard, il appelle et dit : « C’est bon. C’est rĂ©glĂ©, on va faire cela le 23. »

Pour ceux qui Ă©taient lĂ , c’était un succĂšs immense. Il y a eu 200 personnes qui sont venues.

D’ailleurs, il y a plusieurs d’entre vous qui m’ont dit tout Ă  l’heure que vous Ă©tiez lĂ  mais que vous n’avez pas eu la patience de faire la queue.

C’était un succĂšs immense. Le directeur du Cultura avait le sourire jusque-lĂ . On aurait dit qu’il a pris de l’ecstasy.

Il m’a dit : « Vous savez qu’il y a des auteurs plus connus qui ont du mal Ă  rĂ©unir 50 personnes ».

Je dis : « Oui, mais ils ne connaissent pas la force. Ils n’ont pas une communautĂ©, ils ne connaissent pas le marketing internet. »

Utilisez tous ces succĂšs pour essayer d’en avoir d’autres.

Vous devez vraiment essayer de créer une sorte de synergie, de spirale dynamique pour alimenter le succÚs de votre bouquin.

En plus, c’est super gĂ©nial de rencontrer votre communautĂ©, de faire des signatures.

On avait prĂ©vu de faire 17h-19 h. La dĂ©dicace a durĂ© de 17h Ă  21 h. on a fait la fermeture du Cultura. AprĂšs, on a Ă©tĂ© dans un bar Ă  cĂŽtĂ©. Et on a fini la soirĂ©e Ă  minuit, c’était gĂ©nial.

Donc, en plus, vous passez du bon moment. C’est super.

Pour info, c’est Ă  peu prĂšs sĂ»r, je ferai une dĂ©dicace Ă  Lille le 5 novembre je crois. C’est Ă  confirmer.

Pour tous nos amis Belges et Lillois, je compte sur vous. On se verra prochainement.

Et a priori, je ferai cela aussi Ă  Bordeaux et Ă  Lyon avant la fin de l’annĂ©e.

J’aimerais faire cela Ă  Bruxelles, Ă  GenĂšve et Ă  MontrĂ©al aussi.

C’est utile de faire des dĂ©dicaces pour plusieurs raisons. Ça, je l’ai dĂ©couvert grĂące Ă  mon Ă©diteur.

On m’a posĂ© la question aussi : « Olivier, pourquoi tu n’as pas auto auditĂ© ton bouquin ? Tu aurais fait beaucoup plus de marge. »

C’est vrai, j’aurais fait beaucoup plus de marge. Pour info, mes droits d’auteur sur le livre, c’est 8%.

Comme le livre coĂ»te 25 euros, cela fait 2 euros de droit d’auteur. Ce n’est pas grand-chose. Mais je n’ai pas Ă©crit ce livre pour gagner de l’argent, ma boĂźte marche dĂ©jĂ  trĂšs bien.

La Pyramide de Maslow, c’est la pyramide des besoins.

Pour ĂȘtre heureux dans la vie, vous devez d’abord avoir vos besoins physiologiques comme manger, boire, … AprĂšs, il y a le besoin de reconnaissance.

Je suis arrivĂ© au niveau oĂč j’ai beaucoup de mes premiĂšres Ă©tapes qui sont faites. Et lĂ , c’était le besoin de rĂ©alisation et de donner au monde.

J’ai dĂ©jĂ  eu un coĂ»t d’opportunitĂ© Ă©norme en Ă©crivant ce livre parce que j’aurais gagnĂ© beaucoup plus d’argent si j’avais passĂ© tout ce temps et toute cette Ă©nergie Ă  crĂ©er des produits Ă  la place.

Tous ceux qui voient l’épaisseur du bouquin peuvent voir Ă  quel point j’ai mis beaucoup de travail.

Pour moi, ce qui est important, c’était de toucher un maximum de personnes.

En faisant un partenariat avec un Ă©diteur, vous allez avoir un rĂ©seau de distribution qui est sans commune mesure avec le fait d’auto Ă©diter votre livre et vous allez aussi faire un partenariat avec quelqu’un qui connait tous les rouages du mĂ©tier, qui sait comment ça fonctionne.

Sans doute que sans lui, je suis parti en mode « il faut que je sois premier sur Amazon ». Ce qui aurait été une erreur énorme.

Et c’est lui aussi qui m’a dit : « Les dĂ©dicaces peuvent paraĂźtre pas 20/80 parce que certes, tu vas faire 100, 500, 220 le jour J, et au final, c’est une goutte d’eau dans tout ce que tu peux faire potentiellement.

Mais dis-toi que pour le libraire, vendre 100 livres en une journĂ©e, c’est extrĂȘmement rare.

Si tu arrives Ă  faire ça et Ă  remplir sa salle, toute sa vie quand il va voir la couverture de ton livre, il va se souvenir de ce jour oĂč il a vendu 100 bouquins.

Il va en parler Ă  tous ses collĂšgues dans son rĂ©seau et ça va aider ton livre Ă  ĂȘtre mieux positionnĂ©. Tu vas pouvoir avoir plus facilement d’autres sĂ©ances de dĂ©dicace. »

Une fois qu’on a fait ça et qu’on a les photos, vous pensez que c’est difficile pour moi si je vais à Lille, à Bordeaux, à Lyon ?

Utilisez vos succÚs pour alimenter vos succÚs. Il faut aussi donner sa personne quand vous faites ça.

Pour ceux qui me suivent, je suis trĂšs orientĂ© « Semaine de 4 heures », 20/80, …, style de vie. LĂ , je bosse comme un tarĂ© pour la sortie de mon bouquin. Je donne tout ce que j’ai parce que c’est mon bĂ©bĂ©, j’ai passĂ© 4 ans dessus. Et c’est aussi ça le 20/80, c’est aussi ça la semaine de 4 heures.

C’est savoir gagner du temps sur la majoritĂ© des choses pour pouvoir sur l’essentiel et sur ce qui compte vraiment avoir une approche diffĂ©rente et au contraire ĂȘtre perfectionniste.

Être perfectionniste sur les bonnes choses, c’est ça le 20/80.

Autre chose aussi et ça entre en compte dans la prĂ©paration et dans le plan marketing : demandez Ă  vos partenaires, Ă  vos amis qui ont un peu d’influence dans leurs communautĂ©s de promouvoir le bouquin.

J’ai demandĂ© Ă  CĂ©dric, j’ai envoyĂ© un mail deux semaines avant cet Ă©vĂšnement : « CĂ©dric, j’ai sorti mon bouquin. Je ne peux pas donner une grosse commission dessus parce que c’est un bouquin. Je vais te donner 6% du 25 euros, tu vas ĂȘtre super content. Si tu peux juste me donner un coup de main.

J’ai passĂ© 4 ans dessus. Si tu peux juste envoyer un mail Ă  ta liste pour dire que le livre est sorti. J’ai fait une vidĂ©o sympa et tout, ça serait super. »

Il m’a dit : « Oui, pas de problĂšme, bien sĂ»r ».

N’hĂ©sitez pas Ă  demander.

J’ai dit d’ailleurs Ă  CĂ©dric : « Le jour oĂč tu sors un bouquin, je fais pareil ».

N’hĂ©sitez pas Ă  faire des demandes comme ça.

Cette philosophie que j’ai et que j’essaie de partager avec vous, c’est : mettez vraiment tous les atouts de votre cĂŽtĂ© pour en faire un best-seller.

Il y a une vidĂ©o avec le petit garçon qui joue de la guitare. C’est une vidĂ©o qui a demandĂ© un petit budget.

Tout le monde ne peut pas se permettre de faire une vidĂ©o comme cela. D’ailleurs, elle n’a pas eu autant de succĂšs que ce que j’espĂ©rais.

Il y a une vidĂ©o beaucoup plus simple que j’ai sorti par rapport Ă  ce livre qui a eu plus de succĂšs.

Il y a des trucs que vous allez prĂ©voir et qui ne vont pas se passer comme prĂ©vu. C’est normal, mais vous devez quand mĂȘme faire en sorte de mettre en place le maximum de chose.

MĂȘme si vous ne pouvez pas vous permettre de faire une vidĂ©o comme ça, essaie de faire un teaser, quelque chose qui rĂ©sume rapidement le contenu de votre livre, l’essence de votre livre, l’ñme de votre livre pour essayer de donner envie aux gens d’en savoir plus.

Pareil, si vous connaissez les lancements orchestrés et que vous en faites, utilisez-les pour vendre votre bouquin.

Pour le coup, je n’ai pas fait de lancement orchestrĂ©, j’ai fait un lancement diffĂ©rent plutĂŽt Ă  la Tim Ferriss. Mais c’est prĂ©vu que pour mon prochain lancement qui aura lieu au premier semestre 2017, je vais trouver un moyen de mettre en avant le livre en mĂȘme temps que je mets en avant ma formation Blogueur Pro.

Je ne sais pas encore comment, mais je vais trouver.

Peut-ĂȘtre que je le packagerais avec la formation, je n’en sais rien. Mais il faut utiliser en synergie tout ce que vous avez.

Voici la vidéo dont je parle qui a demandé beaucoup moins de moyens que celles que je vous ai montré et qui cartonne plus.

C’est tout simplement un rĂ©sumĂ© illustrĂ© du tout dĂ©but du livre, « les 3 principes pour rĂ©ussir dans tout le domaine de votre vie ».

Cette vidĂ©o doit avoir 20 000 vues en 2 semaines. Je pense qu’elle a le potentiel de faire 100 000, 200 000, 300 000 vues et elle va vendre mon livre automatiquement sans que je fasse rien pendant les annĂ©es Ă  venir.

Ça aussi, c’est simple. Recyclez le contenu de votre bouquin.

Il ne faut pas tout donner, sinon, il n’y a plus d’intĂ©rĂȘt Ă  acheter votre bouquin. Mais prenez les meilleures parties, faites-en des rĂ©sumĂ©s en vidĂ©o. Ça marche, les gens vont apprĂ©cier 


La vidéo dure 30 minutes.

Il y a aussi une mĂ©thode que j’ai utilisĂ©e. C’est une mĂ©thode Ă  la base amĂ©ricaine. Je l’avais vu la premiĂšre fois quand Tim Ferriss a sorti la deuxiĂšme Ă©dition de « La semaine de 4 heures ».

L’idĂ©e, c’est d’offrir des cadeaux pour tous les achats du livre. Plus les gens achĂštent un nombre d’exemplaires Ă©levĂ© du bouquin, plus ils ont des cadeaux.

Et mĂȘme dĂšs le premier exemplaire, vous avez des cadeaux.

Comme lĂ , je voulais mettre en avant les libraires locaux physiques, j’ai donnĂ© aussi en cadeau une formation Ă  moi pour toutes les personnes qui achĂštent le livre dans une librairie physique.

Pour tous ceux qui l’ont achetĂ© et qui ne sont pas au courant de ça, vous allez sur olivier-roland.com et tout est lĂ . Tout est expliquĂ©.

En gros, vous envoyez le ticket de caisse par email et on vous offre vos cadeaux.

Ça aussi, ça motive les gens à acheter plusieurs exemplaires.

Il y a quelqu’un qui a achetĂ© 100 exemplaires du bouquin. Il m’a envoyĂ© un mail avec le ticket de caisse. Je lui dis : « juste pour info, tu as achetĂ© ça oĂč ? Et c’était quoi la rĂ©action du vendeur ? »

Il me dit : « j’étais Ă  la FNAC de Lille. Il m’envoyait une photo d’un mec, c’était Ă©norme, il m’a dit : il avait cette tĂȘte-lĂ . »

Il m’a dit qu’au dĂ©but, ils ont refusĂ©. Il a dĂ» nĂ©gocier pour que la FNAC accepte de lui vendre son bouquin.

C’est ça qui est fou, c’est que je me rends compte que j’ai vraiment essayĂ© de rendre la vie des libraires gĂ©niaux, mais on m’a dit plein de fois : non, ils n’acceptent pas la prĂ©commande. Non, ils n’en ont pas en commande, ils ne veulent pas commander.

Et aprÚs, ils se demandent pourquoi Amazon prend des parts de marché.

Ce qu’il a nĂ©gociĂ© en fait, c’est d’acheter en plusieurs fois.

Pour tous ceux qui m’ont demandĂ© quand est-ce que la formation Blogueur Pro sort, pour info, je l’offre pour tous ceux qui achĂštent son bouquin avec Webinar pro.

N’hĂ©sitez pas Ă  faire ce genre de chose, essayez de penser en dehors de la boĂźte de vraiment tout donner.

Je suis sĂ»r que je suis encore loin d’épuiser toutes les possibilitĂ©s de promotion qu’on peut mettre en place.

Mon leitmotiv depuis le dĂ©but et c’est ce que j’ai mis dans le document que j’ai envoyĂ© Ă  mon Ă©diteur oĂč il y avait le temps de promotion, c’est que je lui dis : tu peux compter sur moi pour faire le plus gros lancement jamais fait par un premier auteur en France et d’utiliser tout ce que je sais et tout ce que je ne sais pas encore pour faire en sorte que ce livre touche un maximum de personnes.

En conclusion

Pour faire un best-seller, la premiĂšre chose, c’est la prĂ©paration.

Ça demande du temps. Vous n’allez pas Ă©crire un best-seller en 3 ou 6 mois. PrĂ©parez-vous. Ça prend le temps qu’il faut, mais au final, ça vaut le coup.

Pensez en dehors de la boĂźte. Essayez de tout voir, de trouver tout ce que vous pouvez pour toucher les gens.

La majoritĂ© des trucs que je vous ai partagĂ© sont des choses simples, mais il n’y a aucun auteur en France qui l’avait fait jusqu’à prĂ©sent.

C’est vrai qu’ils ne se sont pas formĂ©s sur le sujet, mais vous ĂȘtes diffĂ©rents.

Vous ĂȘtes lĂ , vous avez dĂ©jĂ  ce retour d’expĂ©rience. Et d’ici Ă  ce que vous sortiez votre bouquin, il y aura sans doute plein de trucs qui seront inventĂ©s pour promouvoir les livres.

Puis, surtout donnez tout ce que vous avez.

Agissez comme si votre Ă©diteur n’existe pas et bossez comme un tarĂ© quand votre livre sort jusqu’à ce que vous soyez satisfait de votre rĂ©sultat.

Merci.

On a un peu du temps pour faire des questions-réponses, juste 30 minutes.

Fabrice : Tu expliquais que tu voulais marquer l’esprit des libraires lorsqu’ils verraient ton livre qui s’est vendu 100 fois en une journĂ©e.

Toi qui utilises ton nom Olivier Roland, qui met ton visage sur toutes tes vidĂ©os, pourquoi tu ne l’as pas mis sur ton livre ? Dans une logique de Personal Branding.

Olivier Roland : C’est une bonne question, peut-ĂȘtre que j’aurais dĂ» le faire. Il est quand mĂȘme sur la quatriĂšme couverture, mais je suis parti du principe que ma communautĂ© allait ĂȘtre au courant de la sortie du bouquin, qu’elle n’allait pas pouvoir y Ă©chapper et que ceux qui voudraient l’acheter Ă  ma communautĂ© allaient l’acheter de toute façon.

Donc, eux, ils n’ont pas besoin de voir ma tĂȘte pour la couverture. Ils me connaissent dĂ©jĂ .

Par contre, la clĂ© pour en faire un vĂ©ritable best-seller et c’est pour ça que Tim Ferriss recommande de passer ton temps dessus, c’est qu’il faut qu’au-delĂ  de la pĂ©riode de promotion initiale, les gens trouvent cela tellement gĂ©nial qu’ils partagent le bouquin et que cela touche aussi des personnes qui ne connaissent pas. Donc, je ne pense pas qu’il y a vraiment une utilitĂ© Ă  mettre mon visage sur ma couverture.

Mais peut-ĂȘtre pas, c’est une chose que j’aurais pu faire peut-ĂȘtre.

Intervenant 1 : J’ai reçu ton livre comme cadeau le jour de mon anniversaire. Mon Ă©pouse l’a prĂ©commandĂ©. Mon anniversaire, c’est le 29 septembre et elle a commandĂ© le 19. Donc, je l’ai reçu le jour mĂȘme.

Ma question, c’est : dans ton livre, il y a des liens vers ton site. Est-ce que ton site va rester pĂ©renne parce que si jamais le site tombe et que sur le livre, il y a des liens vers le site, comment tu fais ?

Olivier Roland : On va faire en sorte que le site reste en ligne.

AprĂšs, ce n’est pas quelque chose de trĂšs compliquĂ©. Il suffit de payer son hĂ©bergement tous les ans.

Une astuce trÚs simple aussi que vous pouvez utiliser : ne mettez pas de lien en dur dans votre livre.

Vous voulez partager une ressource, un article, un site web, vous mettez l’adresse du site web ou l’article en question.

Grave erreur parce que peut-ĂȘtre que votre livre va toujours se vendre dans 5, 10 dans 15 ans et peut ĂȘtre que les liens d’ici-lĂ  auront changĂ©, ils ne seront plus lĂ .

Et je peux vous assurer que c’est un cauchemar si vous avez un livre qui se vend bien avec des liens qui sont brisĂ©s dedans parce que vous avez des gens qui vont vous Ă©crire tout le temps pour vous le dire.

Mettez en place des redirections sur votre propre site à vous parce que c’est quelque chose que vous pouvez contrîler. Si jamais il y a un lien qui change, vous changez leur direction tout simplement.

Si vraiment le lien est brisĂ©, vous redirigez vers une page qui explique qu’il est brisĂ© et que ça ne sert Ă  rien d’envoyer un email, et vous proposez autre chose Ă  la place tout simplement.

Corine : Je suis Corine, je viens de Guadeloupe. Je suis auteure, je viens de publier mon premier livre et j’ai l’intention d’en publier d’autres. Je vais ĂȘtre dans cette direction.

Olivier Roland : Bravo. C’est quoi le titre ?

Corine : Le titre, c’est « 15 Kilos » parce que c’est un livre autour de la course aprĂšs les rĂ©gimes, un livre pour apprendre aux femmes Ă  s’accepter et Ă  vivre mieux.

Donc, lĂ , vous avez peut-ĂȘtre eu la chance d’avoir un Ă©diteur qui est un Ă©diteur connu de la place, connu des libraires et donc c’est peut-ĂȘtre plus facile d’avoir accĂšs aux librairies parce que c’est vraiment trĂšs difficile.

Moi, ce n’est pas mon cas. Pour le moment, c’est une toute petite maison d’édition qui n’a pas la porte des libraires ouvertes.

Tu n’as pas du tout parlĂ© d’Amazon parce que c’est 10 Ă  15 % effectivement des ventes. Mais moi, pour le moment, ces 10 Ă  15 % m’intĂ©ressent parce que pour le moment, ma chance est plutĂŽt d’ĂȘtre en tĂȘte d’Amazon. Et c’est peut-ĂȘtre ça, on m’a dit, qui va faire que les grandes maisons d’édition vont s’intĂ©resser Ă  moi ensuite.

Olivier Roland : En tout cas, je sais qu’aux États-Unis, c’est le cas. Le classement d’Amazon est trĂšs regardĂ© par l’industrie.

Je ne sais pas en France si c’est vrai, mais sans doute que ça attire les regards surtout si tu arrives à te positionner dans le top 10 assez longtemps, plus que quelques heures.

Corine : Donc, tu as donnĂ© les astuces pour avoir une bonne place et ĂȘtre aimĂ© des libraires. Mais pour Amazon, j’aimerais bien avoir une ou deux indications pour savoir.

Il y a mon livre qui est déjà sur Amazon, comment le propulser un peu plus haut ?

Olivier Roland : Il y a plein de choses que j’ai partagĂ©es avec toi que tu peux utiliser pour promouvoir sur Amazon. C’est juste une question de vers oĂč tu diriges cette force en fait.

Tout ce que je t’ai dit, c’est mĂȘme plus efficace directement si tu le promeus sur Amazon parce que tu peux mesurer les rĂ©sultats beaucoup plus vite avec Amazon. Il suffit que tu mettes ton lien affiliĂ©.

L’intĂ©rĂȘt du lien affiliĂ©, c’est non seulement d’avoir une commission en plus de tes droits d’auteur, mais surtout d’avoir le tracking quasiment en temps rĂ©el parce que dĂšs le lendemain, tu as les chiffres de vente.

C’est extrĂȘmement frustrant pour moi d’ĂȘtre dans le noir comme ça, d’attendre 2 semaines pour avoir des chiffres de vente. J’ai dit Ă  mon Ă©diteur que ça me rend fou. J’ai l’habitude de tout voir Ă  la seconde prĂšs.

AprĂšs, sur des choses plus spĂ©cifiques sur Amazon, c’est plus facile de se positionner dans le top des ventes Amazon si tu concentres tes efforts dessus.

C’est comme pour tout. LĂ , je suppose que tu es en train de bĂątir ta communautĂ©. Tu n’as pas forcĂ©ment une communautĂ© qui est trĂšs forte aujourd’hui.

Corine : Non, j’en suis au dĂ©but.

Olivier Roland : Peut-ĂȘtre que ce ne sera pas sur ce livre-lĂ . La communautĂ©, c’est vraiment trĂšs important. Tout ce que j’ai partagĂ© lĂ , tu l’utilises de la mĂȘme maniĂšre sur Amazon.

Mais c’est sĂ»r que quand tu dĂ©marres et que tu n’as pas de communautĂ©, ce n’est pas Ă©vident de bien se faire placer.

AprÚs, comment tu pourrais penser en dehors de la boßte ?

Je me suis inspirĂ© de pas mal d’auteurs amĂ©ricains.

C’est impressionnant quand on regarde la promotion que Tim Ferriss a fait pour son premier livre. Il a fait des choses que je n’ai pas fait. Il a vraiment Ă©tĂ© au bout et encore plus que moi.

DĂ©jĂ , un truc qu’il faisait et qu’on ne sait pas forcĂ©ment. C’est qu’il allait dans tous les Ă©vĂšnements oĂč les influenceurs Ă©taient, surtout les blogueurs, et il faisait ami-ami avec eux.

Sa stratĂ©gie, c’était de faire en sorte d’aller boire un verre. Je crois qu’il proposait des shots carrĂ©ment au bar le soir.

D’ailleurs dans les Ă©vĂšnements comme celui-lĂ , je vois des tas des gens faire la mĂȘme erreur de dĂ©butant encore. C’est de partir trop tĂŽt.

Tout ça, c’est pour le show. L’essentiel du business se fait au bar aprĂšs l’évĂšnement.

Le dernier jour, vous devez ĂȘtre celui qui ferme le bar.

LĂ , Ă  Los Angeles sur le dernier jour, j’étais celui qui fermait le bar Ă  2h30 du matin.

On Ă©tait ensemble et il y avait aussi Steve Pavlina qui Ă©tait lĂ  et d’autres personnes. C’est lĂ  oĂč vous faites des amitiĂ©s pour la vie, c’est lĂ  oĂč vous pouvez trouver des partenaires, c’est lĂ  oĂč vous allez crĂ©er des relations.

Tim Ferriss, par exemple, c’est ce qu’il faisait. Il allait dans les Ă©vĂšnements d’influenceurs et il avait cet objectif unique de se connecter aux influenceurs et de faire en sorte qu’ils promeuvent son livre.

Il n’y allait pas comme un gros Ă©lĂ©phant. Il faisait ça en douceur, mais ça a trĂšs bien marchĂ©. Il y a eu des gens incroyables qui ont promu son bouquin quand il est sorti. Ça a jouĂ©.

Ça, c’est quelque chose que tu peux faire aussi. Mais il faut y aller subtilement. Vas-y en douceur. Essaie vraiment de crĂ©er une vraie relation.

Un truc aussi qu’il a fait, c’est qu’il faut faire des tests pour voir.

Il y a beaucoup de personnes qui se contentent d’écrire un titre, de faire une couverture sans tester l’impact que ce titre et cette couverture ont.

J’ai sollicitĂ© rĂ©guliĂšrement ma communautĂ©. Je leur ai fait voter sur la couverture, voter sur le titre
 J’ai mĂȘme mis en place des tests A/B ou un split test.

Cela consiste Ă  proposer deux versions d’un mĂȘme truc Ă  du trafic. Ensuite, on mesure la performance et on prend la version qui performe le mieux.

Vous pouvez tester cela. Vous pouvez faire des tests A/B pour voir quelle est la couverture qui marche mieux, quel est le titre qui fonctionne le mieux.

Tim Ferriss a poussĂ© le truc au point d’imprimer la couverture. Il allait dans les Barnes & Nobles amĂ©ricains qui est l’équivalent de la FNAC.

Il mettait la couverture sur les bouquins, il le posait dans le rayon et s’asseyait, et il mesurait le pourcentage des gens qui prenaient le livre par curiositĂ© en fonction de la couverture.

C’est ça penser en dehors de la boĂźte, c’est ça se dĂ©passer et aller jusqu’au bout.

Je ne l’ai pas fait, mais j’ai mis en place d’autres tests auxquels il n’avait pas accĂšs au moment oĂč il a sorti de son bouquin : le sondage auprĂšs de la communautĂ© et le test auprĂšs de Facebook.

Donc, ce genre d’idĂ©es.

Aprùs, on pourrait encore brainstormer pendant longtemps. Tu peux changer ta couverture sur Amazon, c’est possible.

Corine : Je te remercie et je te fĂ©licite parce que moi, j’ai vraiment suivi tout ton lancement depuis le dĂ©but. C’était une vraie machine de guerre.

C’Ă©tait vraiment impressionnant Ă  suivre. Merci.

Intervenant 2 : Bonjour Olivier, merci pour ta prĂ©sentation. Merci pour le plan mĂ©dia, j’ai trouvĂ© cela super intĂ©ressant.

J’avais une question un peu plus pratique, mais pas vraiment sur le plan mĂ©dia, plus sur le livre en tant que tel. Par rapport au plan, en fait.

Est-ce que tu as une mĂ©thode pour structurer le plan de maniĂšre Ă  ĂȘtre sĂ»r qu’il sera clair pour les gens et que ça sera comprĂ©hensible et que le public va bien l’accueillir ?

Olivier Roland : Je n’ai pas suivi de mĂ©thode particuliĂšre par rapport Ă  ça.

AprĂšs, le livre n’est pas parfait non plus dans sa structure. Le plus gros dĂ©faut, bien sĂ»r, c’est qu’il est gros. Le plus gros avantage, c’est qu’il est gros aussi.

Donc, il a les dĂ©fauts de ses qualitĂ©s et l’inverse. En plus, vous pouvez l’utiliser pour la muscu. J’ai une vidĂ©o d’un lecteur qui l’utilise pour se muscler le matin.

Je n’ai pas suivi de plan en particulier. J’avais l’expĂ©rience de crĂ©er du contenu.

Je suis blogueur depuis longtemps. AprĂšs, pendant 3 ans, je n’ai pas Ă©crit d’article sur mes blogs parce que je me focalisais sur l’écriture de mon livre.

J’ai vraiment essayĂ© de faire en sorte qu’il y a un plan cohĂ©rent qui soit progressif et qui soit clair pour les gens.

Le rĂ©sumĂ© de tout ça, ce serait qu’au fur et Ă  mesure que tu Ă©cris ton livre ou peut-ĂȘtre mĂȘme avant, entraine-toi en crĂ©ant ta communautĂ© sur le web parce que ça, c’est la meilleure Ă©cole pour apprendre Ă  crĂ©er du contenu qui impacte.

Jean-Philippe Touzeau a un blog de dĂ©veloppement personnel, j’en parle dans le bouquin. Il a Ă©crit un best-seller Kindle qui s’appelle « La femme sans peur », c’est un roman.

Et ce qui est intĂ©ressant en sa dĂ©marche, c’est qu’il a Ă©crit la moitiĂ© de « La femme sans peur » sur son blog.

Il a Ă©crit la moitiĂ© de son chapitre sur son blog. Il a demandĂ© Ă  sa communautĂ© ce qu’ils en pensent et il y a eu plein de feedbacks en commentaire.

Il a écrit la moitié de son livre en collaboration avec son audience.

Ça a deux avantages Ă©normes, mĂȘme trois.

Le premier, c’est que ça vous motive. Et vous faites ça progressivement parce que lĂ  du coup, vous vous engagez auprĂšs de votre communautĂ© Ă  faire ça et vous procrastinez moins obligatoirement parce qu’ils attendent la suite.

DeuxiĂšme avantage, c’est que vous avez les feedbacks de votre communautĂ©. Vous n’écrivez pas un truc dans le vide, mais c’est une approche Lean startup pour votre livre.

L’approche Lean startup, c’est une mĂ©thodologie qui vient de la Silicon Valley qui consiste Ă  mettre en place le plus vite possible quand on a une idĂ©e de business, se confronter Ă  la rĂ©alitĂ© du terrain.

LĂ , c’est exactement la mĂȘme chose. Vous vous confrontez Ă  la rĂ©alitĂ© du terrain avec l’idĂ©e de votre livre.

Je ne l’ai pas fait comme ça, mais je l’ai fait diffĂ©remment parce que j’ai publiĂ© une partie du contenu de mon bouquin sous forme de vidĂ©os sur Youtube. C’est une possibilitĂ©.

Le troisiĂšme gros avantage, c’est que ça dĂ©veloppe des compĂ©tences d’écriture. En mĂȘme temps, tu Ă©cris ton bouquin et toujours avec cette idĂ©e de feedbacks.

Et mĂȘme le quatriĂšme avantage, c’est que tu impliques d’autant plus ta communautĂ©. Il a Ă©crit la moitiĂ© de son bouquin. Et aprĂšs, il a dit : si vous voulez avoir la deuxiĂšme moitiĂ©, il faudra acheter le bouquin. Ça va motiver pas mal de gens.

Implique ta communauté.

Intervenant 2 : Donc, l’idĂ©e, c’est de crĂ©er une communautĂ© quasiment dĂšs l’idĂ©e ou dĂšs les premiĂšres Ă©bauches de plan ?

Olivier Roland : MĂȘme avant, dans l’idĂ©al.

Ce n’est pas toujours possible ni facile, mais c’est ce que je recommande.

Intervenant 3 : J’étais Ă  la dĂ©dicace de ton livre. Est-ce que dĂšs que tu as voulu Ă©crire ce livre en mode best-seller, tu avais dĂ©jĂ  l’idĂ©e de faire ce lancement tel que tu as fait ?

Olivier Roland : J’avais dĂ©jĂ  l’idĂ©e d’utiliser tout ce que je savais et tout ce que je ne savais pas encore pour promouvoir ce livre.

Je ne savais pas comment j’allais le faire exactement, mais j’avais un plan gĂ©nĂ©ral.

Je pensais plus partir sur un lancement orchestrĂ© au dĂ©part. Mais finalement, je n’ai pas eu le temps de le faire. Puis, ça marche quand mĂȘme.

J’utiliserais le lancement orchestrĂ© plus tard.

Intervenant 3 : Et ce sera pour quel type de produit que tu vas faire ?

Olivier Roland : Je vais ressortir Blogueur Pro en dĂ©but de semestre seulement parce que j’ai dĂ» parler avec 10, 15 personnes.

Tout Ă  l’heure, Ă  la pause dĂ©jeuner, il y en a deux qui m’ont demandĂ© quand Blogueur Pro allait sortir ? Donc, je pense qu’il y a de la demande.

Intervenant 4 : J’adore ce que tu fais, je te suis. C’est toi qui m’as lancĂ© dans l’entrepreneuriat. Donc dĂ©jĂ , grand merci. C’est toi qui m’as fait dĂ©couvrir CĂ©dric Ă  l’époque il y a longtemps.

Olivier Roland : Il y a eu beaucoup de rencontres avec Blogueur Pro.

Intervenant 4 : Il y a une petite interview que j’ai postĂ©e sur Blogueur Pro Ă  l’époque.

J’ai achetĂ© le bouquin, je suis Ă  la moitiĂ©. C’est vraiment bien foutu.

Ça reprend les idĂ©es de tes vidĂ©os, mais de le voir de maniĂšres diffĂ©rentes. Il y a des choses que tu n’as pas en vidĂ©o et que tu les mets dans le bouquin. C’est super.

Comment tu fais parce qu’il y a beaucoup de livres qu’on a du mal Ă  appliquer parce qu’il n’y a pas ce concept de rĂ©pĂ©tition ?

Et je trouve que c’est trùs fort ça dans le livre.

Est-ce que c’est via la relecture ou c’est quelque chose que tu fais automatiquement ? C’est-Ă -dire de parler d’un concept, et au moment avant d’introduire le nouveau, de rĂ©pĂ©ter ce que tu viens de dire avant et d’arriver finalement Ă  simplifier parce que dĂšs fois, on lit un livre et il y a tellement d’idĂ©es qu’on n’arrive pas.

Je trouvais que c’est tes forces d’arriver Ă  chaque fois rĂ©pĂ©ter les points essentiels.

Olivier Roland : C’est une dĂ©marche que j’ai dĂ©veloppĂ©e naturellement au fur et Ă  mesure.

Tout le monde n’apprĂ©cie pas la maniĂšre de ma capacitĂ© pĂ©dagogique, mais je sais que ceux qui me suivent aiment bien. Et une de ces clĂ©s, c’est la rĂ©pĂ©tition.

Parfois, on me le reproche d’ailleurs. On me dit que des fois, je me rĂ©pĂšte un peu d’une vidĂ©o Ă  l’autre et dans mon bouquin.

C’est fait exprĂšs parce que ça prĂ©sente le contenu diffĂ©remment.

Je n’ai pas de mĂ©thodologie particuliĂšre, je fais juste naturellement. Peut-ĂȘtre trop des fois. C’est discutable, il n’y a rien qui est parfait.

C’est important pour moi que les gens appliquent ce que je partage.

Il y a aussi deux grandes erreurs que font les auteurs au-delĂ  de celles que j’ai dĂ©jĂ  partagĂ©es avec vous.

La premiĂšre erreur, c’est de croire que parce que quelqu’un a achetĂ© votre bouquin, il va le lire surtout quand vous faites des pavĂ©s comme celui que j’ai fait.

Je suis bien conscient qu’il y a plein de gens qui vont acheter mon bouquin et qu’ils ne vont pas le lire.

J’ai prĂ©vu dĂ©jĂ  extĂ©rieurement de motiver ma communautĂ© Ă  lire le bouquin.

Et la deuxiùme erreur, c’est de croire que parce que les gens lisent votre bouquin, ils vont l’appliquer.

Il y a un gap énorme déjà entre les acheteurs, les lecteurs et ceux qui appliquent.

L’idĂ©e, c’est d’essayer d’augmenter le taux de conversion Ă  chacune de ses Ă©tapes parce que plus vous allez avoir de gens qui lisent votre livre, plus vous avez de chance qu’il y a des gens qui recommandent votre livre. C’est logique.

Et plus vous avez des gens qui appliquent votre livre et plus vous avez la chance d’avoir des fans, des gens que vous avez changĂ© la vie si votre contenu est bon.

La deuxiĂšme clĂ© que j’ai utilisĂ©e dans mon bouquin pour motiver les gens Ă  appliquer, c’est le principe du bon sceptique que je partage au tout dĂ©but du bouquin.

Les 3 principes que je donne au dĂ©but du livre pour ceux qui l’ont lu, non seulement ce sont des principes pour rĂ©ussir dans tout le domaine de votre vie, mais ce sont aussi des principes pour bien appliquer le livre et pour bien le lire.

Je donne plein d’actions, je fais des rĂ©sumĂ©s Ă  la fin de chaque chapitre. Des rĂ©sumĂ©s pour les rebelles intelligents qui passent Ă  l’action.

C’est la page simple qui vous dit ce que vous pouvez faire.

Et en bonus, les gens peuvent aller sur une liste spĂ©ciale qui n’est pas crĂ©Ă©e pour l’instant, mais qui va l’ĂȘtre bientĂŽt, oĂč il y aura des actions qui vont ĂȘtre envoyĂ©es rĂ©guliĂšrement par email pour motiver les lecteurs Ă  agir.

Stéphane : Bonjour, Stéphane de Marseille.

Au lancement du livre, j’avais vu sur le marchĂ© amĂ©ricain notamment Jeff Walker et Richard Branson. Ils ont fait des lancements oĂč ils offraient le livre avec juste le paiement de frais de port. Est-ce que tu comptes faire ça, oui ou non, et pourquoi ?

Olivier Roland : Non, parce que ça n’a aucun intĂ©rĂȘt de le faire en France.

Je fais partie du Mastermind de Jeff Walker. Je suis passé devant tout le groupe notamment pour discuter des stratégies du lancement du livre.

C’est aussi un truc que j’aurais pu vous donner d’ailleurs. Parlez-en avec un groupe d’entrepreneur et brainstormer des idĂ©es parce qu’il y a plein d’idĂ©es que j’ai partagĂ©es avec vous qui viennent de ce groupe-lĂ .

Effectivement, aux États-Unis, ils ont ce concept quand ils font un lancement de bouquin de faire le « Free Plus Shipping ».

C’est-à-dire ils offrent le bouquin. Vous devez juste à payer les frais de port qui sont de 7 dollars alors que le livre vaut quelque chose comme 20 dollars. En gros, ils perdent de l’argent sur chaque vente.

Ils font cela pour deux raisons.

La premiĂšre raison, c’est qu’ils ont derriĂšre tout un funnel de vente oĂč ils vont vendre d’autres produits qui vont rentabiliser cette premiĂšre perte d’argent.

À premiùre vue, on pourrait croire qu’ils perdent de l’argent. Mais en fait, ils n’en perdent pas.

Et la deuxiĂšme raison, c’est qu’aux États-Unis, il y a quelque chose qui existe et qui n’existe pas en francophonie. C’est la liste de best-sellers de New York Times.

C’est une liste qui est extrĂȘmement puissante pour vendre des bouquins.

Quand vous ĂȘtes dans cette liste de best-sellers, cela a tout de suite un effet de levier sur les ventes qui est trĂšs net.

En plus, vous allez pouvoir toute votre vie vous vanter en disant que vous ĂȘtes auteur de best-seller New York Times.

Ça vaut le coĂ»t de faire une offre comme ça pour booster artificiellement les ventes et le plus vite possible parce qu’il faut que ça se passe en une semaine. La liste de best-sellers de New York Times, c’est une semaine de vente.

En France, on n’a pas l’équivalent. Il n’y a rien qui existe Ă  ce niveau-lĂ .

Il y a des listes de best-sellers, mais elles n’ont pas du tout d’effet de levier comme la liste de New York Times et il n’y a aucun intĂ©rĂȘt Ă  le faire.

Au-delĂ  de ça, c’est mĂȘme dommageable puisque c’est le libraire physique qui va vendre le plus votre livre en France. Ce n’est pas Amazon.

Si vous offrez le bouquin en Ă©change des frais de livraison, c’est vous qui allez l’envoyer, c’est votre Ă©diteur. Vous sqwisez complĂštement les libraires.

LĂ , c’est trĂšs dommageable pour votre stratĂ©gie au contraire.

Renaud : J’ai deux questions sur le mĂȘme thĂšme. Est-ce que ton livre, tu l’as pensĂ© pour des marchĂ©s extĂ©rieurs Ă  la francophonie et est-ce qu’il est transposable comme ça pour toi ? Est-ce que tu l’as construit dans cette optique ?

Et une deuxiùme question sur l’ouverture d’esprit que tu as, est-ce que tu peux nous donner quelques mots en portugais ?

Oliver Roland : Il est prĂ©vu pour la francophonie pour l’instant. Il est mĂȘme un peu trop focalisĂ© sur la France Ă  mon goĂ»t mĂȘme si j’essaie de l’ouvrir un peu sur le QuĂ©bec, la Belgique, la Suisse.

J’ai donnĂ© plusieurs exemplaires Ă  l’extĂ©rieur de la France, mais je trouve qu’il est franco-français Ă  mon goĂ»t.

J’essaie de faire le plus universel possible. C’est juste dans la partie Ă©ducation, il y a un peu trop d’exemples qui viennent de la France.

J’ai quand mĂȘme des lecteurs dans tous les pays francophones.

Le but, c’est d’en faire un best-seller en France parce qu’avec l’épaisseur du bouquin, si on choisit de le publier Ă  l’étranger, ça va coĂ»ter Ă©normĂ©ment pour la traduction.

On parle d’un budget de 20 Ă  30 000 euros, peut-ĂȘtre plus. Rien que pour le faire traduire.

Mon Ă©diteur ne le fera pas si ce n’est pas un mĂ©ga best-seller ici. Peut-ĂȘtre pas en dessous de 100 000 exemplaires, je n’en sais rien.

En plus, j’ai eu de la chance. Mon Ă©diteur, on est voisin Ă  Londres et il a aussi une maison d’édition Ă  Londres.

L’étape suivante, ce serait sans doute de le faire traduire en anglais et le publier en Grande-Bretagne.

Ce que je vais faire, c’est que si on publie dans d’autres langues Ă©trangĂšres si c’est dans des pays significatifs et dans des langues significatives comme l’anglais, l’espagnol, le portugais, j’aiderais le traducteur pour l’adapter et pour qu’on dĂ©francise certains des exemples.

Les sources que j’ai utilisĂ©es pour les chiffres que je donne, ce sont des sources qui souvent analysent plusieurs pays. Donc, on peut facilement trouver les autres pays.

Je suis aussi prĂȘt Ă  accompagner ce livre dans d’autres marchĂ©s.

Renaud : Mais ta stratĂ©gie de dĂ©part, c’était la francophonie.

Olivier Roland : Francophonie en premier parce que ça ne sert à rien de mettre la charrue avant les bƓufs. Si le livre ne se vend pas en France, il ne se vendra pas ailleurs.

Aux États-Unis, quand un livre se vend bien, tout de suite il est publiĂ© dans d’autres marchĂ©s. En France, il faut se battre un peu plus. Le marchĂ© est moins regardĂ©.

Il est quand mĂȘme regardĂ©. C’est mieux que de publier un bouquin Ă  Kazakhstan, mais il faut se battre et chaque chose en son temps.

Biba : On s’est rencontrĂ© il y a deux ans Ă  Miami et tu avais partagĂ© ce projet de livre. Je me souviens que lors d’un dĂźner, tu avais dit que c’était trĂšs important.

J’aimerais savoir deux choses.

Qu’est-ce que pendant tout ce processus, tu as appris sur toi ? Et de quoi tu es le plus fier de toi pendant tout ce processus ?

Olivier Roland : J’ai appris Ă©normĂ©ment de choses en Ă©crivant ce bouquin, j’ai fait tellement de recherche.

Je vous ai dit des fois que je pensais qu’il y avait un truc et que c’était comme ça, puis en faisant les recherches scientifiques ou en demandant Ă  mes assistants de me remonter les recherches scientifiques, je me suis rendu compte que je me gourais complĂštement. Donc, j’ai appris des choses lĂ -dessus.

Je n’aurais jamais pensĂ© que ça allait durer aussi longtemps. On peut rester motivĂ© sur un projet pendant 4 ans si on fait quelque chose qui vous tient vraiment Ă  cƓur, qui vous fait vous dĂ©passer et qui vous permet d’atteindre un autre niveau de contribuer autrement.

Je vous parlais tout Ă  l’heure de la frustration que j’ai Ă  ne pas avoir le chiffre en temps rĂ©el de vente, mais moi aussi, je suis un blogueur. A la base, j’ai l’habitude.

Quand j’écris un truc qui fait plus de quelques milliers de mots, je publie direct et j’ai le retour automatiquement.

LĂ , c’était frustrant parce que j’écris des milliers de mots, il y a 220 000 mots dans ce bouquin, ça fait pas mal d’article de blog et je n’avais pas autant de retours que ça.

Donc, persévérance, patience, rester motivé.

Je me suis donnĂ© comme objectif au dĂ©but d’écrire 1000 mots par jour. Je n’ai pas tenu.

Et ce que j’ai appris aussi de trĂšs intĂ©ressant, c’est que la pĂ©riode la plus productive pour moi, bizarrement, ça a Ă©tĂ© aussi la pĂ©riode dans laquelle j’étais le plus dĂ©tendu puisque la pĂ©riode oĂč j’étais la plus productive et oĂč j’ai fait mes milles mots par jours, c’est quand j’étais aux Philippines Ă  l’autre bout du monde dans un endroit paradisiaque oĂč je ne fais rien du tout parce que j’avais une routine.

Pendant 30 jours, j’étais dans le mĂȘme endroit Ă  El Nido dans l’üle de Palawan qui est un petit bout de paradis.

Tous les matins, je me levais Ă  l’heure que je voulais. Je vais prendre mon petit dĂ©jeuner dans le restaurant en face de la mer et j’écrivais mes 1000 mots.

Quel que soit ce qui se passait, il pouvait se passer n’importe quoi, je le faisais. Ensuite, je passais une demi-heure Ă  rĂ©pondre Ă  mes mails. Et tout l’aprĂšs-midi, je le passais Ă  faire autre chose.

Je la passais Ă  faire de la plongĂ©e, j’ai passĂ© mon niveau 2 lĂ -bas, Ă  me balader, Ă  dĂ©couvrir l’endroit.

Je le savais dĂ©jĂ , mais je l’ai dĂ©couvert Ă  un niveau plus profond.

Un des conseils que donne Tim Ferriss dans son livre « La semaine de 4 heures » qui peut paraĂźtre contre-intuitif, c’est que ça ne sert Ă  rien de devenir plus productif si vous ne trouvez pas quelque chose qui va combler le vide, quelque chose qui vous remplit en dehors du travail.

Si vous ne trouvez pas ça, ça vous fait gagner du temps. Mais comme vous ne savez pas remplir le temps, vous allez faire du travail pour du travail pour le remplir.

Et ce que j’ai trouvĂ©, c’est que quand je voyage dans des endroits gĂ©niaux comme ça, j’ai envie de tout sauf de travailler. Du coup, je deviens super efficace.

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