La communication non violente : les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) 181/365

Voici un résumé illustré du livre “La communication non-violente” qui vous aidera dans les discussions cruciales de votre vie. Exprimez vos besoins profonds et entendez ceux des autres !

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A 18 ans, j’ai décidé de quitter l’école pour créer ma première entreprise. Je n’avais qu’une envie : être libre. Après avoir surmonté de nombreux obstacles, j’ai réussi à mettre mon entreprise au service de ma vie, plutôt que d’avoir une vie au service de l’entreprise… Aujourd’hui, je voyage 6 mois par an et j’inspire des milliers d’entrepreneurs et de créateurs à être plus libres et plus heureux.

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Transcription texte (littérale) de la vidéo “La communication non violente : les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) 181/365” :

Comment communiquer plus efficacement avec la communication non violente ?

1% des conversations que nous avons sont des conversations cruciales qui vont avoir plus d’impact que 99 % des autres conversations.

Si nous sommes capables de mieux gérer ces conversations juste un petit peu mieux, ça peut avoir un impact absolument ahurissant sur toute notre vie.

Ça peut faire la différence entre un couple qui continue ou un couple qui rompt, entre un partenariat d’affaire qui se passe bien ou pas, et entre des milliers d’autres choses qui peuvent vraiment significativement impacter votre vie.

C’est pour cela que j’ai tenu à vous faire un résumé illustré du livre « La communication non violente ».

Les 13 grands principes sont divisés en deux grandes parties :

  • s’exprimer avec sincérité
  • écouter avec empathie.

1ère partie : S’exprimer avec sincérité

Principe 1 : L’élan du cœur aux sources de la communication non violente

La communication non violente, abrégée en CNV, est un moyen de communiquer qui favorise un échange authentique.

Pour appliquer ce mode de communication, nous devons être plus attentifs aux mots que nous utilisons, ainsi que ce que dit notre interlocuteur.

Avec la CNV, nous apprenons à exprimer nos besoins profonds et à entendre ceux des autres.

La CNV possède 4 composantes :

  • une observation
  • un sentiment
  • un besoin
  • une demande

Dans un premier temps, j’observe une situation.

Ensuite, je prends en compte les sentiments qu’éveille cette situation.

Puis, je regarde quels sont les besoins qui sont liés à ces sentiments.

Et enfin, je regarde ce que je pourrais demander concrètement pour satisfaire ces besoins.

Par exemple :

La mère d’un adolescent pourrait dire à son fils :

« Quand je vois tes affaires trainer dans le salon… », observation.

« … cela me met de mauvaise humeur… », sentiment.

« … car j’ai besoin de plus d’ordre dans les pièces que nous partageons. », besoin.

« Pourrais-tu les ranger ? » Demande.

Ce mode de communication nous permet de devenir de plus en plus bienveillant, authentique et empathique avec les autres. Il peut être utilisé dans toutes les interactions des vies quotidiennes, en couple, avec ses enfants, au travail.

La CNV se révèle être un moyen très efficace pour gérer les conflits et permet aussi de mieux cerner ses propres besoins.

Principe 2 : Quand la communication entrave la bienveillance

L’auteur indique au cours du temps : nous avons 4 types de langage aliénant qui sont des obstacles à la bienveillance.

  1. Les jugements moralisateurs

C’est-à-dire émettre des jugements sur les gens dont les actes ne correspondent pas à nos valeurs.

Exemple : il est fainéant, elle est paresseuse.

  1. Faire des comparaisons

En effet, se comparer aux autres est une forme de jugement et peut entraver la bienveillance envers soi-même comme envers les autres.

  1. Refuser ses responsabilités

Cela empêche l’individu de prendre pleinement conscience qu’il est responsable de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes.

L’expression « Il faut », très souvent utilisée, en est un bon exemple.

  1. Communiquer ses désirs sous forme d’exigences

Le destinataire ressentira la menace d’une punition ou d’un reproche s’il ne répond pas favorablement à la demande.

Principe 3 : Observer sans évaluer

La première composante de la CNV consiste à bien distinguer observation et évaluation.

Si nous mélangeons les deux, notre interlocuteur risque d’entendre une critique, et donc, de se fermer.

Une observation serait : « Jean est arrivé 2 fois en retard cette semaine ».

Une évaluation serait : « Jean n’est vraiment pas quelqu’un de ponctuel ».

Principe 4 : Identifier et exprimer les sentiments

Identifier et exprimer ses émotions correspondent à la deuxième étape du processus. Malheureusement, beaucoup d’entre nous ont appris à fonctionner avec notre tête plutôt qu’avec notre cœur.

Nous devons donc réapprendre le langage du cœur.

Distinguer les sentiments des interprétations mentales

On emploie souvent le mot « sentir » et « sentiment » non pas pour exprimer un sentiment, mais plutôt une pensée.

« J’ai le sentiment d’être un raté », est une interprétation mentale.

« Je sens que ça ne sert à rien » est une interprétation mentale.

Tandis que « je me sens triste » exprime un sentiment, de même que « je suis impatient de commencer. »

Il est donc parfois nécessaire de développer un vocabulaire des sentiments afin de pouvoir exprimer ses sentiments et émotions clairement.

Cela permettra ainsi d’établir plus facilement un lien sincère avec les autres.

Principe 5 : Assumer la responsabilité de ses sentiments

Le faire et découvrir les besoins qui en sont à l’origine est la troisième étape de la communication non verbale.

Face à un message négatif, l’auteur identifie 4 façons de réagir :

  1. Se sentir fautif
  2. Rejeter la faute sur l’autre
  3. Percevoir nos sentiments et besoins
  4. Chercher à percevoir les sentiments et besoins de l’autre

Voyons les différents cas de figure et leurs conséquences :

Isabelle qui dit à son mari Douglas : « Tu as oublié d’aller acheter du beurre ! Je te l’avais pourtant demandé hier soir ! »

Voici les quatre façons dont Jean pourrait répondre :

« Oui, tu as raison, je suis vraiment tête en l’air. » Il se sent fautif. Les sentiments associés seront de la dévalorisation, culpabilité et déprime.

« Tu n’avais qu’à me rappeler ce matin ou m’envoyais un message pour me faire penser ». Il rejette la faute sur sa femme. Cela augmente le sentiment de colère.

« Quand tu t’exprimes de cette façon, je ne me sens pas respecter parce que j’ai besoin que tu acceptes que je puisse oublier. » Il prend conscience de son sentiment et exprime le besoin associé.

« Te sens-tu en colère parce que tu as l’impression que je ne t’ai pas écouté et que tu as besoin de considération ? » Jean prend en compte le sentiment de sa femme et tente d’exprimer le besoin associé.

Les deux dernières façons sont les bonnes façons d’utiliser la communication non violente et permettrons un échange sincère fondé sur une compréhension mutuelle.

Exprimer ses besoins et les sentiments de la sorte n’est pas facile, surtout dans notre société actuelle où être pudique est de rigueur.

Seulement, c’est la façon la plus efficace pour communiquer sereinement dans un échange vrai et respectueux de l’autre.

Principe 6 : Demander ce qui contribuerait à notre bien-être

Formuler une demande est la quatrième et dernière étape du processus.

L’auteur nous recommande de respecter quelques critères.

– Utiliser un langage positif

Il est conseillé d’utiliser un tel langage car un message négatif oblige notre interlocuteur à deviner ce que l’on veut vraiment.

– Effectuer une demande claire

Et pour que la demande soit claire, il faut en formuler une de façon sincère, concise et précise.

Plus nous effectuons une demande précise, plus nous avons la chance de l’obtenir.

– Faire reformuler la demande

Afin d’éviter les incompréhensions, nous devons parfois nous assurer que la demande a bien été comprise en faisant reformuler par exemple.

– Demande et exigence

Il est très important que l’interlocuteur ne ressente pas la demande comme une exigence.

Pour qu’une demande soit une demande et non une exigence, votre interlocuteur doit pouvoir répondre négativement sans craindre des reproches.

2ème partie : L’Écoute empathique

L’empathie est une façon de comprendre avec respect ce que les autres vivent.

Principe 7 : Recevoir avec empathie

L’auteur nous dit que pour écouter avec empathie, nous ne devons pas écouter avec notre tête, mais avec tout notre être. Nous devons « nous oublier » pour écouter l’autre.

Or, nous avons tendance à donner des conseils, à réconforter, ou à donner notre avis alors que la personne désire simplement être entendue.

– Il faut donc écouter les sentiments et les besoins.

En communication non violente, recevoir avec empathie consiste à écouter simplement l’autre : son observation, ses sentiments, ses besoins d’écoute et enfin sa demande.

– Paraphraser

Nous pouvons paraphraser ses paroles pour lui dire que nous avons compris.

Notre interlocuteur pourrait ainsi confirmer ou rectifier les messages si ce n’est pas entièrement compris.

L’auteur insiste sur l’importance du ton utilisé.

Notre interlocuteur doit sentir que nous cherchons uniquement à le comprendre et non que nous affirmons avoir compris.

– Maintenir l’empathie

L’objectif est de maintenir l’empathie jusqu’à ce que l’on est pleinement entendu ce que l’autre avait à dire.

Nous devons aller au bout de l’écoute et continuer à reformuler jusqu’à ce que la personne en face se sente complètement entendue.

C’est seulement après une compréhension complète que nous chercherons à donner un conseil, un avis ou chercher des solutions si besoin.

– La douleur, obstacle à l’empathie

Nous ne pouvons donner à quelqu’un ce dont nous manquons nous-même.

Avant de pouvoir donner de l’empathie aux autres, nous devons préalablement s’en adonner à soi-même.

Nous pouvons et devons donner à nous-même cette même qualité d’écoute et ainsi mieux cerner nos propres besoins avant de s’occuper de ceux des autres.

Principe 8 : Le pouvoir de l’empathie

Développer notre capacité à être empathique nous donne accès à de nouvelles ressources.

Selon l’auteur, utiliser l’empathie nous permet de nous demeurer à la fois sincère et vulnérable, ce qui crée un véritable lien avec son interlocuteur.

Cela permet parfois de guérir des souffrances en abattant certaines barrières psychologiques.

L’empathie peut à elle seule désamorcer un danger et un risque de violence. Elle nous permet d’accepter un refus sans y voir un rejet, de redonner vie à une conversation, et même parfois de comprendre ce qui n’est pas dit par des mots.

Principe 9 : Se relier à nous-même avec bienveillance

C’est sûrement dans notre relation avec nous-même que la CNV joue son rôle plus important.

Il est difficile d’être bienveillant avec les autres si on est violent et moralisateur envers soi-même.

Le deuil en CNV

Quand on se surprend en train de se faire de reproche, l’auteur nous conseille de nous arrêter et de nous demander « quel est le besoin insatisfait qui s’exprime au travers de ce jugement moral ? »

Cela correspond au deuil en communication non violente. On se relie aux besoins insatisfaits et aux sentiments associés.

On évalue de quelle façon le comportement que l’on regrette est allé à l’encontre de notre besoin, et on accueille le sentiment qui émerge de cette prise de conscience.

– Nous pardonner

Suite à ce deuil, nous nous pardonnons en donnant de l’empathie à la partie de soi qui agit dans le passé.

Pour se pardonner, on repère le besoin qui a conduit à notre comportement dans le passé et on crée ce lien empathique sans jugement.

– Ne faisons rien si ce n’est par jeu !

Dans cette partie du livre, l’auteur insiste pour que nos actions soient animées par un désir de vie plutôt que par la peur, la honte ou l’obligation.

Il donne pour exemple toutes les phrases que nous commençons par « Je dois », « Il faut ».

– Traduire « Je dois » en « Je choisis ».

Une solution qu’il nous propose est de traduire les « Je dois » en « Je choisis ». De cette façon, nous devenons entièrement responsables de nos actes.

Il va encore plus loin. Il nous propose de reprendre tout ce que l’on doit faire, tout ce que l’on s’oblige à faire sans joie et d’en faire des phrases avec la formule « Je choisis de… parce que je veux ».

De cette manière, nous nous rendons compte de ce qui motive nos actions, nous devenons de plus en plus en phase avec nos besoins, nous nous permettons ainsi de mieux cerner notre valeur et d’être plus intègre envers nous-même.

Principe 10 : Exprimer pleinement la colère

En entendant parler de communication non violente, on aurait tendance à croire que la colère n’a pas sa place dans ce processus. Cela est inexact.

L’auteur nous encourage à exprimer pleinement notre colère. Mais il ne faut pas confondre la cause et le facteur déclenchant.

La première étape pour exprimer pleinement sa colère est d’en prendre l’entière responsabilité.

L’autre peut être un facteur déclencheur, mais n’est en aucun cas responsable de nos émotions.

Nous devons porter notre entière attention sur nos sentiments et nos besoins.

L’auteur souligne que nous avons beaucoup plus de chances d’obtenir ce que nous voulons en exprimant nos besoins qu’en jugeant, critiquant ou punissant l’autre.

L’auteur compte 4 temps nécessaires à l’expression saine de la colère :

  1. Faire une pause et respirer profondément
  2. Identifier les jugements qui nous viennent à l’esprit
  3. Prendre conscience de nos besoins
  4. Exprimer nos sentiments et nos besoins inassouvis

Prendre son temps

Pour apprendre et appliquer correctement le processus de la CNV, l’essentiel est de prendre son temps.

Nous devons rompre avec nos conditionnements. Juger et critiquer est vraiment ancré dans nos habitudes.

Selon l’auteur, l’apprentissage de ce processus est long, de même que sa mise en application.

Principe 11 : L’usage de la force dans un but de protection

Lorsque le recours à la force est inévitable parce que très rarement, il est impossible de communiquer parfois dans le cas d’un danger imminent par exemple.

L’usage de la force sera peut-être inévitable et devrait être utilisé dans un souci de la protection.

Selon l’auteur, l’usage répressif de la force et la punition n’est pas efficace.

L’usage de la force génère de la résistance au comportement que l’on cherche à susciter. Quant à la punition, elle diminue la sincérité des rapports et fait se diriger l’attention vers ce qui arrivera si l’on agit mal, et non sur l’acte en soi.

Par exemple : Un employé qui aura peur des sanctions fera son travail, mais sans aucune envie ni aucun enthousiasme.

Sur le long terme, il sera moins productif et les relations avec son employeur ne seront pas saines.

Principe 12 : Se libérer et accompagner les autres

S’affranchir des anciens conditionnements

La CNV favorise une nouvelle relation à nous-même. Nous devons néanmoins commencer par nous affranchir des anciens conditionnements.

De nos jours, montrer sa sensibilité est considéré comme un signe de « faiblesse », et exprimer ses besoins comme de « l’égoïsme ».

Nous pouvons mettre un terme à ce conditionnement culturel et exprimer nos besoins et sentiments de façon plus systématique.

– Résoudre les conflits intérieurs

Utiliser le processus de CNV envers soi-même permet de mieux identifier et prendre en compte ses propres besoins et sentiments.

Cela a parfois pour effet de résoudre les conflits intérieurs et éviter les dépressions.

Utiliser en partie envers soi-même nous permettra de mener une existence plus sereine.

Principe 13 : Exprimer sa reconnaissance

Les compliments prennent souvent la forme de jugement même s’ils sont positifs. Ils sont parfois même utilisés pour influencer le comportement d’autrui.

En CNV, le processus de remerciement se divise en trois étapes :

  1. Citer l’action qui a contribué à notre bien-être.
  2. Le besoin qui a été satisfait.
  3. Le sentiment positif né de cette satisfaction.

Exemple : Sébastien, lorsque tu as publié cet article sur la CNV, je me suis senti plein d’espoir.

Je cherchais un moyen de communiquer avec mon fils…

… et cet article m’a donné l’orientation que je cherchais.

En conclusion, la CNV est un outil extraordinaire à mettre entre toutes les mains.

Ce mode de communication permet non seulement de communiquer de manière plus sincère avec les autres, mais aussi de mieux s’écouter et se connaitre soi-même.

Le processus nécessite cependant un apprentissage et beaucoup de pratiques, mais les retours en termes de développement personnel sont immenses.

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