Un mythe démonté : les entrepreneurs sont des preneurs de risques

Dans cette vidéo, je casse un autre mythe en partageant avec vous pourquoi les entrepreneurs ne sont pas les “kamikazes du risque” que l’on s’imagine souvent, mais pourquoi au contraire ils prennent souvent des risques intelligents et mesurés, et prévoient des plans B.

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Transcription texte (littérale) de la vidéo :

Bonjour, ici Olivier Roland et bienvenue dans cette nouvelle vidéo.

Alors ce que j’aimerais partager avec vous aujourd’hui, c’est tout simplement, en fait, on va démonter un autre mythe après le mythe du fait que les mots ne comptent pas dans la communication dont je parlais dans la vidéo précédente. Le mythe dont j’aimerais parler avec vous aujourd’hui, c’est ce mythe « les entrepreneurs sont des preneurs de risques ».

On a cette idée un petit peu populaire que les entrepreneurs sont un petit peu des joueurs de poker qui n’hésitent pas à tout mettre sur la table et à parier gros sur des actions, des coups d’éclat. Et ça, je suis moi-même entrepreneur depuis des années. J’ai côtoyé beaucoup d’entrepreneurs dont quand même pas mal qui ont beaucoup de succès. Et comme beaucoup de choses, c’est une demi-vérité.

Alors c’est vrai que les entrepreneurs sont des preneurs de risques dans le sens où ils risquent un certain confort, ils risquent un certain statu quo. Enfin, ils risquent de briser ça. C’est des gens qui n’hésitent pas à sacrifier une partie d’eux, de leur confort, de leurs habitudes, de leur routine pour essayer de mettre en place un projet qui leur tient à cœur, un projet qui peut leur apporter de la valeur à eux et apporter de la valeur au monde. Et c’est des entrepreneurs qui sont prêts à risquer le fait de perdre certaines choses.

Mais ce n’est pas pour autant que les entrepreneurs, de manière générale, sont « des kamikazes », loin de là. En fait, les entrepreneurs malins sont des preneurs de risques très, très, très prudents. Et ce serait vraiment une erreur de croire le contraire.

Une grosse majorité d’entrepreneurs à succès que je côtoie ont tous pris des risques à un moment ou à un autre dans leur vie, ça, il n’y a pas de doute là-dessus. Mais ils ont tous aussi fait en sorte que au cas où leur projet, typiquement leur entreprise, ne fonctionnait pas aussi bien qu’il le devrait et qu’ils avaient ce qu’ils espéraient et qu’ils devaient se rabattre sur autre chose, et bien, ils aient quelque chose sur lequel se rabattre justement.

Ce n’est pas parce que vous vous lancez dans un projet d’envergure que vous ne pouvez pas penser à un plan B, à quelque chose qui vous évitera de vous retrouver à la soupe populaire, à la rue, si votre entreprise plante. Il ne faut pas croire que créer son entreprise c’est forcément brûler les ponts et les navires derrière soi. C’est soit je réussis, soit je me plante et je me retrouve SDF.

Alors, ça peut être une bonne stratégie de faire ça aussi pour certaines personnes cette politique de la terre brûlée et de dire, enfin pas de la terre brûlée mais de dire voilà, comme Cortés avait fait lorsqu’il a conquis l’Empire Aztèque : « On brûle les navires. Comme ça, les gars, vous n’avez pas le choix, soit on conquit l’Empire Aztèque, soit on meurt tous comme ça. Voilà. Si vous n’êtes pas motivés, maintenant vous l’êtes. »

Ça peut fonctionner mais je trouve que c’est une technique qui n’est pas nécessaire pour beaucoup de personnes parce que les entrepreneurs sont souvent des gens qui sont déjà extrêmement motivés, qui sont passionnés par leur projet et ils sont prêts à prendre un certain nombre de risques. Par exemple, le fait de quitter un emploi confortable que 95% de la population jugerait suffisamment bien pour le vouloir le garder à vie, le fait de vouloir affronter une partie de leur entourage sur cette idée, ce projet, cette envie même d’être entrepreneur, etc. mais ça ne veut pas dire qu’ils ne vont pas prévoir un plan si jamais leur entreprise plante pour pouvoir retrouver leur boulot, etc.

Donc ce que j’aimerais que vous reteniez de cette vidéo, c’est : Etre entrepreneur, c’est savoir prendre des risques mesurés et intelligents. C’est aussi savoir penser à des plans B et imaginer le scénario du pire pour déjà éradiquer un petit peu, ou en tout cas, exorciser la peur qu’on peut avoir par rapport à un projet et aussi assurer ses arrières en cas d’échec parce que c’est ça aussi la vie d’un entrepreneur. On ne réussit pas à tous les coups. Ce n’est pas possible. On ne peut pas réussir à tous les coups, sinon ce serait trop facile, tout le monde le ferait aussi. Je veux dire, c’est là où est la prise de risque finalement.

Quand on a un projet d’entreprise, quand on a quelque chose qui nous tient à cœur et qu’on veut mettre en place, il y a un risque qu’on échoue pour différentes raisons parce qu’on a été trop optimiste sur la rentabilité du projet, parce qu’on a été trop optimiste sur notre capacité à le mettre en œuvre, parce qu’on a été trop optimiste par rapport à l’acceptation des clients, de la population, par rapport à un concept innovant par exemple. Ce genre de choses.

Et je veux dire, il y a des entrepreneurs qui sont aguerris. Ce sont des entrepreneurs d’exception depuis 10, 20, 30, 40, 50 ans qui se plantent toujours. Donc, on peut être très expérimenté, avoir énormément de ressources et quand même se planter. On a des exemples de grosses entreprises qui ont été fondées par des entrepreneurs de génies et qui se sont plantées sur des trucs hallucinants. Dans le domaine des nouvelles technologies, par exemple, c’est très clair.

Donc, l’échec est une réalité qu’il faut savoir envisager en tant qu’entrepreneur. C’est là où est la prise de risque. Ça ne veut pas dire que si on échoue, on va tout perdre. Quand vous vous lancez dans un projet, essayez autant que faire se peut de faire en sorte qu’au pire des cas, si vous vous plantez complètement et que votre entreprise ne réussit pas toujours comme vous voulez et vous vous retrouvez même peut-être avec un peu de dettes, vous puissiez quand même redresser la barre, vous remettre d’aplomb et vous relancer aussitôt que possible avec un peu plus d’expériences, un peu plus de bouteilles, etc.

Parlons de choses concrètes que vous pouvez faire pour ça.

Première chose concrète c’est utiliser les mécanismes de l’aide au chômage, du départ négocié, ce genre de choses. Si vous êtes employé et que vous voulez absolument sortir de cet emploi pour créer votre entreprise, il vaut bien mieux faire un départ négocié maintenant que la loi le propose plutôt que de démissionner puisque ça vous donne le droit à jusqu’à deux ans de chômage et qu’il y a énormément de dispositions en France qui vous permettent en fait de garder cette allocation de chômage pendant un moment, pendant un an après la création de l’entreprise et aussi pendant que vous êtes créateur. Donc, il n’y a pas de raisons de risquer de devoir passer sur ces aides-là que le monde entier nous envie.

Je veux dire, il y a beaucoup de pays qui n’ont pas d’assurance chômage, ou c’est très rudimentaire, il n’y a pas grand-chose. Alors certes, c’est un coût important pour les entrepreneurs qui sont établis mais justement quand vous créez votre boîte, il faut savoir en profiter. Ça veut dire aussi, par exemple, admettons que vous allez créer une boîte à côté de vos études comme ça.

Essayer de créer une entreprise aussi à temps partiel. Alors, ce n’est pas toujours possible. Ce n’est pas forcément un bon conseil en fonction de votre situation parce que parfois il y a certaines boîtes qui ont vraiment besoin que vous soyez là à temps complet, à fond derrière elles pour qu’elles réussissent. Mais il y a certaines entreprises qu’on peut créer à temps partiel, notamment celles qui sont sur Internet. C’est très variable tout ça mais si c’est possible, essayez de garder une occupation à côté pour tester le concept.

Quand j’ai créé ma toute première entreprise qui était dans les services informatiques, je n’ai pas arrêté mes études à 18 ans, je n’ai pas bossé un an sur le projet sans avoir testé au préalable mon idée. Donc, essayez de garder votre activité à côté et de faire une petite expérience sur le terrain, concret, qui dans l’idéal implique le fait qu’il y a des clients qui vont vous payer concrètement de vrai argent pour un prototype de produit ou pour un service que vous allez mettre en place, qui va être représentatif du service que vous vendrez plus tard.

Je m’explique. Quand j’ai eu l’idée de créer une société de services informatiques, j’avais 18 ans, j’étais en première littéraire. Je n’avais absolument aucune expérience de l’entreprenariat et j’aurai pas osé arrêter l’école et travailler un an sur le projet d’une création d’entreprise si je n’étais pas sûr que ça fonctionne. Donc, qu’est-ce que j’ai fait ?

Avec un ami, on a passé une petite annonce dans un journal d’annonces locales et on a proposé nos services. On avait investi 60 francs à l’époque et on a eu 5 000 francs de chiffre d’affaires en un mois. Et voilà, ça nous a conforté dans l’idée qu’effectivement que notre business model était viable.

Essayez de faire ce genre de chose. Quel test vous pourriez mettre en place aujourd’hui en parallèle de votre activité qui ne vous demande pas trop de temps, mais qui vous permet de tâter concrètement l’intérêt du marché, des prospects, des clients par rapport à votre idée de produits ou de services ? Et aujourd’hui avec Internet, c’est encore plus facile de faire ce genre de test.

Si vous avez vu « La semaine de quatre heures », Tim Ferriss propose une manière de tester un petit peu vos hypothèses sur Internet. Typiquement, en gros, vous allez créer une page de vente d’un produit qui n’existe pas encore. Vous faites de la pub sur Adwords donc la régie publicitaire de Google ou sur Facebook par exemple, et vous mesurez le taux d’intérêt. Vous faites que les gens remplissent le bon de commande ou un formulaire d’inscription à une newsletter par exemple et puis, vous voyez si ça a suffisamment d’intérêt pour que ça soit rentable. Vos dépenses de publicité pour que déjà, il y a un retour sur investissement. Ou en tout cas que voilà, ça vous montre s’il y a vraiment un intérêt pour ça ou pas.

Vous pouvez faire aujourd’hui, il y a des dizaines, des centaines, des milliers de façons de faire des tests de vos idées sans bouger de chez vous avec votre ordinateur grâce à Internet, et tout en faisant ça en parallèle de vos activités. Voilà une autre manière de réduire le risque auquel beaucoup d’entrepreneurs font appel aujourd’hui. C’est ce qu’on appelle finalement la méthodologie « Lean Startup ». C’est de savoir. Plutôt que de partir sur une hypothèse, une étude de marché qui dure des mois et puis après on essaie de créer un premier produit parfait et puis au bout de deux ans, on s’en rend compte finalement que ça n’intéresse personne et qu’on vient de perdre deux ans de sa vie, c’est, on fait une hypothèse, on teste si ça intéresse les gens, on met en place un premier prototype, une version 0.1 ou 0.2 de notre produit ou de notre service et ensuite, on voit si ça intéresse les gens. Et si ça intéresse les gens, on continue et on est rassuré déjà dans le fait qu’il y a un vrai potentiel économique. Du coup, on peut mettre plus de moyens. On peut aller voir les banques, on peut aussi utiliser les premières ventes qui ont été faites, etc. Et c’est un cycle comme ça d’amélioration continue.

Il y a des tas de manière finalement de réduire les risques mais retenez donc bien ça : Etre entrepreneur c’est prendre des risques intelligents et mesurés. Ce n’est pas se mettre un bandeau autour du front et puis y aller en mode kamikaze, en monde bonzaï en disant : « Allez ! Ça passe ou ça casse ! » Dans la majorité des cas malheureusement, ça casse parce que, il n’y a aucun business plan qui résiste finalement à la réalité du terrain. C’est un petit peu comme à la guerre. Je ne sais plus, je crois que c’était Eisenhower qui disait que : « Il n’y a aucun plan de bataille qui résiste à la bataille en elle-même sur le terrain ». C’est exactement pareil avec l’entreprise. Aucun business plan ne résiste à la réalité du terrain.

En général, l’essentiel des business plan sont très optimistes par rapport aux résultats réels qui ont lieu. Donc, il faut aussi savoir tenir compte de ça dans notre tendance naturelle en tant qu’entrepreneur : à croire que notre projet est tellement génial, qu’il va révolutionner le monde et que voilà, tout le monde va se précipiter pour ça. Il faut savoir prendre compte de ça et de se dire : « Ok, je suis peut-être un petit peu trop optimiste. Allons-y à fond mais en prenant des risques mesurés, en ayant des plans B, en mettant en place des choses qui font que je vais avoir plus de chance de réussir et que même dans le pire des cas, si je me plante, c’est pas grave, je peux rebondir plus facilement et puis, je pourrai passer à un autre projet rapidement. »

Et l’idéal finalement, c’est ça. C’est de pouvoir tester votre hypothèse de produit, de service, de concept avant d’y avoir investi trop de temps et trop d’énergie de manière à ce que si jamais vous vous rendez compte qu’il n’y a pas de potentiel économique, vous ayez rien perdu en fait. Vous avez juste perdu un petit peu de temps, un petit peu d’argent, ce n’est pas grand-chose. Et du coup, vous pouvez passer à autre chose rapidement.

Je ne sais plus qui, un entrepreneur m’a parlé une fois d’un écrivain qui avait une démarche très, très originale. Il écrivait des livres de non-fictions sur différents domaines. Et il ne faisait pas comme beaucoup d’auteurs qui, ils ont une idée, ils écrivent le livre, puis après ils voient s’il se vend. Ce qu’il faisait lui, c’est que il faisait de la pub dans des journaux où les gens pouvaient commander le livre par correspondance. Et s’il avait suffisamment de commandes, il écrivait le livre. Voilà une manière géniale de réduire le risque et d’être sûr de créer des produits, des concepts, des services qui intéressent vraiment les gens.

Donc voilà, c’est ce que je voulais partager avec vous aujourd’hui. Essayez d’avoir cet état d’esprit de prendre des risques mesurés et dans l’idéal, de tester vos concepts avant même d’engager trop de moyens humains, intellectuels, matériels, etc. et ça fera une énorme différence.

Il y a une énorme différence entre les entrepreneurs qui ont intégré ce concept et les traditionnels qui peuvent par des mois, des années de leur vie, et beaucoup d’argent et de temps, sur des choses qui n’ont pas d’intérêt.

Donc, merci d’avoir regardé cette vidéo. Comme d’habitude, pour suivre les prochaines, il vous suffit de cliquer sur le petit bouton qui se trouve ici en haut à droite de la vidéo. Comme d’habitude, j’ai aussi besoin de votre feedback. Donc si vous avez aimé, cliquez sur « J’aime » juste en-dessous et partagez la vidéo. Si vous n’avez pas aimé, cliquez sur « J’aime pas » et ne partagez pas.

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