Uber vs Taxis : Je suis CHOQUÉ

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Je partage aujourd’hui mon point de vue sur le conflit entre taxis et Uber, dont les violences, je dois le dire, m’ont CHOQUÉ.

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Transcription texte (littérale) de la vidéo « Uber vs Taxis : Je suis CHOQUÉ » :

Bonjour, ici Olivier Roland. Je vais parler d’un sujet un peu particulier qui diffère des sujets que j’aborde d’habitude parce que j’ai été révolté par un évènement.

Ceux qui me suivent savent que je pratique la diète médiatique, c’est-à-dire je ne lis pas les journaux, je ne regarde pas les news à la télé, je n’écoute pas les news à la radio. J’essaie vraiment de me focaliser sur l’actualité positive en suivant les avancées scientifiques notamment pour ne pas me faire polluer le cerveau par des news qui, 80% du temps, ne servent à rien et qu’on oublie au bout de 15 jours. Et pourtant, je n’ai pas pu échapper à cet évènement qui est la grève des taxis contre Uber.

Du coup, j’ai été lire plein d’articles, regarder des vidéos, etc. parce que je suis vraiment passionné par la disruption de l’économie traditionnelle par les startups d’Internet, startups de zéro.

J’étais vraiment révolté par les réactions des taxis et aussi la réaction du gouvernement.

Tous ceux qui, comme moi, ont déjà testé les taxis notamment parisiens et testé Uber X et Uber Pop ont pu se rendre compte que même Uber Pop qui est un service fait par des gens qui démarrent dans la profession, qui souvent sont auto entrepreneurs, qui ont eu une petite formation rapide par Uber, le service de ces gens qui sont considérés comme des amateurs par des taxis est infiniment, largement, incroyablement meilleur que des gens qui se targuent d’être des pros, de devoir se taper un tas de formations et de certificats qui, au final, sont juste capables avec tous ces diplômes inutiles de proposer un service médiocre.

Je ne dis pas que tous les taxis sont à mettre dans le même sac et que le service est tout le temps pourri. J’ai déjà pris des taxis avec un bon service, mais il n’y a pas photo : Uber, que ce soit X ou Pop, tout ce que vous voulez parce qu’en plus, j’utilise Uber partout dans le monde et je trouve ça génial, c’est un service qui est rapide, efficace, au juste prix et qui est infiniment meilleur que la concurrence.

Il y a des tas de gens, des tas de secteurs qui se sont fait disrupter par la nouvelle économie. Par exemple, le secteur hôtelier avec Airbnb.

Airbnb met en contact des particuliers qui louent des appartements à d’autres particuliers et qui, du coup, rognent énormément les marges du secteur hôtelier. Est-ce qu’on a vu les hôteliers sortir dans la rue et commencer à brûler les appartements des particuliers ? À réclamer que l’Etat interdise Airbnb, à faire tous ces actes inimaginables, incroyablement violents qu’on a vus ces derniers jours ?

La réponse est non.

Vous avez un concurrent qui débarque, qui vous prend une grosse partie du chiffre d’affaires, vous n’êtes pas contents, c’est normal. Mais à un moment, il faut s’adapter.

Si le service des taxis était super génial et que tout le monde était super content que ça soit rapide et efficace, Uber n’aurait jamais pu s’imposer. Ce qui fait que Uber fonctionne, c’est en grande partie parce que le service des taxis, de manière générale et la plupart des gens reconnaissent, est complètement pourri.

Donc, la réaction naturelle quand il y a un concurrent qui débarque et qui nous pique du chiffre d’affaires, c’est qu’on n’est pas content, on est colère. C’est normal. Il faut transcender cette émotion pour la transformer. Surtout, il faut essayer d’anticiper pour voir venir.

J’ai déjà partagé avec vous que la seule chose qui ne change pas, c’est le changement. Et que tenter de résister aux innovations de l’économie numérique qui sont bouleversantes, qui vont bouleverser les (0 :03 :41) notre économie en mettant plein de gens au chômage, mais comme pour toutes les innovations qui ont lieu avant, en apportant énormément de richesses pour tout le monde, essayer d’arrêter ça, c’est comme essayer d’arrêter un tsunami avec des barrages de castors aux brindilles.

Ça peut ralentir pendant quelques secondes, mais au final, le résultat est le même : vous êtes écrasés par le tsunami que vous avez vu venir que trop tard, et vous n’avez pas essayé de vous adapter intelligemment. Vous avez essayé de mettre en place des régulations qui peuvent vous sauver la mise pendant un an ou deux, mais au final, vous serez le grand perdant.

Il faut voir un peu la réaction des gens. C’est incroyable la super mauvaise com que se sont faits les taxis. Je pense que Uber n’a jamais pu se payer une campagne de com aussi efficace.

Déjà, il y a des tas de gens qui ne connaissaient pas Uber qui maintenant le connaissent. En plus, ça a réussi à fédérer des centaines, de milliers personnes, il faut voir les pétitions qui ont été signées par plus de 100 000 personnes sur change.org, sur le fait que les taxis sont pourris et qu’il faut sauver Uber, le nombre de partages de post Facebook de gens qui râlaient en disant que les taxis, c’est pourri et que Uber, c’est bien, qui ont été partagés sur Facebook.

C’est incroyable. Comment cette action a réussi à fédérer les gens contre eux ?

Je ne suis pas contre le droit de grève, mais il faut faire la grève de manière intelligente. Et surtout, la grève ne va jamais remplacer l’innovation, le sens du service, l’adaptabilité et l’anticipation.

Il y a une compétence qui a été relativement marginale pendant des siècles dans notre histoire qui est devenue soudainement absolument obligatoire à la fin du 19e siècle. C’est le lettrisme : savoir lire, écrire, compter.

A partir du moment où l’école obligatoire a été instaurée, ne plus savoir lire, écrire, compter était un handicap majeur pour vous faire embaucher, pour réussir à vivre. Et vous étiez, si c’était votre cas, dépendant d’un scribe de quelqu’un qui savait pour des tas de trucs, des documents écrits, tout ça.

A partir du moment où on estime que toute la population sait écrire ou presque, on met des panneaux partout, on rentre dans une ère de civilisation de l’écrit.

Et les compétences indispensables du 21e siècle sont les suivantes :

– Apprendre tout au long de sa vie parce que ça évolue tellement vite que tout ce qu’on vous a appris à l’école va être obsolète dans 20 ans.

Le fait d’apprendre tout au long de sa vie, non seulement ça permet de garder à jour ses compétences, d’étendre son horizon intellectuel, mais aussi de garder une souplesse d’esprit intellectuel qui est extrêmement important.

– Cet état d’esprit de souplesse, d’innovation, de comprendre que le métier qu’on est en train de faire ne va peut-être plus exister dans 10 ou 20 ans, ce n’est pas grave.

– Au contraire, c’est une chance parce que ça nous permet de vivre une vie extrêmement diversifiée, extrêmement riche, et d’essayer d’anticiper un petit peu ces changements, éventuellement de les provoquer si on a une démarche d’entrepreneur.

Sur la question plus spécifique des licences de taxis qui coûtent super cher, quand on regarde pourquoi ces licences de taxis coûtent aujourd’hui super cher, c’est juste un monopole organisé en partenariat avec les syndicats des taxis et le gouvernement.

Donc, c’est une situation de monopole qui ne devrait pas exister dans un marché de libre concurrence comme est censé l’être le marché français.

S’il y a quelques années, les licences de taxis se vendaient 200-250 000 euros à Paris, c’est parce qu’à la base, elles sont délivrées gratuitement par la préfecture. Mais la préfecture limite de manière complètement artificielle le nombre de licence qui est cédé, ce qui fait qu’aujourd’hui, la liste d’attente est de 18 ans.

Donc, les taxis qui vont râler en disant : oui, mais Uber débarque. Les gars n’ont pas besoin de payer des licences de taxis, tout ça, je suis désolé, c’est le système en lui-même des taxis qui est mauvais.

C’est fini ces monopoles à la soviétique de la fin 19e, début 20e siècle. C’est fini ce monde-là. Aujourd’hui, on est dans un monde où on vit dans des marchés avec une concurrence libre. Et finalement celui qui est le grand gagnant, c’est le consommateur, mais aussi les acteurs du milieu.

A chaque fois que je vais dans un Uber, je discute avec les chauffeurs de Uber Pop et les chauffeurs de Uber X.

Uber X, ce sont des chauffeurs professionnels qui vivent de ça, qui souvent sont très contents. Il y a plein de profits, mais ils faisaient un métier stressant avant, roulant en voiture tranquillement.

Avec Uber, ça permet aussi au chauffeur d’être sécurisant au niveau des clients parce que vous notez les chauffeurs dans Uber, mais on vous note aussi. Donc, les mecs qui sont chiants, impolis, qui vomissent sur votre banquette, ils sortent du système automatiquement parce qu’ils sont très mal notés. Ça aussi, c’est une sécurité pour les chauffeurs.

Et les chauffeurs d’Uber Pop, ça leur permet souvent d’arrondir leur fin de mois quand ils ont une situation un peu difficile, d’avoir des rentrées d’argent qui sont importantes pour eux. En tout cas, d’avoir des gens qui ne sont pas au chômage, qui font quelque chose d’utile et qui vont peut-être les propulser plus tard.

J’ai rencontré des retraités, et même j’ai rencontré un cadre à Lille qui gagne très bien sa vie. Il me disait qu’il faisait Uber Pop parce qu’il adorait rencontrer des gens et que c’était pour lui une manière de se détendre. C’est extraordinaire.

Au-delà de ça, ce qui m’a choqué finalement, c’est déjà les violences, mais surtout cette incroyable sclérose. Ça fait quand même des années que Uber existe. Uber Pop, ça fait un peu plus d’un an.

D’ailleurs, c’est rigolo parce qu’il y a quelques années, tout le monde criait sur Uber X, les VTC. Et aujourd’hui, tout le monde accepte ça. Maintenant, c’est Uber Pop, ça ne va pas. Peut-être que dans quelques années, tout le monde trouvera Uber Pop normal. Ça sera autre chose, ça sera Uber Pool, le service de covoiturage. Pourquoi pas ?

Il faut arrêter les gars. A un moment, il faut s’adapter. En plus, vous érigez des barrages de brindilles pour essayer de stopper un tsunami qui va vous écraser et dans 5-10 ans, il y aura les bagnoles automatisées qui vont arriver, vous allez faire quoi ?

Vous allez faire comme d’habitude : essayer de casser les machines, défiler dans la rue en demandant au gouvernement d’interdire l’automatisation ?

Votre métier est condamné à brève échéance, de toute façon. C’est la dure et triste réalité. Je comprends que ça soit difficile, mais il faut s’adapter et faire autre chose.

Et aujourd’hui, les taxis qui râlent en disant que Uber, c’est la concurrence déloyale, qu’ils n’ont pas besoin de payer de licence et tout ça, qu’est-ce qui vous empêche de revendre votre licence et de vous lancer peut-être pas chez Uber parce que peut-être que maintenant, ça vous fait hérisser les poils, mais soit de devenir chauffeur dans d’autres sociétés parce qu’Uber n’est pas le seul sur le marché. Il a des concurrents.

Vous pouvez travailler chez d’autres sociétés. Qu’est-ce qui vous empêche de lancer votre propre service identique, concurrent à Uber avec d’autres collègues taxis, vous associer ensemble ?

Il n’y a rien qui vous en empêche.

Je ne comprends pas les gens qui disent que c’est de la concurrence déloyale, surtout quand on voit que c’est un monopole organisé à la base. On a vu les critiques comme quoi Uber Pop est illégal. Pour l’instant, ils ont fait appel de la décision de justice. Donc techniquement, ce n’est pas illégal.

Peut-être que ça va le devenir plus tard avec une décision de justice, mais tant qu’ils n’ont pas épuisé les recours, légalement, ce n’est pas interdit. Il faut arrêter de dire que Uber Pop, c’est interdit.

Et au-delà du fait que n’importe quel chauffeur de taxi peut se convertir en chauffeur VTC du jour au lendemain s’il le souhaite, assez rapidement, avec beaucoup moins de contraintes que dans son métier classique, on ne demande pas au gouvernement d’intervenir dans un processus de justice et surtout quand à la base, le problème vient d’un monopole artificiel et d’une mauvaise qualité de service.

D’ailleurs, j’étais révolté par le discours de François Hollande qui a dit qu’il fallait absolument interdire Uber Pop, que c’est une activité illégale.

Déjà un, ce n’est pas le rôle d’un président d’agir dans une action de justice. On n’est pas dans une république bananière, on n’est pas dans une dictature. Le président, quand il y a une action de justice en cours, se tait et dit comme d’habitude ce qu’il aurait dû dire : Il y a une action de justice en cours, je laisse la justice faire son cours. Il n’a pas à intervenir là-dedans.

Et ce que j’attends d’un président qui a vraiment du courage, qui voit la vision à long terme pour son pays et la valeur à long terme qui apporte tous ces éléments de structure de l’économie, c’est de dire plutôt : je comprends la colère des taxis, mais il y a une action de justice qui est en cours. Nous sommes dans un état de droit. Et pour l’instant, ils ont fait appel. L’appel est suspensif et Uber Pop n’est pas illégal.

Nous vivons dans une ère de changement, il va falloir s’adapter. Nous sommes en France, dans un pays qui a une histoire grandiose, et ça ne doit pas nous empêcher de savoir appréhender, prévoir l’avenir et de l’accompagner plutôt que d’essayer d’y résister.

Je comprends la colère des chauffeurs et je peux vous assurer que toute décision de justice sera respectée par l’exécutif. Et que si Uber Pop devait être déclaré illégal, nous ferons attention à bien faire en sorte que cette action de justice soit exécutée. Mais je trouve que ces violences sont inacceptables, nous sommes dans un état de droit et on ne peut pas céder à la rue.

On ne peut pas céder à des gens qui ont le pouvoir de bloquer toute une économie pour faire entendre leurs revendications. Il faut savoir voir plus grand, plus loin. Il faut savoir voir l’avenir dans notre pays dans les 10, 20, 30 prochaines années pour faire en sorte que cette transition vers l’économie numérique soit la plus douce possible et que notre pays puisse se positionner de la meilleure manière possible.

C’est ça qu’il aurait dû dire dans les grandes lignes.

Comment on peut céder comme ça à des gens qui utilisent la violence, parce que ça, on voit quoi comme signal finalement ?

C’est un petit peu comme si on acceptait de négocier avec des terroristes. L’image est un peu trop loin, mais finalement, on cède.

Il y a des gens qui vont dans la rue, qui bloquent les aéroports, qui emmerdent tout le monde parce qu’ils ont le pouvoir de faire ça. Les automobilistes, c’est vrai que c’est beaucoup plus compliqué pour eux. Ce n’est pas dans leurs cultures d’aller les autoroutes.

Ils vont bloquer les autoroutes, ils vont bloquer toute l’économie et ils ont une sorte d’effet de levier par la violence finalement. Et on va céder à ça parce que justement, ils sont capables de faire du bruit et d’emmerder tout le monde en violant les principes de séparation des pouvoirs et surtout en ayant une vue extrêmement courte, en cédant à des lobbies qui sont des éléments qui résistent à l’innovation, qui sont des héritiers de monopoles qui sont complètement dépassés aujourd’hui et qui en plus sont infoutus de nous proposer un service de qualité.

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