Témoignage d’un ANCIEN RICHE : Est-ce que l’argent FAIT LE BONHEUR ?

Cliquez ici pour découvrir le témoignage d’un ANCIEN RICHE, qui est passé très rapidement d’un salaire normal à plusieurs MILLIONS par AN, et qui partage avec nous son rapport à l’argent et répond à cette fascinante question : est-ce que l’argent fait le BONHEUR ?

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– Le blog « Le Gourmet Végétarien » : http://www.gourmet-vegetarien.com/

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http://www.des-livres-pour-changer-de-vie.fr/ – une sélection de livres rares et exigeants pour changer de vie
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L’argent ne fait pas le bonheur. C’est ce qu’Olivier Roland souhaite nous faire comprendre dans cette vidéo dans laquelle il interviewe Philippe Schell, un ancien riche et élève de Blogueur-Pro. Il nous livre ses expériences et nous donne quelques conseils pour faire face au pouvoir de l’argent.
– Présentation de Philippe Schell : auteur du blog gourmet-vegetarien.com, Philippe Schell a débuté dans un cabinet de comptabilité en gagnant un salaire modeste d’un comptable. Ensuite vers les années 80 et 90, il a eu l’opportunité de gagner plusieurs millions en un an en traitant avec les plus grands vendeurs du domaine de la viticulture.
– Quel effet cela fait-il de faire un important saut du salaire modeste aux grandes sommes? Il s’agit tout d’abord d’une grande satisfaction : satisfait de récolter les fruits d’un grand travail, mais aussi satisfait d’avoir apporté des valeurs aux clients. A part cela, il y a également la satisfaction de pouvoir vivre dans une grande liberté, sans avoir à compter ce que l’on va dépenser. En effet, on se permet à se faire plus plaisir : voyager, s’entourer de beaux objets, bref, avoir des dépenses somptuaires pour pouvoir s’affirmer dans le milieu où l’on vit, pour gagner le respect, pour satisfaire le besoin de reconnaissance, etc.
– Le déclin de la période de richesse de Philippe Schell ? Comme il n’a pas appris à garder ce qu’il a gagné ni à investir sur d’autres projets. De ce fait, au fur et à mesure, il s’est vu perdre sa situation : le business a perdu sa place et lui de son côté a commencé à perdre petit à petit sa fortune. En ayant du mal à renoncer à certaines dépenses, mais aussi en mettant trop de temps à réduire son train de vie à son nouveau niveau de vie, sa situation s’est de plus en plus dégringolée.
– Comment Philippe voit le rapport à l’argent aujourd’hui ? Suite à une thérapie auprès du Bouddhiste zen, il a apprit à se rendre compte qu’on peut aisément vivre heureux avec beaucoup moins, qu’on peut avoir de l’argent sans en faire une addiction, comme le disent Sénèque et les autres stoïciens.
– Projet de Philippe Schell : il dit s’investir le plus dans sa passion actuellement, notamment dans son blog gourmet-vegetarien.com pour aider les gens à avoir une alimentation beaucoup plus sine et équilibrée, mais surtout une alimentation loin de la violence
– Conseils de Philippe Schell : il ne faut pas se précipiter pour dépenser l’argent, il faut garder une certaine simplicité et ne pas tomber dans les pièges de la société de consommation ni ceux des pressions sociales. Il ne faut pas non plus se couper du monde et éviter ainsi de faire de l’argent une barrière.
– Le blog Gourmet-Vegetarien.com de Philippe Schell : a été créé grâce à sa passion pour l’alimentation végétarienne que son maître d’arts martiaux lui a inculquée pour avoir plus de vivacité et de présence d’esprit. Actuellement, ce blog a plus de 40 000 visiteurs et près de 10 000 abonnés par mois.

https://www.youtube.com/watch?v=R7keGh3_m_Q

 

Transcription texte (littérale) de la vidéo « Témoignage d’un ANCIEN RICHE : Est-ce que l’argent FAIT LE BONHEUR ? » :

Olivier Roland : Bonjour, ici Olivier Roland. Bienvenue dans cette nouvelle vidéo. Je me trouve actuellement en direct sur Skype avec Philippe Schell qui est un élève de Blogueur Pro, et le créateur du blog « Le Gourmet Végétarien ». Salut Philippe !

Philippe Schell : Salut Olivier !

Olivier Roland : Philippe, là, tu as vécu plusieurs années en Argentine. Tu te trouves actuellement à Bordeaux. Et si j’ai souhaité faire cette interview, c’est parce que récemment, tu m’as envoyé un email très intéressant où tu parlais de ton passé d’ancien riche, où tu expliquais que dans les années 80-90, tu étais un spécialiste en vin et tu gagnais plusieurs millions de francs par an, et j’ai trouvé le récit de ton expérience très, très intéressant. Mais avant, est-ce que tu peux te présenter rapidement pour ceux qui ne te connaissent pas ?

Philippe Schell : Je suis Philippe Schell, « Le Gourmet Végétarien ». Aventurier dans l’âme, je fonctionne par passion. J’aime la musique, j’aime le sport, j’aime le vin. Et il y a quelques années, après avoir été pendant longtemps au conseil de viticulteurs du bordelais, je suis parti en Argentine. Mais mon épisode qui a été mon apogée au niveau matériel, c’est dans les années 80-90 puisque je suis passé d’une situation où j’étais salarié dans un cabinet de comptabilité. J’avais fait des études de droit et d’expertise comptable à représenter des vendeurs de propriétés viticoles qui valaient des centaines de millions de francs. Et moi à l’époque, j’étais un grand spécialiste de tous les aspects juridiques et fiscaux de ces questions-là. On me confiait la vente des domaines et je traitais avec des chefs d’entreprises internationaux des transactions qui reposaient pleinement sur mes épaules et j’étais rémunéré confortablement puisque je gagnais à l’époque plusieurs millions de francs par an, après avoir gagné des petites sommes. Donc, ça a fait un saut assez faramineux dans ma vie.

Olivier Roland : Tu m’étonnes. Donc, tu es passé en gros du salaire d’un employé d’expert comptable en fait. Tu devais gagner quelques milliers de francs par mois à plusieurs millions par an, comme ça, du jour au lendemain.

Philippe Schell : Tout à fait. Ça a été un saut qui, quand on n’est pas préparé, ce n’est pas si facile que ça même si beaucoup de monde aimerait avoir été à ma place à l’époque. Et moi, ma vie a fait que peut-être que je ne savais pas gérer pour moi, mais j’ai fonctionné en fonction de ma sensibilité. Ça m’a amené à aider les gens sur des projets, à donner, à gaspiller parfois par rapport à des frustrations que j’avais à l’époque où je n’avais pas cette possibilité d’acquisition. Maintenant, je suis un « ancien riche » comme tu le disais, à mettre entre guillemets parce que peut-être que je suis plus riche qu’avant même si j’ai encore des envies matérielles, mais parce que la richesse a aussi beaucoup à voir avec ces besoins. Et j’avais des gros besoins de dépenses au moment où j’ai eu ces gains importants.

Olivier Roland : On va en parler de ça justement, mais qu’est-ce que ça fait de peut-être 2 000 euros de salaire par mois à des salaires qui sont plus de 10 000 euros ? Quand tu as eu ta première fiche de paie, qu’est-ce que tu as ressenti en fait ? Tu avais l’impression d’avoir accompli quelque chose ? Tu t’es dit que c’est…

Philippe Schell : D’abord, j’avais une grande satisfaction parce que c’était le fruit d’un travail long et j’ai apporté de vraies valeurs à mes clients qui étaient satisfaits de ce que je faisais. Mais le fait de ne plus avoir à compter autant que je le faisais, c’était en soi une sorte de liberté et ça peut être une ivresse. Matériellement parlant, il y a toujours des limites, bien sûr. Mais par rapport à une vie à peu près normale, quand on est limité, on est obligé de faire attention. Et quand tout d’un coup, cette limite saute, on n’a plus ce garde-fou, il faut retrouver d’autres repères. Donc, moi, je me suis fait très plaisir parce que j’avais quand même galéré pendant des années, j’avais travaillé pour payer mes études, j’ai perdu mes parents quand j’étais jeune. Donc, j’avais envie de prendre du plaisir, sentir de la liberté, de voyager, d’être entouré de beaux objets, d’habiter dans une grande maison. J’ai senti cette bouffée de liberté.

Olivier Roland : En gros, tu t’es mis à avoir des dépenses somptuaires. C’est ça ?

Philippe Schell : Oui, c’est un petit peu ça. Effectivement, j’ai eu des dépenses somptuaires qui étaient aussi liées à un statut que je croyais nécessaire de maintenir dans l’ambiance dans lequel j’évoluais, qui était le milieu viticole où tout le monde a une vie relativement aisée. Et puis, c’était des besoins d’affirmations finalement, des besoins de confiance en moi et de séduire l’autre. C’est des aspects profonds liés à mon éducation, au chemin que j’avais à parcourir et aujourd’hui, je suis beaucoup plus en paix avec ces aspects. Mais à l’époque, c’est ce qui a un peu généré le fait que de tout ce que je gagnais, il n’en reste pas grand-chose aujourd’hui sauf des expériences extraordinaires et un peu plus de ça, je crois.

Olivier Roland : Donc ce que tu es en train de dire, c’est qu’il y avait une petite pression sociale sur le fait d’avoir le même train de vie finalement que ceux qui t’entouraient et qui avaient aussi un besoin de reconnaissance, de respect que tu cherchais à travers ces dépenses-là en achetant des belles voitures, une belle maison, etc.

Philippe Schell : Tout à fait. Indirectement, inconsciemment, je n’avais pas vraiment conscience, mais il y a beaucoup de choses que je faisais par rapport au regard que je souhaitais que les autres aient sur moi. Même si finalement ma nature profonde, je suis passionné d’astronomie, de musique, ce sont des activités, le contact humain et le partage qui m’intéressent. Mais à l’époque, j’avais besoin, compte tenu du milieu dans lequel j’évoluais, que ça passe par, j’imaginais, une séduction, des éléments qui n’avaient pas à avoir avec moi, mais avec le regard des autres.

Olivier Roland : Alors, ce que tu dis, c’est que finalement, de cette richesse que tu avais à l’époque, il ne t’en reste plus grand-chose aujourd’hui parce qu’on ne t’a pas appris à l’époque à garder cet argent, à l’investir pour que ça te rapporte après sur le long terme ?

Philippe Schell : Voilà. Et puis, il y avait un ensemble d’aspects : des aspects personnels, familiaux. Déjà, j’avais vécu un déracinement puisque je suis originaire d’Algérie, et du jour au lendemain, avec mes parents, on est parti sans rien. Et mon père, à l’âge de 50 ans, a dû refaire sa vie. Donc, on avait déjà eu cette coupure matérielle, plus des aspects psychologiques. Ça, c’est une chose. Et puis dans ma profession en outre, j’ai attiré des convoitises. Ce que j’ai effectué en free-lance, les banques ont voulu prendre ma place parce que c’était quand même très rémunérateur. Elles pouvaient intervenir en amont par rapport à leurs clients dont elles avaient déjà les avoirs financiers. Donc, ça a été beaucoup plus dur pour moi au bout de quelques années de faire la concurrence aux banques. Ça a été aussi une des raisons de la perte de ma situation parce qu’on s’habitue rapidement à un train de vie, et si on ne peut pas le maintenir, c’est ce qui fait un peu la différence avec des activités qui sont récurrentes comme Internet ou des choses qui reviennent. C’est ce qui était un peu à l’époque. Je croyais que ça allait durer éternellement, et ça n’a pas été le cas.

Olivier Roland : Donc, il y a eu une concurrence qui s’est mise en place. Finalement, progressivement, tu as eu ton business qui a commencé à péricliter un petit peu. C’est ça ?

Philippe Schell : Tout à fait.

Olivier Roland : Et qu’est-ce que tu as fait ? Tu as réduit ton train de vie au fur et à mesure ou tu as mis un peu trop de temps à les réaliser ? Tu t’es retrouvé avec des dettes par exemple ?

Philippe Schell : Je n’ai pas peur de dire que j’ai mis trop de temps à réduire mon train de vie parce que justement, mon ego faisait reconnaître que je ne pouvais plus faire certaines dépenses. Je m’en sentais diminué. Ça m’a fait sourire aujourd’hui parce que j’ai l’impression de parler d’une autre personne quand je parle de moi dans le passé parce que par chance, je me suis libéré de tout ça. Mais voilà, je n’osais pas dire : Tiens, je ne peux plus aller dans un cinq étoiles à l’autre bout du monde, voyager en business. Je ne peux plus faire ça, ou je ne peux pas avoir une grosse voiture ou trois ou quatre, ou au moins une Aston Martin ou un autre modèle de grosse voiture. C’est un peu la course pour maintenir une apparence alors que finalement, la vie apporte des satisfactions à tous les niveaux. Finalement, alors que l’argent doit être un libérateur, c’était devenu un peu une aliénation dans mon cas.

Olivier Roland : Et toutes ces choses auxquelles tu as dû renoncer comme la voiture, etc., je pense comprendre qu’aujourd’hui ça ne te manque pas, mais est-ce que ça t’a manqué pendant un moment ou est-ce que tu t’es rendu compte assez vite que finalement, ce n’était pas ça qui faisait le sel de la vie ?

Philippe Schell : Je me suis rendu compte assez vite qu’en ayant tout ça, ce n’était pas ça qui faisait le sel de la vie, c’est plutôt se fixer des défis, des objectifs, les atteindre. A l’époque, j’avais aussi souhaité, parce qu’après avoir travaillé très durement durant des années pour financer mes études, j’ai fait deux études à la fois, droit et expertise comptable, je me suis payé une année mi-sabbatique. Et au bout de cette année et demie, je me suis dit : je ne sais pas quoi faire. Je me rendais compte que je me fixais des contraintes, des défis, et c’était beaucoup plus motivant. Donc, les changements matériels ont été durs au début parce que c’était plus une question d’ego. Et après, je me suis rendu compte que déjà dans mon entourage, mes enfants me reprochaient de ne pas être très disponible. J’ai divorcé à l’époque. Et peu de temps après mon divorce, ma plus jeune fille me disait – je répondais à des communications téléphoniques le week-end parce que c’était des opérations importantes où il n’y a pas d’horaire pour travailler – elle me disait : Oui, papa, tu n’es pas avec moi. Et je me rendais compte que je maintenais tout ça au détriment de choses beaucoup plus simples comme mes enfants par exemple.

Olivier Roland : Ok. C’est intéressant parce que tu en as tiré un point de vue très mature par rapport à l’argent. Quel est ton rapport à l’argent aujourd’hui, Philippe ?

Philippe Schell : Mon rapport à l’argent, il est que véritablement, l’argent c’est important, ça aide beaucoup. L’argent n’a rien de mal en soi. C’est plus l’usage qu’on en fait qui peut être comme une addiction. L’argent, c’est de la liberté quand même potentielle. S’il faut toujours plus d’argent, on finit comme avec une addiction.

Un beau jour justement, quand j’ai perdu mon statut de quelqu’un de riche matériellement, aujourd’hui, j’ai une vie tout à fait digne, je suis content, il y a des choses que j’aimerais avoir, c’est en chemin. Ce n’est pas le principal, mais je me suis rendu compte que finalement, c’était important d’être en bonne santé, d’être entouré des siens. Oui. Et puis un beau jour, j’ai comme on dit en Argentine l’affiche qui est tombée, le jeton qui est tombé. Je me suis dit : Mais finalement si je n’ai rien, il y a quelque chose d’extraordinaire. Je ne peux rien perdre. Et je me suis rendu compte que je pouvais être heureux avec rien parce qu’entre temps, je t’ai dit que j’étais passionné. La recherche existentielle, les questions, moi, je suis assez engagé là-dedans et j’ai passé deux ans dans l’annexe d’un temple zen avec la pratique zen qui n’a rien à voir avec la rêverie parce que.

Olivier Roland : Le bouddhisme zen ?

Philippe Schell : Comment ?

Olivier Roland : Le bouddhisme zen.

Philippe Schell : Le bouddhisme zen. Tout à fait.

Olivier Roland : D’accord. En Argentine, t’as fait ça ?

Philippe Schell : En Argentine. Oui. J’ai eu la chance de connaître un maître zen qui est en contact direct avec un maître japonais. Et c’est quelque chose de très dépouillé où on est face à soi-même et on ne peut pas se raconter des histoires parce que c’est des positions très inconfortables, donc il faut qu’on se détache de son ego, sinon la douleur nous écrase. Et je me suis rendu compte, je dis : mais c’est formidable, je ne peux rien perdre, donc c’est génial. Je suis heureux, et j’ai rien, donc génial.

Si en plus, je peux avoir des choses qui me plaisent parce que j’aime la musique par exemple, acheter une contrebasse qui me plaît. Voilà. Mais après, je n’ai pas besoin d’avoir trois voitures où je ne peux en conduire qu’une à la fois. Si je ne voyage pas en business, je voyage en éco, ce n’est pas grave, mais ce qui compte, c’est de pouvoir retrouver ceux que j’aime, voyager. Donc, je me suis rendu compte qu’on pouvait être heureux avec beaucoup moins, ce qui ne m’a pas du tout amené à déprécier l’argent parce que j’ai des gens dans mon entourage qui ont de gros moyens financiers, mais qui n’ont pas eu l’addiction que j’avais, moi. Je crois que c’est chacun qui doit répondre à cette question et se dire : L’argent, c’est bien. Est-ce que ça m’apporte de la liberté ou est-ce que ça m’apporte une addiction, une aliénation ?

Moi, j’étais aliéné. Et je m’en suis libéré. Aujourd’hui, il y a de grande chance que j’ai bien sûr des envies matérielles, je ne peux pas toutes les satisfaire. J’espère que je pourrais prochainement en satisfaire certaines, comme aussi le besoin d’avoir un peu plus de souplesse pour aider les siens, comme ses enfants, ou les gens. Mais je suis quand même très heureux de ce que j’ai aujourd’hui, de ce que j’ai bâti, de ce que j’ai compris.

Olivier Roland : Et est-ce que tu penses que si tu n’avais pas été forcé finalement de réduire ton salaire, est-ce que tu n’aurais pas continué à être addict à l’argent ou est-ce que tu aurais une réalisation ?

Philippe Schell : Les chemins de chacun, c’est assez difficile de répondre. Il y a des gens qui ont besoin de certains évènements dans leur vie, et d’autres, non. Moi, il a fallu quelques coups durs de personnes qui avaient des difficultés profondes dans mon entourage proche pour que je me rende compte que finalement, il y avait des choses qui n’étaient pas si importantes que ça et que pouvoir être proche de ceux qu’on aime quand ils ont besoin de notre aide, voir qu’ils vont bien, c’est une chance extraordinaire. Donc, j’ai vécu la souffrance d’être proche. Et ça, c’était comme un élément qui m’a initié un peu à de nouveaux horizons, à une nouvelle compréhension parce qu’on avait beau me dire des choses, on avait beau me dire tu devrais faire attention, je ne l’entendais pas. C’est comme si on veut expliquer ce qu’est le jaune à quelqu’un qui est aveugle de naissance. On a beau y mettre notre cœur pour lui expliquer. Donc, moi, je n’entendais pas des choses jusqu’à ce que j’ai eu ce déclic à partir d’épreuves qu’ont vécu des êtres qui m’étaient très proches et c’était des épreuves pour moi aussi. Ça a été une aide, et vraiment aujourd’hui, je suis content d’être passé par là.

Olivier Roland : Et aujourd’hui, est-ce que tu as fait des investissements pour essayer d’avoir des sources de revenus différents de ton business ?

Philippe Schell : Aujourd’hui, je n’ai pas tellement la possibilité d’investir parce que je dirais que je suis dans une phase créative. Dans un avenir proche, j’aurai certainement à investir. Mais pour l’instant, j’investis surtout sur ce qui me passionne, mon blog « Le Gourmet Végétarien », ce mode d’alimentation. Les gens aujourd’hui ont besoin d’un monde plus sain. On est entouré de violence. Il y a une certaine violence dans le fait de manger des animaux. On pense qu’ils vont à l’abattoir en étant joyeux, ce n’est pas le cas. Je ne stigmatise pas cette violence. Je ne suis pas du tout extrémiste. J’ai mangé de la viande pendant longtemps. Mais je pense que par la voie du plaisir, le juste milieu, on peut arriver à trouver un équilibre à rayonner soi-même et puis faire qu’on rencontre des gens qui, eux aussi, rayonnent et aider à porter notre petite pierre à l’édifice.

Olivier Roland : Écoute, je pense que tout le monde peut voir un petit peu le parcours que tu as fait, ta progression personnelle. Si tu pouvais revenir dans le temps et donner un conseil à ton toi au moment où il touche ce premier gros salaire, quel conseil tu lui donnerais ?

Philippe Schell : De ne pas se précipiter pour dépenser l’argent parce que ça, on peut toujours le dépenser très, très vite. Et puis, il faut garder une certaine simplicité. Il faut cultiver. Je crois que c’est Pierre Rabhi qui dit : il faut cultiver cette simplicité et ne pas tomber dans le piège de la société de consommation.

Pour te donner un exemple, à l’époque où j’avais de l’argent, je n’avais pas besoin d’en emprunter. Les banquiers m’invitaient. Ils me disaient : Vous savez, on peut vous prêter de l’argent, vous pourriez acheter ci, acheter ça. Finalement, il y a toujours un système qui veut nous entretenir des besoins qui ne sont pas essentiels. Donc, c’est un peu respirer, s’écouter, se rendre compte de ce qui est important, ne pas se couper des siens, que l’argent ne soit pas une barrière entre les amis qui n’ont pas les mêmes moyens par exemple et puis soi-même. Et puis, ne pas se couper de ses activités, de ses passions. Je crois que c’est un petit peu ça. Ne pas prêter d’attention aux regards d’autrui. D’abord, vivre par rapport à ses convictions profondes.

Olivier Roland : Ok. Et je pense aussi que ce sont de très bons conseils pour toutes les personnes qui se mettent à gagner beaucoup d’argent et qui peuvent regarder cette vidéo. Et puis finalement, c’est intéressant parce qu’il y a beaucoup de choses que tu dis qui rejoignent déjà le point de vue des stoïciens puisque par exemple, on a Sénèque qui était l’homme le plus riche de Rome à l’époque et qui avait adopté cette philosophie des stoïciens qui était en gros de dire : c’est bien d’avoir de l’argent, mais il ne faut surtout pas être addict à ça. Et un des exercices que les stoïciens proposent, c’est que même si tu as beaucoup d’argent, régulièrement par exemple tous les deux mois, tu vas passer quelques jours comme si tu avais tout perdu. Donc, tu vas aller dans un hôtel bon marché, tu vas t’habiller avec des vêtements bons marchés. Le but, c’est de réaliser que ce n’est pas si grave, que la vie continue et que tu as quand même d’autres sources de joie dans la vie que ça. Et ça rejoint à ce que tu dis sur l’importance de résister un petit peu aux sirènes de la société de consommation. Je trouve que ton approche est très équilibrée. Tu dis : déjà je suis joyeux en tant que tel. Si en plus, je peux m’acheter deux ou trois bricoles qui me font plaisir, c’est bien, mais ce n’est pas ça qui fait l’essentiel.

Et il y a aussi quelque chose que tu disais, c’est que : souvent il y a beaucoup de personnes quand elles se mettent à gagner de l’argent, souvent elles fréquentent des personnes qui gagnent aussi beaucoup d’argent, ce qui a beaucoup d’avantages parce qu’elles sont souvent avec des personnes qui ont le même état d’esprit, qui vont aussi les aider à rester dans cet état d’esprit-là. Mais aussi, le gros point faible de ça, c’est que si ces personnes sont très dépensières, on va ressentir une pression sociale pour avoir le même train de vie qu’eux.

Il y a un livre intéressant qui s’appelle « The millionnaire next door » qui a étudié ça en détail et qui dit par exemple que les médecins gagnent beaucoup, mais dépensent aussi beaucoup parce que le médecin se sent quasiment obliger d’avoir une belle voiture, une belle maison parce que c’est un petit peu ce que la société attend d’eux. Et que finalement quand tu regardes ce qu’ils mettent de côté, ce qu’ils investissent, il ne reste pas grand-chose parce qu’ils ressentent ça. Donc, c’est aussi quelque chose d’intéressant. Je pense que les gens peuvent tirer de ce que tu as partagé avec nous, c’est qu’il faut être un petit peu vigilant par rapport à ce genre de pression sociale, et de se dire : est-ce que c’est vraiment ce que je veux, est-ce que c’est vraiment grave si au lieu de m’acheter une Mercedes par exemple, je m’achète une Peugeot. Est-ce que vraiment mes amis vont m’arrêter de m’aimer pour ça ?

Philippe Schell : Je t’interromps une seconde, mais j’ai appris à interpréter certaines choses comme les gens qui disent : quand tu es au sommet de la pyramide, il y a plein de gens qui te font la cour. Je te disais, les banquiers qui t’invitent, tout ça, les gens qui disent : le jour où vous avez besoin, vous pouvez compter sur moi. J’ai un peu appris à traduire avec humour que ça veut souvent dire tant que tu as du pouvoir, je veux que tu crois que si tu as des problèmes, je t’aiderai. Mais le jour où tu n’auras plus de pouvoir, tu comptes sur les doigts de la main. Et souvent, on est surpris parce que des gens auxquels on n’aurait pas pensé sont là pour t’aider dans les difficultés, et ceux qui prétendaient t’aider ne sont pas là et ça dépendait pas d’éléments extérieurs. Donc, on n’a pas à s’inquiéter si on ne peut pas acquérir certains éléments qui ne sont pas de première nécessité. Quand on a un toit et qu’on peut manger et qu’on peut avoir une bonne santé et ceux qu’on aime aussi, le reste c’est du plus. C’est génial, mais chacun a des profils de vie différents.

Je crois que c’est bien d’accepter la vie qu’on a parce que justement quand je parlais quand j’avais pas grand-chose, je me suis dit : mais c’est génial, je ne peux rien perdre. Mais c’est extraordinaire, parce que ce que je veux dire en complément, c’est que j’ai connu beaucoup de gens, des gens que je conseillais qui étaient immensément riches au niveau mondial et qui s’inquiétaient parce qu’un indice boursier avait baissé. Et donc en permanence, il y avait une inquiétude sur une chose ou sur une autre. Et finalement, je trouve qu’ils avaient moins de liberté que ce que j’aurai imaginé.

Olivier Roland : Oui, totalement. Je n’ai jamais compris ces personnes qui n’ont pas besoin de se prendre la tête sur un truc et qui le font quand même. Après, on tombe tous dans ce piège de temps en temps.

Est-ce que, par contre, tu as côtoyé des personnes riches qui avaient trouvé le bonheur avec leur richesse ? Avec ou sans, je veux dire, qui étaient riches et heureuses ?

Philippe Schell : Oui, je crois que j’en ai approché des gens qui justement se sont imposés. Par exemple, les gens à la première propriété viticole que j’avais vendu dans le Médoc, c’était le plus grand château du Médoc, une famille de viticulteurs espagnols qui sont décédés maintenant m’avaient expliqué que ça ne changerait pas leur vie, qu’ils allaient continuer à travailler parce que c’est ça qui leur donnait des satisfactions. Moi, j’étais jeune, je ne comprenais pas. Je me dis : Waouh ! Si t’as X millions, tu peux t’arrêter de travailler. Ben oui, mais qu’est-ce que tu fais de tes journées ?

Ces gens-là, ils se sont imposés quelque part une simplicité à laquelle je faisais illusion, dont parlait Pierre Rabhi. Et cette simplicité fait que, on peut découvrir le merveilleux d’être dans le désert, manger un pique nique et de voir les étoiles. Et bien, je connais des gens qui peuvent « acheter la moitié de la terre » qui étaient immensément contents de se déconnecter de leurs téléphones portables. A l’époque, le satellite ne marchait pas très bien. Etre dans le désert et puis se dire : Waouh ! Qu’est-ce que c’est que ça ? On voit les étoiles, on voit tout. Donc, les plaisirs simples, voilà. Et puis preuve d’argent pour ce qu’il est, c’est un ingrédient important, mais qui n’est pas tout. Il ne faut pas en être esclave.

Olivier Roland : Merci beaucoup Philippe d’avoir partagé ton parcours et tout ce que tu as pu tirer de ça. Je pense que ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de discuter avec des gens qui ont vraiment été riches et qui ont vu ce que c’était d’avoir beaucoup d’argent. Pour finir, est-ce que tu peux nous parler rapidement de ton blog « Le Gourmet Végétarien » ?

Philippe Schell : Alors, « Le Gourmet Végétarien », j’ai fait des arts martiaux depuis très longtemps, mon maître d’arts martiaux était végétarien et j’étais impressionné par sa vivacité, sa présence d’esprit. Il était fluet et il me disait qu’il attribuait ça à son régime végétarien. Et à l’époque, c’était cet aspect-là qui m’attirait avant que ce soit l’aspect non violent.

Olivier Roland : Tu disais que ça va te permettre de perdre du poids ?

Philippe Schell : Permettre de perdre du poids, mais aussi avoir beaucoup d’énergie, avoir des digestions plus légères, être dans un système non violent. Puis, quand j’ai découvert par hasard une vidéo de Blogueur Pro, j’ai eu l’idée de faire un blog sur l’alimentation végétarienne. Et je crois qu’aujourd’hui, les gens sont très désorientés par rapport à ce qui est sain, à ce qui est bon pour eux. Moi, je crois que par la voie du juste milieu, j’en ai parlé dans mon parcours, et par la voie du plaisir, mais un plaisir et santé et équilibre ne sont pas du tout incompatibles. Je dirai même qu’ils sont complètement compatibles. Donc dans « Le Gourmet Végétarien », j’essaie de proposer aux gens un mode d’alimentation qui est bénéfique pour l’environnement, qui est bénéfique pour la santé, qui est savoureux. Il ne s’agit pas de se punir avec de la laitue tomate, mais des plats qui empruntent à toutes les cultures gastronomiques du monde. Et c’est passionnant d’apporter aux gens. J’ai beaucoup de témoignages de personnes qui me remercient. Moi, je ne demande pas aux gens de suivre mon parcours, je suis strictement végétarien, mais les gens se disent : Tiens ! On peut manger végétarien quelques jours dans la semaine. Et puis, tiens, on n’a pas de carence parce que bien sûr, là aussi dans la diffusion de l’information, il y a les pressions de grands groupes qui veulent que l’on pense que ce qu’ils vendent est ce qu’il y a de meilleur. Mais ils ne sont pas toujours animés par la recherche du bien commun. Donc voilà, j’essaie de passer des informations d’origine scientifique, en particulier de l’université de Harvard, et puis cette notion de plaisir où tout le monde peut cuisiner, peut se faire plaisir, peut manger en se faisant du bien.

Aujourd’hui, j’ai 40 000 personnes sur mon blog tous les mois. J’ai 10 000 abonnés à peu près. 9000 et quelques. Je suis dans la phase de la passion, mais c’est en train de se transformer en une source de revenus corrects. Et je suis content parce que ça me plaît. J’ai les retours de la part des gens qui sont satisfaits comme toi avec Blogueur Pro et la flamme que tu as allumée dans l’ensemble d’élèves qui sont contents d’avoir suivi ton chemin. Je crois que tu dois être content toi, aussi. Je vis un petit peu ça à une moindre échelle parce que je démarre, mais je suis très satisfait.

Olivier Roland : Oui, c’est génial quand même de voir que non seulement, tu as un business qui marche bien ; mais en plus, tu aides concrètement des gens à avoir une vie meilleure. C’est extraordinaire. Il n’y a rien de tel pour passer une bonne journée que de recevoir un message d’un élève qui est content, qui dit : Waouh ! C’est génial, ta formation a changé ma vie.

Philippe Schell : Oui, c’est un moteur dans la vie. C’est ce que je disais, cet aspect humain est quand même important.

Olivier Roland : Oui. Je suis d’accord. En tout cas pour ceux qui sont intéressés, ils peuvent aller sur gourmet-vegetarien.com ou alors, ils tapent gourmet végétarien dans Google et ils pourront tomber sur ton blog. Ecoute, merci beaucoup Philippe d’avoir partagé tout ça avec nous. Merci à vous d’avoir regardé la vidéo.

Philippe Schell : Merci aussi à toi Olivier.

Olivier Roland : Comme d’habitude, j’ai besoin de votre feed-back. Si vous avez aimé cette vidéo, cliquez sur « j’aime » juste en dessous et puis partagez-la, et je vous dis à demain pour la prochaine vidéo. Au revoir.

Philippe Schell : Au revoir Olivier.

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