Réussir ou MOURIR : est-ce une bonne stratégie de business ?

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Transcription texte (littérale) de la vidéo « Réussir ou MOURIR : est-ce une bonne stratégie de business ? » :

Réussir ou mourir, est-ce une bonne stratégie pour réussir dans le business ?

Il y a plus de 2000 ans, à Carthage, en 300 avant Jésus-Christ, Agathocle le roi de Sicile débarque sur les côtes de Carthage pour une expédition punitive.

Il est certes « roi de Sicile », mais cette dénomination est loin de refléter sa véritable puissance. C’est un dictateur d’une seule ville, Syracuse, et le chef politique de la partie grecque de l’île qui est composée d’une multitude de cités plus ou moins autonomes et qui sont rétives à son autorité.

A l’époque, il se bat pieds à pieds avec les Carthaginois qui possèdent la moitié de la Sicile et qui viennent de remporter une victoire décisive qui a fait basculer dans leurs camps de nombreuses villes grecques. Et ils se retrouvent assiégés à Syracuse dans sa propre ville.

Désespéré, il tente le tout pour le tout. Il prend avec lui toute son armée, les met sur des bateaux et va attaquer directement Carthage, la capitale. C’était très audacieux. C’est un peu comme si les Américains allaient envahir Cuba et les Cubains allaient s’échapper du siège et attaquer directement Washington.

Sans compter que les Carthaginois sont à l’époque les maîtres de la Méditerranée et que Agathocle sait pertinemment qu’il n’a absolument aucune chance si jamais sa flotte doit affronter la flotte des Carthaginois.

Mais il sait aussi que ses adversaires s’attendent à tout sauf à ça. Et il espère leur porter un coup décisif qui leur fera lever le siège de Syracuse. Il joue donc quitte ou double. Il n’a absolument plus aucune place pour l’échec.

Quand il arrive sur les rives de Carthage, il veut frapper les esprits et montrer à ses soldats qu’ils n’ont absolument plus aucune autre option que de réussir. Il va brûler tous ses navires. Il n’avait absolument plus un seul. Soit ils vainquaient, soit ils périssaient. Il n’y avait absolument pas d’autres milieux à part peut-être l’esclavage.

C’est de cet épisode historique que vient l’expression « Brûler ses vaisseaux », une expression qui veut dire : faire en sorte de n’avoir absolument aucun autre choix que de réussir. Soit c’est la réussite, soit c’est la défaite totale et absolue.

Le but de cette stratégie, c’est d’avoir une motivation tellement énorme pour nous aider à vaincre les obstacles les plus importants.

Il y a beaucoup de personnes qui pensent que cette stratégie de brûler ses vaisseaux est la principale manière de créer une entreprise, voire la seule. Il faut quitter son job, se mettre dans une situation désespérée et ça va nous forcer à réussir.

Je suis heureux aujourd’hui de pouvoir vous affirmer que c’est un mythe, c’est juste une approche possible parmi de nombreuses autres et très peu d’entrepreneurs à succès utilisent cette approche vaincre ou mourir.

On peut diviser ces approches en deux grandes écoles. Il y a celle des gens qui brûlent leurs vaisseaux, qui font en sorte qu’ils n’ont pas d’autres choix que de réussir, et les autres qui vont prendre plutôt des risques calculés en se mettant en place des plans B, voire C et D, de manière à minimiser le risque, maximiser leurs chances de succès et faire en sorte que si jamais malgré tout ce qu’ils ont préparé, ils se plantent, ils puissent se retourner sans se retrouver à la rue et à la soupe populaire.

Je suis moi-même adepte de cette école et c’est la méthode que je vous recommande pour vous lancer dans le business ou tout simplement emmener votre entreprise à des niveaux qu’elle n’a pas encore atteints.

Pour moi, un entrepreneur malin, c’est quelqu’un qui sait prendre des risques certes, mais des risques intelligents et qui fait en sorte encore une fois de minimiser les problèmes qu’il va rencontrer si jamais son plan échoue. Et ça arrive malheureusement plus souvent que ça ne devrait.

Ce que je vous recommande déjà, la règle de base, c’est de minimiser vos risques financiers au maximum. Au pire, si jamais vous n’avez pas beaucoup de dépenses et que votre projet d’entreprise, votre projet de développement se plante, vous aurez certes perdu du temps, mais c’est quelque chose dont beaucoup de personnes peuvent se remettre je pense même si c’est certes ce qu’on a de plus précieux dans la vie.

Mais tout le temps que vous avez passé à développer un projet de business, ce n’est pas du temps perdu parce que vous avez acquis une compétence, une expérience intéressante que vous allez pouvoir utiliser dans un autre projet.

Tandis que si vous perdez de l’argent, ça peut non seulement être difficile. Il faut savoir investir et prendre des risques aussi dans ces investissements-là, et faire en sorte que si on perd cet investissement complètement, on ne se retrouve pas encore une fois à la rue.

Pour limiter au maximum ces risques financiers, la règle de base, c’est de tester au maximum votre hypothèse en mettant votre produit ou votre service le plus vite possible sur le marché dans des conditions réelles.

Comme le disait un entrepreneur célèbre : votre entreprise, tant qu’elle n’a pas rapporté de l’argent et suffisamment pour que déjà vous puissiez en vivre et qu’elle atteint le seuil de rentabilité, le seuil auquel vos recettes égalent au moins les dépenses, c’est juste un ensemble d’idées non prouvées. C’est un ensemble d’hypothèses.

Votre entreprise tant qu’elle ne vous a pas fait gagner de l’argent, pour l’instant, elle ne vaut rien tout simplement.

Pour tester le plus vite possible votre idée, il faut vous poser la question : comment pourrais-je faire un test en condition réelle qui me montre le potentiel de mon idée ?

J’ai quitté l’école à 18 ans, j’ai bossé un an sur le projet, j’ai créé ma première entreprise à 19 ans. C’était déjà assez effrayant de faire ça aussi jeune. Et je n’aurais jamais fait ça si je n’avais pas eu la conviction que ça marchait, mais pas juste une conviction type espoir.

J’avais la certitude que ça allait marcher parce que j’avais fait une expérience qui me montrait que c’était viable.

A 18 ans, j’étais très bon en informatique et j’avais eu l’idée de faire des prestations de services à domicile pour les particuliers avec un ami, une idée comme on peut en avoir tous les jours.

Mais ce qui a différencié de ce que mon ami et moi ont fait cette fois-là de toutes les autres fois où on avait eu des idées, c’est qu’on a décidé de la mettre en pratique.

On a passé une petite annonce dans un journal d’annonce locale pour proposer notre service et pour voir si ça allait intéresser les gens. Et l’expérience s’est avérée vraiment concluante puisqu’on avait investi à l’époque 60 francs, quelque chose comme un peu plus de 10 euros, et en retour, on avait gagné 5 000 francs de chiffre d’affaires en un mois, quelque chose comme 800 euros.

Donc, 10 euros d’investissement pour 800 euros de ventes derrière, alors qu’on est un adolescent qui a peut-être 5 euros d’argent de poche par semaine. C’est tout un nouveau monde qui s’ouvre à nous.

C’est exactement le type d’expérience que je veux que vous mettiez en place pour votre idée de business ou votre projet de développement de business.

Essayez de trouver un truc qui sort des sentiers battus et qui vous permette de tester votre idée avec un investissement minime. Là en l’occurrence, si ça n’avait pas marché, on avait perdu 10 euros tous les deux. Donc, 5 euros chacun. On aurait pu s’en remettre très facilement.

Cette idée de mettre en place le plus rapidement possible un prototype de service et de produit, c’est au cœur de la stratégie Lean Startup qui est une stratégie très connue dans la Silicon Valley. Ça a été théorisé, structuré, cadré par Eric Ries qui propose une méthodologie pour maximiser les chances de réussite d’une entreprise, que ça soit une startup ou pas.

Finalement quand j’ai mis en place ce test dans ma première entreprise, je faisais une Lean Startup sans le savoir. De plus aujourd’hui, avec Internet, on a des centaines d’outils à notre disposition que je n’avais pas quand j’ai créé ma première entreprise et qui vous permet de tester facilement une idée.

Par exemple, Tim Ferriss propose un test de ce genre dans « La semaine de 4 heures ». Il dit : quand vous avez l’idée de votre muse, vous pouvez tester facilement si elle a un impact ou pas par exemple en mettant en vente des objets que vous n’avez pas sur EBay. Et si ça se vend parfaitement, vous remboursez la personne et vous savez vous lancer dans le business. Sinon, vous trouvez une autre idée.

Vous pouvez aussi faire de la pub sur Adwords ou sur Facebook par exemple pour voir si déjà, vous pouvez amener du trafic pour pas trop cher sur une page. Et si jamais il y a des gens qui vont jusqu’au processus d’achat, c’est un bon signe.

Un autre exemple, c’est : quand j’ai discuté avec Olivier Seban, l’auteur du livre « Tout le monde mérite d’être riche » qui est un grand expert dans l’immobilier, il donnait une stratégie toute simple pour savoir si avant d’acheter un parking, ce parking allait pouvoir se louer ou pas.

Il dit : quand vous n’êtes pas sûr, pour réduire le risque, vous passez une annonce dans un journal d’annonce ou sur le Bon Coin ou peu importe en proposant ce parking ou cet appartement en location, et vous voyez si vous avez des gens qui vous appellent et ce qu’ils vous disent.

S’il n’y a personne qui appelle au bout d’une semaine d’annonce par exemple, c’est sans doute que ce parking-là, vous n’allez pas avoir beaucoup de gens qui vont se battre pour pouvoir l’utiliser. Ce n’est peut-être pas un bon investissement.

Si au contraire vous avez des appels, c’est un bon signe. En plus, vous allez pouvoir discuter directement avec les prospects clients types qui vont pouvoir être intéressés par votre produit ou service.

Là, on a un excellent exemple d’un test tout bête qui ne coûte pas grand-chose et qui vous permet vraiment de tester en conditions réelles le potentiel de votre idée.

Au-delà de ça, je recommande toujours quand vous êtes salarié ou étudiant de démarrer à temps partiel. L’idéal, c’est de faire comme ça une petite expérience. Et si c’est concluant, de commencer à vendre directement.

Vous pouvez créer une autoentreprise et faire cela à côté de vos études ou de votre job.

Ce n’est pas possible pour tous les jobs. Pour certains fonctionnaires, vous devez regarder si vous avez le droit de faire ça ou pas.

Une fois que vous avez fait ce test, s’il est concluant, essayez de lancer la machine avec votre occupation, votre job, votre occupation d’étudiant, etc. Et si ça s’avère encore plus concluant, essayez aussi si vous êtes salarié d’avoir un départ négocié pour pouvoir toucher le chômage pendant deux ans. C’est quand même une chance de pouvoir toucher le chômage. Il y a des tas de pays où ça n’existe pas.

Il faut en profiter parce qu’encore une fois, ça vous fait une source de revenu pendant un assez long moment et ça peut vraiment faire la différence dans votre succès. Parce que le fait de ne pas vous payer un salaire pendant deux ans peut faire une énorme différence dans votre trésorerie et faire la distinction entre le succès et l’échec.

Quand j’ai créé ma première boîte, j’avais fait énormément de conneries parce que je n’y connaissais rien. Ma boîte a failli couler au bout de 6 mois. J’ai réussi à avoir un prêt complémentaire de 5 000 euros et ça a suffi à me faire mettre la tête hors de l’eau suffisamment longtemps pour que cette entreprise finalement dure plus de dix ans et qu’ensuite, je puisse la vendre sous forme de trois portefeuilles client.

Donc parfois, la différence entre le succès et l’échec, ce n’est pas le business model en tant que tel, c’est la trésorerie. Parfois 5 000 euros de trésorerie, ça fait la différence entre le succès et l’échec.

Donc, essayez vraiment de vous mettre dans ce mode de minimiser au maximum vos dépenses. Et si vous pouvez toucher du chômage pendant un certain temps, il faut le faire. Pareil, essayez de toucher un maximum de subventions, de prêts donneurs et de prêts à 0%.

Il faut savoir que dans beaucoup de pays, les gouvernements essaient vraiment d’encourager la création d’entreprise et souvent, il y a pas mal de choses comme ça qu’on peut avoir.

Parfois, ce n’est pas des subventions, mais des exonérations de cotisations ou d’impôts pendant un certain temps qui sont toujours très bonnes à prendre. Donc, renseignez-vous.

Un des conseils que je donne tout le temps aux gens qui veulent créer leur boîte, c’est : connectez-vous, allez rencontrer le milieu de la création d’entreprise dans votre ville.

Il y a des tas de structures qui sont là pour accompagner les créateurs d’entreprises. Ils vont vous connecter à toutes ces aides que vous pouvez toucher, qui peuvent vraiment faire encore une fois une grande différence entre le succès et l’échec de votre projet.

Si vous êtes un entrepreneur malin, il vaut mieux minimiser au maximum tous vos risques et faire en sorte que même si vous vous plantez complètement, vous n’y laissiez pas trop de plumes, et avoir un plan B.

Ça peut vouloir aussi dire par exemple, si votre job le permet, vous mettre en congé de création d’entreprise pendant un an. Il faut vraiment se renseigner sur toutes les aides qui sont possibles.

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