Quelques DIFFÉRENCES CULTURELLES entre le Brésil et la France, par des Brésiliens francophones

Aujourd’hui je partage les avis de 4 Brésiliens francophones, dont deux ont la double nationalité brésilienne/française, sur les principales différences culturelles entre le Brésil et la France (ou avec la Suisse, pour l’un d’entre eux).

► Obtenez gratuitement mon livre « Vivez la vie de vos rêves grâce à votre blog » en cliquant ici ! 🙂
http://olivier-roland.tv/livre-offert

Comme vous pouvez le voir, un constat qui revient souvent est que le Brésil est un pays avec un état d’esprit entreprenarial bien plus développé et dynamique que chez nous.

Comme le dit Leonardo, en France « quand tu es entrepreneur tu dois te battre pour rencontrer des gens qui pensent comme toi » tandis qu’au Brésil « cet état d’esprit vient à toi même si tu ne le cherches pas » !

Pour aller plus loin :
http://www.des-livres-pour-changer-de-vie.fr/ – une sélection de livres rares et exigeants pour changer de vie
http://blogueur-pro.com/ – Devenez libre et indépendant financièrement grâce à votre blog
http://www.habitudes-zen.fr/ – Vivre une vie zen et heureuse
http://devenez-meilleur.fr/ – Le développement personnel pour les gens intelligents
http://olivier-roland.tv/videos pour être prévenu chaque matin à 7H quand une vidéo géniale est publiée, pour démarrer la journée avec une pêche d’enfer ! 🙂

Toujours à Sao Paulo, au Brésil, Olivier Roland rapporte dans cette vidéo des témoignages d’entrepreneurs brésiliens qui connaissent les deux cultures : française et brésilienne. La question qui leur a été posée a été « quelle est la principale différence culturelle entre la France et le Brésil que ce soit d’un point de vue professionnel ou normal ? »
– Karinny : Elle est d’origine brésilienne, mais habite à Paris depuis 5 ans. « Sur le plan professionnel, les gens au Brésil ont plus la foi et de l’énergie. Par contre, ils ne sont pas très organisés. Les Français sont plus organisés (lois, taxes, etc.) mais ils ont moins d’énergie. C’est plus facile de mettre dans la tête d’un Brésilien que son affaire va marcher. Les Français sont moins optimistes. Les choses sont en train de changer peu à peu au Brésil, mais l’organisation reste un défi majeur pour les Brésiliens. Les Français doivent vraiment agir. »
– Léonardo : Il est Franco-brésilien. Son père est Français et sa mère est Brésilienne. « Par son histoire, la France est un pays beaucoup plus organisé que le Brésil. Ce dernier est encore en train de s’organiser. Par ailleurs, on n’a pas la même stabilité qu’en France. Cette stabilité est aussi mentale et incite à rester dans la routine. La France a un état d’esprit de tranquillité, de vie calme. Le Brésil a un mindset de croissance. Les opportunités sont incroyables. Au Brésil, l’état d’esprit entrepreneurial est partout. En France, il faut encore le chercher». Léonardo est médecin. Il propose des formations aux professionnels de santé au Brésil par le biais d’Internet.
– Luciano : Il est Brésilien, mais a vécu 10 ans à Genève. « La différence entre le Brésil et la Suisse. Les Brésiliens sont plus ouverts aux autres. Au Brésil, à l’arrêt de bus, on discute. On cherche à tisser des liens sociaux. Par contre, les Suisses sont plus organisés. Au Brésil, les rencontres sont beaucoup moins rigides. On peut arriver chez quelqu’un sans le prévenir. »
– Christophe : Il a une double nationalité (franco-brésilienne). Né en Indonésie, il a vécu 15 ans en France. Cela fait 12 ans qu’il est au Brésil. « Quand vous débarquez au Brésil, en tant que Français, vous avez l’habitude de tout organiser : Monsieur, on se donne rendez-vous demain à telle heure. Peu de gens arrivent à l’heure au Brésil. Autre différence : tous les Brésiliens entreprennent. Toutes les personnes, ou presque, que vous rencontrez au Brésil sont en train d’essayer de monter une affaire. Les Français entreprennent moins, et avec moins d’énergie. Les Brésiliens sont aussi naturellement impliqués avec vous. Dans la rue, vous pouvez rencontrer et faire la conversation à un étranger. La convivialité est énorme et les gens sont plus heureux. Le climat est aussi une différence. Toute l’année, il fait 20-25°C.

http://www.youtube.com/watch?v=UC1G6MmyyZQ

 

Transcription texte (littérale) de la vidéo « Quelques DIFFÉRENCES CULTURELLES entre le Brésil et la France, par des Brésiliens francophones » :

Olivier Roland : Bonjour, ici Olivier Roland et bienvenue dans cette nouvelle vidéo. Alors, je me trouve toujours à l’évènement de lancement orchestré au Brésil et je me suis dit justement parce que j’ai rencontré finalement quelques personnes qui connaissent bien les deux cultures française et brésilienne, et je me suis dit : ce serait intéressant un petit peu de leur poser une question à savoir : Quelle est d’après eux la principale différence culturelle, que ce soit au niveau du business ou au niveau normal, entre le Brésil et la France ? Donc ma première invitée, c’est Karinny. Hé, ça va Karinny ?

Karinny : Hey ! Ça va !

Olivier Roland : Donc Karinny, on t’avait déjà vu sur la chaîne parce que tu m’avais fait une superbe vidéo de témoignage à Montréal. Tu m’avais fait très plaisir. Tu me l’avais envoyée comme ça spontanément sans que je ne te demande rien. Et voilà. Et donc, tu es brésilienne à la base mais…

Karinny : Mais j’habite en France.

Olivier Roland : Tu vis à Paris depuis 5 ans, c’est ça ?

Karinny : Oui, 6 ans quasiment.

Olivier Roland : Donc, voilà. Tu connais bien les deux cultures. D’ailleurs, l’année prochaine, tu vas demander la nationalité française. Donc, ouh !

Karinny : Je suis 45% française.

Olivier Roland : 45% française. Et voilà. En plus, tu es quasiment bilingue. Tout le monde peut entendre l’accent très mignon de Karinny.

Karinny : C’est pour ça que j’ai fait mon témoignage en anglais parce que je ne voulais pas faire en français.

Olivier Roland : Alors Karinny, quelle est d’après toi la principale différence culturelle entre le Brésil et la France ? Peut-être au niveau business, si tu ne vois pas.

Karinny : Dans les livres business et parce que on en parlait hier, même dans les livres business et aussi dans les livres normales, c’est que au Brésil, les gens croient plus quand ils vont faire une chose. Ils ont plus d’énergies mais ils ne sont pas très organisés. En France, les gens sont beaucoup plus à l’organisation, à la loi, les taxes, l’impôt et tout ça. Mais après, ils ont moins d’énergie et croient moins que les choses vont marcher au Brésil. C’est plus facile de mettre dans la tête des gens que ça va marcher, qu’il faut qu’ils boostent, il faut qu’ils avancent et qu’ils fassent les choses. Donc, c’était bien en fait les deux choses importantes. Les voir en rotation, c’est important et aussi avoir une énergie et croire que ça va marcher. Donc, c’est bien de mélanger les deux.

Olivier Roland : Donc voilà, les français sont mieux organisés mais moins d’énergie, moins optimistes.

Karinny : Oui. Moins optimistes.

Olivier Roland : Ok. Ça peut paraître un peu cliché mais on parle de…

Karinny : C’est cliché mais…

Olivier Roland : On parle justement d’influence majeure. C’est-à-dire qu’on trouvera toujours des exceptions à ça.

Karinny : Et c’est vrai.

Olivier Roland : Mais il y a quand même une tendance qui est là. Et juste sur le fait que les brésiliens n’ont pas dans le même niveau d’organisation que nous. Par exemple, moi, j’étais au restaurant hier avec des gens ici du groupe et j’ai demandé au restaurant : est-ce que je peux avoir une facture ? Et le gars m’a dit : Ah non, par contre, je peux vous prendre la facture d’un autre client – je ne sais plus pourquoi – parce qu’on avait divisé je ne sais plus quoi, il n’arrivait pas à me faire une facture. Il m’a dit : Mais par contre, je peux prendre la facture d’un autre client et vous la donner. Il n’y a pas de souci. Et je vais vous donner une facture avec le montant le plus proche. J’ai fait ah ? En France, non, ça n’existe pas. Ça n’existe pas ce genre de truc. Bon voilà.

Karinny : Mais peut-être, c’est parce que il y avait personne. Ah non, il y avait des gens qui parlaient français à la table.

Olivier Roland : Oui, justement il y a Christophe qui est aussi, il est bilingue, il a les deux nationalités. Il me dit : Tu sais voilà, c’est ça les brésiliens. Quand il y a un truc qui bloque, ils trouvent toujours un moyen de contourner et de se débrouiller. C’est vraiment le système D quoi. Donc, voilà. Intéressant, Ok. Est-ce que tu penses…

Karinny : Mais c’est en train de changer aussi.

Olivier Roland : Qu’est-ce qui est en train de changer ?

Karinny : Les trucs, les contournés, les systèmes et tout, ils sont en train de changer. Les gens font à chaque fois moins comme ça, des choses comme ça.

Olivier Roland : Ok. Ben écoute.

Karinny : Mais l’organisation, il faut encore, c’est encore un défi pour les brésiliens.

Olivier Roland : Cool. Ok. Comment tu vois les perspectives du Brésil dans les années à venir ? Est-ce que tu penses qu’ils vont finir par battre la France ?

Karinny : Oui ! Bien sûr.

Olivier Roland : Ok ! Vous l’avez compris ! It’s a challenge. Notre challenge, challenge for you guys ! Challenge pour vous les gars, donc…

Karinny : La France est mon deuxième pays. Vraiment, je veux avoir la nationalité française. Ici, je suis français. Donc, je pense que le Brésil est en pleine croissance. On voit ici le lancement orchestré au Brésil, et bien 1500 personnes. Il y a un conférencier, il a donné vraiment un show de rock sur scène et tout le monde était en train de jumper avec une énergie incroyable. Donc, le marché est en pleine puissance et je pense qu’il faudra continuer comme ça surtout dans les marketing en ligne, dans les e-commerce, et dans les online business.

L’avenir, il est beau. Et en France, il y a un marché un peu plus mature que le marché brésilien mais en croissance aussi dans les online. Donc, je pense qu’il ne faut pas qu’en France les gens ne soient pas pessimistes. Il faut qu’ils se bougent les fesses comme Olivier le dit, qu’ils fassent les choses.

Olivier Roland : Ok. Ben écoute, merci beaucoup Karinny.

Karinny : Un grand merci pour m’avoir reçu dans cet interview.

Olivier Roland : Merci à toi.

Karinny : Merci Olivier.

Olivier Roland : Donc, suite de nos interviews. Donc là, je suis actuellement avec Léonardo. Salut Léonardo.

Léonardo : Salut !

Olivier Roland : Donc, toi tu es franco-brésilien, tu as les deux nationalités.

Léonardo : Exactement.

Olivier Roland : Donc, t’as ton père qui est français et ta mère qui est brésilienne.

Léonardo : Oui.

Olivier Roland : Et à la base, tu es né en France, c’est ça ?

Léonardo : Non, je suis né au Brésil.

Olivier Roland : Ah, tu es né au Brésil ?

Léonardo : Exact.

Olivier Roland : Mais tu as vécu quand même une bonne partie de…

Léonardo : Je suis allé vivre en France quand j’avais 6 ans et j’ai vécu en France pendant 14 ans, jusqu’à mes 20 ans.

Olivier Roland : Voilà. Du coup, on peut entendre que tu parles sans aucun accent, donc t’es vraiment bilingue à 100%.

Léonardo : Oui, mais comme ça fait 9 ans que je suis au Brésil. Du coup, de temps en temps, j’oublie un mot. L’accent, il apparaît de temps en temps.

Olivier Roland : Ben écoute, je pense qu’on ne t’en voudra pas. De toute façon, le jour où je parlerai portugais aussi bien que toi, je me la ramènerai. Pour l’instant, je ne peux pas. Ok, donc, quelle est d’après toi la principale différence culturelle entre le Brésil et la France ?

Léonardo : Bon, je pense que l’histoire explique ça. L’histoire, elle nous montre. La France, c’est un pays qui est beaucoup plus organisé d’un point de vue social que le Brésil. Le Brésil, il a 500 ans d’histoire. Et du coup, on est en train de s’organiser encore ici. En France, on n’a pas la même stabilité qu’il y a en France. Cette stabilité que la France nous offre, elle a un effet collatéral que c’est la stabilité mentale aussi des gens qui sont élevés en France. Donc en France, nous avons une stabilité mentale qui nous donne envie d’avoir une vie, enfin une petite famille, un petit boulot. Bon, il n’y a rien de mauvais dans ça. Et ça, c’est la caractéristique de certaines personnes. Si tu es heureux en faisant ça, génial. Moi, c’est vrai que j’étais un peu plus impulsif et j’avais envie de faire des choses différentes, enfin j’avais envie de grandir dans la vie, et je trouvais que peut-être la France, c’était un système un petit peu, disons, un peu trop stable pour moi. Donc, j’ai cherché quelque chose de moins stable et quelque chose en train de grandir, une croissance parce que c’est une histoire et on parle beaucoup de mindset, donc…

Olivier Roland : L’état d’esprit.

Léonardo : Droit à l’état d’esprit. Donc, l’état d’esprit en France, c’est un état d’esprit de tranquillité, de vie calme, tranquille, tout bien organisé. Au Brésil, quand tu arrives ici, le mindset, l’état d’esprit, le changement de la croissance, il fait partie du pays. Le pays vit en ébullition. Donc même si tu n’as pas ce mindset-là, c’est ce mindset qui va venir te chercher et tu vas changer. Donc si tu cherches déjà le mindset, alors là, tu vas trouver beaucoup d’opportunités de faire des choses, de connaître des gens qui font des choses incroyables et de commencer à croire que c’est possible que toi aussi, tu fasses ces choses-là.

Olivier Roland : Parce que toi, tu as décidé de venir ici au Brésil pour faire ta carrière. Tu es médecin.

Léonardo : Oui, exactement.

Olivier Roland : Et tu lances justement un produit sur l’Internet brésilien.

Léonardo : Oui, exact.

Olivier Roland : En gros, c’est pour enseigner davantage mieux la santé, notamment tout ce qui est la santé des urgences à d’autres médecins au Brésil. C’est ça ?

Léonardo : Exactement. En fait en France, moi j’ai été joueur de foot. J’ai joué au ballon un petit peu, je suis passé par trois, quatre clubs. De 15 jusqu’à mes 20 ans…

Olivier Roland : T’étais joueur pro.

Léonardo : Oui, j’étais joueur pro. A 17 ans, j’ai fait le centre de formation à l’OM. Après, je suis parti au Mans et enfin à Valences. Et dans la famille au Brésil, j’avais un peu des gens qui étaient dans la médecine. Déjà, mon frère, il est médecin en France. C’est le Docteur Julien Clément, il est là-bas dans l’armée française d’ailleurs. Il avait un doctorat sur l’aéronautique. Il travaille vraiment dans l’armée française. Et du coup, j’ai décidé de venir au Brésil, moi, pour être médecin aussi mais d’une façon différente. C’est d’être médecin et connaître ce côté de croissance désorganisée où on cherche à faire des choses incroyables.

Olivier Roland : Donc, toi, tu te sentais plus en phase avec l’état d’esprit du Brésil qui justement cherche à se développer, qui a comme tu le dis où il y a déjà l’état d’esprit de l’entrepreneur finalement, qui est partout. Alors qu’en France, il faut vraiment aller chercher parce que tu ne trouves pas forcément couramment. Mais là, tu dis : au Brésil, même si tu ne cherches pas, il vient à toi.

Léonardo : Exactement.

Olivier Roland : Ok.

Léonardo : Et même en rentrant, j’ai fait une fac de médecine au Brésil. Et après, quand j’étais près de finir la fac, ma première entreprise, je l’ai créé. J’étais quatrième année de médecine, j’avais créé une entreprise tout seul, faire des cours de médecine. Et puis maintenant, avec le marketing digital, l’Internet marketing, maintenant j’ai une entreprise où je fais de l’enseignement, où j’enseigne aux autres professionnels de santé, pas forcément les médecins, les infirmiers, tous ceux, les secouristes, pompiers, tous, à sauver des vies ; et pas seulement sauver des vies parce que les gens ne veulent pas des informations. Les gens ne veulent pas apprendre les écrits dans les livres. C’est les cours, ils t’enseignent les informations. Les gens veulent de la transformation. Donc ce que je cherche à faire, c’est amener à quelqu’un qui pense dans une boîte à le faire penser en dehors de la boîte, même quelqu’un qui est dans la médecine, qui est dans la santé. Donc, j’ai envie de le faire multiplier ses connaissances. J’ai envie de faire qu’on soit tous des professeurs, des instructeurs parce que ma mission, c’est de réussir à sauver les vies des gens qui ont des arrêts cardiaques dans la rue parce que la plupart des arrêts cardiaques se passent dans la rue et pas dans les hôpitaux. Et si tu n’as pas quelqu’un qui commence immédiatement à faire des compressions cardiaques, ce n’est pas possible de sauver cette vie. Et pour faire ça, j’ai besoin de multiplier ça au maximum et je dois planter dans chacun une petite lumière d’espoir qui peut multiplier, qui peut faire la différence parce qu’ensemble, quand tu parles des masses, peuples, tous ensemble, on arrive à bouger n’importe quoi. Donc, c’est ça qui me motive à faire du marketing digital.

Olivier Roland : Waouh ! Ben écoute, merci Léonardo pour ce très intéressant point de vue sur les différences culturelles entre le Brésil et la France. Vous avez compris. Encore une fois, en France, il faut qu’on se bouge les fesses ! Ouhou !

Léonardo : C’est moi qui te remercie Olivier et j’espère que je peux contribuer un petit peu. Mon papa, ma maman, mes frères sont en France et moi j’essaie de leur faire changer leur mindset aussi. Et j’ai vraiment du mal parce qu’ils sont vraiment dans la culture de la tranquillité. Mais après, il faut respecter ceux qui veulent être tranquilles et donner l’opportunité à ceux qui veulent faire bouger les choses.

Olivier Roland : Exactement. Et bien, sur ces bonnes paroles, merci.

Alors là, je suis actuellement avec Luciano. Salut Luciano.

Luciano : Salut !

Olivier Roland : Donc, Luciano. Par contre, lui, il n’a pas vécu en France. Tu es brésilien à la base. Tu es de nationalité brésilienne. Et c’est intéressant justement d’avoir un point de vue un peu différent. T’as vécu quand même 10 ans à Genève, donc dans la partie francophone de la Suisse. Alors, ma question pour toi. Vous avez vu, j’adapte l’interview quand même. Donc, quelle est d’après toi la principale différence culturelle entre le Brésil et la Suisse ?

Luciano : Alors pour moi, c’est les gens, bien sûr. Dans un arrêt de bus, ici au Brésil, on fait l’amitié. En Suisse, non.

Olivier Roland : On fait l’amitié ? C’est-à-dire ? On parle, on discute ?

Luciano : Tout à fait. On se fait connaissance, on parle, on discute. Et après, on pourra se mettre pour sortir, pour boire un verre.

Olivier Roland : C’est vrai ?

Luciano : Oui.

Olivier Roland : Ok. Tandis qu’en Suisse, les gens ne parlent pas trop dans, on va dire, dans les lieux publics. C’est ça ?

Luciano : Non. On dirait qu’ils sont vraiment carrés en comparaison des brésiliens, des peuples brésiliens.

Olivier Roland : Ok. Donc ça, on va dire que c’est un avantage positif par rapport au Brésil. Est-ce que tu peux donner par contre une différence culturelle qui est plus un avantage pour la Suisse ?

Luciano : L’avantage de la Suisse. Alors, organisation. Ici, on regrette un petit peu mais l’organisation suisse, c’est vraiment chapeau.

Olivier Roland : Oui, parce que je ne sais plus qui m’a raconté qu’au Brésil, tu peux avoir quelqu’un. Un ami peut te donner un rendez-vous et puis il vient une heure et demie après, c’est normal.

Luciano : Oui. Ça, c’est…

Olivier Roland : Alors qu’en Suisse, là par contre, on te fusille quoi si tu fais ça.

Luciano : Tout à fait.

Olivier Roland : C’est un crime national.

Luciano : Voilà, voilà. Ici au Brésil, on peut même arriver chez quelqu’un qu’on se connaît sans rien dire avant. En Suisse, ça, c’est impossible.

Olivier Roland : Même en France, c’est compliqué. En France en général, aux soirées, on arrive un peu en retard mais pas trop. Enfin, c’est codifié tout ça, il faut faire attention. Quand on se donne rendez-vous pour aller au cinéma au Brésil quand même, les gens viennent à l’heure parce que si tu ne viens pas à l’heure, tu loupes la séance, non ?

Luciano : Oh, ouais, on prend l’autre séance.

Olivier Roland : Sérieux ?

Luciano : Oui, sérieux.

Olivier Roland : Ok.

Luciano : En Suisse, non. En Suisse, il faut vraiment être à l’heure.

Olivier Roland : Ok. Ben écoute, merci Luciano pour cet intéressant point de vue entre la Suisse et le Brésil.

Luciano : Merci.

Olivier Roland : Voilà, je suis actuellement avec Christophe. Salut Christophe.

Christophe : Salut Olivier.

Olivier Roland : Donc toi aussi, tu as la double nationalité. Tu es brésilien et français. Donc, tu es né en Indonésie mais ça n’a rien à voir avec l’histoire, donc on ne va pas se pencher dessus. Par contre, tu as vécu plusieurs années en France.

Christophe : Environ 15 ans en France.

Olivier Roland : 15 ans, et ça fait 12 ans que tu es au Brésil.

Christophe : Voilà. Ça va faire 11, 12 ans exactement.

Olivier Roland : Ok.

Christophe : Dans ce pays merveilleux. Donc, j’ai pas mal d’expériences dans les deux pays. Et voilà.

Olivier Roland : Est-ce que tu peux nous dire donc quelle est d’après toi la plus grande différence culturelle entre le Brésil et la France ?

Christophe : Alors la plus grande, je ne sais pas exactement quelle serait mais bon, je peux t’en dire quelques-unes. Par exemple, quand tu arrives en France, quand tu arrives au Brésil, quand t’es français, tu as l’habitude de travailler ou de vivre avec des français, tu marques des rendez-vous. Tu dis bon : Monsieur, on se fait un rendez-vous donc demain matin vers 18-19 heures ? Ok, 18 heures 30. Ok. 18 heures 30, 18 heures 29, la personne arrive. Ok. Au Brésil, ça, c’est un truc rare. Je peux te le dire, pour trouver quelqu’un qui arrive vraiment à l’heure, c’est un truc vraiment compliqué. Ce n’est pas facile du tout. Et donc, c’est sûr qu’au fur et à mesure que tu vas connaître de nouvelles personnes et tout ça, tu vas bien sûr en trouver pas mal des gens qui vont arriver à l’heure. Mais au début, ça va être très difficile. Donc ça, c’est un des petits problèmes qu’on rencontre.

Autre chose, quand tu parles à quelqu’un, la personne te dit bon : je sais le faire, je te rends ça demain. Dans deux jours par exemple, je te rends tel job. Ok. Donc, demain, c’est-à-dire disons mercredi à midi. Mercredi midi, je peux te dire si t’as de la chance, t’as beaucoup de chance, ça va arriver le mercredi. Si t’as pas mal de chance aussi, ça arrive le jeudi. Mais bon, la majorité des cas malheureusement, ça va arriver le vendredi ou la semaine prochaine. Alors ça, c’est malheureusement un problème.

Je ne peux pas dire qu’il n’y a que les problèmes quand même parce que je suis là 12 ans donc j’imagine que tu dois imaginer qu’il y a pas mal de truc super sympa. Donc, il y a un truc.

Dans les deux derniers mois, j’étais en France. Ça faisait environ 5 ans que je n’étais pas venu en France. Et dans les deux mois que je suis passé en France, j’ai détecté une énorme différence. Alors là, c’est vraiment crucial comme différence. C’est un truc que j’avais déjà aperçu ça avant, mais ça a été choquant maintenant.

Les gens ici, quand tu leur parles au Brésil, tu sens. Tout le monde ici, toutes les personnes, n’importe quel niveau social, le mec, la personne, elle est entrepreneur. Ça, c’est un truc naturel ici. Tu leur parles et elle te dit : non, je suis dans un job mais j’ai envie de monter mon truc. Je suis en train d’essayer de monter mon job. J’essaie de monter ma boîte. Ce n’est pas facile mais j’essaie. Alors qu’en France, malheureusement, alors je peux te dire en deux mois que je suis resté en France, ça a été très difficile de trouver des entrepreneurs. Très difficile.

Je connais des gens super et tout quoi, des gens qui gagnent bien, ils ont beaucoup de …., mais malheureusement, ce n’est pas quelque chose de naturel. C’est très difficile d’en trouver. Pour en trouver, j’ai dû faire des meetups, plusieurs meetups pour en trouver. Et encore, tu ne sens pas les mêmes énergies, tu vois. C’est sûr que j’en ai trouvé, bien sûr, mais ce n’est pas la même énergie. Ici, tous les gens… La femme qui nettoie mon appartement, donc j’ai quelqu’un que je paie pour faire le ménage, elle-même, elle m’a dit : non mais moi, je ne veux pas rester là pendant longtemps quoi. Je vais monter une boîte, je vais mettre une personne pour travailler avec moi, etc. Donc ça, c’est vraiment fantastique. Ça, c’est un truc, c’est merveilleux quoi.

D’autres choses. A mon avis, c’est dans la même ligne, je pense. C’est que les gens sont naturellement impliqués avec toi. Tu leur parles, c’est des trucs naturels. Tu sors dans la rue, tu commences à parler à n’importe qui pour demander des informations et tout. Tu peux même leur demander n’importe quoi, même pas qu’une petite information pour tourner à droite ou à gauche, mais à partir de cette petite conversation, tu vas parler naturellement avec plein de choses. Tu peux partir en marchant avec elle. Enfin, la convivialité est énorme ici au Brésil. Et les gens sont heureux pour n’importe quoi. Tu vois. Ça, c’est un truc qui ne se paie pas. C’est naturel. Pour eux, le mec, il n’a pas de fric. Il n’a pas besoin d’avoir du fric ou une superbe situation sociale pour se sentir bien, donc pour être heureux. Et ça, c’est quelque chose que ça se transmet partout ici au Brésil. N’importe où tu es, ça se sent et c’est merveilleux quoi. Ça ne se paie pas quoi.

Bon, je ne vais pas en parler pendant 15 heures parce que j’ai plein de trucs à dire, mais le climat aussi, c’est un truc qui aussi quand même. Le contexte général ici, c’est un truc merveilleux. Toute l’année, tu as 20, 25 degrés, 30 degrés. A mon avis, ce sont des choses que tu dois exactement savoir, donc il n’y a pas de mystère là-dessus, je ne vais pas m’étendre. Mais voilà, je dirai que ce sont trois grandes choses très différentes de France et de la culture franco-brésilienne. Et voilà.

Olivier Roland : Bon voilà, merci d’avoir regardé cette vidéo. Donc comme d’habitude, vous pouvez recevoir gratuitement mon livre « Vivez la vie de vos rêves grâce à votre blog » qui vous donne justement des méthodes et des stratégies pour lancer ou développer votre business sur Internet avec un blog. Donc pour le recevoir, vous cliquez ici, vous cliquez sur le lien qui apparaît là. Vous mettez votre prénom et votre email et je vous envoie le livre immédiatement. C’est comme ça, c’est gratuit.

Et puis comme d’habitude, j’ai besoin de votre feed-back. Si vous avez aimé cette vidéo, cliquez sur « j’aime » juste en dessous et puis partagez-la. Si vous n’avez pas aimé, et bien vous pouvez aller voir une autre vidéo que j’ai tournée ici au Brésil en cliquant sur la petite vignette qui apparaît ici.

Merci d’avoir regardé cette vidéo. À demain pour la prochaine. Au revoir !

Vous avez aimé cette vidéo ? Cliquez ici pour vous abonner gratuitement à la chaîne Youtube ! 🙂

Mot-clés utilisés pour trouver cet article :

les differences des francais et des brésiliens