Peut-on être TROP intelligent pour être heureux ?

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Transcription texte (littérale) de la vidéo « Peut-on être TROP intelligent pour être heureux ? » :

Je vais partager avec vous une interrogation passionnante, fondamentale pour nos vies : est-ce qu’on peut être trop intelligent pour être heureux ?

Ce qui distingue les gourous des gens qui sont là pour faire avancer les gens en leur donnant un certain sens critique, c’est que les gourous donnent juste des réponses toutes faites que les « adeptes » doivent accepter telles quelles. Tandis que quelqu’un qui est là pour faire avancer les gens réellement va certes parfois partager des solutions, des réponses qui ont fonctionné pour lui, mais aussi surtout proposer des expériences que chacun peut tester par soi-même pour voir si ces réponses sont adaptées à votre cas et des interrogations.

Donc, trop intelligent pour être heureux, est-ce possible ?

J’aimerais partager avec vous une histoire d’un bon bramin qui a été écrite par Voltaire il y a un petit moment.

Voltaire dit : « J’ai rencontré dans mes voyages un vieux bramin, homme fort sage, plein d’esprit et très savant. De plus, il était riche. Et partant, il en était plus sage encore car il ne manquant de rien, il n’avait besoin de ne tromper personne.

Sa famille était très bien gouvernée par trois belles femmes qui s’étudiaient à lui plaire. Et quand il ne s’amusait pas avec ses femmes, il s’occupait à philosopher.

Près de sa maison qui était belle, ornée et accompagnée de jardins charmants demeurait une vieille indienne, bigote, imbécile et assez pauvre.

Le bramin me dit un jour : « Je ne voudrais jamais être né ».

Là, Voltaire est surpris. Il dit : mais pourquoi ?

Le bramin répond : « J’étudie depuis 40 ans, ce sont 40 années de perdu. J’enseigne les autres et j’ignore tout. Cet état porte dans mon âme tant d’humiliation et de dégoût que la vie m’est insupportable.

Je suis né, je vis dans le temps et je ne sais pas ce qui est le temps. Je me trouve dans un point entre deux éternités comme disent nos sages et je n’ai nulle idée de l’éternité.

Je suis composé de matière. Je pense, je n’ai jamais pu m’instruire de ce qui produit la pensée. J’ignore si mon entendement est en moi une simple faculté comme celle de marcher ou de digérer et si je pense avec ma tête comme je prends avec mes mains.

Non seulement le principe de ma pensée m’est inconnue, mais le principe de mes mouvements m’était également caché. Je ne sais pourquoi j’existe. Cependant, on me fait chaque jour des questions sur tous ces points, il faut répondre. Je n’ai rien de bon à dire. Je parle beaucoup, et je demeure confus et honteux de moi-même d’avoir parlé.

C’est bien pire quand on me demande si le bramin a été produit par Vishnu ou s’ils sont tous deux éternels. Dieu m’est témoin que je n’en sais pas un mot. Il paraît bien à mes réponses.

« Ah ! Mon révérend père », me dit-on, « apprenez-nous comment le mal inonde toute la terre. »

Je suis aussi en peine que ceux qui me font cette question. Je leur dis quelque fois que tout est le mieux du monde, mais ceux qui ont été ruinés, mutilés à la guerre n’en croient rien. Ni moi non plus. Je me retire chez moi accablé de ma curiosité et de mon ignorance. Je lis nos anciens livres et il redouble mes ténèbres. Je parle à mes compagnons, les uns me répondent qu’il faut jouir de la vie et se moquer des hommes. Les autres croient savoir quelque chose et se perdent dans des idées extravagantes. Tout augmente le sentiment douloureux que j’éprouve. Je suis près quelque fois de tomber dans le désespoir quand je songe qu’après toutes mes recherches, je ne sais ni d’où je viens, ni ce que je suis, ni où j’irai, ni ce que je deviendrai. »

Là, Voltaire dit : L’état de ce bonhomme me fit une vraie peine. Personne n’a été plus raisonnable, ni de meilleure foi que lui. Je conçus que plus il y avait de lumière dans son entendement et de sensibilité dans son cœur, plus il était malheureux.

Je vis le même jour la vieille femme qui demeurait dans son voisinage. Je lui demandais s’il n’avait jamais été affligé de ne pas savoir comment son âme était faite. Elle ne comprit sûrement pas ma question. Elle n’avait jamais réfléchi un seul moment de sa vie sur un seul des points qui tourmentaient le bramin. Elle croyait au métamorphose de Vishnu de tout son cœur, pourvu qu’elle pût avoir quelque fois l’eau du Gange pour se laver, elle se croyait être la plus heureuse des femmes.

Frappé du bonheur de cette créature, je revins à mon philosophe et je lui dis : « N’êtes-vous pas honte d’être malheureux tandis qu’à votre porte, il y a un vieil automate qui ne pense à rien et qui vit content ? »

Et là, le bramin répond : « Vous avez raison, je me suis dit 100 fois que je serais heureux si j’étais aussi sot que ma voisine. Cependant, je ne voudrais pas d’un tel bonheur. »

Cette réponse du bramin me fit une plus grande impression que tout le reste. Je m’examinais moi-même et je vis qu’en effet, je n’aurai pas voulu être heureux à condition d’être imbécile.

Je proposais la chose à des philosophes. Ils furent de mon avis. C’est-à-dire qu’aucun des philosophes n’aurait accepté d’être heureux à la condition d’être stupides.

Il y a pourtant, dit Voltaire, une fameuse contradiction dans cette façon de penser car de quoi s’agit-il ? D’être heureux. Qu’importe d’avoir de l’esprit ou d’être sot. Ceux qui sont contents de leur être sont certains d’être heureux. Ceux qui raisonnent ne sont pas si sûrs de bien raisonner. Il faudrait choisir de ne pas avoir le sens commun, donc d’intelligence, pour peu que cette intelligence contribue à notre mal-être.

Tout le monde fut de son avis et cependant, Voltaire ne trouvait personne qui voulait accepter le marché de devenir imbécile pour devenir content.

De là, il conclut que si nous faisons beaucoup de cas du bonheur, nous faisons encore plus de cas de la raison. Mais après avoir réfléchi, il paraît que préférer la raison à la félicité, c’est très insensé. Comment donc cette contradiction peut-elle s’expliquer ?

Voltaire écrit un texte intéressant. Il n’a jamais rencontré de bramin comme ça, c’est un exercice de la pensée. Mais on voit qu’il a beaucoup réfléchi à cette question : « est-ce que être trop intelligent empêche d’être heureux ? », et il note quelques pistes de réflexion intéressantes dedans.

Finalement, il y a cette contradiction entre le fait qu’effectivement, on se rend compte que d’une certaine manière, avoir une certaine stupidité permet d’atteindre un certain bonheur.

Qu’est-ce qu’il veut dire exactement ?

Ce qui n’est pas dit dans ce texte qui est implicite et peut-être que Voltaire n’a lui-même pas été jusqu’au bout de son raisonnement, c’est que pour lui, une des sources du malheur, c’est le doute.

Le fait de n’avoir aucun doute et de croire entièrement à ce qu’on nous a dit sur certains sujets est une source de confort pour nous, et donc, une certaine source de bonheur. Le fait de douter par rapport à des questions qu’on se pose, de ne pas avoir de réponses sûres et certaines, est une source de souffrance pour nous. Déjà, ça, c’est intéressant.

Pourquoi ? Pourquoi le doute nous fait souffrir ?

J’ai connu un ami pendant quelques années. Il y avait déjà un petit moment que dans ma tête, je l’appelle le philosophe grec. Le doute, quand on s’intéresse un petit peu à la psychologie évolutionniste, quels sont tous ces instincts dans notre ADN qui ont été façonnés par l’évolution ?

Il disait que dans la nature, avant qu’on développe une culture humaine, etc., si on avait un doute, ça pouvait signifier la mort. Le doute, c’était la souffrance, puis la mort.

Si on avait faim et qu’on tombait sur une carcasse d’animal et qu’on ne savait pas qu’il était trop dur, par exemple un corps de crocodile, qu’on ne savait pas l’ouvrir et qu’on n’avait pas de réponse à ce questionnement : « mais comment finalement ouvrir la carapace ? », c’est une mine pour nous de souffrance et de mort.

Dans ce texte, Voltaire touche à quelque chose qui est universel chez l’être humain : le doute est une source de souffrance. C’est important de prendre en compte et de se rendre compte qu’on a du coup un soif de réponse qui peut nous amener parfois à être peut-être peu regardant sur la qualité des réponses qu’on nous donne, à accepter un peu trop aveuglément certaines choses parce qu’on a ce besoin en nous d’avoir des réponses sûres et absolues à des questions et des problèmes qui sont parfois extrêmement complexes et qui peuvent être une source de souffrance pour nous.

Mais au-delà de ça, est-ce qu’on peut être trop intelligent pour être heureux ?

Je pense qu’il ne faut pas trop se focaliser sur des questions pour lesquels on n’a aucune réponse et pour lesquelles l’esprit humain a du mal à appréhender le fait qu’il n’y a pas de réponse. Par exemple : qu’est-ce que c’est que l’éternité ? Voltaire en parle dans son texte. Est-ce qu’il y a eu un début à l’univers ? Et si oui, qu’est-ce qu’il y a eu avant et pourquoi il y a eu un début ?

Toutes ces choses dépassent l’entendement humain. Tim Ferriss dans « La semaine de quatre heures » fait un bref passage là-dessus en disant qu’il évite de penser à toutes ces questions-là. C’était un conseil que Bouddha donnait aussi, d’éviter de se prendre la tête sur des questions comme ça qui n’avaient aucune réponse acceptable, agréable pour l’esprit humain.

D’ailleurs, quand on lit le bouquin de Kant aussi, « Critique de la raison pure », c’est la même chose. Kant critique la raison humaine en montrant toutes ses faiblesses et notamment en cataloguant un peu tous les sujets qui ne sont pas compréhensibles par la raison humaine.

Il dit : Si l’univers est éternel pour nous, c’est impossible de comprendre quelque chose qui n’a pas eu un début. C’est-à-dire il n’y a pas de début, il n’y a pas de fin, c’est incompréhensible pour nous. S’il n’est pas éternel, dans ce cas-là, il y a eu une création. Pourquoi il n’y avait rien à un moment et après, quelque chose ?

Pareil, au niveau de l’étendue de l’univers. Est-ce que l’univers est infini ? Dans ce cas-là, pour nous, c’est incompréhensible. Est-ce qu’il est fini, donc qu’est-ce qu’il y a après ?

C’est vraiment bizarre. Si l’univers a une frontière, ça veut dire qu’au-delà, il n’y a rien, il n’y a même pas de couleur. On pourrait réfléchir là-dessus pendant des siècles, on ne comprendrait toujours rien.

Donc, il y a peut-être dans l’intelligence la notion aussi de reconnaître les limites de notre intelligence, de notre raison et de se focaliser sur ce qui fait notre bonheur, mais sans pour autant tomber dans cette stupidité que décrit Voltaire.

Peut-être que le bonheur est aussi une question d’équilibre entre notre raison et les questions qu’on se pose et l’étendue des questions que l’on se pose par rapport à l’univers. Et peut-être parfois, il faut accepter d’être un peu plus modeste et juste de se focaliser sur les choses comme ça de notre vie.

Selon mon point de vue personnel, on peut mettre notre intelligence au service du bonheur et notamment en s’éduquant, en se formant, en choisissant de mettre en place des bonnes habitudes plutôt que de se laisser guider juste par nos instincts, nos émotions qui peuvent faire de nous des vieux automates comme ce que décrit Voltaire dans son texte.

L’intelligence peut être au service du bonheur si on décide de la mettre au service de notre bonheur. Elle peut aussi faire notre malheur si comme ce bon Bramin, on s’enferme dans des questionnements qui n’ont pas de réponse et qui pourtant quelque part sont intéressants en telles.

Mais quand on est intelligent et qu’on décide de s’éduquer par rapport au bonheur, on peut apprendre des milliards de choses sur le fait de devenir plus heureux.

On peut lire des bouquins sur le bonheur des personnes qui ont étudié le bonheur pendant toute leur vie et qui ont étudié aussi l’accumulation de toutes les découvertes qui ont été trouvées par des millions de personnes qui ont essayé d’être plus heureux toute leur vie. Et puis, on peut mettre en place comme cela des choses, des meilleures habitudes dans notre vie.

Ça a été prouvé et re-re-prouvé scientifiquement que méditer ne serait-ce que 5 à 10 minutes par jour, ça augmente dramatiquement notre bonheur, le fait qu’on soit heureux. Et les bouddhistes finalement ont réussi à hacker leur cerveau.

Toute cette culture du bouddhisme, c’était un peu la Silicon Valley de l’esprit pendant plusieurs siècles, peut-être même plusieurs millénaires. Et ils ont vraiment trouvé comment hacker le cerveau humain pour être plus heureux, pour se couper de certains automatismes destructeurs.

D’ailleurs, c’est ce que disait Viktor Frankl le psychiatre autrichien qui était juif et s’est retrouvé enfermé à Auschwitz, qui a écrit un superbe livre « Man’s Search for Meaning », « La quête de sens pour l’être humain ».

Il disait que ce qu’il avait vraiment non seulement découvert, mais ressenti au plus profond de son être à Auschwitz, c’était qu’il y avait ce pouvoir incroyable de l’être humain par rapport aux animaux. Un animal a un stimuli et il est obligé d’y répondre quelque part, genre, un mâle voit une femelle. Elle est en chaleur, il lui saute dessus. L’être a aussi le stimuli. On voit une belle femme passer, on la trouve attirante, mais on a cette capacité de choisir la réponse qu’on va apporter à ce stimuli.

Ce n’est pas parce qu’on voit une femme attirante qu’on va lui sauter dessus obligatoirement. Peut-être même qu’on peut choisir de renoncer au sexe pendant toute sa vie et devenir chaste. Ce n’est pas forcément facile, mais on peut décider de le faire et de résister à cette tentation toute notre vie parce qu’en tant qu’être humain, on a cette liberté de pouvoir résister à nos pulsions.

En tant qu’être humain, on a cette liberté que nous donne notre intelligence de nous reprogrammer. Parfois, c’est difficile pour faire des choses qui nous rendent plus heureux. Et utiliser notre intelligence pour être plus heureux, c’est s’éduquer et mettre en pratique selon moi ses habitudes.

J’ai partagé la méditation. Il y a aussi ce que je vous disais dans une vidéo récente, 3 moyens simples d’être plus heureux tous les jours, donc de commencer votre journée en écrivant trois choses pour lesquelles vous éprouvez de la gratitude.

Là encore, les bouddhistes ont découvert qu’il y a des émotions antidotes, c’est-à-dire qu’il est impossible de ressentir certaines émotions positives en même temps que certaines émotions destructrices.

Par exemple, si vous ressentez réellement de la gratitude pour quelque chose ou pour quelqu’un, vous ne pouvez pas ressentir en même temps de la colère pour quelqu’un d’autre ou de la haine. Ce sont des émotions qui s’annulent. Notre cerveau n’est pas câblé comme cela. C’est très intéressant comme découverte.

Donc, faites trois choses pour lesquelles vous éprouvez de la gratitude le matin. Et le soir, vous écrivez trois choses qui vous ont rendu heureux dans la journée et deux qualités dont vous avez fait preuve dans la journée tout simplement. Cela entraîne votre cerveau à voir des choses plus positives.

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