Comment Thierry a obtenu 1 MILLION de vues avec son tracteur

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– Le blog de Thierry : http://agriculteurdaujourdhui.com/
– Sa chaîne Youtube :
https://www.youtube.com/channel/UCKpXbgTztfWrrNLx4w1EYKw/videos

Pour aller plus loin :
http://www.des-livres-pour-changer-de-vie.fr/ – une sélection de livres rares et exigeants pour changer de vie
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https://www.youtube.com/watch?v=HuLtndpiMOI

 

Transcription texte (littérale) de la vidéo « Comment Thierry a obtenu 1 MILLION de vues avec son tracteur » :

Olivier Roland : Bonjour ! Je suis avec Thierry Bailliet du blog « Agriculteur d’aujourd’hui ». Salut Thierry !

Thierry Bailliet : Bonjour Olivier.

Olivier Roland : Récemment, on a fait un coaching commun dans la formation Blogueur Pro puisque tu es un membre de Blogueur Pro et tu m’as dit que tu as lancé une chaîne Youtube avec ton blog.

Ton but n’est pas du tout de gagner de l’argent avec ton blog, mais c’est juste de partager ton métier parce que tu es passionné par ton métier qui est agriculteur. On a bien compris.

Et tu veux faire découvrir ce métier à davantage de personnes. Tu m’as dit : j’ai Youtube, elle fait un million de vues avec mes vidéos de moi avec mon tracteur.

Thierry Bailliet : Oui, tout à fait.

Olivier Roland : J’ai trouvé ça génial. D’ailleurs, je suis allé voir ta chaîne. J’ai regardé plusieurs vidéos et je l’ai trouvé vraiment intéressant. Donc, je voulais qu’on discute de ça.

Ça fait combien de temps que tu es agriculteur ? C’est ton métier depuis toujours ?

Thierry Bailliet : Je suis installé depuis 20 ans. J’ai toujours connu ça étant donné que mon père était agriculteur. C’est souvent de père en fils, cette profession.

Olivier Roland : Ton père était agriculteur. Donc, c’est de père en fils.

Thierry Bailliet : Oui.

Olivier Roland : Comme tu le montres dans tes vidéos, tu as beaucoup de matériels de haute technologie, les tracteurs, tout ça.

C’est assez impressionnant ce que ça peut faire. Mais ce n’est pas forcément un métier qu’on associe beaucoup au web, à internet.

Qu’est-ce qui t’a donné envie finalement de te lancer dans le blogging et dans les vidéos ?

Thierry Bailliet : J’ai toujours été passionné par la technologie. J’ai eu la chance d’avoir des parents qui m’ont poussé.

J’ai eu mon premier ordinateur à l’âge de 12 ans. J’en ai 44, donc c’était des bécanes qui n’avançaient pas beaucoup, mais j’ai toujours aimé la technologie et ensuite la vidéo aussi.

C’est vrai que l’informatique ne m’a jamais fait trop peur même si je ne suis pas grand technicien, loin de là.

J’ai toujours un peu suivi la technologie. C’est vrai qu’en agriculture, on avait beaucoup de technologies comme tu disais maintenant.

Et pour pouvoir passer un message, je me suis dit : c’est vrai que c’était un bon moyen de pouvoir essayer d’utiliser que ce soit le blogging, que ce soit les nouveaux moyens de communication comme Youtube, ce qu’on n’avait pas.

Moi, dans mon jeune temps, pour communiquer, c’était beaucoup plus compliqué. Maintenant, je me suis dit : pourquoi ne pas m’y essayer.

Olivier Roland : Donc, tu as vu passer la formation Blogueur Pro.

Thierry Bailliet : Oui.

Olivier Roland : Comment tu t’es retrouvé inscrit dans mes listes ?

Thierry Bailliet : J’ai lu un article il y a 4 ans à peu près, un tout petit article, c’était un petit encart et qui parlait d’Olivier Roland et de son blog « Des livres pour changer de vie ».

C’était une époque où j’avais envie d’évoluer aussi dans ma carrière et je commençais à dire : il faut que je m’organise différemment, que j’améliore mon organisation.

Donc, j’ai commencé par regarder ton blog. Je ne suis pas forcément un lecteur assidu. Mais le fait qu’il y a des podcasts et des résumés de bouquin, ça m’intéressait parce que ça me permettait de comprendre un peu les possibilités qu’on pouvait avoir de développement.

Et progressivement, je suis arrivé au blog, à la présentation de la formation.

Puis, je me suis dit que ça correspond à mon désir de communication parce que c’est vrai qu’en agriculture, on n’a pas du tout la notion de communication ou très peu.

On a perdu quand même beaucoup de contacts aussi avec les acheteurs. Et on a en général un gros acheteur qui nous achète tous nos produits, plusieurs par culture. On n’a pas le sens du commerce très développé.

Je me suis dit que c’est quelque chose à développer.

Donc en m’ouvrant un peu à ça, je me suis dit que le blogging est un moyen de communication extraordinaire de maintenant, il faut pouvoir essayer de l’utiliser.

C’est pour ça que je suis entré dans ta formation.

Olivier Roland : C’était il y a deux ans, je crois, c’est ça ?

Thierry Bailliet : Oui, à peu près.

Olivier Roland : Et tu l’as fait sans objectif économique ?

Thierry Bailliet : Oui, tout à fait. Je n’avais aucun objectif de monétisation.

Mon premier blog, ça a été pour développer la communication auprès des adhérents de ma coopérative de matériels.

Pour essayer d’utiliser la vidéo et pour pouvoir la poster, la mettre en ligne, il fallait bien un moyen.

C’est vrai que j’ai trouvé que créer un site internet avec le suivi vidéo, c’était plus mon objectif parce que l’écrit, franchement, je ne suis pas des plus à l’aise avec. Je suis plus vidéo, en général.

C’est comme ça que j’ai commencé à regarder et puis à développer la chaîne, mais sans aucun but économique étant donné que même si mon activité n’est pas toujours extraordinaire.

Mais en général, je m’en sors bien. Donc, je n’ai pas besoin de ressources supplémentaires. Je n’ai pas cherché la monétisation tout au moins dans un premier temps.

Olivier Roland : Tu te mets à faire des vidéos où tu montres ton quotidien d’agriculteur.

Thierry Bailliet : Tout à fait.

Olivier Roland : Qu’est-ce que c’est qu’être un agriculteur aujourd’hui ? Comment fonctionnent les machines ?

C’est vraiment sympa. Tu as des vidéos où tu as mis ta Gopro dans ton tracteur, tu te balades et tu montres exactement comment ça fonctionne tout ça aujourd’hui.

On voit d’ailleurs que c’est super efficace comme machine. Ça fait le travail de plusieurs hommes sans problème.

Thierry Bailliet : Oui.

Olivier Roland : Et ça commence à marcher. Est-ce que tu as fait des démarches particulières de promotion ou c’est venu un petit peu tout seul ?

Thierry Bailliet : Dans la formation, j’ai pris ce qui « m’intéressait », ce que j’ai trouvé intéressant.

J’ai démarré avec le sondage. Tu l’expliques bien dans la formation. Et ça m’a permis de comprendre un peu le système et comment on pouvait l’utiliser.

Donc j’ai balancé simplement à mes amis, mes voisins, parce que je n’avais pas d’audience.

J’ai eu à l’époque une centaine de retours, c’était plutôt pas mal. Ça m’a permis de comprendre que la chaîne pouvait intéresser des gens, que ça pourrait être quelque chose qui aurait pu prendre parce que c’est vrai que se lancer dans un truc comme ça et se dire qu’on ne va pas avoir d’audience, ce n’est pas la peine.

Je ne dis pas que je n’étais pas forcément pris pour un fou au départ, mais il y en a qui me regardaient un peu bizarre en disant : qu’est-ce qu’il fait sur son tracteur avec sa caméra ?

Ça peut porter un sourire, je le comprends.

Mais c’est vrai que j’ai appris aussi, par exemple quand on parle dans la formation d’avoir son histoire, de bien expliquer.

C’est vrai que je suis venu à faire ce blog pour une raison assez précise, suite à un problème qu’a eu mon fils à l’école, où il s’est fait insulter par ses camarades de classe.

Je trouvais cela aberrant de voir qu’au XXe siècle, XXIe siècle, on arrivait encore à prendre les paysans pour ou des gens incultes ou des gens qui n’avaient pas accès à la technologie, arriérés et compagnie. Alors qu’honnêtement, je pense qu’on est largement au-dessus de beaucoup de monde en usage de technologie si on regarde les vidéos.

Olivier Roland : Oui. Sur ta chaîne, ça se voit effectivement.

Thierry Bailliet : C’est le but aussi. C’est les choses qui parlent.

Et expliquer aussi ce qu’on fait parce qu’on se fait parfois le panier sur des pratiques à l’usage de produits phytosanitaires, entre autres les traitements et compagnie.

Quand on voit les émissions comme « Cash investigation » qui nous canardent, je ne prends pas toujours bien.

Le fait d’expliquer sincèrement simplement en montrant à la vidéo : si je fais ça, c’est parce qu’il y a une raison. Et on ne fait pas de façon démesurée ni par nécessité aussi.

Donc, essayer d’expliquer tout ça, ça me paraissait important. C’est comme ça que j’y suis arrivé.

Olivier Roland : Tu vois vraiment le blog comme un moyen de communication de défendre tes idées.

Thierry Bailliet : Oui, tout à fait.

Olivier Roland : Et puis, de diffuser plus largement ton métier. Ça, c’est intéressant.

Il y a vraiment des tas de manières d’utiliser le blog. C’est un outil de communication. Donc, ça peut être utilisé de centaines de milliers de manières différentes.

Dans la formation, j’enseigne plutôt comment en faire un business. Mais effectivement, il y a des gens comme toi qui s’y inscrivent juste dans le but de diffuser plus largement leurs idées.

On a compris que tu es parti d’un sondage. Tu n’étais pas parti de nulle part, tu as vu un peu les aspirations des gens. Ça t’a sans doute guidé dans le choix des sujets de vidéos.

Ensuite, une fois que tu les as publiées, est-ce que tu as mis en place des actions de promotion pour les faire connaître ? En les diffusant auprès de Facebook par exemple, auprès de groupes qui sont intéressés par ça, ou c’est vraiment venu tout seul via les recherches naturelles ?

Thierry Bailliet : C’est vrai que le blog a été un point de départ. Ensuite, je me suis plus orienté sur la partie Youtube puisque j’ai vu que c’est là que ça prenait.

Il faut savoir que sur Youtube, c’est quand même le deuxième moteur de recherche. Il n’y a pas énormément de vidéos en agricole, particulièrement de vidéos qui expliquent le métier.

Donc, j’ai eu un peu d’audience. C’est vrai que je me suis plus orienté sur la partie Youtube tout en gardant les techniques que tu présentes, c’est-à-dire pour « connecter » ta chaîne Youtube.

Quand tu postes, tu postes sur Facebook, tu postes aussi sur Twitter.

En utilisant ces parties 20/80, ça te permet d’être présent sans forcément être actif. Mais il y a forcément une présence sur Facebook.

J’ai refait un sondage dernièrement pour savoir l’évolution que je voulais prendre sur l’orientation de la chaîne, savoir ce que les gens aimaient et quelles vidéos ils voulaient parce qu’au bout de deux ans et 130 vidéos, on commence à caler de temps en temps sur les sujets. Puis, on veut bien savoir ce que les autres veulent apprendre, veulent connaître.

Donc, j’ai bien vu que là, Youtube c’était assez demandé.

Il y a bien sûr la liste emails aussi qui reste pas mal plébiscité. Et on voit sur Facebook, ça part fort aussi.

Il y a quand même pas mal de monde sur Facebook et je vais essayer sûrement de développer un peu cette partie en l’exploitant un peu plus.

Olivier Roland : Je pense que sur Facebook, il y a du potentiel.

Au niveau de l’épuisement des sujets desquels tu peux parler, déjà effectivement, tu peux demander comme tu l’as dit à ta communauté de te poser des questions. Mais il y a aussi ce que font tous les journalistes.

Tu t’abonnes à un magazine spécialisé dans le management ou même dans l’agriculture. Tu regardes les numéros des deux dernières années, tu vois qu’il y a des sujets qui reviennent régulièrement. C’est ce qu’ils appellent des marronniers.

Il n’y a absolument aucun mal à refaire une vidéo sur un sujet que tu as déjà traité.

Évidemment, tu ne vas pas faire le même contenu exactement, mais tu peux prendre le même sujet. Tu vas peut-être le traiter un peu différemment, tu vas le mettre à jour, etc.

Il y a plein de gens qui n’auront pas vu la vidéo originale que tu auras publié peut-être il y a un an ou deux ans et qu’ils ne verront pas de mal à ce qu’il y a une nouvelle vidéo sur le sujet. Donc ça, c’est aussi une astuce toute simple. Tu peux recycler ton contenu.

Thierry Bailliet : Oui. Tout à fait.

Olivier Roland : Donc, tu viens de dépasser un million de vues.

Thierry Bailliet : Oui.

Olivier Roland : Est-ce que tu as des plans par rapport à cette chaîne et à ton blog ? Qu’est-ce que tu comptes faire de tout ça ?

Thierry Bailliet : C’est vrai que la visibilité que ça m’a donnée m’a donné beaucoup de contacts. Pour l’instant, je parle dans la discussion, dans l’explication.

C’est vrai que quelque part, sans le vouloir forcément, je suis devenu un peu un leader d’opinion. On m’appelle régulièrement.

Cet après-midi, j’ai rendez-vous avec un groupe qui monte une startup pour savoir comment on va pouvoir utiliser certains renseignements donnés en agriculture.

Donc, je deviens quelqu’un un peu connu quelque part même si ce n’était pas l’objectif. Mais forcément, on passe devant les médias.

La semaine dernière, je n’avais pas moins de trois articles dans les journaux plus ou moins spécialisés et puis dans le journal local aussi parce que je me suis lancé un défi. Ce que tu proposes.

J’ai fait deux gros défis.

Un défi, une vidéo par jour pendant un mois, il y a un an. Ça m’a fait exploser la chaîne honnêtement. À l’époque, j’ai triplé. Je suis passé de 500 vues au jour à 1500. On était sur quelque chose d’intéressant.

Et puis, j’ai lancé le défi communication.

Je me suis mis au défi de communiquer au maximum sur mon métier, mais ailleurs que sur Youtube. Et donc, dès que j’ai l’occasion, je chope des journalistes, j’essaie d’expliquer. Je montre mon métier.

Ça m’a donné une certaine visibilité à la fois dans le grand public local. Ça reste local. Je suis quand même passé dans le Nouvel Obs.

Olivier Roland : Tout ça te fait des effets de levier supplémentaires.

Thierry Bailliet : Tout à fait, oui.

Olivier Roland : Et ça s’accélère.

Thierry Bailliet : Ce n’est pas impossible que je me dise qu’un jour, j’essaierai de transmettre mon expérience sur la communication et comment utiliser ces outils-là parce que je pense que, que ce soit dans le milieu agricole ou pour d’autres personnes associatives, quelque chose comme ça, on peut utiliser ça comme avec ta formation.

Pourquoi ne pas faire une formation spécifique ? On verra si je m’y prends goût.

Et puis, j’ai d’autres projets peut-être en utilisant la vidéo et en utilisant peut-être le potentiel que j’ai pu avoir à développer une chaîne qui permettait de transmettre éventuellement toutes les vidéos de formation ou d’information aux agriculteurs.

Ça pourrait être sur une autre plateforme aussi, sur l’agriculture, pour aider justement tout le monde à trouver un lieu de ressources parce que sur Youtube, le problème c’est que quand on recherche parfois, le moteur de recherche est un peu compliqué.

Si tu tapes agriculture, tu vas trouver des choses. Mais on n’est pas toujours sur la vidéo au pile poil de ce qu’on cherche sur telle technique ou telle chose.

Donc, développer éventuellement une plateforme annexe, ça m’intéresserait bien.

Olivier Roland : C’est intéressant. Tu vas peut-être te mettre à vendre des produits d’information.

Thierry Bailliet : Oui.

Olivier Roland : Ça serait super que tu passes à ça.

Donc, pourquoi pas former effectivement d’autres agriculteurs à des outils de communication ou simplement à les aider à être meilleur dans leur métier tout simplement.

Tu dis que dans ton secteur, vous vendez à un gros acheteur qui vous achète tout en gros. Du coup, vous ne pouvez pas vendre vos produits directement.

Tu n’as pas pensé peut-être à utiliser le web comme relai pour ça, pour vendre des produits directement aux consommateurs ou peut-être diversifier un peu ta clientèle ?

Thierry Bailliet : Alors, ce qui se passe c’est que pour l’instant, je suis surtout en activité grande culture. C’est-à-dire que je produis de la betterave, du blé, de carottes aussi, mais pour l’industrie. Je ne fais de commerce au détail. Ça n’aurait pas d’intérêt direct pour moi une commercialisation locale.

Je sais qu’il y a des agriculteurs qui le font très bien. Je sais qu’il y a une personne qui vend des œufs aussi dans ta formation.

Olivier Roland : Oui, je voulais justement t’en parler.

Thierry Bailliet : Oui. C’est vrai que c’est assez original, mais ça se développe pas mal.

Par contre, là, je pars en agriculture bio avec des collègues.

Alors, on démarre tout doucement nos productions. On a du petit marron, on a de l’oignon, on a de la pomme de terre. On reste sur des marchés de vente par des coopératives, on n’est pas vendeur au détail.

Mais par contre, ce n’est pas impossible qu’on développe un petit commerce local dans le secteur qui soit spécifique en bio. Là, je pense que ça pourrait être intéressant de pouvoir éventuellement utiliser ces leviers-là pour développer le commerce.

Oui, tout à fait. C’est vrai que pour l’instant, ce n’est pas un besoin que j’ai.

Olivier Roland : J’ai fait l’interview de Gaëlle Dobignard hier. C’est elle qui vend des œufs de poule. Et c’est absolument incroyable. Via son blog, elle vend des œufs de poule dans le monde entier.

Ce n’est pas des œufs pour la consommation bien sûr. C’est des œufs de poule d’élevage.

Elle m’a dit d’ailleurs que c’est plutôt des poulets d’agrément. C’est pour avoir des poulets chez soi. Ce n’est pas forcément de les manger.

Elle vend en Afrique, en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie, dans tous les pays francophones du monde, y compris même à des expatriés un peu partout. C’est incroyable quand tu y penses.

Donc, ça montre le pouvoir d’internet aujourd’hui parce que Gaëlle, comme elle l’a expliqué, n’a pas mis finalement plus d’effort qu’elle l’aurait dû faire il y a 30 ans pour vendre dans les villages aux alentours.

Là, avec la même quantité aujourd’hui qu’il fallait il y a 30 ans pour créer un business local, on peut créer un business mondial. Peut-être que tu peux faire ça aussi. C’est une bonne inspiration pour tout le monde.

Merci beaucoup Thierry d’avoir partagé ça avec nous. C’est un exemple inspirant.

Souvent, j’interview des membres de la formation qui sont devenus blogueurs professionnels ou qui ont un complément de revenus avec leur blog. Tu es dans une autre approche. Et j’ai trouvé ça aussi intéressant à partager.

Et puis, je trouve que ta chaîne est quand même intéressante. Donc, j’invite tout le monde à aller la voir. Est-ce que tu peux redonner le nom ?

Thierry Bailliet : C’est « Agriculteur d’aujourd’hui ».

C’est vrai que la chaîne est plus connue sur Youtube que sur le blog, mais vous pouvez aller voir les deux.

Il y a des choses intéressantes à découvrir pour ceux qui ne connaissent pas du tout ce milieu qui est l’agriculture qui, à mon avis, mérite d’être mieux connu et mieux compris parce qu’on passe parfois soit pour des pollueurs, soit pour des gens arriérés. C’est parfois l’image que les gens ont.

Une vraie image de l’agriculture à mon avis serait et doit être communiquée. C’est pour ça que je le fais d’ailleurs.

Olivier Roland : D’ailleurs, ton exemple montre bien mon credo. À savoir qu’aujourd’hui, tous les entrepreneurs même le boulanger du coin devraient publier du contenu.

Ils devraient avoir sa chaîne Youtube, son blog, etc., parce que ça amène toujours des opportunités directes ou indirectes. Puis, c’est aussi une manière de communiquer sur soi et son métier.

Est-ce que tu as un conseil à donner pour quelqu’un qui débute, qui voudrait se lancer dans le blogging et qui serait inspiré par ça ?

Thierry Bailliet : Conseil pour communiquer en général ?

Olivier Roland : Pour se lancer sur le web et puis réussir à toucher une communauté.

Thierry Bailliet : Déjà, suivre ta formation, c’est un bon conseil.

C’est vrai qu’il y a des techniques à suivre. Il y a beaucoup de choses dans la formation que j’ai découverte qui permettent soit de le faire de façon commerciale, comme tu dis monétiser, soit d’apprendre des techniques pour arriver à mieux joindre les médias, pour arriver à mieux se faire référencer.

Je pense que si on ne les a pas, quelque part, on perd beaucoup de temps. Ça me paraît important.

Mais c’est vrai qu’après, ce qu’il ne faut pas hésiter à faire aussi comme tu le dis souvent, c’est de se lancer.

Moi, la première fois, je pense que la vidéo là-dessus pose parfois problème à certaines personnes.

Olivier Roland : Ça fait souvent peur.

Thierry Bailliet : J’avoue qu’honnêtement, quand j’étais gamin, j’avais 14 ans, j’avais peur de répondre au téléphone. Je ne suis pas communiquant de nature. C’est des choses qu’on acquiert au fur et à mesure. Au début, on n’est pas à l’aise, on se plante. Puis au fur et à mesure, on se dit : pourquoi pas ? Et ça fonctionne.

Je pense que je suis loin d’être parfait au niveau communication. Par contre, je pense que j’ai beaucoup progressé.

Maintenant, je le fais d’une façon plus volontaire, plus sincère.

Après, je pense que quand on a une réelle motivation, on peut trouver un intérêt à bien expliquer ce qu’on fait et puis se donner des ressources en disant : ce n’est pas moi, c’est mon message que je veux transmettre. Donc, j’en ai la volonté.

Et c’est vrai qu’en suivant la formation et puis en osant, de toute façon, il faut essayer, on finit toujours par avancer. Puis, même si on est tombé deux ou trois fois, on se relève et ça fonctionne.

Olivier Roland : Est-ce que tu as eu peur qu’on voit ta tête sur le web avant de faire ta première vidéo ?

Thierry Bailliet : Oui, forcément, j’avais peur.

En préparant bien les choses, en essayant de faire un petit script, en utilisant un papier si on n’a pas de mémoire comme moi ou un prompteur – c’est une technique que tu présentes aussi – on peut avoir une peur.

La crainte, on l’a toujours. Je pense encore maintenant, moi si je vais dans un salon et que je me filme, s’il y a 3 personnes qui me regardent en train de filmer, je ne suis pas à l’aise.

Si je suis tout seul dans mon champ tranquille, il n’y a pas de problème. Mais dès qu’il y en a deux qui me regardent… Moins qu’avant, mais on n’est pas à l’aise à le faire quoi.

Mais une fois qu’on s’est lancé, on se dit : de toute façon, les gens qui nous prennent pour des fous, il y en aura sûrement. Mais en même temps, les fous d’aujourd’hui sont les amis de demain. Donc, il ne faut pas hésiter, il faut y aller.

Olivier Roland : Et c’est toi qui fais ton propre montage vidéo ?

Thierry Bailliet : Oui, je fais tout de A à Z.

Comme je le disais au début, j’adore la technique. Je me suis formé grâce aux vidéos. Entre autres, il y a des tuto aussi qu’on trouve sur internet qui sont sympas. Et on progresse. Il y a des bons programmes.

Toi, tu présentes aussi un système de montage aussi relativement simple qui fonctionne et qui est très bien pour démarrer.

C’est vrai qu’avec un simple téléphone portable et quelques bons conseils, on peut faire des choses extraordinaires. Il n’y a pas de soucis là-dessus.

Olivier Roland : Au moment où tu t’inscris à la formation de Blogueur Pro, est-ce que tu as hésité un peu ou c’était clair pour toi ?

Thierry Bailliet : C’est vrai que la présentation et le contenu me paraissaient intéressants. Donc non, je n’ai pas trop hésité. Après, oui. Parfois, on se dit : on y va, on n’y va pas.

C’est un coût aussi, c’est du temps à passer.

Donc, je pense que tout le monde a hésité avant de démarrer. Maintenant, c’est sûr qu’il n’y a aucun souci. Je suis très content du résultat.

Je ne dis pas qu’en cherchant à droite, à gauche, on ne trouverait pas forcément les mêmes résultats. Mais en passant beaucoup plus de temps, le gain de temps à mon avis est quand même intéressant quelque part et les conseils sont bien donnés.

C’est tellement large aussi au niveau conseil que même à la limite, quelqu’un qui voudrait créer sa boîte sans même utiliser internet pourrait s’inspirer de ce que tu proposes pour développer.

Rien que son aspect commercialisation, à mon avis, ça peut être intéressant.

Olivier Roland : Merci beaucoup Thierry d’avoir partagé tout ça avec nous.

 

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