Comment Raj de Autodisciple est parti à la conquête de lui-même (et comment le faire aussi)

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La chaîne de Raj :
https://www.youtube.com/channel/UCDMxcev7u9Nf7KMJuyIm-BA
– Son site : http://autodisciple.com/

– L’auteur de « Le cygne noir » dont parle Raj : Nassim Nicholas Taleb
– Le site dont je parle pour tester les effets sur vous du café, du sexe, et de plein d’autres choses : http://www.quantified-mind.com/

Pour aller plus loin :
http://www.des-livres-pour-changer-de-vie.fr/ – une sélection de livres rares et exigeants pour changer de vie
http://blogueur-pro.com/ – Devenez libre et indépendant financièrement grâce à votre blog
http://www.habitudes-zen.fr/ – Vivre une vie zen et heureuse
http://devenez-meilleur.fr/ – Le développement personnel pour les gens intelligents
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https://www.youtube.com/watch?v=HeFoicwMnHY

 

Transcription texte (littérale) de la vidéo « Comment Raj de Autodisciple est parti à la conquête de lui-même (et comment le faire aussi) » :

Olivier Roland : Bonjour, je suis actuellement avec Raj de la chaîne Autodisciple. On est amis déjà depuis quelques années.

Raj : Depuis 2009.

Olivier Roland : 2009, oui, au moins.

Tu m’as interviewé il y a quelque temps sur ta chaîne Autodisciple. Et j’ai voulu t’interviewer aujourd’hui parce que ta chaîne est en train de vraiment décoller, de cartonner.

D’ailleurs, j’étais assez impressionné par la qualité de tes vidéos. Et je ne suis pas le seul.

Tu as vraiment une croissance atypique par rapport à où en est ta chaîne aujourd’hui. Donc, je voulais parler un peu de cela et de ce qui t’a amené finalement à cette chaîne.

Pour résumer, comment tu résumerais ta chaîne ?

Raj : Le slogan, c’est que je lis des gros livres et j’en fais des petits films. Sinon, c’est : comment prospérer dans ce qui est ultra addictif et rempli de distraction ?

En gros, comment résister à toutes ces nouvelles technologies, Internet, qui ont un pouvoir immense mais qui en même temps peuvent facilement nous rendre addicts, nous asservir ? Ces choses qui peuvent se retourner contre nous ?

Je pense qu’on n’est pas encore prêt à affronter cela. C’est-à-dire qu’il y a plein de gens dont la vie peut être gâchée par Internet, par les réseaux sociaux, par tous ces sites un peu addictifs, qu’ils n’ont peut-être pas exploités leur potentiel. Ils ne vont peut-être pas être heureux et faire ce qu’ils veulent dans la vie simplement parce qu’ils sont happés par ces trucs qui sont pires que des drogues, mais on ne s’en rend pas compte.

C’est un des sujets particuliers de ma chaîne. C’est en gros le sens de ma chaîne.

Après en vrai, au final, je me contente de lire des livres qui me plaisent et je les résume.

Olivier Roland : Tu ne fais pas que ça quand même.

C’est vrai que c’est une grosse partie de ton contenu, mais on te voit aussi te balader dans Paris, parler de trucs. Tu ne parles pas que de livres.

Raj : Parfois, j’essaie de faire en sorte que les gens ne se rendent pas compte que mes vidéos sont des résumés de livres.

Il y a des exceptions, mais c’est relativement rare. Je trouve que le résumé de livres me donne une liberté. Je peux parler de ce que je veux et je peux inviter les gens à aller un peu plus loin dans le livre.

Olivier Roland : Mais tu prêches un convaincu.

Finalement, tu as un modèle similaire à celui que j’avais et que j’ai toujours avec « Des livres pour changer de vie », même si je ne m’occupe plus de ce blog.

Raj : J’ai un modèle qui est assez similaire, qui est un plagiat quasiment, mais en vidéo parce que ton modèle, c’est le résumé des livres par écrit, et moi, c’est de le faire oralement. Il n’y a pas tellement de différence à part cela.

Olivier Roland : C’est intéressant ce que tu dis.

Au-delà de ces livres, tu as quand même cette démarche vraiment précise d’aider les gens à dépasser les addictions et y compris celles qui sont un peu furtives, où on ne se rend pas compte finalement que ça peut être des addictions.

Parce que tout le monde sait qu’on peut devenir addict au tabac, à l’alcool, à la drogue. C’est bien connu, tout le monde en parle. Mais on n’en parle pas assez des addictions à Facebook, des addictions aux emails, des addictions aux jeux vidéo, ce genre de choses.

En plus, ce que j’aime bien aussi, c’est par exemple dans une vidéo, tu parlais de ton défi de décider de ne pas avoir un seul orgasme pendant 60 jours que ce soit par le sexe ou la masturbation.

C’est intéressant parce que tu as ce mélange à la fois de comment lutter contre les addictions modernes, mais aussi finalement des connexions à des choses qui sont millénaires, qui sont de comment arriver à avoir davantage de maîtrise de soi.

C’est cela je pense le sens d’Autodisciple. C’est d’arriver à être son propre acteur de vie, de pouvoir décider de ce qu’on fait sans addiction, sans qu’on ait de lien à des choses qu’on pourrait aimer. C’est-à-dire on choisit de gagner quelque chose, mais en pure conscience, avec le moins d’automatisme possible.

Raj : Oui. Mais après, même ce projet de 60 jours d’abstinence pour moi, je pense qu’il y a un siècle, si tu disais cela aux gens, ils t’auraient dit que c’est normal.

Je pense que ce n’est pas si impressionnant. Il y a des gens qui ne croient pas du tout que j’ai fait cela parce qu’on est dans une époque où tous les mecs vont sur des sites pornos tout le temps.

C’est incroyablement facile. Mais je pense que ce projet était normal, en fait. Et c’est ce que j’ai vu en le faisant. Ce n’est pas si dur.

Olivier Roland : Tu avais déjà essayé de faire cela avant, et tu n’avais pas réussi.

Raj : C’est vrai. Il n’y a pas si longtemps que ça. J’avais déjà essayé avant, c’est un truc qui m’intéresse.

Olivier Roland : Oui. Donc là, les 60 jours, c’est passé sans problème.

Raj : C’est passé très facilement. Après, j’avais raté plusieurs fois et j’ai su comment faire.

J’ai commencé à l’étranger dans un contexte complètement différent.

Olivier Roland : Tu n’as pas les automatismes du quotidien.

Raj : Je sors des automatismes. Après, ce qui a facilité le truc, c’est que j’étais à cheval sur un autre projet qui était de pouvoir lire 30 livres en 30 jours.

Olivier Roland : Ce qui est audacieux quand même. Tu as réussi ?

Raj : Oui, j’ai réussi pile-poil, un par jour.

Olivier Roland : Et d’ailleurs, tu te filmes en train de lire les bouquins en accéléré.

Raj : Oui, parce que pour moi, c’est important de donner la preuve parce que j’étais sûr que plein de monde ne me croirait pas. Au final, je ne sais pas si c’était si utile que ça.

Le plus dur par contre, c’était de faire le montage au final que de les lire.

Olivier Roland : Tu fais tes montages ?

Raj : Oui. Parce que lire 30 livres en 30 jours, si tu ne fais que ça, je pense que ce n’est pas si compliqué que ça. Tout le monde n’a pas forcément le temps de faire que ça pendant 30 jours.

Olivier Roland : Oui, complètement.

C’est intéressant puisque j’avais fait un défi de 52 livres en 52 semaines. Donc, on pourra peut-être faire un parallèle par rapport à cela et ma propre expérience.

Mais d’abord, qu’est-ce qui t’a amené à cela ? Qu’est-ce que tu faisais avant ?

Raj : A la lecture et au développement personnel ?

Olivier Roland : Oui. Puis, à cette chaîne.

Raj : Pas mal de choses.

En gros, le développement personnel, c’est pas mal de choses. Ça fait longtemps que je veux l’entreprendre.

Et j’ai découvert aussi pas mal de livres sur le développement personnel. Je me suis intéressé à cette littérature quand je t’ai rencontré aux alentours de 2009.

Avant cela, je lisais déjà pas mal. Quand j’étais petit, je lisais pas mal de livres dont vous êtes le héros.

Olivier Roland : On se comprend. On était dans la même culture.

Raj : Oui. Je ne sais pas si les jeunes lisent ça encore aujourd’hui. C’est en gros des livres où tu choisis le paragraphe que tu vas lire en fonction de tes choix. C’est un livre de jeu de rôle.

Olivier Roland : C’est un livre de jeu, donc tu crées ta propre aventure.

Raj : Et il y en a qui sont vraiment bien. Mon préféré, c’était « Loup solitaire ».

Olivier Roland : Ils ont sorti une version numérique sur iPad.

Raj : C’est mon préféré parce que c’était le plus adulte. J’aime vraiment ce personnage. Et après, j’ai lu des livres genre « Le seigneur des anneaux ».

Olivier Roland : Le livre de fantaisie.

Raj : Oui, un peu dans cet univers.

Olivier Roland : Cela t’inspire à quoi ?

Raj : Ça m’a donné le goût de la lecture assez jeune.

Et quand plus tard, je me suis intéressé au développement personnel, j’avais la possibilité d’aller lire des trucs un peu conséquents et d’aller lire en anglais aussi.

Aux alentours de 2008-2009, j’ai dû ouvert un truc qui s’appelle La communauté de séduction. C’est un groupement de mecs sur Internet – à l’époque, c’était très anglophone surtout – qui ont des problèmes avec les rencontres, qui sont timides et qui se demandent comment faire pour rencontrer des filles.

C’est une sorte de communauté qui regroupe des idées, des théories et des livres sur ce sujet. Et c’est par cet angle-là que j’ai commencé à m’intéresser au développement personnel.

J’ai commencé par lire des livres qui t’expliquent comment aborder quelqu’un, comment prendre un numéro, des trucs très concrets.

Et rapidement dans ce domaine, tu te rends compte que ces trucs techniques ne sont pas importants du tout. Ce qui compte, c’est ta personnalité, c’est comment tu t’exprimes, c’est ton énergie.

Ce sont des trucs assez profonds finalement. Et cela m’a amené à la littérature du développement personnel américain.

Après, il y a d’autres angles. Je me suis toujours intéressé à la spiritualité. C’est forcément un peu lié au développement personnel.

Le développement personnel, c’est un peu tout. C’est dur de définir ce que c’est parce que c’est de la nutrition, de la psycho, de la philo.

Olivier Roland : Le concept, c’est : se développer personnellement, s’améliorer.

Raj : Oui.

Olivier Roland : Devenir meilleur soi-même. Et aussi, je pense, d’adopter le chemin de l’amélioration continue où on va toujours essayer de s’améliorer, mais sans tomber non plus dans une sorte d’addiction.

Raj : Oui, c’est ça.

Olivier Roland : Je compare toujours cette approche du développement personnel à celle des bouddhistes qui disent que la source de toute souffrance humaine, c’est le désir de toujours en vouloir plus.

Ça peut paraître assez contradictoire, mais c’est rigolo parce que quand on lit des bouquins par exemple de Matthieu Ricard, au début de « L’art de la méditation », il fustige par exemple tous ceux qui pensent qu’on ne peut pas s’entraîner à devenir plus heureux.

Il dit : le bonheur, c’est une compétence qu’on peut développer comme n’importe quelle autre. Et donc, finalement, tu veux quand même plus.

Les bouddhistes, ce n’est pas : on est mendiant, on s’en contente et on est content. Il y a cette démarche d’amélioration personnelle et de on peut devenir un meilleur soi-même.

Il y a aussi cette démarche de détachement par rapport aux addictions.

Et il y a l’approche du développement personnel vraiment américain que Earl Nightingale résume bien. Il a écrit un livre qui s’appelle « Lead the Field ». A la base, c’est une cassette audio.

Raj : Oui. Je ne l’ai pas vu, mais je l’ai écouté.

Olivier Roland : Et je pense que son approche se résume dans la phrase qu’il dit : on est toujours plus heureux quand on va au restaurant que quand on en revient.

Il reconnaît que quand on a atteint l’objectif, ça peut paraître parfois un peu vide. Et une fois qu’on a l’euphorie du fait d’avoir atteint l’objectif, au bout d’un moment, on s’y habitue et ça devient la routine.

Et il est d’accord avec les bouddhistes sur le fait que quand on veut quelque chose et qu’on l’a, au bout d’un moment, ça revient au même. Mais ce qu’l dit qui est génial, c’est le chemin de progression. C’est l’idée qu’on est toujours en train de progresser. C’est ça qui est plaisant.

C’est cette idée : on va au restaurant et on est heureux, on est plus heureux que quand on en revient. Je le trouve intéressant. Qu’est-ce que tu en penses ?

Raj : C’est intéressant. Non, mais je suis dans cette optique aussi.

Le truc du développement personnel, c’est que c’est un outil. Je me suis toujours intéressé quand j’avais un problème particulier que je voulais régler.

Je ne me considère pas comme un passionné du développement personnel en soi parce qu’en soi, ce serait un peu vide de juste s’intéresser au développement personnel pour s’intéresser au développement personnel.

C’est particulier cette année parce que je prends un an pour me consacrer à cela, mais dans l’optique de faire autre chose après.

Olivier Roland : Et c’est ce que tu partages sur ta chaîne.

Raj : Oui. Et autant le partager.

J’ai lu plein de trucs sur la nutrition, sur la psycho, sur la philo, sur comment être plus créatif, plus productif. Mais après, si tu fais ça toute ta vie, pour moi, ça n’a pas d’intérêt. C’est un peu perdu. Autant l’utiliser dans un projet qui va servir.

Olivier Roland : Donc, tu dirais que tu es passionné par quoi ?

Raj : C’est une question difficile. Justement par des sujets assez variés.

Ce qui me passionne vraiment, c’est de faire des trucs que personne n’a jamais fait. Faire des expériences surtout qui n’ont jamais été faites et qui ne sont pas encore documentées.

Olivier Roland : Tu as un exemple.

Raj : Des trucs comme le sommeil poly phasique, ça me fascine. Le projet de lire 30 livres en 30 jours.

Olivier Roland : Sommeil poly phasique, c’est le fait de faire des courtes siestes plutôt que de dormir de 6 ou 8 heures d’affilée.

Il y a plusieurs manières de le faire, mais la version la plus dure, c’est 6 siestes de 20 minutes par jour. Et il y en a qui font cela pendant des mois sans ressentir de manque de sommeil.

C’est encore très mal documenté scientifiquement, mais on a des gens de confiance qui ont écrit des articles intéressants sur le sujet.

Par contre, on n’a aucune idée des conséquences à long terme et le fait que cela endommage le cerveau.

Raj : Oui, peut-être.

Olivier Roland : Mais en tout cas, il y a des gens qui peuvent vivre des mois avec juste deux heures par jour de sommeil et être en pleine forme. C’est incroyable.

Raj : Moi, j’aimerais bien faire cette expérience. Même le fait de lire 30 livres pendant 30 jours pour moi, c’était une expérience. Qu’est-ce que je ressens quand je fais ça ? Qu’est-ce qui se passe dans ma tête ?

Par exemple, pour lire 30 jours 30 livres typiquement, j’ai regardé sur Google si quelqu’un avait déjà fait cela, et je n’ai rien trouvé. Je n’ai pas trouvé de ressources.

Olivier Roland : Excellent.

Raj : Et quand je vois ça, quand je ne le trouve pas sur Google, je le fais.

Olivier Roland : Tu es une sorte de cobaye finalement.

Raj : Oui.

Olivier Roland : Tu testes pour nous les trucs.

Raj : Exactement. Et quand des gens l’ont fait, ça m’intéresse moins.

Après, même si d’autres gens l’ont fait et ne l’ont pas documenté, j’ai envie de le faire, de découvrir ce que c’est et de le partager.

Le projet sur l’abstinence, c’est la même chose. Des gens m’ont demandé qu’est-ce qui se passe, en fait, par curiosité.

Et c’est vrai qu’il y a des gens qui ne comprennent pas forcément cela. Il y a plein de gens qui pensent que j’ai un positionnement moral alors que c’est juste une expérience sur moi-même.

Pareil pour le fait de lire 30 livres en 30 jours.

Je ne suis pas du tout en train de dire aux gens que je deviens plus intelligent parce que je vais lire plus. C’est une expérience et c’est ce qui m’intéresse : faire des trucs nouveaux.

Olivier Roland : Donc, tu as commencé par la séduction. C’est un nœud du développement personnel.

Et c’est vrai que la séduction peut paraître clichée. Cela dépend d’où vous en êtes quand vous nous regardez.

Je veux dire, c’est juste le fait que ces hommes-là sont timides. Et ils se décident de se prendre en main pour aller dépasser cela et aller parler à des gens tout simplement.

Raj : Oui. Après, il faut réaliser. C’est la même chose. A l’époque, la séduction n’était pas vraiment très connue. Il n’y a pas de vidéo sur le sujet, il n’y a rien.

Olivier Roland : Oui, c’était avant Youtube que ça a décollé. Il n’y avait pas de preuve en fait.

Raj : C’était vraiment une bonne expérimentation pour voir par soi-même ce qui se passe, dépasser ses peurs. Et c’est un truc très intéressant. Ça forge, oui.

Olivier Roland : Voilà. Tu te lances dans le développement personnel. Quelle est la connexion avec ta chaîne ? Pourquoi tu as eu l’idée de lancer ça ? Qu’est-ce que tu as fait entre les deux ? Je sais que tu as eu une expérience entreprenariale aussi.

Raj : Oui, j’ai testé plusieurs trucs au niveau entrepreneurial, des trucs abandonnés et échoués.

Olivier Roland : Oui. C’est intéressant parce qu’on parle beaucoup des succès, mais pas assez des échecs finalement.

J’avais fait une interview sur ma chaîne de Hugo qui a créé 3 startups et il s’est planté trois fois. C’est vachement intéressant, c’est une des vidéos les plus vues de la chaîne.

Raj : Oui.

Olivier Roland : Peut-être que tu peux partager ces expériences.

Raj : Je suis un peu timide. J’ai du mal quand même dans le taf.

Olivier Roland : Pas mal.

Raj : Et entreprise ratée, c’est une entreprise abandonnée.

Olivier Roland : Il y avait l’éclatement de l’entreprise de teinture. Tu revenais d’Inde, tu as passé plusieurs mois en Inde.

Raj : Oui.

Olivier Roland : On s’était vu là-bas d’ailleurs. Et tu avais des projets de faire des teintures naturelles, c’est ça ?

Raj : Oui. C’est ça. C’est intéressant aussi. Mais pareil, au niveau entreprenarial, ça me semblait compliqué.

A la base, j’avais fait une école dans le textile. Et j’aimerais bien entreprendre dans un truc assez concret, « assez utile ».

Le problème dans ces domaines, c’est que ça peut être un peu dur d’entreprendre assez librement, sans avoir de patron et sans avoir de conditions.

Et le truc d’Autodisciple et la chaîne que je lance en ce moment, c’est que je peux faire cela assez librement. A terme, on pourra vivre de ça sans avoir toutes les contraintes d’une grosse entreprise.

Pour moi, l’idée, c’est de me former cette année moi-même en lisant beaucoup sur plein de sujets différents. Je choisirai un domaine concret dans lequel je pourrai entreprendre.

Olivier Roland : C’est intéressant. C’est exactement la même démarche que j’ai eue.

Raj : Oui.

Olivier Roland : Parlons un peu de ce projet de 30 livres en 30 jours. Ça s’est bien passé, tu l’as accompli ?

Raj : Très bien.

Olivier Roland : C’est intéressant parce que mon défi de 52 livres en 52 semaines, je ne l’ai pas réussi.

Raj : Tu travaillais en même temps.

Olivier Roland : Oui, je faisais autre chose. Toi, tu es à temps complet dessus. Moi, je n’ai fait que 32 livres en 52 semaines.

Un des facteurs d’échec, et c’est là où ton approche est peut-être plus efficace, c’est que je ne m’étais pas rendu compte qu’en faisant ce défi, j’avais passé deux fois plus de temps à écrire le résumé qu’à lire le bouquin. Tandis qu’une vidéo,

Raj : Je pense que c’est moins, oui.

Olivier Roland : C’est clair.

Raj : À la fois, je faisais du montage. Donc à mon avis, ça se voyait à la fin.

J’en avais marre de juste parler. J’avais envie de tester des trucs. Oui, faire mes vidéos, c’est vraiment pratique.

Je ne suis pas forcément bon en orthographe. Je n’aime pas me relire. Écrire, cela prend beaucoup de temps quand tu fais un texte assez long. Alors que dans la vidéo, tu peux être imparfait, tu peux hésiter, tu peux bafouiller, ce n’est pas très grave. Et tu peux en faire tous les jours assez facilement.

Olivier Roland : D’accord.

Raj : ça marche dans le sens où tu lis 30 livres de développement personnel en 30 jours. Tu deviens beaucoup plus motivé et plus discipliné. Ta journée est beaucoup plus organisée.

Après, un truc que j’ai vu, c’est que j’étais aussi beaucoup plus introverti.

Olivier Roland : Parce que tu as passé beaucoup de temps à l’intérieur de chez toi.

Raj : Oui, chez moi, à lire seul. J’étais vachement introverti.

Olivier Roland : Tu osais moins parler aux gens, c’est ça ?

Raj : J’avais moins envie. J’osais moins aussi parce que ton cerveau se rebranche différemment. Tu as un peu le sentiment d’être au-dessus des gens alors que tu ne l’es pas du tout.

Tu as juste passé ta journée à lire comme un rat de laboratoire et du coup, tu n’as pas l’impression de pouvoir communiquer facilement avec les gens. Tu as l’impression que toutes les conversations sont superficielles et pas intéressantes. Du coup, j’ai arrêté un peu de lire après.

Olivier Roland : Tu as fait une sorte d’overdose. Un livre par semaine, c’est déjà énorme.

Raj : Non. Je suis à un livre par semaine. Mais là, je me mets à fond.

Olivier Roland : C’est 52 livres par an. Au bout de 10 ans, tu auras lu 520 livres.

Raj : Oui.

Olivier Roland : Si vous lisez 520 livres exceptionnels en 10 ans, est-ce que vous pensez que ça fera une différence dans votre horizon intellectuel, votre capacité d’action, vos connaissances, votre pertinence ? Je pense qu’on peut dire oui sans trop se tromper bien sûr.

Raj : Oui, c’est inspirant.

Olivier Roland : Et par rapport à quelqu’un qui a le même parcours que vous qui est votre jumeau mais qui ne le fait pas, la différence est énorme.

Raj : Oui.

Olivier Roland : Au-delà de 10, juste un par mois, cela fait 12 par an. Ça fait 120 au bout de 10 ans. Ça fait aussi une grosse différence.

Raj : Après, le fait de faire cela en 30 jours, pour moi, il n’y a aucun livre qui est intimidant. Je sais que je peux lire un livre en une journée.

Olivier Roland : Et puis, tu lis en anglais et en français.

Raj : Oui, et je me suis vraiment amélioré au niveau des lectures en anglais.

Le fait de savoir que je peux lire n’importe quel livre en une journée, c’est incroyable.

Olivier Roland : N’importe quel livre. Tu t’es tapé des gros livres quand même.

Raj : Oui.

Olivier Roland : Aurais-tu lu par exemple « The 4-Hour body » en un jour ? C’est un truc énorme.

Raj : Oui, il est vraiment gros. Mais l’auteur conseille de ne pas le lire en entier. Le plus gros que j’avais lu, c’est peut-être « Le Cygne noir » qui doit faire 500 pages, je crois.

Olivier Roland : Je ne l’ai même pas lu celui-là. Il est sur la liste.

Raj : Il est vraiment intéressant. Si je ne fais que ça pendant une journée, je peux lire un livre. En fait, ça rend le savoir beaucoup moins intimidant.

Olivier Roland : D’accord.

Raj : Il n’y a aucun sujet sur lequel je me dis que c’est trop compliqué. Je ne vais jamais comprendre.

Olivier Roland : C’est super intéressant. Oui parce que tu sais que tu peux te former un sujet très vite. Je ne sais pas si tu connais à Elon Musk.

Raj : Oui.

Olivier Roland : C’est un entrepreneur très rock and roll. C’est lui qui a été l’inspiration du personnage de Tony Stark dans Iron man. Notamment, il a créé Tesla et Space X.

Space X est une société privée de lancement de satellites, de fusées. C’est la première société privée à avoir mis un satellite en orbite. Ils ont eu 1,6 milliards de contrat avec la NASA pour habiter les ISS. Et le mec s’est formé aux fusées.

Aujourd’hui, c’est l’expert mondial en fusée. C’est un des mecs qui s’y connaît le plus.

Il ne s’est pas du tout formé, ni suivi un doctorat à Stanford. Il a juste lu les meilleurs bouquins dans le domaine des fusées spatiales.

Quand on dit Rocket science en anglais, c’est vraiment le truc qui personnifie. On se dit qu’il faut 10 ans d’études, il faut bosser dans un labo, il faut être super intelligent, il faut être en blouse blanche. Elon Musk a lu des bouquins, et il est devenu un des meilleurs expert mondial.

C’est vrai qu’Elon Musk est un génie. On ne peut pas le nier. Mais cela montre que les livres sont un moyen sans doute plus efficace que les cours de télécharger les informations dans son cerveau.

Et cela, beaucoup de personnes n’en ont pas conscience.

C’est un peu le message que j’essaie de diffuser à travers « Des livres pour changer de vie » et c’est ce que tu veux aussi montrer à ta chaîne.

Si un jour, tu veux devenir expert mondial en fusée, tu lis tous les meilleurs bouquins sur le sujet. Ça ne va pas se faire en un jour, mais tu peux le devenir. C’est possible. Ce n’est pas facile, mais c’est possible.

Raj : Oui, tu peux te former vraiment à tout.

Après, il faut bien choisir les livres.

Ce qui est intéressant dans les livres quel que soit le sujet, même si ce sont des livres qui ne sont pas instructifs, c’est que tu es un peu plus serein, un peu plus calme. Tu es un peu détaché.

C’est-à-dire qu’en général, quand quelqu’un écrit un livre, c’est quand il est dans une phase assez intellectuelle, et tu es rarement quelqu’un qui écrit des choses un peu vulgaires, un peu basses et un peu instinctives.

C’est toujours réfléchi un livre.

Olivier Roland : C’est plus structuré.

Raj : Il y a des gens qui écrivent à une certaine fréquence. Ils sont dans un bon état d’esprit. Et toi, tu rentres forcément dans cet état d’esprit quel que soit le sujet.

Le lire pour moi, c’est le truc qui se rapproche le plus de la méditation. C’est un truc qui te rend plus détaché, plus calme, plus heureux de manière générale.

Olivier Roland : Plus heureux, plus concentré sur le présent.

Raj : Et je trouve que les livres, c’est la même chose en fait.

Olivier Roland : C’est intéressant comme point de vue.

Raj : Parce que ça te force à te concentrer, de faire un seul truc à la fois

Olivier Roland : Et puis aussi, toutes ces connaissances que tu accumules, tu as une certaine assurance et une meilleure pertinence dans tes actions au quotidien à condition de les appliquer.

Raj : Oui.

Olivier Roland : Finalement quand tu lis, tu apprends des méthodes qui sont plus efficaces que celles que tu utilisais jusqu’à présent. Parfois ça change aussi ta vision des choses et tu remplaces ta vision par quelque chose de plus efficace. On a plus de résultat avec la même quantité d’effort.

Du coup, ça te donne plus de confiance. Tu comprends un peu mieux comment le monde fonctionne et tu fais moins d’erreur tout simplement.

Ça augmente ton pourcentage de réussite dans beaucoup d’actions au quotidien.

Raj : Il y a ça, mais il y a aussi l’autre aspect.

Par exemple, après le projet de 30 jours 30 livres, j’avais plus l’impression quelque part de moins comprendre les choses. J’avais plus le sentiment de ne rien savoir, et cela m’a rendu plus humble en je pense.

Le fait de lire des livres un peu contradictoires sur plein de choses différentes, des livres qui parlent du hasard du fait qu’on est finalement très mauvais pour prédire des choses, m’a rendu plus à l’aise avec le fait de ne pas savoir ce que je devais faire, ne pas savoir quelle était la bonne réponse à ces questions et d’être encore plus dans la démarche de tester.

Et quand j’hésite entre plusieurs choix, pourquoi ne pas faire un choix au hasard ?

De toute façon, je ne sais pas quelle est la bonne solution. Donc, autant faire un choix et on verra bien.

Olivier Roland : Oui. Je ne serai pas personnellement d’accord avec cette approche, mais c’est intéressant.

J’essaie toujours de prendre la meilleure décision par rapport à ce que je sais, en sachant évidemment qu’on ne peut pas prédire. Il y a toujours une grosse marge d’incertitude, mais toujours de réduire l’incertitude.

Après, ça dépend. Il y a des choix qu’on fait instinctivement sans y réfléchir. Mais notamment les choix stratégiques pour mon entreprise, j’essaie de faire en sorte qu’ils soient les plus réfléchis possible et je ne me contenterai pas du hasard pour cela.

Raj : Toi, tu es aussi comme ça. Je pense que les gens qui lisent beaucoup en général ont rarement des opinions fermes sur les sujets.

Si je te dis par exemple un truc sur lequel tu n’es pas forcément d’accord comme : en ce moment, je teste le fait de manger une fois par jour et quasiment pas manger de la journée, je sais que tu ne vas pas me dire : non, c’est n’importe quoi.

Olivier Roland : ça se teste. C’est comme pour tout.

Raj : Et je pense que les gens qui lisent beaucoup en général ont cet état d’esprit. Ils ont moins d’incertitude sur les choses parce qu’ils ont l’habitude d’échanger.

Olivier Roland : Oui. Et peut-être d’avoir plus cette démarche expérimentale.

On peut être un rat de bibliothèque en restant trop théorique. Mais après, je pense que je ne le recommanderai à personne, sauf pour cet aspect de challenge intéressant parce que c’est peut-être trop d’informations en très peu de temps, et tu n’as peut-être pas assez de temps de l’assimiler et d’appliquer dans ta vie.

Raj : Je ne suis pas d’accord avec cela. Enfin, peut-être oui. J’ai moins appliqué les choses en pratique, mais l’avantage c’est que du coup, toutes les idées se sont réunies rapidement.

Olivier Roland : Tu les as reliées. Et tu vois les contradictions et peut-être que tu as fait des liaisons que les auteurs n’avaient pas faites.

Raj : Oui, exactement. C’est vraiment la clé de la créativité. Il y a plein d’idées qui sont éloignées.

Olivier Roland : Je suis d’accord. C’est clair.

Raj : Et il y a des liens qui sont assez évidents quand tu lis à la suite de livres sur des sujets. Un livre sur la créativité, un livre sur les troubles bipolaires et un livre sur le hasard, ça ne paraît pas forcément lié, mais il y a énormément de liens entre les trois livres.

Olivier Roland : Je suis bien d’accord avec cela. C’est clair que tous les livres que j’ai lus me donnent une créativité énorme dans plein de domaines. C’est intéressant, 30 livres en 30 jours.

Tu as lu le livre StrengthsFinder ?

Raj : Je ne l’ai pas lu.

Olivier Roland : Il faut que tu fasses le test parce que ce qui m’avait encouragé à créer « Des livres pour changer de vie », c’est que c’est un livre avec une telle psychologie qui est assez pertinente, qui donne nos 5 plus grandes forces.

Mes forces étaient vraiment des choses comme idéation, c’est-à-dire capacité à générer des idées, capacité à relier les concepts entre eux, à apprendre facilement du savoir théorique et à la concrétiser.

Quand j’ai découvert cela, je me suis dit qu’en lisant des bouquins, ça va nourrir toutes ces forces. Peut-être que tu as les mêmes, je ne sais pas.

Raj : Peut-être, oui. Le fait de réunir des idées, c’est un truc qui m’intéresse.

Olivier Roland : À tester. En tout cas, sur ces 30 livres en 30 jours, quels sont les 3 que tu recommanderais ?

Raj : « Le cygne noir » de Nassim Taleb.

Olivier Roland : Là, ça parle du hasard.

Raj : Du hasard, de l’imprévisibilité, de la fausse expertise que ce soit des politologues, des économistes, des financiers.

Olivier Roland : Qui sont finalement les devins d’aujourd’hui.

Raj : Voilà. Il explique ça.

Surtout qu’on néglige beaucoup le hasard et on néglige beaucoup l’abstrait. C’est peut-être un peu compliqué à résumer en quelques mots, mais je vous invite à le lire.

Olivier Roland : ça fait partie de ma to do list.

Raj : Après, il y a pas mal de vidéos aussi de Nassim Taleb sur Internet. Quelques-unes en français si vous voulez une petite introduction à cela.

Sinon, un livre qui m’a vraiment intéressé, c’est « Grain Brain », en français, des glucides qui menacent notre cerveau du Docteur Perlmutter.

C’est un livre qui parle justement de l’effet des glucides et en particulier du gluten.

C’est un sujet sur lequel je n’étais pas du tout formé. Et effectivement, de voir qu’un livre scientifique est basé sur pas mal d’études qui t’expliquent que le gluten c’est mauvais pour toi ou c’est certainement mauvais pour toi.

En tout cas, les glucides, le sucre, ce n’est pas juste mauvais pour ton apparence. Vraiment ça te détruit le cerveau.

C’est lié aux maladies neuro-dégénératifs. C’est un livre qui est vraiment inquiétant qui m’a fait changer mon alimentation.

C’est un des livres que je recommanderai en priorité parce que j’ai fait des tests. J’ai arrêté de manger du gluten pendant quelque temps, j’ai limité le sucre et j’ai vu qu’effectivement, j’avais besoin de moins dormir. J’étais plus en forme et je me sentais mieux simplement, et même le fait de penser plus clairement.

Je l’ai vraiment testé, une semaine avec, une semaine sans. Un mois sans, etc. et il y a vraiment une différence. Je pense que ce n’est pas juste un effet placebo. Il y a des études.

Olivier Roland : Tu connais le site Quantified mind ? Tu aurais peut-être testé avec le gluten ou autres.

C’est un site génial parce que ça te propose des expériences toutes prêtes pour tester des effets sur ton cerveau. Ils proposent l’expérience par exemple avec et sans caféine.

En fait, tu passes des tests genre des puzzles et tout ça, et ils mesurent les performances de ton cerveau.

Tu fais cela sur 30 jours : 15 jours avec caféine, 15 jours sans. Et ils te montrent s’il y a une différence statistique. Ils proposent des trucs avec ou sans sexe. Enfin, il y a des tas de trucs comme ça.

C’est super intéressant. Tu peux facilement faire avec ou sans gluten et voir si vraiment concrètement il y a des trucs.

Raj : Je vais carrément tester, oui.

Après, il y a pas mal d’autres conseils sur ce qu’il faut manger.

Il faut évidemment manger des salades ou des légumes, manger beaucoup de graisses, de bonnes graisses. Et du coup, ça a complètement changé mon alimentation et j’ai senti les effets.

Olivier Roland : C’est intéressant parce qu’il y a aussi un livre qui a complètement changé mon alimentation, qui est très différent je pense. C’est « Serons-nous immortels » de Terry Grossman et Ray Kurzweil.

Leur but, c’est de donner vraiment le meilleur de la médecine, des connaissances d’aujourd’hui, et pas seulement médecine pour vivre le plus longtemps possible avec la meilleure énergie possible, la meilleure santé. Ça a complètement changé ma vie.

Mais je vais lire cela aussi, c’est intéressant.

Et le troisième livre ?

Raj : « The Upside of Stress ». C’est un livre qui parle des bienfaits du stress. Tu connais Kelly McGonigal ?

Olivier Roland : Oui. Je connais cet auteur, mais je ne connais pas ce livre.

Raj : J’avais vraiment aimé « The willpower Instinct ». « The Upside of Stress », c’est peut-être du même niveau. C’est un livre qui t’explique tous les bienfaits du stress.

C’est-à-dire que quand on est stressé, on est plus vif, on est plus présent. On s’arrête pour qu’on soit hyper réactif, on sent moins la fatigue, on a plus tendance à rechercher de la relation sociale et rechercher d’aide avec les autres.

C’est un livre qui t’explique qu’en fait, le stress est une bonne chose mentalement.

Olivier Roland : Et ce qui fait la différence entre le stress positif.

Raj : Elle va plus loin que ça. Elle dit que ce qui fait la différence entre le bon stress et le mauvais stress, c’est ce que tu crois sur le stress. Si tu crois que ton stress est bon, il est bon.

Olivier Roland : C’est énorme.

Raj : C’est juste qu’il faut que tu sois convaincu que c’est une bonne chose.

Olivier Roland : Qu’est-ce qui fait du stress physiologique, du genre cortisol, augmentation du rythme cardiaque, tous ces trucs qui sont liés normalement à un stress très bref. On l’a appris dans la préhistoire au moment où nos gènes se sont façonnés et qui, aujourd’hui, sont une sorte de truc permanent.

Raj : Elle évoque un peu ça.

Elle parle d’un test qui a été fait sur des gens qui étaient très traders, donc dans une mauvaise période, un stress vraiment chronique. Et elle leur a fait des interventions pour qu’il y ait une vision plus positive du stress.

Ça allait mieux et le stress est devenu positif. Même dans le cas du stress récurent, ça peut être la même chose.

Et elle dit qu’effectivement, le stress peut être une mauvaise chose dans certains cas. Mais le problème, c’est que la plupart des gens s’ils pouvaient faire des activités moins stressantes le ferait.

Le problème, ce n’est pas tellement de pousser les gens à diminuer leur stress parce qu’ils n’ont pas le choix. Ils font leurs métiers, leurs trucs.

Le stress, c’est directement lié au sens que tu donnes à ta vie.

Les gens dont la vie a un sens à leurs yeux sont stressés tous les jours. Les deux sont ultra co-reliés. Et les gens qui n’ont jamais de stress, c’est que leur vie n’a pas de sens à leurs yeux et elle n’est pas forcément cool du coup.

Et elle explique que la priorité n’est pas de dire aux gens d’arrêter d’être stressés. La priorité, c’est de leur dire que le stress est une bonne chose.

Olivier Roland : Pourtant la méditation par exemple, ça réduit le stress juste 5 minutes par jour.

Raj : Oui, ça réduit le stress.

Le but de la méditation à la base, dans les traditions bouddhiques et hindous, n’est pas de réduire le stress. C’est un peu une appropriation occidentale de la méditation, c’est-à-dire si elle pouvait déstresser.

Olivier Roland : Non, ce n’est pas le but. Mais c’est un effet secondaire positif.

Raj : Oui.

Olivier Roland : Comme le fait que ça réduit la pression sanguine sur le truc, ça booste le système immunitaire, etc.

Raj : Oui.

Olivier Roland : Ok.

Raj : Ce sont les trois livres que je recommande.

Après, tu devrais lire le livre sur le gluten, « Grain Brain ». C’est celui sur lequel j’ai le plus de critiques.

Des gens me disent souvent que ce n’est pas sérieux. C’est n’importe quoi, ce n’est pas scientifique. Ils me demandent de ne pas parler de ce sujet car je ne le connais pas.

Et il y a des dizaines de critiques sur cela, mais pas une seule personne ne m’a envoyé ni un livre, ni un auteur, ni une méta analyse d’étude qui contredise ça. Donc, je vais relire des livres sur le sujet.

Olivier Roland : C’est vrai que tout ce qui est santé est controversé. C’est le gros problème de la santé. Tous les experts se contredisent. C’est très chiant.

Raj : Oui, mais sur le truc du glucide et du gluten…

Olivier Roland : Il y a un certain consensus sur le fait qu’il ne faut pas manger

Raj : Voilà, il y a un consensus.

Olivier Roland : Trop de sucre amène au diabète. Cela cause du cancer aussi.

Raj : Et pourtant, il y a plein de gens qui disent que c’est n’importe quoi. Plein de gens sont sûrs d’eux. Ils sont vraiment certains que ce n’est pas scientifique.

Olivier Roland : Moi, je demande toujours qu’on me cite les sources.

Raj : Les sources, vraiment si vous me les cédez, je vais les lire.

Si quelqu’un me dit qu’un livre contredit point par point ce truc sur le gluten ou sur le stress, je vais vraiment le lire. Mais en fait, les gens ne t’en donnent jamais.

Olivier Roland : Quand on publie des choses sur le web, ça touche beaucoup de monde. On touche des gens dans leurs convictions.

Un auteur disait : on défend avec acharnement des convictions qu’on a formé avec beaucoup de légèreté.

Je pense que ça décrit bien l’expérience humaine par défaut qui est d’avoir des croyances auxquelles on s’attache parce qu’il y a une question. C’est compliqué.

C’est très intéressant. C’est une des gros trucs qui définit l’être humain.

On forme des croyances parce qu’on a besoin de croire en des choses et d’expliquer le monde d’une certaine manière. Et quand c’est remis en cause, c’est une souffrance personnelle.

Et tu as raison. Le fait de s’éduquer notamment via les livres permet de se détacher un peu de cet instinct.

Raj : Oui, ça te rend plus à l’aise avec les contradictions.

Olivier Roland : Oui. Ce qui n’empêche pas que souvent aussi, les gens qui contredisent oublient l’élément essentiel qui est la politesse et le respect. On peut débattre d’idées. La politesse est comme l’air.

À partir du moment où ça manque, tout le monde ne pense plus qu’à ça. Si vous voulez critiquer des gens sur le web, faites-le avec respect.

Raj : Moi, ça va. Les gens sur ma chaîne sont plus des anges. Je n’ai pas trop de gamins.

Olivier Roland : Mais je trouve personnellement que c’est quand même affligeant la qualité des commentaires sur Youtube de manière générale.

Sur ta chaîne, ça va. En ce moment, je suis très content aussi des commentaires que j’ai sur ma chaîne. On attire des bonnes personnes.

Sans doute que les gens qui seraient peut-être trop susceptibles de mettre des trucs un peu insultants ne sont pas intéressés par le contenu.

Raj : Oui. J’ai quelques vidéos qui sont pour le grand public. Et du coup, il y a effectivement des gens qui commentent qui sont un peu débiles. Mais je ne lis pas les commentaires dans ces cas-là. Ce n’est pas compliqué.

Il ne faut pas s’attacher à ces critiques parce que les mecs commentent et ils ont oublié la vidéo dix secondes plus tard. Donc, il ne faut pas le prendre personnellement.

Olivier Roland : Oui, c’est clair. Et puis ce que j’aime bien sur youtube, c’est si tu vois que quelqu’un ne sert à rien, tu cliques sur bannir et tu ne le revois plus jamais sur ta chaîne.

Raj : Je le fais quand ils insultent, soit ils s’insultent entre eux.

Olivier Roland : Avant de conclure, tu nous as dit que tu as pu passer quand même 30 jours à faire que lire. Du coup, je pense que les gens se demandent un peu comment tu gagnes ta vie ? Tu peux nous en parler ?

Raj : En gros, le problème c’est que pour moi, toute cette année, c’est comme une année sabbatique en fait. Je veux me consacrer à cela sans forcément penser à gagner de l’argent pour moi cette année.

J’ai mis de l’argent de côté l’année d’avant. J’avais fait plusieurs choses qui m’ont permis de mettre suffisamment d’argent de côté. L’idée, c’est de faire que ça, que faire des projets dans ce genre-là de 30 jours pendant toute l’année.

Après, je pense que d’ici la fin de l’année, je vais commencer à mettre des liens affiliés sur Amazon. Donc, permettre aux gens d’acheter les livres dont je parle. Et je gagne 10% sur les ventes.

Olivier Roland : 10%, c’est pour un gros volume. Ça commence à 6. C’est par palier en fait.

Raj : D’accord.

En tout cas, pour l’instant, je gagne un peu plus de 100 euros par mois.

Vu que mon objectif à la fin de l’année, c’est d’avoir 100 000 abonnés, je pense que d’ici la fin de l’année, ça pourrait commencer.

Olivier Roland : Ce qui est très ambitieux parce que là, on est en mai.

Raj : Oui.

Olivier Roland : Et tu es à peu plus de 10 000. Mais tu as connu une croissance qui est assez impressionnante.

C’est mon objectif aussi, donc j’ai envie de te dire good luck. On verra qui réussira le premier.

Raj : Je pense que c’est exponentiel si tu te débrouilles bien. Je suis assez confiant.

Olivier Roland : En tout cas, je suis ravi de contribuer à ta chaîne qui est excellente.

Donc, un an sabbatique, oui. Et tu peux te permettre parce que tu as une entreprise à côté qui marche bien et qui est plutôt bien automatisé.

Raj : Oui. Et j’ai pas mal de projets pour cette année, comme des projets dans le sport.

Olivier Roland : C’est génial. Une année sabbatique, 12 projets 30 jours là. 11 peut-être parce qu’il y a les mois de vacances.

Raj : Il y a des petits temps de latence. Mais le projet du moment, c’est sur le sport. Ensuite, je pense faire des projets de 30 jours 30 livres quand même.

Olivier Roland : Donc là, le sport, c’est faire du sport tous les jours ?

Raj : Oui. C’est 4 jours de free fight. C’est intense.

Puis, il y a des exercices, du yoga au moins cinq fois par semaine. Et à côté de ça, les abdos, un truc dans le genre.

J’aimerais vraiment faire ça intensément pendant 30 jours. Et l’objectif, c’est de mesurer mon taux de gras, mon poids entre le début et la fin, et essayer d’avoir les résultats. C’est assez cool.

Olivier Roland : Donc, l’objectif, c’est 6 packs.

Raj : Oui, exactement.

Olivier Roland : Ok, cool. Ça va être sympa.

Tu vas montrer tes abdos en vidéos. C’est un bon challenge intéressant aussi. Tu as démarré ou tu vas démarrer ?

Raj : Je vais démarrer.

Olivier Roland : Ok.

Raj : D’abord, je me suis un peu mis en conditionnement récemment en améliorant mon alimentation, en me mettant un peu au sport. Je reçois une balance électrique aujourd’hui.

Olivier Roland : Ok, un pédancemètre, c’est ça ?

Raj : Oui.

Olivier Roland : C’est moyennement précis. Il y a un vrai truc que Tim Ferris recommande et qui est très bien. C’est un machin ultrason que tu mets sur différentes parties de ton corps et ça mesure vraiment précisément.

Raj : Oui.

Olivier Roland : J’en ai acheté un, ça coûte 500 dollars. C’est cher. Mais un pédancemètre, ça te donne déjà une bonne approximation.

Raj : Ok.

Olivier Roland : Mais surtout pèse-toi toujours au même moment tous les jours après avoir été aux toilettes.

Raj : Oui.

Olivier Roland : Dans ce un an, tu prévois de vivre de cette chaîne ?

Raj : Oui, je n’ai pas encore forcément des idées précises de comment je vais faire. Mais là, je suis déjà à 10 000 abonnés. J’ai quand même des gens qui me contactent. Je pense que ça va se faire assez facilement.

Il y a des éditeurs qui m’ont contacté. Je pensais aussi peut-être à un projet, peut-être une communauté. Je verrai en fonction de ce que je gagne.

J’ai un site autodisciple.com qui ramène aux vidéos.

Olivier Roland : Ça, c’est important. Je vois quelques personnes qui disent qu’aujourd’hui, les blogs sont morts. C’est loin d’être vrai, c’est complètement fou.

Maintenant, la seule différence par rapport à il y a 5 ans ou 6 ans, c’est que le blog aujourd’hui est au centre d’un écosystème. On ne peut pas juste se contenter d’avoir un blog. Il faut aussi sa chaîne Youtube, sa page Facebook, Instagram et tout ça. Au moins, Facebook et youtube, c’est indispensable.

Mais le blog est une pièce essentielle au centre de ça. Ne pas avoir de blog, c’est comme si vous n’aviez pas de reine quand vous jouez aux échecs. C’est la même chose.

Raj : Oui, il faut avoir au moins son site. Ou si vous publiez quelque chose, il faut au moins avoir une chaîne Youtube. Mais après, dans le blogging pur, il y a le site medium qui existe maintenant. Il y a de bons articles en format classique.

Medium, ce n’est pas mal pour commencer un blog aujourd’hui je pense.

Olivier Roland : C’est aussi une plateforme comme Overblog ou…

Raj : Oui, c’est ça. Je pense que c’est le plus grand public.

Sur Youtube, l’intérêt c’est que n’importe qui tombe sur tes vidéos alors que ton blog, sur ton site, il faut faire du référencement. Ça devient plus compliqué.

Olivier Roland : Les gens tapent dans Youtube ou dans Google.

Raj : Disons que sur Youtube, il y a plus ce truc du hasard.

Olivier Roland : Mais a contrario, quand les gens regardent tes vidéos, ils vont aussi voir d’autres trucs qui n’ont rien à voir.

Raj : Oui.

Olivier Roland : L’un dans l’autre, je ne suis pas sûr qu’il y ait plus d’avantages sur Youtube. Mais aujourd’hui, il est indispensable. On est d’accord.

Je recommande vraiment un blog à soi WordPress sur son propre hébergement avec son propre nom de domaine parce qu’au moins, tu es sûr que tu ne vas pas aller à l’encontre d’une règle quelconque de l’hébergeur qui va peut-être changer à n’importe quel moment. Et tu es chez toi, tu fais ce que tu veux.

Puis en termes de branding, c’est quand même mieux. C’est juste la parenthèse.

Oui. Super, intéressant. Donc là, tu viens de dépasser les 10 000 abonnés.

Raj : Oui.

Olivier Roland : D’ailleurs, de manière assez rapide.

Raj : Oui parce que j’ai commencé sérieusement en début de l’année. Je pense qu’entre octobre et la fin de l’année dernière, j’avais publié peut-être 4 vidéos. Ensuite, j’ai enchaîné à partir du début de l’année.

Olivier Roland : Oui, c’est une très belle progression. On verra où ça te mène, mais je pense que tu en es très loin. Ça va être intéressant.

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