Comment Hugo va RÉVOLUTIONNER les échanges d’appartements (Ces entrepreneurs qui changent la France)

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– Le site de Trampolinn : https://trampolinn.com/fr/
– La vidéo « Comment Gauthier Toulemonde a géré son entreprise d’une île déserte pendant 40 jours » :
https://www.youtube.com/watch?v=LiMIHAQ3Dkc&list=PLlNaq4hbeacRenu3pV65ir209cjP6CZph

Pour aller plus loin :
http://www.des-livres-pour-changer-de-vie.fr/ – une sélection de livres rares et exigeants pour changer de vie
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Crédits :
_ Logo The Family
Source : http://www.thefamily.co/#welcome
_ Logo Trampolinn
Source : https://trampolinn.com/fr/press
_ Logo CouchSurfing
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:CouchSurfing.png
_ Logo airbnb
_ Source : http://www.underconsideration.com/brandnew/archives/new_logo_and_identity_for_airbnb_by_designstudio.php#.VRsBluG8rao
_ Picture Of Natan Brody Performing an Amazing Roof Jump
Auteur : UrbanVortexLeParkour
Source : http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Roof_Jump.jpg
_ Portrait Gauthier Toulemonde
Source : http://www.webrobinson.fr/2014/06/14/moyens-techniques/

https://www.youtube.com/watch?v=Cgo1IwaCPTk

 

Transcription texte (littérale) de la vidéo « Comment Hugo va RÉVOLUTIONNER les échanges d’appartements (Ces entrepreneurs qui changent la France) » :

Olivier Roland : Bonjour, ici Olivier Roland. Bienvenue dans cette nouvelle vidéo. Je suis actuellement avec un entrepreneur, un invité un petit peu spécial puisque je démarre avec cette vidéo, une web série sur ces jeunes entrepreneurs qui font bouger la France. Donc, je suis actuellement avec Hugo. Salut Hugo !

Hugo Allary : Salut Olivier.

Olivier Roland : Là, on est actuellement dans un des bureaux de The Family qui est un incubateur de startups à Paris. Je fais une présentation ce soir et j’ai demandé un petit peu : je viens cet après-midi, j’aimerais interviewer des entrepreneurs dynamiques. On m’a présenté à toi en disant : il est super dynamique, il est super sympa. On fait cette interview.

Est-ce que tu peux présenter rapidement ton entreprise ? C’est une entreprise qui s’appelle « Trampolinn ».

Hugo Allary : Qui s’appelle « Trampolinn » effectivement et qui traite l’échange de logement entre particuliers. C’est un système un peu vieux comme le monde. Ça fait 70 ans que ça existe. A l’époque, les gens s’envoyaient des catalogues à travers le monde, comme la Redoute. 70 ans, 1953 le leader mondial. Donc, ça fonctionnait avec des catalogues. Avec le net, ça a révolutionné un peu ce secteur-là. Aujourd’hui, c’est un marché où il faut aller chez la personne qu’on accueille. C’est un peu le problématique pour un Stéphanois qui décide d’aller à New York par exemple. Il va être obligé de convaincre un New Yorkais de venir à Saint-Etienne.

Olivier Roland : C’est compliqué.

Hugo Allary : C’est un peu compliqué, bien que je vienne de là-bas et j’adore trouver des Stéphanois. Donc, nous, on attaque ce marché là avec un système un peu nouveau. C’est du troc de nuit. Vous accueillez chez vous cette fois sur du canapé, sur une chambre chez l’habitant parce que vos enfants ne sont plus là, votre coloc n’est pas là pour le week-end. Ou alors, dans votre logement entier sans vous à l’intérieur. Vous cumulez donc des nuits. Avec ces monnaies virtuelles, les nuits, on a un système de point qui monétise les points en fonction de la valeur. Les nuits, effectivement, à Paris valent un peu plus qu’à Saint-Etienne. Mais vous cumulez ces nuits en accueillant chez vous, que vous pouvez ensuite dépenser en séjournant gratuitement à travers le monde chez l’habitant. Il n’y a aucune transaction financière entre les membres.

Olivier Roland : C’est beaucoup mieux que Home Exchange puisqu’effectivement, comme tu dis, il faut vraiment faire l’échange direct. Si j’ai un appartement à Trifouilly-les-Oies et je veux aller à New York, malheureusement, il y a beaucoup plus de gens qui veulent aller à New York que de gens qui veulent aller à Trifouilly-les-Oies, et ça pose problème.

Hugo Allary : Effectivement, les flux touristiques mondiaux, on ne va pas les changer. Donc, ça va se faire comme ça.

Olivier Roland : Tandis que toi, tu changes le troc par un système monétaire interne où on dit : je prête mon appartement, je gagne 1000 points et je peux les utiliser après pour prendre un appartement à New York par exemple.

Hugo Allary : Tout à fait. Et l’autre évolution aussi, c’est que la plateforme est gratuite. Comme Airbnb avait attaqué HomeAway à l’époque, il n’y a pas de barrière d’entrée où on peut mettre son annonce sur le site gratuitement et on ne paiera qu’au moment où l’échange aura lieu effectivement, certains …., comme Airbnb. Alors que sur Home Exchange, ils vont payer 150 euros à l’année sans savoir si vous avez essayé les services. C’est un gros problème pour les Stéphanois notamment.

Olivier Roland : Voilà. En tout cas, pour ceux qui sont intéressés à faire ce concept parce que finalement, ça permet de se loger gratuitement un peu partout dans le monde. Comme tu disais, c’est une sorte de fusion entre CouchSurfing et Airbnb. Mais on va dire, c’est un CouchSurfing un peu plus haut de gamme puisqu’on contrôle un peu plus l’environnement. Donc, pour ceux qui sont intéressés, vous pouvez aller voir sur le site. Je vous ai mis la description juste en dessous de la vidéo. Sinon, ils tapent www.trampolinn.com. Pour les Français, c’est un peu compliqué à comprendre mais « tramp », ça veut dire vagabond, « inn », auberge en anglais. Donc, c’est l’auberge vagabond, plus le fait de sauter de maison en maison. Voilà d’où vient le nom.

Olivier Roland : Ok. Donc, tu as créé ta boîte il y a un an à peu près ?

Hugo Allary : Il y a un an, oui. Un an officiellement qu’on est enregistré. Après, on a travaillé sur le concept un petit peu avant. Ça fait quasiment deux ans qu’on est dans ce marché là. Mais cela fait un an que Trampolinn existe.

Olivier Roland : Déjà, est-ce que tu étais entrepreneur avant ?

Hugo Allary : Non, je n’étais pas entrepreneur avant. Je suis encore jeune. Il y a des entrepreneurs encore plus jeunes.

Olivier Roland : Tu as quel âge ?

Hugo Allary : J’ai 28 ans. J’ai travaillé en entreprise avant. A la fin de mes études, je suis parti en vélo en Chine. J’étais plutôt traveller qu’entrepreneur.

Olivier Roland : Attends, de la France à la Chine, en vélo ?

Hugo Allary : La France à la Chine, oui. Exactement. Deux continents.

Olivier Roland : C’est excellent. Ça t’a pris combien de mois de faire ça ?

Hugo Allary : Sept mois.

Olivier Roland : Sept mois, France-Chine en Vélo, 17 000 km. Tu as fait de la montagne ?

Hugo Allary : J’ai fait de la Montagne, j’ai fait du désert. J’ai traversé le désert de Gobi un mois quasiment. Excellent. Je me suis forgé la résilience de l’entrepreneur.

Olivier Roland : Tu m’étonnes. Excellent. Et après ça, tu as fait quoi ?

Hugo Allary : Après, j’ai travaillé à Shanghai comme broker, un lieu plutôt financier, beaucoup moins utile que ce que je fais actuellement. Mais c’était une super expérience aussi.

Olivier Roland : A Shanghai. Tu arrives à Shanghai et tu as fait : Hey ! Je vais être trader. Et les mecs ont fait : Ok. C’est vrai.

Hugo Allary : Exactement. Comme il y a 100 ans à New York, c’était un peu…

Olivier Roland : C’est énorme. Mais tu ne parlais pas chinois ?

Hugo Allary : Non, pas du tout. Ça ne m’a pas forcément servi. Ils parlent anglais. Je travaillais dans un milieu d’expat.

Olivier Roland : Ok. Donc déjà, tu n’as pas froid aux yeux. Tu t’es lancé dans une aventure dont beaucoup de gens rêvent mais pas beaucoup de gens le font. Et ça t’a motivé après à créer ta boîte alors ?

Hugo Allary : ça m’a motivé à être nomade déjà. Et Trampolinn, c’est quand même un hébergement nomade pour les gens qui aiment voyager, qui aiment parcourir le monde.

Olivier Roland : Tu as utilisé beaucoup le CouchSurfing.

Hugo Allary : J’ai utilisé beaucoup le CouchSurfing encore plus dans mon expérience d’après où j’étais chez Amaury Sport Organisation. Je travaille pour le Dakar en Amérique du sud. Donc, j’étais 15 jours à Paris, 15 jours en Amérique du sud. Et là, j’ai commencé à utiliser Airbnb, le CouchSurfing. Et plus tard un peu l’Home Exchange, j’avais du mal justement. C’est là entre l’attente et l’hôtel 5 étoiles en Amérique du sud, et avec mon logement libre à Paris où l’idée est venue et je me suis dit : il y a quelque chose à faire. Pour info, j’étais plus heureux sous ma tente que dans un hôtel 5 étoiles. Et on s’est mis à la rencontre des locaux, que ce soit sous une tente au milieu des youghts ou alors dans une chambre chez l’habitant, c’est quand même plus intéressant. Donc, Airbnb s’y met un peu comme ça. C’était ça la rencontre des locaux quand même. Nous, il n’y a pas d’argent. Donc, la rencontre n’est pas faussée aussi. En termes de relation humaine, il n’y a pas de transaction monétaire. C’est encore plus vrai.

Olivier Roland : Tu étais trader en Chine, tu t’es dit : Il faut que je crée ma boîte, je reviens en France.

Hugo Allary : Non, je suis d’abord rentré en France. Après, j’ai travaillé comme je le disais pour le rallye Dakar en Amérique du sud. Après, quand on m’a proposé un CDI, à ce moment-là, je dis : Non, ce n’est pas possible. Cela fait des années que je veux monter ma boîte. C’est bien beau de faire des ….. à Paris dans un appartement Parisien. A un moment, il faut se lancer. Donc, je me suis lancé en début 2013.

Olivier Roland : Il y a des moments où tu as eu peur ?

Hugo Allary : Peur, non. Des doutes, oui. Des doutes toujours, et je pense que c’est ce qui nous guide. Mais sinon, non.

Olivier Roland : Donc là, ça fait un an que vous avez démarré. Tu me disais, vous avez à peu près 25000 utilisateurs, c’est ça ?

Hugo Allary : On a 25000 utilisateurs qui grossissent assez rapidement depuis octobre dernier. On a 15% de croissance par semaine, en termes d’acquisition. Après, il n’y a pas encore le nombre d’échange de maison et d’accueil suffisant, mais la masse critique est plutôt atteinte. En tout cas, il y a suffisamment d’offres aujourd’hui pour répondre à la demande de nos membres. Et on a à peu près 11000 logements sur la plateforme. Tout le monde n’est pas obligé de mettre son logement, ou en tout cas à l’instant T, on peut éventuellement acheter des nuits : un système d’achat de nuit.

Olivier Roland : Pour ceux qui ne veulent pas s’embêter avec les points.

Hugo Allary : Oui, on a limité parce que comme je l’ai expliqué dans la partie tout à l’heure, on veut quand même que les gens soient à la fois hôtes et à la fois invités. Contrairement au CouchSurfing, quand tu voyages gratuitement, il faut que tu rendes à la communauté en accueillant gratuitement chez toi. C’est le principe d’être hôte à la fois et invité chez d’autres personnes.

Olivier Roland : Et est-ce qu’aujourd’hui, l’entreprise est rentable ? Elle arrive à payer vos salaires ?

Hugo Allary : Non, pas du tout.

Olivier Roland : Pas encore. Comment tu fais au niveau des ressources ?

Hugo Allary : On a un business model qui est basé vraiment sur le volume. Dans tous les cas, ça ne marchera que comme … quand il y aura des transactions, quand on aura atteint un certain volume. On aura atteint un volume important aujourd’hui. On a levé des fonds l’an dernier, à peu près cette époque, à peu près un an via des business angels. Là, on cherche une seconde levée de fonds, mais pour l’instant, ça reste du financement sur un modèle fremium dans le futur aussi, comme Facebook, comme Twitter, comme toutes ces grandes marques. Pour l’instant, ce n’est pas le but la rentabilité. C’est un but lointain.

Olivier Roland : Ok. Donc là, vous avez fait une levée de fonds concrètement.

Hugo Allary : Concrètement, oui, on a fait une levée de fonds.

Olivier Roland : Vous avez atteint une croissance suffisante pour intéresser sans doute des business angels.

Hugo Allary : Tout à fait. On travaille sur l’usage. Là, on travaille beaucoup maintenant sur la conversion, le fait que les gens échangent sur la plateforme revienne. On travaille beaucoup sur notre taux de réponse aussi. C’est pour ça qu’on lance des applications. Notre focus de 2015, c’est vraiment que les gens arrivent dans une ville par exemple, tapent : je cherche un logement sur New York, et qu’on réponde assez rapidement à sa demande pour éventuellement à court terme faire un peu comme un Tinder d’hébergement. Je suis à New York, qui veut m’héberger ? Ça, c’est le but futur du site.

Olivier Roland : Et quand on discutait, tu me disais que tu es le premier startuper que je connais qui fait ça. Tu n’as pas de bureau. En tout cas, tu en as une. Mais en gros, toi et ton équipe, vous êtes partout dans le monde et vous n’arrêtez pas de voyager.

Hugo Allary : Effectivement. Ce n’est pas facile à organiser mais c’est comme ça qu’on se plaît. On met l’accent sur la qualité de vie, on aime voyager, on aime … des saisons, on cherche la chaleur, on cherche la montagne en fonction de nos passions. Et effectivement, il y a une adresse à Paris. Le siège est officiellement à Paris. Après, on a travaillé pendant 6 mois à Barcelone dans des coworking space. Là, on était en montagne puisque moi, j’adore ça. J’appartiens aux montagnes. Donc, j’ai travaillé de la montagne, comme quoi on peut monter des startups numériques maintenant de n’importe où. Il y a la 3G, la 4G bientôt.

Olivier Roland : Tu sais qu’il y a une antenne 3G en haut de l’Everest. C’est incroyable.

Hugo Allary : Exactement. Ils vont développer des régions comme ça qui ont attiré de l’industrie lourde, maintenant de la chirurgie et tout ça avec des startups. En tout cas dans les Alpes, ils investissent beaucoup là-dedans.

Là, j’étais à Berlin le mois dernier. On part en Thaïlande dans 15 jours. On voyage. Une partie de l’équipe est en Remote. On appelle ça Remote Company. Et pas forcément ensemble. Donc, on a des systèmes internes pour travailler à distance comme Slack et Trello : planifier des tâches pour se parler de manière dynamique. Et par contre, on voyage aussi en équipe.

Olivier Roland : Vous êtes combien alors ?

Hugo Allary : On est 9 aujourd’hui.

Olivier Roland : Vous êtes 9 et vous êtes tous répartis.

Hugo Allary : Non, on voyage à 5 assez régulièrement, la Cortim un petit peu. Après, il y a certains qui restent à Barcelone. Il y en a une qui est à Kuala Lumpur en ce moment.

Olivier Roland : Donc, vous décidez de l’endroit où vous allez aller à 5. Chacun propose et vote après. C’est ça ?

Hugo Allary : Oui. Et on n’est pas tous Français. C’est assez mixte. En plus, on est une équipe déjà internationale, mixte. Donc, c’est super.

Olivier Roland : Et ça, c’est juste pour le plaisir ou tu as voulu dès le départ avoir une souplesse comme ça, vouloir encourager l’innovation dans ton esprit ou ?

Hugo Allary : Exactement. Depuis le début, je voulais ça. Après, on n’a pas recruté en fonction mais on se fait beaucoup au feeling. Effectivement, on cherche des gens qui partagent cette philosophie de vie et cette envie de bouger.

Olivier Roland : C’est vraiment génial. Je veux dire, s’il y avait encore besoin d’une nouvelle preuve comme quoi on peut aujourd’hui créer sa boîte de n’importe où, en voilà une.

J’avais interviewé quelqu’un qui s’appelle Gauthier Toulemonde qui est parti 40 jours dans une île en Indonésie.

Hugo Allary : Je le connais très bien.

Olivier Roland : Tu le connais ?

Hugo Allary : Oui. Quand j’ai fait aussi le tour du bungalow.

Olivier Roland : C’est dingue. Il est de ma région.

Hugo Allary : Moi, je viens de l’île.

Olivier Roland : On en parlera après.

Gauthier Toulemonde est parti 40 jours dans une île déserte en Indonésie avec deux portables : le portable qui est utilisé, plus une solution backup, des batteries solaires, puis une connexion satellite. Et il a montré que véritablement aujourd’hui, Internet change tout.

Ok. Alors aujourd’hui, tu es encore en recherche du business model. On espère que ça va fonctionner mais tout peut arriver. Est-ce que tu te vois aujourd’hui devenir salarié un jour ?

Hugo Allary : C’est un gros problème, non. C’est impossible. Je crois que j’ai fait trop de pas en avant pour faire des pas en arrière. Donc là, je souhaite que tromper une marche, et j’aimerais rentrer si besoin. Mais aujourd’hui, non.

Olivier Roland : Et qu’est-ce qui te parait impossible dans ce salarié, par rapport à ce qui a dit.

Hugo Allary : Salarié moderne peut-être éventuellement. Comme moi, je dis salariés aujourd’hui, je pense qu’ils sont ….

Olivier Roland : C’est-à-dire salariés nomades, sans avoir besoin d’aller au bureau tous les jours, avec une liberté d’organisation.

Hugo Allary : Exactement. Ce que j’ai essayé de vendre à ma dernière boîte d’ailleurs, Amaury Sport Organisation (ASO). C’était une grosse structure compliqué à mettre en place, mais effectivement, 30% sont des Américains qui travaillent en Remote aujourd’hui.

Olivier Roland : En France, ce n’est pas encore le cas, j’imagine.

Hugo Allary : Non, je n’ai plus les chiffres en tête.

Olivier Roland : Il y avait des tas de gens qui ne réalisent pas que ce qu’ils font, ils n’ont pas besoin de faire au bureau. C’est fou !

Hugo Allary : Non mais l’épanouissement personnel, surtout quand on a une femme par exemple et qu’on a des enfants à charge, c’est beaucoup plus simple de travailler.

Olivier Roland : Et si vous êtes entrepreneurs, vous pouvez proposer ce genre de boulot à la maison. C’est un avantage énorme par rapport à la concurrence. Vous pouvez être attirés de talents extraordinaires, peut-être même avec un salaire qui est un peu inférieur à celui du marché parce que vous proposez quelque chose d’unique.

Hugo Allary : Des talents de partout dans le monde. Donc, des gens peut-être moins chers, par exemple en Asie ou des gens parlant anglais parce que vous prenez un Américain. Il y a plein de possibilités. Après, il faut avoir confiance et il faut avoir mis en place des procédures pour être suffisamment efficaces à distance. Mais il faut avoir avant tout confiance à son équipe.

Olivier Roland : Est-ce que tu utilises les plateformes comme Odesk ou Elance pour trouver des gens.

Hugo Allary : Pas beaucoup mais un petit peu.

Olivier Roland : Sinon les employés, tu les as trouvés comment ? C’est des relations ?

Hugo Allary : De tout en fait. Mon associé, j’avais rencontré à New York lors d’un voyage, comme quoi ça sert de voyager. J’ai utilisé aussi Facebook, des groupes de Français à Berlin. J’ai recruté mon CMO comme ça, Clément qui avait vu le projet via un groupe Facebook où on faisait un peu de pub. Il s’est dit : c’est génial. Il nous a rejoint comme ça.

Chaque recrutement a son histoire. Mais très rarement par la voie classique d’un site classique.

Olivier Roland : D’accord. Et puis ce qui est bien, demain, tu peux embaucher un Marocain, un Chinois, un Japonais. Tant qu’ils parlent et ils arrivent à communiquer avec vous, c’est le principal. Est-ce que tu serais capable de prendre quelqu’un qui ne parle pas français ?

Hugo Allary : J’allais dire, c’est un peu fort. On a déjà plus de nationalités comme je te le disais. On a une Italienne. Elle parle bien le français, mais avec elle, je parle anglais. Elle parle six langues d’ailleurs. J’ai une Espagnole qui est trilingue aussi, qui parle les trois langues parfaitement. Mais moi, je parle espagnol et anglais couramment. Donc effectivement, je me vois. Et très vite le prochain, je pense, ne parlera pas français.

Olivier Roland : Et puis, tu t’apprêtes à développer à l’international.

Hugo Allary : On est déjà à l’international. C’est pour ça qu’on a ….

Olivier Roland : Sur tes, tu me dis combien, 10 000 maisons, c’est ça ?

Hugo Allary : Il y a 11 000 maisons.

Olivier Roland : Quel pourcentage à l’extérieur de la France ?

Hugo Allary : On a à peu près 30% du trafic qui est en France, donc 70% à l’international. Et aujourd’hui, on a à peu près 4 000 maisons en France, un peu moins même. Le reste, on a 60% à l’international. Aujourd’hui, on a 132 pays et plus de 3 000 villes. C’est tout de suite parti. Donc, c’est un peu compliqué à communiquer au début. Mais maintenant, on a des communautés. On a des ambassadeurs un peu dans plein de régions dans le monde, notamment à Mexico par exemple, qui s’occupent de la communauté. C’est souvent des blogueurs de voyage, ils connaissent donc le blogging, qui nous aident. Certains demandent de l’argent, certains n’en demandent pas. Aujourd’hui, on n’est pas en mesure pour l’instant de leur attribuer. Donc, on fait du bénévolat, comme c’est développé CouchSurfing, en créant des communautés dans chaque ville.

Olivier Roland : Excellent. Ecoute, merci beaucoup Hugo d’avoir partagé tout ça avec nous.

Hugo Allary : Merci à toi, Olivier.

Olivier Roland : C’est le début d’une web série sur les entrepreneurs qui font bouger la France. C’est pour montrer que oui, en France, même si ce n’est pas forcément le cadre on va dire juridique, législatif, fiscal le plus avantageux du monde, il y a quand même des gens qui se bougent les fesses graves et qui essaient de mettre en place des choses innovantes parce que là clairement, ce modèle-là, ça existe peut-être ailleurs. Mais Home Exchange comme tu l’as dit, il y a cette limitation d’échange direct, c’est vraiment quelque chose de nouveau et j’espère que ça va cartonner, en tout cas, on va suivre ça avec attention.

Hugo Allary : On espère aussi.

Olivier Roland : Pour tous ceux qui sont intéressés, est-ce que tu peux leur donner à nouveau…

Hugo Allary : trampolinn.com, « i », deux n à la fin.

Olivier Roland : trampolinn, ça s’écrit comme en français sauf « i » deux n, sans « e ».

Hugo Allary : Tout simplement.

Olivier Roland : .com.

Pour ceux qui sont intéressés, allez faire un tour. De toute façon, c’est entièrement gratuit. Donc, il n’y a pas de raison de ne pas jeter un petit coup d’œil si vous voulez vous faire héberger gratuitement.

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Merci Hugo. Bon courage pour la suite et puis, à bientôt.

A demain pour la prochaine. Au revoir.

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