Comment Gaëlle vends ses OEUFS dans le monde entier avec son blog

► Obtenez gratuitement mon livre « Vivez la vie de vos rêves grâce à votre blog » en cliquant ici ! 🙂
<a href= »http://olivier-roland.tv/livre-offert » target= »_blank » rel= »nofollow »>http://olivier-roland.tv/livre-offert

Les blogs de Gaëlle :
– Cheval facile : http://cheval-facile.com/
– Oeuf poule poussin : http://oeuf-poule-poussin.com/

Pour aller plus loin :
http://www.des-livres-pour-changer-de-vie.fr/ – une sélection de livres rares et exigeants pour changer de vie
http://blogueur-pro.com/ – Devenez libre et indépendant financièrement grâce à votre blog
http://www.habitudes-zen.fr/ – Vivre une vie zen et heureuse
http://devenez-meilleur.fr/ – Le développement personnel pour les gens intelligents
http://olivier-roland.tv/videos pour être prévenu chaque matin à 7H quand une vidéo géniale est publiée, pour démarrer la journée avec une pêche d’enfer ! 🙂

https://www.youtube.com/watch?v=XYnGsJLRqBM

 

Transcription texte (littérale) de la vidéo « Comment Gaëlle vends ses OEUFS dans le monde entier avec son blog » :

Olivier Roland : Je suis actuellement avec Gaëlle Dobignard qui est membre de la formation Blogueur Pro.

J’ai voulu t’interviewer parce que tu as plusieurs blogs, notamment, un blog qui s’appelle « Œuf, Poule, Poussin », et un jour, tu m’as dit qu’avec ton blog, tu vends des œufs de poule de race dans le monde entier. Donc, je voulais qu’on en discute parce que cette histoire est absolument incroyable.

Est-ce que tu peux te présenter rapidement ? Qu’est-ce que tu fais ? Quels sont tes blogs ?

Gaëlle Dobignard : Je m’appelle Gaëlle Dobignard. A la base, je suis comptable de formation. C’est ce que j’ai appris à l’école.

Ensuite, j’ai plutôt un cursus dans le milieu équestre.

Je suis monitrice d’équitation, Guide de Tourisme Equestre. J’ai fait ça pendant 20 ans en ayant des structures à moi. Puis, il y a un moment où le public ne me suit plus. Il y a des handicaps. Donc, il faut arrêter.

J’ai cherché à me reconvertir. Et c’est à ce moment-là où je suis tombé sur ta formation Blogueur Pro et où je me suis dit que j’allais peut-être pouvoir faire à distance l’enseignement que je ne pouvais plus faire en présentiel.

Olivier Roland : D’accord. Et pourquoi tu t’es inscrit à la formation Blogueur Pro à la base ? Tu voulais déjà créer un blog ?

Gaëlle Dobignard : Non. En fait, je cherchais à travailler à distance, c’est-à-dire à travailler en vidéo ou à faire des livres, des fiches, quelque chose que je pouvais vendre sur le net et qui ne m’obligeait plus à être en présentiel avec les chevaux puisque j’ai énormément de mal physiquement maintenant à assumer ce travail-là.

Olivier Roland : Donc, tu t’es inscrite.

Gaëlle Dobignard : C’est tombé au bon moment.

Quand je cherchais un peu quelque chose, tu as lancé une ouverture des inscriptions le mois où je cherchais. Ça a vraiment été opportun.

Olivier Roland : Et tu as créé ton premier blog « Cheval facile », c’est ça ?

Gaëlle Dobignard : J’ai créé « Cheval facile » puisque c’était les bases de mon métier depuis 20, 25 ans, peut-être un peu plus. Je ne me voyais pas trop me lancer dans quelque chose que je ne maîtrisais pas alors que là, j’avais toutes les bases. J’avais de l’expérience, j’avais du vécu, j’avais des choses à raconter.

Je ne suis pas forcément toujours d’accord avec tout le monde, mais j’appuie avec conviction ce que je pense. Et je le dis haut et fort même si ça ne plaît pas à tout le monde.

Là, c’était l’opportunité d’écrire puisque j’aime beaucoup écrire, de diffuser sur le web, d’échanger.

Petit à petit, j’avais fait un peu de coaching et suivi d’élèves à distance avec pas mal de succès. Donc ça, c’est un truc qui me plaît, mais que je le fais de moins en moins parce qu’entre temps, une autre passion est survenue. Et je me suis fait un petit peu dépasser par cette passion.

Olivier Roland : Tu vendais du coaching pour des gens qui veulent être de meilleurs cavaliers ?

Gaëlle Dobignard : De meilleurs cavaliers ou qui veulent avoir…

Surtout, je travaille sur la relation cheval et humain, tout ce qui peut se passer entre eux que soit après pour monter ou pour atteler, ou pour faire du travail à pied, peu importe la finalité.

Je suis spécialisée dans le comportement équin et dans l’amélioration de la relation entre l’humain et son partenaire équin.

C’est surtout cela que je vends parce que c’est là où je suis très à l’aise et je maîtrise énormément de résultats. C’est là-dessus que je mets l’accent sur les formations et sur mes coachings à distance.

Olivier Roland : Donc, tu t’es fait dépasser par les autres passions qui sont les œufs de poule.

Gaëlle Dobignard : Peut-être pas les œufs, mais les petits poulets.

Olivier Roland : Parce que tu vis à la campagne, au milieu de la nature. Tu as plein d’animaux.

Gaëlle Dobignard : Je vis à la campagne entourée peut-être de 250 animaux, et j’ai toujours eu envie d’avoir des poules.

Il y a trois ans, on n’avait pas encore de poules. C’est pour dire que je suis complètement novice dans le truc. C’est complètement tout nouveau.

On était parti de l’amateur, on se retrouve professionnel puisque je suis agricultrice, je suis déclarée avec mon élevage pour que tout soit fait dans les normes.

Au départ, on avait quelques poules chez nous. Puis, j’avais bien l’idée du blog. Je t’en avais parlé.

Et c’est vrai que c’est un truc un peu fou parce qu’on ne maîtrisait pas. Je ne m’y connaissais rien.

Ce n’est pas parce qu’on a élevé des chevaux pendant 20 ans qu’on sait élever des poulets. Il y avait quelques notions qu’on peut réutiliser, mais pour le reste, ça me semblait un peu osé.

On a eu nos premiers poulets en juillet 2013, juste après que je me sois inscrite à la formation. Et j’ai fait le petit blog sur les poules en mai 2014.

Olivier Roland : Un an plus tard.

Gaëlle Dobignard : Voilà, juste pour nous. En se disant : ce que j’ai appris, je vais un peu le mettre en pratique. Puis, on avait envie de raconter notre histoire en fait.

On a fait deux, trois articles qui ont cartonné. Et à partir de là, on s’est retrouvé à vendre.

L’année dernière, on a été complètement dépassé par le succès du blog.

Olivier Roland : C’est vraiment incroyable.

Tu peux résumer en quelques mots le concept de ton blog « Œuf, Poule, Poussin ». Qu’est-ce que tu enseignes, qu’est-ce que tu partages sur ce blog ?

Gaëlle Dobignard : Alors sur Œuf Poule Poussin, je partage finalement tout ce que j’apprends. Je ne cachais à personne qu’on n’y connaissait rien, qu’on a eu nos premières poules il n’y a pas longtemps.

Par contre, je me sers de mon expérience avec les animaux précédemment, avec les chevaux, et j’arrive à transférer beaucoup de choses et d’expériences avec les poulets, notamment sur le comportement animal.

Olivier Roland : En gros, tu enseignes comment élever des poulets heureux et en bonne santé.

Gaëlle Dobignard : C’est ça.

Ce qui m’intéresse, c’est que les gens aient chez eux, contrairement à ce qu’on leur vend dans le commerce actuellement où on n’incite pas les gens à garder leurs poulets longtemps parce que ça ne fait pas fonctionner le commerce. Il faut dire les choses comme elles sont.

Je suis plutôt dans la tendance inverse. C’est que j’ai envie que les gens gardent leurs poulets longtemps parce que c’est devenu des petits animaux de compagnie, comme un chien ou un chat.

Olivier Roland : Le but, ce n’est pas de les manger à la fin alors ?

Gaëlle Dobignard : Non, ce n’est pas de les manger à la fin. C’est vraiment du petit poulet d’ornement ou de compagnie.

Olivier Roland : D’accord.

Gaëlle Dobignard : Et j’ai aussi une clientèle qui fait des sujets d’exposition pour faire de la compétition.

Olivier Roland : Oui, la compétition. Il faut avoir un beau poulet, c’est ça ?

Gaëlle Dobignard : C’est ça. C’est comme un concours de beauté pour chien ou pour chevaux. Ça existe aussi pour les poulets.

Et j’ai des gens qui cherchent à changer le sang de leur souche. Ils nous contactent pour avoir des œufs d’une autre souche.

Olivier Roland : C’est vraiment un monde que je ne connais pas. C’est intéressant. Donc, comment avoir un beau poulet d’animal de compagnie ou de compétition ? Tu as été dépassée par ce blog.

Tu peux nous donner des chiffres ? Par exemple, tu as combien de visites par jour aujourd’hui ?

Gaëlle Dobignard : Je dois avoir à peu près 400 par jour.

Olivier Roland : Ce n’est pas mal.

Gaëlle Dobignard : Et j’ai entre 800 et 900 pages ouvertes.

Olivier Roland : Donc, les gens regardent à peu près deux pages vues par session.

Gaëlle Dobignard : En fait, nous ce qu’on vend, c’est principalement les œufs fécondés. C’est-à-dire qu’on a plusieurs parterres de poules avec un coq, de manière à ce que l’œuf soit fécondé et produise un poussin.

Olivier Roland : En gros, ce que tu vends, ce n’est pas des poulets pour être mangé, mais des beaux poulets. Et du coup, tu assures aux clients qu’ils vont avoir un poulet de belle race et tout ça.

Donc, les gens achètent les œufs sur ton blog et toi, tu les expédies partout dans le monde ?

Gaëlle Dobignard : C’est ça.

J’ai une clientèle principalement française parce que j’ai du mal à voir mes autorisations d’export au niveau des administrations françaises. Ça traîne un petit peu.

Je triche un peu en faisant quelques exportations parce que j’ai des clients très fidèles et qui s’en foutent que les papiers soient faits ou pas. Mais oui, j’ai de la demande partout.

Encore cette année, on est complètement dépassé par le succès qu’a le blog au niveau international puisqu’on est contacté partout. C’est vraiment un truc de fou.

Olivier Roland : Vous avez des demandes de quel pays par exemple ? De quels endroits ?

Gaëlle Dobignard : J’ai tout l’Outre-mer. Donc, c’est la France, c’est tout l’Outre-mer.

Olivier Roland : La Réunion, Mayotte.

Gaëlle Dobignard : C’est ça. La Réunion, Mayotte, l’île Maurice.

De l’autre côté, on a la Guadeloupe, Martinique. On a une forte demande sur la Nouvelle-Calédonie, mais pour le moment, ils veulent absolument par contre qu’il y ait les certificats de sanitaires et tout. Donc, on attend que les administrations françaises fassent leur boulot pour qu’on puisse exporter nos œufs là-bas.

Sinon au niveau des pays, on vend beaucoup en Europe, l’Espagne, Suisse, Allemagne, Belgique.

On vend au Canada. On vend à l’Afrique aussi.

Olivier Roland : C’est génial. Excellent.

Gaëlle Dobignard : En Afrique, c’est l’Afrique du Nord. C’est plus pour faire de l’ornement. Et l’Afrique centrale, je ne me fais pas d’illusion, c’est beaucoup plus pour faire de l’alimentaire.

Olivier Roland : D’accord.

Gaëlle Dobignard : Pas tous. Il y en a qui continue à m’envoyer des photos de leurs poulets. Ils sont très contents.

En fait, ce sont des gens qui voulaient des poulets d’ornement et de compagnie. Mais il y en a quand ils achètent que les grosses races, que les œufs des grosses races chez nous, on sait très bien que c’est pour manger. Il ne faut pas non plus se voiler la face.

Olivier Roland : Du coup, pour qu’on ait une idée, tu les vends combien ces œufs ?

Gaëlle Dobignard : Les œufs sont à vendre entre 3 euros et 4 euros selon la rareté et la variété, puis selon la demande puisqu’il y en a qui sont plus demandés que d’autres.

On a du mal à les produire également parce qu’il y a très peu de souches en France.

C’est à peu près le prix. Ça n’a pas l’air énorme comme ça, mais on est quand même les plus chers du marché.

Olivier Roland : D’accord. Et donc, je pense qu’en plus, les gens n’en achètent pas un, ils en achètent plusieurs ?

Gaëlle Dobignard : Oui.

Olivier Roland : Ils sont fécondés et après, il n’y a plus qu’à les mettre en dessous d’une poule dans une couveuse. C’est ça ? Et ça fait un petit poussin.

Gaëlle Dobignard : Après, on attend 21 jours d’incubation que ce soit sous la poule ou dans l’incubateur.

Et normalement si tout a bien fonctionné, s’ils n’ont pas été trop brassés pendant le transfert postal ou avion, ça donne des petits poussins.

Olivier Roland : C’est incroyable.

C’est compliqué d’envoyer des œufs comme ça parce que c’est fragile quand même.

Gaëlle Dobignard : Il faut bien conditionner.

Pour demain, j’ai environ 180 œufs à conditionner pour les envoyer demain. Là, on est en train de préparer toutes les boulettes de papier qui vont servir d’amortisseur de manière à ce que si tes colis sont secoués au tri postal, que la boîte ne touche jamais les bords et que les boîtes dans le même colis ne se heurtent pas. Donc, on cale avec plein de calage papier.

On réutilise toutes ces publicités. On les met en petites boulettes de papier pour caler tout ça.

Cela demande du temps, mais j’aime bien. Je fais des colis comme s’ils étaient pour moi, en fait.

Olivier Roland : D’accord. Tu dis que tu as 180 œufs qui vont être envoyés demain, c’est ça ?

Gaëlle Dobignard : Oui, c’est ça.

Olivier Roland : Sur un lot, tu envoies combien à peu près d’œufs ?

Gaëlle Dobignard : Tu fais par 4 semaines. Je te laisse calculer.

Olivier Roland : C’est 180 par jour que tu fais ?

Gaëlle Dobignard : Non. Ça, c’est les commandes par semaine. En fait, on fait 200 œufs par semaine pour un envoi. Puis, on en envoie un petit peu sur place dans cette période-là.

Olivier Roland : Donc, ça fait 780 œufs à peu près.

Gaëlle Dobignard : Oui.

Olivier Roland : C’est devenu une vraie industrie.

Gaëlle Dobignard : Oui. Là maintenant, pour améliorer parce que comme je suis franchement dépassée par la demande, j’ai plus de demandes que ce que je peux fournir grosso modo. Donc, ce qui me permet aussi de trier la clientèle, ce qui est assez confortable.

Olivier Roland : Exactement. Puis, tu peux monter tes prix aussi forcément.

Gaëlle Dobignard : Si je veux. L’année prochaine, je peux monter les prix puisque moi j’ai la TVA sur les prix alors que tous les gens qui vendent sur le bon coin sur Internet, ils font ça discrètement. Ils ne paient pas de TVA, ils ne paient pas de charges.

Olivier Roland : Donc là, ça te fait un chiffre d’affaire de ventes d’environ 2 500 à 3 000 euros par mois ?

Gaëlle Dobignard : Oui, à cette période de l’année parce qu’il y a une saisonnalité. Les poules ne pondent pas toute l’année.

Olivier Roland : D’accord.

Gaëlle Dobignard : Là, on est dans le gros de la saison, sachant que toutes mes poules sont en train de se mettre à couver. Donc là, je n’ai plus que la moitié de mon effectif en ponte.

Olivier Roland : C’est incroyable.

C’est fou quand même d’avoir un business aussi traditionnel. On parle d’élevage de poules, c’est un truc qui est multi millénaire. Et là, on arrive à un autre niveau avec Internet et juste avec un blog.

Gaëlle Dobignard : Oui. On a été dépassé par le blog parce que le fait d’avoir suivi la formation, d’avoir semé deux autres blogs avant m’a permis d’acquérir un peu d’expérience.

J’ai bien référencé mes articles, bien référencé les photos et ça a eu un impact quasiment immédiat.

Puis, j’avais remarqué que les œufs de poules qu’on vendait là sont un petit peu rares. Il n’y en a plus tellement en France. Du coup, elles sont plus recherchées.

Et c’est l’article d’il y a trois ans qui continue à me ramener du monde, même si depuis, j’ai fait des pages de ventes avec des tarifs qui fonctionnent bien.

Mais cet article-là du tout début continue à me ramener du monde.

Olivier Roland : C’est génial. Donc là, tu as appliqué un des concepts que j’enseigne qui est de créer du contenu sans date d’expiration, qui est toujours valide dans 5, 10, 15, 20 ans.

Du coup, ce travail que tu as fait travaille aujourd’hui pour toi. Et tous les jours, il t’amène de nouveaux clients.

Gaëlle Dobignard : Exactement.

Olivier Roland : C’est extraordinaire.

En plus, tu m’as dit que quand tu m’as parlé du projet à l’époque, je n’y ai pas trop cru.

Honnêtement, ça ne m’étonne pas plus que ça parce que c’est vrai. Des fois, c’est ça le problème. On ne peut jamais savoir à 100% si quelqu’un va réussir ou pas.

Il y a des projets où je dis même à des gens, des membres de ma formation que ça va trop cartonner, ça ne marche pas et inversement.

Là, tu m’as prouvé que j’avais tort. Bravo pour ça.

Gaëlle Dobignard : D’un autre côté, on ne sait pas pour combien de temps ça va fonctionner non plus. Il fallait être là au bon moment.

Olivier Roland : Tu crois que c’est une mode, une tendance ?

Gaëlle Dobignard : Il y a des chances.

Maintenant, les gens cherchent quand même beaucoup le retour à la nature. Ils ont envie d’avoir leurs potagers, leurs légumes, les poules pour avoir leurs œufs parce que même si elles sont jolies, elles vont pondre des œufs. Donc, ils ont des œufs frais avec.

Les poules mangent une nourriture saine qu’ils ont donnée, donc on sait ce qu’on mange dans l’œuf, etc.

Il y a beaucoup de retour à la nature de plus en plus. Et je ne pense pas que ça reviendra en arrière, mais est-ce que la poule d’ornement, un animal de compagnie va durer dans le temps ? Je ne sais pas. L’humain est tellement bizarre.

Olivier Roland : En tout cas, il faut que tu utilises ta position maintenant pour consolider le fait que ça marche, pour consolider ta position.

Tu devrais peut-être même faire le partenariat avec d’autres membres de Blogueur Pro qui sont dans une thématique similaire.

Il n’y a personne qui vend des poules à part toi dans Blogueur Pro, mais je pense à Loïc Vauclin qui a des potagers et qui propose comment faire des potagers en carrés. Peut-être que des gens qui ont un jardin veulent aussi une ou deux poules, ce genre de truc.

Gaëlle Dobignard : Oui, c’est ce qu’on envisage.

Déjà, mon ami de blog espérait de devenir apiculteur. On a beaucoup de projets puisqu’il était également dans le milieu équestre avant.

On va relancer les blogs « Attelage » et « Cheval » pour travailler ensemble là-dessus tous les deux. Et puis aussi, le concept du retour à la nature.

Les abeilles peuvent en faire partie au même titre que les potagers de Loïc ou d’autres acteurs.

J’ai pris contact aussi avec une des membres de la formation qui traite des plantes médicinales et des huiles essentielles.

Ça m’intéresse de faire toute une gamme de test sur mes poulets pour améliorer leurs conditions de vie et leurs résistances avec des produits naturels et non plus avec des antibiotiques comme c’est fait au niveau industriel.

Olivier Roland : Tu devrais contacter Thierry Bailliet, je ne sais pas si tu le connais. C’est un membre de la formation. Il a une chaîne Youtube qui cartonne.

Je ne sais pas s’il a un truc à faire parce que lui, il est agriculteur. A la base, il est fermier. Il montre avec son tracteur comment on fait, comment ça fonctionne une ferme moderne.

Il a eu un million de vues quand même sur sa chaîne Youtube, donc c’est incroyable.

Il y a plein de possibilités.

C’est ça aussi qui est génial. Blogueur Pro, c’est une vraie communauté.

Il y a aujourd’hui une centaine, dont pas mal de gens qui ont réussi dans leurs domaines. C’est vraiment super. Bravo.

En tout cas, là tu es heureuse. C’est ton activité principale ?

Gaëlle Dobignard : Oui, complètement. Je ne fais plus du tout de présentiel en équitation. Je suis encore quelques clients par coaching.

Puis j’ai mon livre, mon premier guide qui peine un peu à sortir dans le format que les lecteurs avaient choisi. Alors, je ne me prends plus la tête. Il sortira quand il sortira.

Je suis très perfectionniste et je sais exactement ce que je veux et ce que je ne veux pas.

Mes lecteurs avaient choisi un format. Donc, je vais m’y tenir. Il est déjà sorti en A4, mais il se vend très peu parce que ce n’était pas ce que les lecteurs voulaient.

Donc, je persiste. Ça se fait doucement et ça avance doucement. Quand il sortira, il sortira.

La suite est presque écrite aussi. Si ça cartonne, je mets la suite et j’envoie la suite.

J’ai plein de projets au niveau « petits poulets ». C’est ce que j’ai envie de faire : de proposer du coaching, de proposer des fiches techniques pour comment faire incuber un œuf pour qu’il y ait de la réussite – parce qu’on peut tout rater en mettant les œufs en couveuse, ça ne marche pas tout seul non plus – comment élever un poussin pour que ça devienne un joli poulet.

Olivier Roland : En vendant des produits d’information, tu vas avoir un effet de levier supplémentaire intéressant.

Gaëlle Dobignard : J’aime enseigner et, donc, je vais pouvoir aussi faire.

Là, j’ai fait de projet avec des écoles cette année. Je suivais les enfants par Skype, genre ils incubaient les œufs dans la classe.

Olivier Roland : Génial.

Gaëlle Dobignard : Oui. On a eu des petits projets cette année absolument fabuleuse, je me suis régalée. Et j’ai hâte de la rentrée pour pouvoir recommencer.

Olivier Roland : C’est super. Du coup, tu penses que tu aurais pu faire ça sans la formation Blogueur Pro ?

Gaëlle Dobignard : Non.

Olivier Roland : Donc, tu es contente de t’être inscrite ?

Gaëlle Dobignard : Oui. Je suis franche et honnête parce que jamais déjà, je n’aurai eu l’idée d’aller vendre des œufs sur Internet. Je ne sais même pas si j’aurai eu l’idée de vendre des œufs tout court d’ailleurs à part autour de chez moi.

Ça m’a ouvert plein de perspectives.

Même si je suis loin d’avoir fini la formation, j’assume parce que j’ai du travail à côté. On ne peut pas tout faire, il faut faire des choix.

Ce que j’ai appris et il nous a aussi rendus, c’est que j’ai tout appliqué. Et ce que j’ai appliqué, je sais que ça fonctionne.

Olivier Roland : Oui. Effectivement, ça fonctionne bien.

Et c’est très intéressant ce que tu dis. Tu as dit : peut-être qu’éventuellement, sans la formation, j’aurai juste vendu autour de moi.

C’est aussi une des clés que j’enseigne dans la formation et que je dis partout, c’est qu’aujourd’hui avec Internet, avec la même quantité d’effort qu’il fallait pour créer un business local il y a 20 ou 30 ans, on a un business mondial.

Tu en es la preuve vivante parce qu’effectivement, il y a 30 ans, tu aurais vendu dans le coin et c’est tout. Et aujourd’hui, ça ne demande pas d’effort démesuré d’avoir des clients en Nouvelle-Calédonie, en Guadeloupe, à la Réunion, en Afrique, etc.

Gaëlle Dobignard : Pour moi, c’est exactement pareil puisque n’ayant pas de réseau téléphonique chez moi, je traite tout par mail, par Internet, ce qui me permet de répondre aux heures où je ne suis pas dehors avec les poules.

Le téléphone, ça a des contraintes que les mails n’ont pas. Donc, je traite tout le monde une fois le matin, une fois l’après-midi, une fois le soir parce que j’ai beaucoup de demandes et de demandes de conseils aussi.

Pour le moment, je réponds à tout le monde.

Et que je traite quelqu’un qui est à 10 km de chez moi ou que je traite quelqu’un qui est à 10 000 km, c’est exactement la même chose. Ça ne me demande pas plus de temps, pas plus d’effort et je le fais de la même manière.

Olivier Roland : Aujourd’hui, avec Internet, le monde est vraiment plat.

Je suppose que ça peut paraître un peu plus cher d’envoyer en Nouvelle-Calédonie que dans le village à côté de chez toi ?

Gaëlle Dobignard : Bien sûr. Les colis à l’international coûtent très cher.

Olivier Roland : Mais ce sont les clients qui paient, donc peu importe.

Gaëlle Dobignard : Les clients qui paient. Et de toute manière, j’ai moins de problèmes relatifs à l’argent avec les clients étrangers qu’avec la clientèle française.

Olivier Roland : Tu veux dire qu’ils paient plus facilement ?

Gaëlle Dobignard : Quand ils décident d’acheter quelque chose à l’étranger, ils connaissent déjà les coûts. Ils savent ce que c’est. Ils ne viennent pas pinailler pour 10 ou 15 euros. On n’a jamais ce souci-là avec la clientèle étrangère.

Olivier Roland : D’accord.

C’est incroyable Gaëlle. Tu es au fin fond de la campagne. Tu es où exactement d’ailleurs ?

Gaëlle Dobignard : Dans le fin fond de la campagne, le milieu de la France où tu ne sais pas dire quel…

Olivier Roland : Genre La Creuse, l’Auvergne, tout ça ?

Gaëlle Dobignard : Au-dessus parce que là, tu sais ce que c’est la Creuse ?

Olivier Roland : Le truc au-dessus de la Creuse, l’Auvergne, personne ne sait ce que c’est.

Tu es là alors. C’est ça ?

Gaëlle Dobignard : Ça s’appelle Le Berry.

Olivier Roland : Donc, du fin fond de la campagne française où personne ne sait où c’est, tu as une multinationale qui vend dans des tas de pays, des dizaines de pays. C’est fou quand même.

Gaëlle Dobignard : Quand je dis aux gens qu’on est dépassé par le succès du blog, souvent ils ne me croient pas. Mais pourtant, c’est la réalité.

Olivier Roland : C’est un bon problème à voir quand même.

Gaëlle Dobignard : Oui, il le faut vraiment.

Olivier Roland : C’est génial. Et tu as de réseau téléphonique et tout. C’est fou.

Tu me disais d’ailleurs avant qu’on commence cette interview que la connexion Internet marche plutôt la nuit que le jour parce qu’apparemment, vous êtes plusieurs à consommer la même bande passante. Là, vous êtes dans un petit village en fait. C’est incroyable.

Gaëlle Dobignard : On n’est même pas dans un petit village, on est vraiment en pleine campagne. On n’a pas de voisin.

C’est une propriété avec quelques hectares. On a les poules près de la maison, les chevaux tout autour, les poneys, etc.

Olivier Roland : Tu m’as dit qu’un jour, il fallait que je vienne te voir pour faire une interview en réel et pour montrer un peu tout ce qu’il y a autour. Je suis sûr que c’est très beau.

Gaëlle Dobignard : Pas de souci, tu es le bienvenu. Et je serai fière de montrer tout ce qu’on a fait puisqu’on a fait tout ça dans le respect du bien-être animal. Jamais en aucun cas, on ne vendra au détriment des animaux.

Olivier Roland : D’accord.

Gaëlle Dobignard : Au pire, je refuserais des ventes plutôt que de mettre mes animaux dans le mal-être. Donc, mes animaux ont des parcs très grands.

Olivier Roland : Ce sont des poulets bio, heureux, contents, verts, tout ce que tu veux.

Gaëlle Dobignard : Mais il n’y a pas de mystère. Quel que soit l’animal. Là on parle du poulet, mais un animal qui est heureux, qui est bien dans sa famille, bien dans son groupe, bien dans son milieu de vie, il va pondre des œufs de qualité puisqu’en plus, je me casse la tête pour faire une vraie alimentation traditionnelle, riche, variée.

Donc, on a des œufs d’une extrême qualité et c’est supérieur. Ça fait du poussin de qualité. Il n’y a pas de mystère.

Et jamais, on ne vend au détriment des animaux. C’est-à-dire, s’il y a des animaux qui ne vont plus bien ou ça baisse de qualité, je stoppe les ventes.

Olivier Roland : Ça, c’est ton engagement éthique et moral. Et ça montre qu’on peut faire du business tout en restant proche de ses valeurs.

Merci d’avoir partagé tout ça Gaëlle. Je pense que ça va épater pas mal de gens. C’est incroyable cette histoire.

Est-ce que tu as un conseil à donner pour les gens qui veulent se lancer dans le blogging, qu’ils soient inspirés par ton histoire, qu’ils se disent : moi aussi, je veux avoir mon petit business international à partir de mon coin perdu ?

Gaëlle Dobignard : Je vais avoir peut-être plusieurs conseils à donner.

C’est qu’au départ, on est très pressé, on a envie que ça fonctionne dans les deux ou trois mois.

Il ne faut pas se leurrer. Il y a très peu de gens qui réussiront à faire fonctionner leur blog dans les deux ou trois mois.

Donc, il faut s’armer de patience, oublier un peu toutes les statistiques, les données, la progression du blog, et se dire : ça prendra le temps qu’il faut et je vais le faire correctement.

J’étais très pressée au début que « Cheval facile » fonctionne, que ça cartonne, etc. Puis finalement, il a fonctionné à partir du moment où j’ai un peu laissé de côté en me disant : ça viendra quand ça viendra.

Il faut laisser un peu les choses se faire aussi naturellement.

On a une clientèle qui s’est fait naturellement finalement. On n’a pas été la chercher, c’est elle qui est venue à nous. Et je crois que c’est la meilleure clientèle possible.

Olivier Roland : C’est intéressant comme conseil. C’est ce que j’appelle la méta-persévérance. C’est-à-dire que toi tu as toujours persévéré Gaëlle. Pourtant, tu as eu des petits moments où tu étais en pause.

Tu as toujours persévéré, mais tu n’as pas non plus dit : ça fait un an que je donne des coups de boules dans un mur et ça ne marche pas, mais je vais quand même continuer.

C’est se dire : je veux persévérer, je veux réussir sur Internet. Mais là, ça n’a pas marché sur ce projet-là. Donc, je vais utiliser mes connaissances, mon expérience pour tenter un autre projet.

Gaëlle Dobignard : Il faut rebondir. Puis, je m’adapte très, très vite.

Il ne faut pas hésiter à saisir une opportunité, quelque chose qui se présente. Là, les petits poulets, je me suis formée. J’ai été à apprendre avec des vétérinaires, avec des éleveurs, avec des juges internationaux de manière à savoir un peu de quoi je parle parce que je n’y connaissais rien. Si je veux bien vendre quelque chose, il faut savoir de quoi je parle. Donc, on est parti.

Il y a trois ans, je n’ai jamais touché une poule. Mais il y a des moments où il y a une opportunité, il faut se lancer, il faut se donner les moyens d’y arriver. Et je n’ai pas investi des milliards pour mon truc. Ça s’est fait petit à petit et puis ça fonctionne.

Maintenant, je vais aménager des choses pour que ça soit plus confortable dans le fonctionnement, qu’il y ait une meilleure productivité, etc. – ça, c’est du travail de base sur l’élevage – puis, sur la gestion de la clientèle, sur le temps que je passe au niveau de la gestion de la clientèle.

Olivier Roland : C’est exactement ce que j’enseigne. C’est de plutôt envisager son projet de business comme un truc qu’on va tester au fur et à mesure, et toujours en testant et se confronter à la réalité le plus vite possible avec le minimum d’investissement en temps, en énergie et en argent surtout.

Et comme tu l’as dit, on peut très bien créer son business à temps partiel avec peu de fond finalement. Donc, il faut la bonne approche.

Gaëlle Dobignard : On avait deux poulets au départ. On avait un coq et une poule. Ça a été les premiers.

C’est grâce à eux si aujourd’hui le blog existe, si aujourd’hui on a un fan club parce que j’ai une armée de followers sur Facebook qui sont pour la plupart devenus des amis parce qu’on a beaucoup échangé.

Ça fait une petite communauté super sympa qui partage les images des éclosions. Il y a plusieurs faire part d’éclosion au printemps là. Le truc y vit, c’est super chouette.

Olivier Roland : On te sent en plus très heureuse, rayonnante même. Ça fait plaisir.

Gaëlle Dobignard : Oui, je suis vraiment contente de ce qu’on a créé, de la qualité de ce qu’on produit.

Il faut que tu viennes vraiment pour que tu voies les petits animaux au printemps là. C’est génial.

On met les poussins en liberté dehors. Ils sont sur tout le terrain. Tu arrives, ils arrivent en courant vers toi parce que ce sont des animaux bien dans leur tête. Au lieu de nous fuir, ils viennent vers nous.

C’est du bonheur à 100%, à 200% même.

Olivier Roland : Ça fait plaisir.

Vous avez aimé cette vidéo ? Cliquez ici pour vous abonner gratuitement à la chaîne Youtube ! 🙂

Mot-clés utilisés pour trouver cet article :

comment developper la vente des oeufs, comment vendre des oeufs a l\etranger