Comment Chou-Tac vit de sa PASSION avec son blog pour le design

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– Le blog de Chou Tac « The design sketch book » :
http://www.thedesignsketchbook.com/

Pour aller plus loin :
http://www.des-livres-pour-changer-de-vie.fr/ – une sélection de livres rares et exigeants pour changer de vie
http://blogueur-pro.com/ – Devenez libre et indépendant financièrement grâce à votre blog
http://www.habitudes-zen.fr/ – Vivre une vie zen et heureuse
http://devenez-meilleur.fr/ – Le développement personnel pour les gens intelligents
http://olivier-roland.tv/videos pour être prévenu chaque matin à 7H quand une vidéo géniale est publiée, pour démarrer la journée avec une pêche d’enfer ! 🙂

https://www.youtube.com/watch?v=TfUxGhOsVJY

 

Transcription texte (littérale) de la vidéo « Comment Chou-Tac vit de sa PASSION avec son blog pour le design » :

Olivier Roland : Bonjour, je suis avec Chou-Tac qui est le créateur du blog en anglais « The Design Sketchbook ».

Tu es membre de la formation Blogueur Pro. Tu m’as dit récemment que grâce à la formation Blogueur Pro, ton blog cartonne. Tu as fait, je crois, 60 000 dollars sur les 12 derniers mois. C’est ça ?

Chou-Tac Chung : C’est ça. Les 6 derniers mois.

Olivier Roland : C’est vraiment pas mal.

Quel est le concept de « The Design Sketchbook » ?

Chou-Tac Chung : A la base, c’est un blog qui permet de partager dans le domaine du design produit avec des étudiants, des professionnels, comment mieux dessiner, comment mieux représenter ses idées sur papier et pouvoir mieux les communiquer tout simplement.

Olivier Roland : C’est vraiment conçu pour les professionnels ou futurs professionnels du design.

Chou-Tac Chung : C’est ça, oui.

Olivier Roland : Typiquement, je veux créer un mug ou un écran ou un appareil photo. Il faut quand même qu’il ait un design sympa. Je fais appel à un designer professionnel pour qu’il ait une belle tête.

Chou-Tac Chung : C’est ça parce qu’effectivement en design produit, ce qui est très important, c’est la phase de recherche. Et c’est là où justement on fait appel au dessin tout simplement en crayon.

Un simple crayon permet de mettre sur papier toutes ses idées et pouvoir communiquer très facilement parce que les mots souvent ne suffisent pas. On a besoin de faire appel au dessin.

Olivier Roland : Comment tu as eu l’idée de créer ce blog ? Et qu’est-ce que tu faisais avant ?

Chou-Tac Chung : La première chose, comment j’ai eu l’idée ?

C’est grâce à ta formation puisque tu disais qu’il faut partir à partir d’une passion que l’on a, donc chose que je suis complètement convaincu aujourd’hui pour réussir dans le blogging.

Qu’est-ce que je faisais avant ?

J’ai arrêté l’école assez tard. J’ai arrêté à 27 ans. Donc, j’avais passé pas mal de temps à l’école.

J’ai commencé par des études de commerce deux ans, un an en gestion de multimédia pour une troisième année. Ensuite, je voyais que ça ne me plaisait pas tant que ça. J’ai décidé donc de suivre ma passion à ce moment-là, et je me suis inscrit dans une école de design pour 5 ans.

Je suis revenu de Bac+3 à Bac+0, et j’ai refait 5 ans.

Olivier Roland : Tu as un Bac+3 et un Bac+5. Tu as deux Bac. Tu as suivi une formation de designer professionnel et tu sors de cette école.

Est-ce que tu as pratiqué un peu ton métier ou pas du tout ?

Chou-Tac Chung : Après ça, je suis parti à l’étranger travailler en Allemagne. Donc, Adidas, pour du football, la chaussure.

Une fois que je suis revenu en France, je savais déjà que je voulais repartir travailler à l’étranger.

Donc, je suis allé en Asie du Sud Est, à Singapour pour tenter ma chance. Et c’est là que j’ai trouvé un travail dans une boîte de chaussures à Singapour et qui m’a envoyé en Chine travailler pendant 3 ans.

Puis, je suis revenu à Singapour pendant encore trois ans pour retravailler avec eux.

J’ai travaillé là-bas pendant 6 ans. Et pendant 5 ans, j’ai adoré mon travail.

J’ai mis un an à me décider à démissionner et partir pour de nouvelles aventures puisqu’effectivement, je me disais que si jamais je restais plus longtemps, je resterais certainement à…

Le truc, c’est que j’avais peur d’être trop confortable. Du coup, j’ai quitté mon travail pour de nouvelles aventures, et ça a été les aventures du blogging.

Olivier Roland : C’est vraiment intéressant que tu aies eu cette démarche consciente de dire : il faut absolument que je sorte de cette zone de confort, sinon je vais y rester toute ma vie.

Chou-Tac Chung : La zone de confort n’est pas si facile à « supporter ».

Par exemple, ma mère m’a demandé : où est-ce que tu es ? Est-ce que ça va au travail ? Est-ce que c’est difficile ? C’était ses questions. Maintenant, non, parce qu’au bout de 6 ans, la boîte a si bien structuré. Quelque chose était bien faite. Et ça allait finir par être un petit peu routinier.

Olivier Roland : Tu t’es ennuyé. C’était le signe pour toi qu’il fallait te lancer dans autre chose.

Chou-Tac Chung : Je pense que oui. A ce moment-là, je pensais qu’il fallait vraiment couper un peu.

Moi, je ne voyais pas comment évoluer une fois là-bas. C’est arrivé à un stade à un moment où je finissais par me tourner les pouces. Et au lieu de rester là-bas et de faire du Facebook, du Google ou du Youtube tous les jours, j’ai préféré partir.

Olivier Roland : C’est à ce moment-là que tu t’es inscrit à la formation Blogueur Pro ? Tu avais déjà cette idée ? Non ?

Chou-Tac Chung : Je me suis inscrit un petit peu avant. Ça a été une période pendant cette année avant que je décide à partir. Je m’étais intéressé à tout ce qui était liberté financière.

L’idée, c’est que j’aime voyager, j’aime justement avoir cette liberté de me déplacer et je suis d’ailleurs plus intéressé par la liberté géographique, pouvoir vivre où je veux.

C’est justement en passant par toutes ces expériences que je me suis aperçu que je n’étais pas si libre que ça.

Quand j’étais étudiant, je faisais tout mon possible pour avoir des expériences à l’étranger.

Je suis parti faire des échanges universitaires à Los Angeles, je suis parti faire un stage au Japon. Ensuite, je suis parti travailler à l’étranger.

Et tout ce système que j’ai mis en place pour moi, c’était un bon plan. C’était partir à l’étranger et être payé en même temps. C’était mon idée de liberté.

Ensuite, après plusieurs années de travail, je me suis aperçu que je n’étais pas si libre que ça.

Par exemple, particulièrement quand j’étais dans mon ancienne boîte – ce qui est tout à fait normal, c’est pareil partout – quand ils ont décidé de m’envoyer en Chine, ce n’était pas forcément un choix. Je dois accepter sans que ça soit un choix puisque je l’ai accepté.

Le moment où je voulais prendre des vacances, forcément il faut faire la demande. Et ma copine habitait à Singapour, donc je ne pouvais pas la voir autant que je le voulais par exemple.

Olivier Roland : Tu avais une liberté de salarié ? Donc, tu avais un bon job, mais tu restais salarié. Tu n’avais pas une liberté totale ?

Chou-Tac Chung : Exactement. J’étais là-bas, j’étais en Chine. C’était dédié pour le travail. Je me levais, j’allais au travail, je rentrais. Par contre, j’adorais mon travail.

C’est génial, c’était agréable. Mais au bout d’un moment, d’un point de vue personnel, ça devenait un peu plus dur puisqu’en fait, je suis loin de mes proches.

Je suis en Chine, je suis loin de ma copine. Je suis à Singapour, je suis toujours loin de mes parents et de mes amis. Et vice versa.

On est toujours limité à un agenda qui n’est jamais celui qu’on a conçu soi-même. C’est toujours à celui des besoins de la boîte. Il faut demander ses vacances, il faut poser ses jours de congé, etc.

Mais finalement, même ma liberté n’était pas si libre que ça. Et au final, je finissais par me sentir limité.

Ce sont des choses qu’on adore au début parce que le truc, c’est qu’au début, on pense qu’on me donne une chance de voyager. C’est génial. Effectivement, ça en est une.

Par exemple, deux ou trois fois par an, il y avait des voyages où je m’en allais au Japon, en Italie, à Londres, etc. On appelle ça des business trip.

C’était génial. Je pouvais voyager effectivement. Mais au bout d’un moment, au bout de tous les ans, on fait toujours les mêmes voyages, les mêmes itinéraires. Ça devient toujours routinier. On s’ennuie toujours de tout en fait et la vie reste toujours cadrée par la boîte pour laquelle on travaille.

Donc, c’est juste ça qui a fini par peser.

Olivier Roland : C’est à ce moment-là que l’idée d’avoir un blog sur le design, ça permettrait d’avoir le meilleur des demandes, de faire à la fois ce qui te passionnait en ayant cette liberté à laquelle tu aspirais.

Chou-Tac Chung : Oui, c’est ça.

Mais le truc, c’est que pour moi, le blog, ça me permet d’avoir cette liberté. Mais à terme, ce que j’aimerais, c’est que ça me permette d’avoir une liberté financière et géographique.

Et je suis sûr qu’au bout d’un moment, peut-être dans deux ou trois ans, je continuerai toujours le blog. Mais je pense que je retournerai à la vie salariée parce que dans le design, il y a des projets que j’adore.

L’idée, c’est que, admettons que je retourne dans une boîte, ça serait une boîte qui me plaira à 150 %. Ça sera un projet que je kifferai énormément.

Olivier Roland : Ça, c’est intéressant. Ça veut dire que tu ne choisiras pas un emploi parce que tu en as absolument besoin pour manger. Tu seras au contraire libre de ne pas prendre d’emploi pendant autant de temps que tu veux, mais tu pourras choisir uniquement ce qui te fait kiffer.

Chou-Tac Chung : Oui, on peut dire ça.

En fait, j’ai toujours choisi les emplois pour lesquels je travaille par passion. Je n’ai jamais envoyé des CV à une personne. J’en ai fait juste quand j’étais étudiant en première ou deuxième année.

Mais suite à cela, une fois qu’on rentre dans un domaine qui nous passionne, dont particulièrement quand j’étais dans le design produit, j’ai toujours postulé pour des boîtes qui me passionnent.

Et c’est plus dans l’idée que je serai libre de partir quand je veux.

C’est que si jamais ça ne me plaît pas pour X raisons ou qu’il y ait une pression au boulot ou des valeurs qui ne me plaisent pas, ça peut être vice versa, peut-être que je ne leur plais pas, etc., je serai libre de partir à tout moment.

Olivier Roland : Alors, c’est intéressant. Quand on devient blogueur professionnel et qu’on a cette liberté, on peut utiliser des tas de manières différentes.

Je crois que tu es le premier Blogueur Pro de la formation que je connaisse qui me dise qu’avec cette liberté, tu prends la possibilité de redevenir salarié.

Mais en tout cas, ça se comprend parce que c’est vrai que tu ne peux pas bosser sur des projets immenses si tu es tout seul dans une petite boite, à moins peut-être que tu deviennes freelance. Je ne sais pas si c’est possible dans ce domaine-là. Mais c’est intéressant.

Ça montre que quand on devient libre, ça ne veut pas dire qu’on va passer toutes ses journées à la plage. On va surtout se concentrer sur ce qui nous fait vibrer, ce qui nous remplit de l’intérieur, ce qui fait qu’on kiffe la vie tout simplement.

Et pour toi, c’est le design.

Parlons un peu des débuts de ton blog. Donc, tu t’es inscrit à Blogueur Pro. Est-ce que tu as démarré immédiatement ton blog ou ça a mis un peu de temps ?

Chou-Tac Chung : Je ne sais plus exactement. Je crois que c’était quand je me suis inscrit avant de démissionner, mais ce n’était pas très longtemps avant.

J’ai démissionné en mai 2014. Ensuite, je me suis donné 5 mois pour voyager. Tout simplement, reprendre de la liberté. Donc, je suis parti en Thaïlande, au Vietnam, au Laos.

Et je me suis dit pendant ce temps-là : je vais cogiter l’idée du blog, le sujet de mon blog parce que je ne savais pas trop encore sur quel sujet j’allais me pencher.

Je savais que ça serait sur le design. Mais après, ce sera les produits de la mode, de la chaussure, plus ou moins spécifiques. Je ne savais pas exactement sur quel thème j’allais me pencher.

Du coup, comme on faisait les coachings communs avec toi, ça avait commencé. J’étais en Thaïlande en ce moment-là. Il était une heure du matin et le lendemain, j’avais un cours de muay thaï et je faisais le coaching commun avec toi.

Olivier Roland : Donc, tu te fais un cours de boxe thaï en fait.

Chou-Tac Chung : Oui, c’est ça.

Olivier Roland : Donc, motivé quand même, motivé oui.

Chou-Tac Chung : Oui. En fait, ce sont deux choses qu’on ne peut pas faire quand on est salarié. On ne peut pas prendre un mois de cours de muay thaï. C’est impossible.

Là, je me suis donné effectivement cette chance de le faire. Ça a été un truc qui n’était pas décidé. J’étais juste en Thaïlande et ça, c’est cool, on y va.

Et on est parti. Je suivais des cours vis-à-vis en coaching commun avec toi une fois par mois.

Olivier Roland : Donc, tu as laissé mûrir l’idée.

Chou-Tac Chung : Oui, c’est ça.

Olivier Roland : Et au bout de 5 mois, tu as créé ton blog.

Chou-Tac Chung : Au bout de trois mois, finalement.

Olivier Roland : Au bout trois mois.

Chou-Tac Chung : J’ai fini par, pas me lasser mais j’étais fatigué de voyager.

Je voyage depuis un bon moment déjà. Mais là, c’était un petit peu intense et je me suis dit : je vais me poser. Je suis parti au Vietnam pendant deux mois.

J’y ai pris un appartement et je me suis posé pour commencer le blog là-bas. Ça a été mon but, c’était de démarrer mon blog au Vietnam.

Olivier Roland : Ça montre bien ce qu’on peut avec les nouvelles technologies aujourd’hui.

Tu as suivi une formation en français de l’Asie. Toi-même, tu es français ? Tes parents sont d’origine chinoise ou singapourienne ?

Chou-Tac Chung : Chinoise.

Olivier Roland : Oui, chinoise.

Ça montre que le monde est plat aujourd’hui, qu’on peut être à l’autre bout du monde et continuer à choisir ses sources d’influence dans une langue qu’on maîtrise.

Donc, tu lances ton blog, tu as suivi la méthode Blogueur Pro pour valider le sujet et t’assurer qu’il y avait un potentiel économique.

C’est quelque chose d’intéressant : tu es un des rares membres de Blogueur Pro qui a un blog en anglais plutôt qu’en français. Pourquoi tu as choisi cette langue-là ? Parce qu’il y avait un plus grand marché potentiel ?

Chou-Tac Chung : Oui, carrément puisque je pense que si tu comptes le nombre d’écoles de design francophone… Enfin, je ne les ai pas comptés, mais je ne pense pas qu’il y en a énormément. Ça va peut-être se compter sur les doigts de la main. Je ne sais pas.

Olivier Roland : Tu dis que la majorité des étudiants, des gens qui sont intéressés dans ce milieu-là, de toute façon, parlent anglais. Ils font des recherches en anglais.

Chou-Tac Chung : C’est ça. Donc, j’ai voulu le faire en anglais. Puis, je me suis dit : espérons que le marché français suivra malgré tout.

Olivier Roland : En tout cas, tu as fait un bon choix puisqu’aujourd’hui, ça marche très bien.

Raconte-nous un petit peu les débuts. Est-ce que tu t’attendais à avoir un succès plus rapide que ce que tu as eu ou moins rapide ? Comment ça s’est passé ?

Chou-Tac Chung : Alors, le succès, je ne sais pas.

En fait ce qui est intéressant, c’est que les choses arrivent sans qu’on les demande. Une fois qu’on fait les choses, on rencontre des gens. C’est virtuel puisque ce n’est pas internet.

Il y a d’autres personnes qui sont sur internet et qui sont intéressées par le design qui découvrent notre blog et nous contactent.

Par exemple, il y a un professeur aux Pays-Bas qui m’a contacté. Il m’a demandé à faire une interview avec lui. Il est très high tech.

Et ce qui était intéressant, c’est qu’il m’a demandé de faire une interview par Skype devant sa classe. J’ai découvert qu’il avait mis un écran géant devant sa classe et il y avait ma tête énorme auquel ses élèves pouvaient me poser des questions. Ça, c’était cool.

Olivier Roland : C’est énorme, oui.

Chou-Tac Chung : En fait, ce n’est pas un succès financier ou quoi que ce soit, mais c’est un succès qui permet d’avoir un relationnel et qui fait que même si c’est virtuel, il y a toujours un rapport humain derrière. C’est ça qui me plaisait.

Au départ, c’est très dur. Tu parles de la traversée du désert, il ne se passe pas grand-chose, il n’y a pas d’interaction. Il n’y a que les copains qui connaissent le blog, mais tout le monde dit que c’est bien.

Mais une fois qu’il y a des gens sur le domaine du design, autant des débutants ou expérimentés qui apprécient ce qu’on fait, ça donne beaucoup de motivation effectivement à continuer.

Olivier Roland : Au début, la traversée du désert, il n’y a pas grand monde. C’est normal quand on démarre un blog. On fait du boulot et il n’y a pas de résultat, mais il faut amorcer la pompe.

Est-ce que c’est venu progressivement ? Est-ce qu’il y a des actions en particulier que tu as fait qui ont fait la différence et qui ont commencé à t’amener du trafic ?

Chou-Tac Chung : Il y a deux grosses actions. La première, c’est le challenge.

Tu parles dans ta formation de déclarer un challenge tout simplement, de donner à sa liste, ses lecteurs un challenge quelconque. Enfin, c’est à nous de définir.

Le mien, ça a été tout simplement un tuyau, c’est-à-dire une astuce de design par jour pendant 365 jours, pendant un an.

Olivier Roland : C’est un gros challenge.

Chou-Tac Chung : Défi assez monumental. Mine de rien. Mais au début, comme on est motivé, on a tendance à voir grand. On se dit : oui, je vais le faire et on va y arriver.

Au départ, j’étais au taquet.

Effectivement, tous les matins quand je me levais, je me dis : de quoi je vais parler aujourd’hui ? Et à chaque fois, je trouvais quelque chose. C’était génial.

Puis au final, au bout d’un moment, on finit par se fatiguer. Il y a la vie aussi, on fait autre chose, etc. Donc, c’est moins régulier.

Au départ, ça a été super régulier, mais ça devient un peu moins. Au final, si je liste sur les 365 jours, ça a fait un article tous les trois jours en fait.

Olivier Roland : Parce que tous les trois jours, tu faisais un article avec trois astuces. C’est ça ?

Chou-Tac Chung : Non, ma volonté, c’est de faire une astuce par jour.

Olivier Roland : Ah oui, tu as réussi un sur trois.

Chou-Tac Chung : Oui, à la moyenne.

Olivier Roland : Est-ce que tes lecteurs t’en ont voulu ?

Chou-Tac Chung : Pas du tout.

Olivier Roland : C’est ça qui est intéressant quand on se fixe des challenges comme ça qui sont très ambitieux. Même si on est en deçà de ce qu’on voulait, les gens sont très tolérants parce qu’ils se disent tu as déjà quand même fait un truc de fou.

Là, un article tous les trois jours, c’est vraiment très bien. Moi, ce que je recommande, le minimum, que ça soit un par semaine. Là, on avait un peu plus de deux par semaine. Donc, très bien. Ça, c’est la première chose qui t’a aidé à réussir.

Quoi d’autres ?

Chou-Tac Chung : Oui.

La deuxième chose, elle est liée puisqu’effectivement ça m’a permis d’avoir plus de visibilité, d’être plus remarqué, ce qui est justement le but du challenge, c’est d’attirer l’attention.

Et il y a une page Facebook – c’est toujours la même personne – le professeur de design des Pays-Bas qui, lui, n’est pas forcément très actif sur Facebook. Mais il avait à l’époque, il me semble, un million de fans sur sa page Facebook. Ce qui est pas mal du tout.

Je ne le connaissais pas. Il a partagé un article à moi sur sa page.

Et le jour de mon anniversaire, je me lève le matin et je vois qu’il était affiché je crois 30 ou 40 000 like Facebook sur ma page.

Et le truc le plus étonnant, c’est qu’à chaque fois que je faisais rafraîchir la page, il y avait environ 10, 15, 20 like en plus. Et ça a duré pendant 3-4 jours.

Olivier Roland : C’était un beau cadeau d’anniversaire, oui.

Chou-Tac Chung : Oui, effectivement.

Ça a mis un peu plus de temps en plus pour moi de découvrir pourquoi parce qu’au début, je ne savais que ça venait de lui.

J’ai fait un peu de recherche, et j’ai trouvé justement d’où ça venait. Et ça m’a totalisé à peu près un peu plus de 100 000 like, 3-4 jours.

Olivier Roland : Ça, c’est génial.

Donc, ça montre aussi qu’avec le web, quand on partage du bon contenu, on ne sait jamais qui on va toucher.

On peut toucher quelqu’un dans un pays qu’on n’aurait même jamais imaginé. C’est un mec des Pays-Bas quand même. C’est impressionnant.

C’est aussi le fait que tu publies en anglais.

Mais même si vous publiez en français, vous pouvez toucher la francophonie mondiale. Il y a des centaines de millions de personnes qui parlent français. Vous allez halluciner de voir les gens que vous pouvez toucher dans le monde entier. C’est absolument incroyable.

Donc, il y a la bonne personne qui tombe sur toi et qui partage ton contenu parce que ton contenu est bon. Est-ce qu’il y a d’autres choses qui t’ont aidé ? C’est déjà pas mal.

Chou-Tac Chung : Oui. Là, ce qui me vient en tête : les coachings communs. Forcément ça m’a beaucoup aidé.

Olivier Roland : Parce que dans Blogueur Pro, tous les mois, on fait un coaching tous ensemble.

Chou-Tac Chung : Et effectivement, je te posais des questions. Ce qui me permettait de me réaligner avec le blog quand j’avais des doutes.

Olivier Roland : Et tu as participé très fréquemment.

Et ça, je le dis beaucoup à mes élèves, c’est que j’ai vraiment remarqué une corrélation entre les membres qui participent souvent et les membres qui réussissent avec leur blog.

Il y a des exceptions, mais quand même.

Tu fais partie de ceux qui ont participé vraiment activement. Et en même temps, très motivé comme tu dis. Une heure du matin en Thaïlande avec un cours de boxe Thaï quelques heures après, il faut vouloir.

Chou-Tac Chung : Tout ça, c’était naturel. Je ne me suis jamais forcé à faire tout ça. C’était totalement naturel.

Olivier Roland : Parce qu’à la base, tu as choisi quelque chose qui te passionnait.

Chou-Tac Chung : Oui, je pense aussi. Il y a, d’une effectivement, c’est le sujet. Et de deux, c’est l’envie de partager avec les gens, c’est agréable.

C’est que dans le domaine de tout ce qui est artistique ou design ou quoi que soit, sur tout ce qui est protection intellectuelle, etc., on a tendance quand on connaît quelque chose, ce n’est pas forcément à notre avantage de le partager parce que si on le partage, d’autres personnes vont prendre nos compétences. Donc, on ne sera plus forcément aussi unique.

Et ça effectivement, pas mal de personnes partagent ce genre d’opinion, ce qui n’est pas forcément la mienne en termes d’apprentissage. C’est là-dessus qui fait la différence.

Le blogging, je ne connaissais pas du tout. Je ne suis pas forcément très fort en écriture ou même en élocution ou quoi que ce soit. Encore moins, mon anglais est loin d’être parfait, mais on y va quand même.

Je veux dire, l’important, c’est qu’on partage les choses. Je fais plein de fautes d’orthographe dans le blog. Ça passe quand même.

Olivier Roland : Oui, parce que tu n’es pas bilingue en anglais.

Chou-Tac Chung : Non.

Olivier Roland : Ça, c’est aussi un très bon concept que partagent beaucoup de gens qui réussissent. C’est qu’il ne faut pas attendre d’être parfait pour agir parce que sinon on va attendre toute sa vie. Et personne n’est parfait.

Là, tu as juste agi, et c’est génial. Donc, tu fais des fautes d’orthographe.

Est-ce que tu fais des vidéos aussi ?

Chou-Tac Chung : Ma première vidéo, j’avais mis ma tête sur la vidéo et ça m’a pris toute une après-midi pour la faire. Ce n’est franchement pas facile.

Après, je me suis dit : vu que ça prend tellement de temps, je vais juste filmer mes mains ou alors sur tablette graphique, enregistrer sur l’écran. Après, j’enregistre ma voix par-dessus.

Mais c’est un des défis que je veux remonter, c’est de pouvoir mieux montrer mon visage parce que je pense que dans le blogging, c’est important de se montrer tout simplement comme on est, que les gens nous connaissent mieux.

Olivier Roland : Tu démarres mi 2014 à peu près ton blog. Tu le développes tranquillement. A partir de quand tu as franchi l’étape cruciale pour devenir blogueur professionnel, à savoir la création et la vente de ton produit ?

Chou-Tac Chung : Ça s’est fait en novembre dernier.

Olivier Roland : Donc, en 2015. Ça veut dire un peu plus d’un an après la création du blog

Chou-Tac Chung : C’est ça, presque un an, un petit peu moins d’un an et demi.

Olivier Roland : La moyenne, c’est souvent entre 12 et 18 mois que les blogueurs créent leur premier produit.

Chou-Tac Chung : Oui. Et c’est à ce moment-là que je me suis senti prêt, en fait.

Olivier Roland : Donc, tu as fait ton sondage. Tu as suivi la méthode Blogueur Pro.

Chou-Tac Chung : Oui. Exactement.

Olivier Roland : Tes lecteurs t’ont dit ce qu’ils voulaient ?

Chou-Tac Chung : Oui.

Olivier Roland : Et alors quel est la formation ou le produit que tu as créé pour eux ?

Chou-Tac Chung : Ce qu’ils ont choisi, c’est le « Sketch like a Designer » parce que sketcher comme les professionnels. Du coup, j’ai appelé la formation « Sketch like the Pros », sketcher comme des professionnels.

Olivier Roland : Sketcher, ça veut dire quoi ?

Chou-Tac Chung : Un sketch, c’est un croquis. C’est dessiner de façon rapide brièvement. C’est une méthode qui permet de communiquer très rapidement.

Par exemple, en mettant un client en face à face dans un café ou quoi que ce soit, ou même dans un meeting, au lieu de parler du temps, essayer de faire un dessin plus léché, parfait, etc., on va juste dessiner l’essentiel. On va juste dessiner l’idée sur papier qui permet justement de faire passer l’information.

On ne s’intéresse pas à un dessin ultra parfait, etc. On veut juste pouvoir communiquer et avancer le projet. C’est le premier grand pôle pour le sketch.

Et le deuxième grand pôle du sketch du design produit, c’est un côté plus esthétique là. Où est-ce qu’on veut faire une présentation « officielle », c’est-à-dire où est-ce qu’on veut vendre son projet ?

Par exemple là, c’est moins en amont, mais plus en aval. C’est-à-dire qu’on va avoir la phase de validation d’un projet, où est-ce qu’on va avoir un sketch qui permet d’être plus léché à ce moment-là ?

Olivier Roland : Tu la vendais combien cette formation ?

Chou-Tac Chung : Il y a deux tarifs parce qu’il y a deux formules.

La formule standard, c’est-à-dire les étudiants ont axé aux vidéos de formation, elle est environ à 300-330, 329. Et la version VIP, c’est la version à laquelle je donne des corrections aux étudiants. Elle est à 529.

Olivier Roland : Donc, tu as fait ton premier lancement de produit et c’est là où tu as commencé à générer ce chiffre d’affaires de 60 000 dollars.

Chou-Tac Chung : Oui, c’est ça.

Olivier Roland : Parce que je rappelle, un lancement de produit, ça permet vraiment de générer l’équivalent d’un an de chiffre d’affaires.

Ça peut du tout rien dire cette expression, mais on va dire par rapport à la taille de l’entreprise et tout ça, en quelques jours parce qu’on crée vraiment un petit peu hollywoodien à la Apple mais à une autre échelle et avec des outils du web, ce qui fait que c’est accessible.

Donc, tu as fait 60 000 dollars de vente à peu près en une semaine.

Chou-Tac Chung : Oui, c’est ça.

Olivier Roland : Il y avait pas mal de ventes récurrentes sur plusieurs mois. Donc ça, c’est le chiffre de commande. Après, il faut voir ce que les gens paient réellement. Mais ça t’a permis du coup de devenir Blogueur professionnel. Alors, tu as fait péter le champagne ? Tu étais content ?

Chou-Tac Chung : Je ne sais pas.

Olivier Roland : Oui, mais je n’ai fait que 60 000 dollars. Oui, c’est pas mal.

Chou-Tac Chung : Non, je suis ravi du résultat. C’est largement au-delà de mes espérances et de ce que je pouvais imaginer.

En fait, je ne m’attendais à rien. Je ne pensais pas. la première fois que l’on vend un produit en ligne, c’est totalement nouveau. On ne sait pas si on fera 5 euros, 10 euros, 20 euros.

Olivier Roland : Oui, c’est vrai.

Chou-Tac Chung : On n’a aucune idée. Il y a que des indicateurs. Combien de personnes répondent au sondage, combien de personnes on a dans sa liste, etc. Ce n’est que des indicateurs. Mais passer à l’achat, c’est autre chose.

Donc oui, ça m’a énormément surpris de voir que les gens étaient vraiment excités d’acheter le produit.

Olivier Roland : Là, tu as réussi à faire un vrai chiffre d’affaires de petites entreprises. Mais pendant tout ce temps où tu as développé ton blog, tu avais un autre travail ? Qu’est-ce que tu faisais ?

Chou-Tac Chung : Non, j’étais totalement consacré au blog.

Olivier Roland : Combien de temps à peu près tu as travaillé par semaine dessus ? Tu le sais ?

Chou-Tac Chung : C’est difficile à dire parce que c’est par période. Il y a des moments où j’étais plus dessus que d’autres. Franchement, je ne sais pas.

Par contre, une fois que ce produit est sorti, c’est beaucoup plus de travail parce qu’il faut développer le produit.

Olivier Roland : Est-ce que tu dirais que tu étais en moyenne à temps complet dessus, genre les 40 heures par semaine ou plutôt à temps partiel, genre 10-20 heures ?

Chou-Tac Chung : Non, 10-20 heures.

Olivier Roland : Oui, 10-20 heures.

C’est l’expérience d’une majorité des Blogueurs Pro de la formation. C’est qu’on peut faire ça à côté d’une autre activité.

Toi en l’occurrence, tu n’en avais pas. Mais tu avais suffisamment gagné ta vie dans ta précédente carrière pour pouvoir te permettre d’arrêter pendant.

Chou-Tac Chung : J’ai fait des économies avant de partir.

Un an avant de quitter, je savais déjà qu’il fallait que je prépare. Mais de toute façon, je garde toujours de côté, je ne suis jamais pris de court.

Je n’aurais pas démissionné si je n’avais pas d’économies à côté. Ça serait impensable.

Olivier Roland : Alors, tu as des clients dans le monde entier maintenant ?

Chou-Tac Chung : Oui. C’est cool. C’est génial. Et puis, on parle tous en anglais. J’ai des clients français aussi d’ailleurs.

Olivier Roland : Tu connais un peu la répartition grosso modo.

Chou-Tac Chung : Je n’ai pas trop regardé en détail, mais une grosse partie, c’est les États-Unis.

Après, c’est vraiment éparpillé : Mexico, Taiwan, France, Londres, Inde. C’est un peu éparpillé partout.

Olivier Roland : Voilà encore une fois le pouvoir d’internet.

Puis même dans ton cas, dans ton inscription à Blogueur Pro, juste en mettant ma formation sur internet, ça permet aussi de toucher les francophones du monde entier, y compris les francophones expatriés comme c’est ton cas qui sont quand même nombreux.

Rien que pour les Français expatriés, il y a 2,5 millions. C’est dans le monde.

C’est quand même énorme et ça représente plus de francophones que les francophones suisses par exemple. Il faut le savoir.

Donc internet, c’est vraiment aujourd’hui un levier extraordinaire qui permet, avec la même quantité d’effort qu’il fallait il y a 20 ans pour avoir un business local, d’avoir un business vraiment mondial et toucher des gens du pays que vous n’aurez jamais imaginé, peut-être même parfois vous n’aviez même pas entendu parler avant et c’est extraordinaire. On a eu un très bon exemple avec toi.

Alors, merci d’avoir partagé tout ça. On a un très bon aperçu de ton parcours et qu’est ce qui a fait que tu as pu réussir avec ce blog.

Deux choses avant de se quitter, d’abord, tu as des projets ? Quelle est la suite à part de choisir une boîte qui va te permettre de travailler un projet que tu kiffes ? Au niveau de ton blog, tu as d’autres objectifs ?

Chou-Tac Chung : Oui, là je considère que pour le blog, ce n’est que le début puisqu’il y a encore plein de formations additionnelles qui peuvent être créées. Là, je prends juste un besoin, mais il y en a bien d’autres.

Et après, il y a d’autres projets à côté du blog. Ça serait soit peut-être d’aller retourner dans une boîte ou continuer à me former.

Il y a plein de choses que j’ai envie d’apprendre. Ça peut être dans l’architecture, les jeux vidéo, je ne sais pas.

C’est ça qui est chouette c’est que quand on nous retire cette pression de devoir aller travailler pour gagner de l’argent, on peut avoir le choix.

Olivier Roland : Exactement. Merci !

Avant de nous quitter, est-ce que tu as un conseil pour les débutants qui veulent se lancer dans un blog ? Qu’est-ce que tu pourrais leur donner comme bon conseil ?

Chou-Tac Chung : Ça serait de choisir un thème qui nous passionne et d’aimer le partager.

Même à la limite, le plaisir de partager les choses est plus important que même ses compétences.

C’est comme tu le dis aussi, c’est qu’on peut créer un blog à partir d’une passion, même si on est débutant.

A partir du moment où on est passionné, on peut arriver à acquérir ses compétences le long du chemin.

C’est ça. C’est aimer partager et être fidèle à votre passion.

Olivier Roland : J’ai même une question bonus d’ailleurs. Quand tu t’es inscrit à Blogueur Pro, est-ce que tu as eu une hésitation avant de t’inscrire ?

Chou-Tac Chung : Oui, j’ai mis un an pour m’inscrire.

Olivier Roland : Donc, tu avais vu le lancement de l’année précédente ?

Chou-Tac Chung : Oui.

Olivier Roland : Tu t’es dit plus tard. Et l’année d’après, qu’est-ce qui t’a convaincu entre les deux ?

Chou-Tac Chung : Je pense que le fait d’être trop confortable au boulot m’a rendu inconfortable parce que perdre sa passion et quotidienne, c’est difficile en fait. Et c’est ça, je pense, qui a été un déclencheur qui m’a dit qu’il faut que je poursuive autre chose

Et la méthode que tu proposes de Blogueur Pro était en phase avec ce que je recherchais à ce moment-là, oui.

Olivier Roland : Merci d’avoir partagé tout ça. J’espère que ça va inspirer d’autres personnes.

Merci encore à toi Chou-Tac. Peut-être qu’on fera une interview l’année prochaine pour suivre un peu tes aventures.

Chou-Tac Chung : Super, merci beaucoup Olivier.

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